Gers: pas d'OGM dans les champs
Le Conseil d'État vient de donner raison au Conseil Général du Gers, en validant le vœu par lequel celui-ci s'était déclaré opposé aux essais d'OGM en plein champ.
La Dépèche du Midi, dans son édition du 06 janvier 2010, nous en donne l'information:

Après plus de 5 ans de bataille juridique, le Conseil d'État vient de donner raison au conseil général du Gers en validant le vœu par lequel celui-ci s'était déclaré opposé aux essais d'OGM en plein champ. Hier en rendant publique cette info, le président Philippe Martin ne pouvait cacher sa légitime satisfaction. « Cette décision remet le citoyen au cœur de la question des OGM ».

Le fameux vœu qu'avait attaqué avec succès d'abord, le préfet d'alors Jean-Michel Fromion, était formulé comme suit : « Le conseil général décide de se déclarer opposé à tous essais privés ou publics, à toutes cultures de plantes génétiquement modifiés en plein champ sur le territoire du département du Gers ; d'émettre le souhait que dans chaque commune concernée, le maire mette en œuvre ses prérogatives pour interdire de telles cultures sur le territoire de la commune, afin de protéger la santé, la salubrité publique, la biodiversité et les productions existantes en agrobiologie ou labellisées ; d'agir en liaison avec les maires dans les éventuels contentieux relatifs aux arrêtés municipaux d'interdiction d'OGM plein champ ».

Le préfet Fromion qui lut dans ce vœu « un abus de pouvoir manifeste » obtint son annulation par le tribunal administratif de Pau. Plus tard, la cour administrative d'appel de Bordeaux l'annula à son tour sans que le conseil général ne jette l'éponge. Bien lui en a pris puisque le Conseil d'État, « la plus haute juridiction administrative », vient de lui donner raison. Il a même condamné l'État à verser 3 000 € de dommages et intérêts au département. « C'est pour nous une victoire sur toute la ligne » se félicite le président Martin pour qui « le plus important est que pour la première fois le Conseil d'État rejoint le conseil général du Gers en considérant que dans un département dans lequel l'activité agricole est significative, la délibération du conseil général marquant une opposition ferme aux essais de cultures OGM en plein champ portait bien sur un objet d'intérêt départemental ».

Cette décision du Conseil d'État « générée » par Philippe Martin et sa majorité, est appelée selon l'élu « à avoir une résonance très forte sur le territoire national ». Et si les essais plein champ de cultures OGM devaient être à nouveau autorisés, nul doute que d'autres conseils généraux s'inspireraient du « combat » que l'assemblée départementale du Gers,qui a su se montrer très opiniâtre, vient de remporter.

Voir l'information complète et les commentaires:
http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/06/749659-Pas-d-OGM-dans-les-champs.html#xtor=EPR-1

Stages théoriques et pratiques pour retrouver la santé par l
Stages co-animés par Christine Van Hoof Naturopathe-Diététicienne et Laurence Gallais Psychologue-Naturopathe-Bio-électronicienne
Tous les stages débutent par un bilan BEV individuel, ce qui permettra à chacun des stagiaires suivant toutes les sessions, d'évaluer leur correction de terrain, après mise en oeuvre des conseils donnés au fil des stages.

STAGE 1 : 30 et 31 janvier 2010 à Challans (85) 190€/pers. pour les 2 jours
Le tube digestif « sain », les disfonctionnements du tube digestif (hygiène intestinale, perméabilité intestinale).
Les aliments ressourçants, les pièges de l'alimentation moderne. Interprétation des bilans BEV.

STAGE 2 : 27 et 28 mars 2010 à Challans (85) 190€/pers. pour les 2 jours
Les profils métaboliques (groupes sanguins, profils ayurvédiques..), les hypersensibilités alimentaires (gluten, lait, oxalates..), enquête alimentaire, incidence des ondes (CEM) sur la physiologie.
Interprétation des bilans BEV.

STAGE 3 : 22-23-24 mai 2010 à Challans (85) 120€/pers/journée (repas compris)
Ce stage est un stage pratique et se déroule sur une journée. Vous choisissez la journée qui correspond le plus à votre « profil ».
La journée débutera par un bilan BEV et se poursuivra par un atelier cuisine, vous permettant d'apprendre et confectionner des menus en lien avec votre « profil ». Déjeuner en commun. Apports théoriques sur l'alimentation à adopter, l'après-midi .
22 mai : Cure Détox. Cette journée s'adresse aux intolerants alimentaires
23 mai : Cure Anti-dysbiose. Cette journée s'adresse aux colopathes
24 mai : Cure Anti-fatigue. Cette journée s'adresse aux personnes manquant d'énergie !

Renseignements et inscriptions:
Laurence Gallais 31 rue St Dominique 85300 Challans
tél: 02 28 12 04 72
www.naturo-pratique.fr

Voir la fiche d'inscription





Un milliard d'affamés et autres chiffres
Quelques chiffres à méditer, à l'approche des fêtes de fin d'année. Différents rapports de l'ONU et de la FAO publiés ces derniers temps nous en apprennent de belles sur l'évolution de notre monde.

Un milliard d'affamés.
Chaque jour, un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim dans le monde, principalement en Asie pacifique et en Afrique subsaharienne.
Selon Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l'ONU, plus de 17.000 enfants meurent de faim tous les jours. Un toutes les cinq secondes. Six millions par an.
Selon lui, pour nourrir les 9 milliards d'humains en 2050, il faudrait accroître la production alimentaire de 70% !

Un quart des habitants de la planète dans le noir.
Un rapport du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) explique que 1,5 milliard de personnes se couchent chaque jour dans le noir. 80% d'entre eux vivent dans les pays les moins développés de la planète et en Afrique Subsaharienne.
Dans certains pays, comme le Tchad, le Burundi ou le Libéria, seulement 3% de la population a le courant.
Dans le même rapport, on apprend que 3 milliards de personnes, soit un humain sur deux, utilisent pour se chauffer et cuisiner, des combustibles solides: biomasse, charbon...
Dans ces conditions, les "objectifs de développement du millénaire", fixés par l'ONU en 2000, risquent d'être difficiles à atteindre.
En effet, les "objectifs de développement du millénaire" prévoient notamment de réduire de moitié la pauvreté dans le monde d'ici à 2015. Pour atteindre ce but, il faudrait qu'environ 1,2 milliard de personnes supplémentaires bénéficient de l'électricité et 1,9 milliard de combustibles modernes pour se chauffer et cuisiner.
De plus, environ 2 millions de décès sont occasionnés par la pollution intérieure liée aux combustibles solides. Des drames qui touchent d'abord les femmes et les enfants.

Selon le PNUD, la meilleure solution pour équiper les zones rurales reculées serait du petit hydraulique et du microsolaire voltaïque.

Mais comme pour le service de l'eau, l'accès à l'énergie n'apparaît pas comme une priorité aux gouvernements.

Hé ben, on n'est pas sortis de l'auberge !!



http://www.maisondesjournalistes.org/

La fable du Père Noël
Ca aurait pu se passer à notre époque.
Le Père Noël, éternel distributeur de cadeaux, a vu son affaire prospérer dans la deuxième moitié du 20ième siècle, avec l’explosion démographique.
De plus en plus d’enfants, partout, avec de plus en plus de cadeaux. Des enfants exigeants, avec des des demandes bien précises de jouets luxueux et volumineux.

Ah, on était bien loin des enfants d’autrefois, des enfants de toujours, qui étaient déjà émerveillés à la seule idée d’avoir un cadeau, un seul. Et dont l’imaginaire était développé par cette merveilleuse nuit de Noël, avec le mystère du cadeau qu’ils allaient découvrir au matin du 25 décembre.

Maintenant, tout était calculé, millimétré, “listé”, vu et réservé à l’avance, pour ne connaître - déjà à cet âge - que le “profit” du nombre de cadeaux.

Le Père Noël, donc, se trouva très vite submergé de travail. De par le nombre croissant d’enfants, et de par le nombre croissant de cadeaux que chacun lui commandait.

Lui, qui était bien gentil, n’osait pas refuser.
Très vite, il avait dû se faire aider par d’autres Père Noël, des “aides-Père-Noël”, et embaucher d’autres rennes, ainsi que fabriquer de nouveaux traîneaux.
Mais, très vite encore, surtout que d’autres enfants, dans des pays où il n’avait pas l’habitude d’aller, commencèrent à lui commander des jouets, très vite donc, il se trouva encore dépassé.

Les Noëls devinrent très difficiles: passer la nuit à courir, toujours plus vite, toujours plus loin, pour pouvoir servir tous les enfants. Même, même, une année, il crut bien que les rennes allaient faire grève, tellement on leur demandait de plus en plus de travail.

En bas, sur terre, on voyait bien que le Père Noël avait beaucoup de travail.
Tellement que certains petits malins se dirent qu’ils pourraient bien tirer profit de cette situation.
Et c’est ainsi, que un beau jour d’été, le Père Noël, tout occupé à réparer ses traîneaux, vit arriver 2 types à cravates. Des commerciaux, quoi.

Ceux-ci, très courtoisement, venaient en fait lui proposer des traîneaux 4×4 à moteur !
- Mais oui, Père Noël, c’est ça, l’avenir, il faut savoir se moderniser ! C’est ringard, vos vieux traîneaux!
- Et les rennes, vous vous rendez compte ? Ca risque d’apporter des maladies! Et ces crottes de rennes partout sur les ronds-points, m’enfin, ça ne fait pas propres !! - Avec un traîneau à moteur, vous irez 10 fois plus vite, et dans le grand confort ! Climatisation, caméra de recul, Gps, pilote automatique…
Et effectivement, le Père Noël se prit à rêver. Et il était vrai que ce traîneau à moteur, là garé devant son chalet, recouvert d’une belle peinture métallisée, il avait fière allure !

Quand les hommes à cravates furent partis, ça commença à travailler fort dans la tête du Père Noël. Il se vit dans son beau traîneau 4×4, bien habillé, avec des lunettes noires, au chaud, sans se geler les doigts, avec même incorporé un distributeur de chocolat chaud……L’affaire fut vite réglée.

Ce Noël-là ne fut pas comme les autres. La douce nuit de Noël fut troublée par le ronronnement d’un 4×4 qui passait de maison en maison. Nombre d’enfant furent réveillés, et virent par la fenêtre, un drôle de Père Noël qui se la pétait, avec de drôles de lunettes noires, tout fier dans son traîneau 4×4 à moteur.

Dans la maison du Père Noël, ce fut aussi un Noël triste. Les Rennes, d’ordinaire si joyeux cette nuit-là, restèrent allongés dans leur étable, tristes, tout tristes. Le plus vieux d’entre eux mourut dans l’année, de vieillesse et…de tristesse. Les autres, le Père Noël, maintenant qu’il était devenu quelqu’un d’important dans son traîneau 4×4, les loua dans des magasins pour l’époque de Noël. Ils devinrent gros et gras, trop nourris par les enfants. Ils moururent tous très rapidement.

Les traîneaux, les bons vieux traîneaux en bois, pourrirent dans leur remise, car plus personne ne s’occupait d’eux.
Les aides-Père-Noël, sans emplois, se mirent à boire. L’un d’entre eux, le compteur des jouets, finit très mal, il fut embauché dans une banque sur terre. Mais compter de l’argent n’est pas aussi amusant que compter des jouets, il déprima et très vite, il sombra dans l’alcool.
Quant au Père Noël, un beau jour il se rendit compte qu’il était tout seul avec son traîneau 4×4.
Un Noël, alors qu’il faisait très froid, il eut de la peine à finir sa tournée. Au retour de chaque maison, il pensait au temps où les rennes, qui l’attendaient dans la neige, le réchauffaient de leur haleine chaude. Et le bruit de leurs sabots ne résonnait plus dans la nuit de Noël.
Même les enfants ne lui laissaient plus un verre de vin chaud, comme autrefois…
Il regarda son traîneau 4×4 à moteur, le trouva très moche, jeta ses lunettes noires, et pensa mais un peu tard que le monde des hommes lui avait enlevé son âme d’enfant.

Alors, cette nuit-là, quand sa tournée fut finie, le Père Noël revint chez lui, alla dans l’étable des rennes, froide et vide, et il se pendit à une poutre….

===========================================================================================

Mais non, c’est une histoire, bien sûr !!!!
Mais, sait-on jamais…!
Surtout, n’arrêtez pas de rêver…!

Et taguez tous les 4x4 que vous trouverez!

J-c D.

Cyber @ction 332 : Non au prosélytisme des chasseurs en milieu scolaire
Une cinquantaine d’associations s’insurge contre le prosélytisme des chasseurs dans les établissements scolaires, par le biais d’une lettre cosignée adressée à Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale.
Usant du prétexte de « découverte de la faune et de la nature », les fédérations de chasse organisent de plus en plus d’actions auprès des écoles. Un accord entre ministères aurait été conclu sur une labellisation des fédérations des chasseurs en vue d’actions de découverte de l’environnement pour les scolaires.

Récemment, deux articles de presse relatant ces rencontres sont parus. Dans le premier, concernant une école maternelle, intitulé « En Sologne, la chasse… en classe ! » et publié le mardi 13 octobre 2009 dans le quotidien Le Parisien, un président de fédération de chasse explique : « Il faut que les jeunes possèdent une autre image de la chasse. Chasser, ce n’est pas uniquement tuer des animaux, c’est aussi s’intéresser à la gestion de la nature et à la régulation du monde animal ». Selon l’intervenante « Les enfants ont une image négative de la chasse. Je leur explique qu’il est pourtant utile de tirer sur les animaux ».
Elle aurait également indiqué comment « repérer les différentes techniques de piégeage » et conclu en dévoilant que « expliquée simplement, la chasse sera mieux tolérée. ».

Le second article, nommé « Faire l'école buissonnière dans une palombière », paru le lendemain, soit le mercredi 14 octobre, dans le journal La Dépêche, est tout aussi révélateur. Il débute en expliquant que « les élèves de l'école de Roquetaillade sont partis à la découverte de la palombière ». Selon le journaliste « les élèves ont écouté avec beaucoup d'attention comment se pratiquait la chasse à la palombe ». Des explications sur « les différentes méthodes de chasse » ont été données, et la classe aurait « eu droit aussi à la simulation de la capture [d’oiseaux] au filet ».

Ainsi, le rôle de ces rencontres est clairement indiqué : faire découvrir et accepter la chasse aux enfants.

Les associations cosignataires de la lettre condamnent fermement ce prosélytisme et requièrent, auprès du Ministre de l’Education Nationale, de faire abroger la labellisation et de veiller à une stricte application du principe de laïcité dont l’une des composantes est la neutralité ; ceci, en mettant un terme immédiat à ces immixtions du lobby chasse dans les établissements scolaires.

Pour participer à cette cyberaction, un simple clic suffit:

http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=457

Les associations cosignataires :
ADEO Animalis, ANDPNC, A Pas de Loup, APIE, ASPAS, Association IDAE, Association MELES, Association UPLA, Association Végétarienne France, Autun Morvan Ecologie, AVES France, BORTA, CAPEN 71, Centre ATHENAS, C.H.E.N.E, Coloca Terre, CPN Brabant, CORA Rhône, CPEPESC Nationale, CPEPESC Franche-Comté, CROC BLANC, CVN, Dignité Animale, Dole Environnement, Droits Des Animaux, Franche-Comté Nature Environnement, FRAPNA Archèche, GPOV, L214, La Forêt de Léa, Le Clan, LFDA, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, Loiret Nature Environnement, LPA de Calais, LPO Drôme, Meuse Nature Environnement, Mille Traces, Nature Centre, One Voice, Perche Nature, Pôle Grands Prédateurs, Rassemblement Anti Chasse, SEPANSO Béarn, Serre Vivante, SFEPM, SNDA, SOS Rivières Environnement, Veg Asso.

Roundup® : révélations du MDRGF
Le MDRGF prouve que les formules de 2 Roundup® déposées au Ministère de l'Agriculture ne correspondent pas aux formulations des produits vendus.
Suite à des analyses effectuées à la demande du MDRGF et de Jacques Maret concernant 2 formulations de Roundup® (RU), les résultats attestent de failles dans la mise sur le marché de ces RU.

Rappel des faits. Le 16 juin 2009. Le MDRGF et J. MARET (agriculteur) demandent, sur la base d’études scientifiques, au Ministre de l’Agriculture d’abroger les autorisations de mise sur le marché (AMM) pour trois formulations de Round Up® : Express, Extra et GT Plus (les « RU »).
Le 18 octobre 2009. Le MDRGF et J. MARET attaquent devant le Conseil d’Etat le refus tacite du Ministre d’abroger les AMM par une requête fondée notamment sur l’absence de prise en compte du POEA présent dans les RU comme « substance active (cette substance POEA n’étant considérée que comme un adjuvant).
Réponse du Ministre : Pas de POEA dans les dossiers de demande d’AMM ! Début octobre 2009. Les plaignants (MDRGF et J. Maret) reçoivent enfin un courrier de réponse de Monsieur Bruno LEMAIRE, Ministre de l’Agriculture, daté du 14/10/2009 qui affirme que dans les « dossiers de demande d’autorisation de mise sur le marché des produits en cause [les trois Roundup] (…), aucune des préparations susmentionnées ne contient de POEA ».

Expertises et révélations ! Octobre - Novembre 2009. Le MDRGF et J. Maret font faire des analyses sur 2 de ces RU (Express et GT plus) pour vérifier ces propos par deux laboratoires distincts. Ces résultats contredisent formellement le Ministre en confirmant la présence de POEA dans les 2 Round Up® testés ! Ces résultats montrent que la composition réelle de ces 2 Round Up® commercialisés ne correspond pas à la composition intégrale figurant dans les dossiers des demandes d’AMM. Encore plus fort !! En outre, les analyses réalisées par l’un des laboratoires montrent des différences de composition chimique entre deux échantillons du RU Express (ayant le même numéro d'AMM) et également entre deux échantillons du RU GT PLUS (même numéro d'AMM mais dates d'AMM différentes).
«Les analyses que nous avons fait faire témoignent de la présence du POEA dans les 2 round up testés, contrairement aux informations transmises par le ministre de l'agriculture. Les 2 Round Up® commercialisés ne correspondent donc apparemment pas aux formules déposées et homologuées par les services du ministère du l'agriculture. Cette situation n'est pas acceptable ! » déclare F. Veillerette, Président du MDRGF qui demande « le retrait immédiat de la commercialisation de ces 2 round up ».
« Nos analyses montrent également une différence de composition de 2 Roundup pour des formulations ayant le même numéro d’AMM. Cela ne devrait pas être le cas puisque à un numéro d’AMM doit correspondre une formulation. Il faudra que l’Afssa et le ministre donnent des explications sur ces incohérences. » ajoute J. Maret.

« Nous étudions actuellement la possibilité d'entreprendre des actions en justice » concluent-ils.

Plus d'infos sur le site du MDRGF :
http://www.mdrgf.org/newsRU.html

Traitement du maïs en Rhone-Alpes: nouveau risque de crise sanitaire...
Traitement de la chrysomèle du maïs par épandage de deltaméthrine en Rhône-Alpes : un nouveau risque de crise sanitaire et environnementale?

Alors qu’un champ de maïs situé dans l’Ain a été touché par une infestation de la chrysomèle du maïs et doit faire l’objet d’un épandage aérien massif d’insecticides, le WWF-France, le MDRGF (Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures) et la Mairie de la commune de Leyment redoutent des répercussions sanitaires et environnementales de ce traitement.
Cela fait maintenant quelques années que la chrysomèle, coléoptère dont la larve se nourrit des racines de maïs, est apparue sur le territoire français. Force est de constater que les luttes pesticides n’ont eu aucun impact sur cette espèce invasive. Devant une généralisation des alertes en France (Alsace, Bourgogne, Rhône-Alpes), le WWF-France et le MDRGF demandent à ce que des méthodes non chimiques et donc non polluantes et sans impacts potentiels sur la santé humaine soient appliquées.

« Alors que les épandages de pesticides par voie aérienne sont interdits en France, il est surprenant qu'une telle solution soit envisagée sur une parcelle de Maïs proche d'habitations et d'une ressource en eau potable. La question du risque sanitaire pour les riverains est entière, il faudrait à minima évacuer les populations à risque » précise Cyrille Deshayes du WWF France.

Le produit principal utilisé est la deltaméthrine qui est classé Toxique (T) et dangereux pour l’environnement (selon la base institutionnelle Agritox). Pourtant la législation sur les épandages aériens de mars 2004 interdit dans son article 5 l’utilisation des substances T ou T+ (Très Toxique) au sens de l’article L.5132-2 du code de la santé publique. « L’utilisation de ces produits ne peut se faire au vu de leurs caractéristiques de toxicité et du fait que ses substances soient aussi classées comme Perturbateur Endocrinien par l’Union Européenne. Quel serait le prix à payer d’un point de vue sanitaire et quel bénéfice réel ? » s’interroge François Veillerette, Président du MDRGF.
En effet, la lutte chimique n’a rien prouvé sur les campagnes puisque la chrysomèle gagne toujours du terrain. L’agriculture se borne à une dépendance chimique alors que des solutions agronomiques alternatives existent.

« La seule solution à long terme reste donc la rotation des cultures» précise Cyrille Deshayes. Le WWF et le MDRGF demandent donc aux Préfectures de revoir immédiatement leurs plans de lutte locaux, pour gérer cette crise et demandent au Ministère de l’Agriculture d’imposer la rotation de la culture de maïs sur l’ensemble du territoire national pour la campagne 2010.