informations sur la prévention des déchets
Enfin des informations claires, concrètes et complètes sur la prévention des déchets (France)

Mise en ligne du premier site internet français, dédié à la prévention des déchets.

La gestion des déchets est en crise : les décharges débordent et, comme les incinérateurs, auront toujours des impacts sur l'environnement et la santé, le recyclage a ses limites, les coûts de gestion des déchets sont de plus en plus élevés, les ressources naturelles ne cessent de s'appauvrir et les impacts sanitaires existent à tous les niveaux. La solution : la prévention des déchets.

Pour répondre à cet enjeu majeur, la fédération France Nature Environnement ouvre le premier site internet français entièrement consacré à la prévention des déchets. Ce site est une étape supplémentaire de la campagne nationale Dès aujourd'hui, moins d'ordures pour les générations futures lancée par France Nature Environnement en 2004.

Ce site internet est destiné aussi bien au grand public, aux associations, aux élus qu'au monde économique et permettra d'apporter des réponses à des questions centrales. Qu'est-ce que la prévention ? Pourquoi faire de la prévention ?
Comment faire de la prévention ?

Ainsi, la page les bons gestes donne de nombreux conseils simples pour devenir éco-consommateur, produire moins de déchets et mieux les gérer.

Pour les plus avertis, des dossiers sont consacrés aux emballages, sacs jetables, stop pub, ecolabels européens..

Parce que la prévention est l'affaire de tous, la page paroles d'acteurs vous présente des témoignages de différents acteurs liés à gestion des déchets.

De nombreuses initiatives et expériences en matière de prévention sont répertoriées dans une base de données, pour que les expériences des uns servent à la réalisation des projets des autres. Cette base de données a été réalisée grâce au soutien d'Adelphe.

Des conseils pratiques pour les associations dans la page militantisme, des espaces de discussions, et bien sûr des rubriques habituelles : liens, documents à télécharger, bibliographie, donnant une base d'informations très riche sur ce domaine.

Le site est consultable aux deux adresses suivantes :

www.preventiondechets.fr ou
www.fne.asso.fr/preventiondechets

Transmis par France Nature Environnement

Les semences sont notre héritage
Les Semences sont notre héritage, elles sont la voix de nos ancêtres, elles sont un bien inaliénable que nous devons transmettre, à notre tour, à nos enfants.

Perte de la biodiversité, confiscation du vivant, privatisation de l'héritage de l'humanité... disent certains !

Depuis le début de l'année 2004, les visites des agents de la Répression des Fraudes s'intensifient et la pression augmente parce qu'une grande partie des semences de plantes potagères que nous distribuons sont des semences de variétés anciennes non inscrites dans le catalogue officiel. L'Association Kokopelli n'est pas le seul semencier harcelé : l'offensive est généralisée contre les semences libres.

Le catalogue officiel aurait-il été érigé non point pour la protection des jardiniers mais pour la protection des intérêts financiers des grands groupes et multinationales qui ont racheté la quasi-totalité du secteur semencier depuis 40 années. Ces mêmes groupes ont systématiquement remplacé les anciennes variétés par des hybrides F1 stériles ou dégénérescents. D'ailleurs la Répression des Fraudes nous interpelle suite à une plainte déposée par une certaine fédération de semenciers.

Que pouvons nous faire? Nous lamenter ou...

- dénoncer l'hypocrisie du système qui harcèle les petits semenciers bios alors que les saigneurs et pollueurs en tout genre détruisent inexorablement la planète et produisent des aliments-poisons en toute impunité et avec moult subventions;

- remercier les dizaines de milliers de jardiniers qui nous soutiennent ainsi que les très nombreuses mairies (Mairies de Paris, Mairie de Poitiers, Mairie de Tours, etc), les conseils généraux, les parc nationaux, les conservatoires, qui sont nos partenaires privilégiés dans notre oeuvre de protection et de remise en valeur de la biodiversité alimentaire;

- dénoncer l'hypocrisie d'un système qui se gargarise de grands concepts humanitaires, protection de la biodiversité, sécurité alimentaire, éradication de la faim dans le monde et qui, par ailleurs, réprime ceux là même qui cherchent à protéger la diversité alimentaire;

- remercier le Conseil Général du Gard et le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon pour leur soutien financier à l'impression de nos brochures.

Nous convions tous les jardiniers à semer encore plus de semences interdites, à les donner, à les échanger. Nous les convions à produire de jeunes plants de variétés interdites afin de les distribuer dans leur entourage. Nous les convions à produire de la semence non certifiée pour le don aux pays les plus pauvres.

Nous convions les jardiniers les plus audacieux à disséminer des semences de tomates, de courges, de laitues interdites dans les terrains vagues, le long des voies de chemin de fer, le long des talus, dans les friches...

Résistons fertilement sinon, dans quelques années, il n'y aura plus de semences libres mais seulement des organismes génétiquement modifiés et des hybrides F1. Résistons fertilement sinon, dans une dizaine d'années, le jardinage familial sera interdit pour cause d'homogénéisation: il sera devenu une activité à haut risque bactérien et sociologique.

Une mission d'avenir... disent des Institutions internationales.

L'Association Kokopelli oeuvre dans le sens du Traité sur la biodiversité et la sécurité alimentaire co-signé par 48 pays au printemps 2004 sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture. "Le Traité garantira que les ressources génétiques des plantes pour l'alimentation et l'agriculture, qui sont vitales pour la survie de l'humanité, seront conservées et utilisées de manière durable et que les avantages qui en découlent seront répartis de manière juste et équitable." ... "L'accès à une large variété de ressources génétiques rendra possible le développement d'une plus grande variété de produits alimentaires, qui amélioreront la vie et le régime alimentaire des consommateurs aussi bien en milieu rural qu'urbain." M. Jacques Diouf, Directeur général.

L'Association Kokopelli oeuvre dans le sens de la directive de la Communauté Européenne (98/95/CE, considérant 17) portant sur la conservation de la biodiversité in situ.

Simple lecteur, sympathisant, ou mieux, adhérant de l'association Kokopelli, reproduisez et diffusez largement cette brochure, ensemble nous serons plus forts et plus fertiles. Si vous souhaitez adhérer, au delà de l'adhésion à 20 euros, nous proposons, pour les jardiniers aux petits moyens financiers, une adhésion symbolique et socialement innovatrice à 1 euro minimum (en timbres-poste).

A l'opposé du modèle stéréotypé et stérile que l'on entend nous imposer, nous pouvons et devons oser Rêver d'une planète avec des semences libres cultivées dans le respect de l'environnement, avec des enfants qui ne meurent plus de faim, avec des jardins et des champs source de vie et de diversité.

Dominique Guillet
Association Kokopelli

Les écosystèmes côtiers détruits par les tsunamis
Les dégâts causés sur les milieux côtiers affectés par les tsunamis semblent très importants et des siècles pourraient être nécessaires à la réhabilitation de ces écosystèmes par la nature. De surcroît, les masses de limon, sable et matières organiques soulevées par les tsunamis pourraient étouffer la vie marine.

Jerker Tamelander, le coordonnateur régional du programme maritime pour l'Asie du Sud et du Sud-Est de l'Union mondiale pour la nature, à Colombo, au Sri Lanka a indiqué que "Sur l'ensemble de la région, on peut s'attendre à des effets très importants sur l'écosystème".

L'Agence France Presse a interrogé l'océanographe français Jacques Merle sur le devenir des écosystèmes côtiers des zones touchées par le tsunami en Asie du Sud.
J. Merle indique qu'il faudra plusieurs années pour que les écosystèmes se remettent des dégâts considérables qui ont été infligés au littoral déjà meurtri par les activités humaines. "Ces écosystèmes, sont fragiles par nature. Je vois deux sinistres: celui qui a frappé les franges coralliennes et celui qui a touché les mangroves".

La frange corallienne, ou le système récifal, est constituée de coraux qui vivent en symbiose avec des algues. "Les franges coralliennes souffrent déjà des cyclones, mais la violente destruction mécanique des côtes, déjà fragmentées (par l'activité humaine), par le tsunami, a entraîné des dégâts considérables dans les zones fragiles", poursuit Jacques Merle, qui a longtemps étudié les océans notamment pour le compte de l'Institut de recherche pour le développement (IRD, ex-ORSTOM). Ketut Sarjana Putra, directeur de Conservation International, une organisation de protection de l'environnement basée dans l'île indonésienne de Bali, surenchérit : "le système corallien pourrait être entièrement détruit. Il faudra des centaines d'années pour qu'il repousse". Pour Lyle Vail, responsable de la station de recherche de l'île Lizard, sur la Grande Barrière de corail, à l'ouest de l'Australie, les dégâts provoqués aux coraux par un tsunami sont d'égale importance à ceux induits par un cyclone. Quand un raz-de-marée survient, les structures coralliennes s'écrasent les unes sur les autres, décuplant la taille des dommages. Dans les cas les plus dramatiques, la croissance pourrait de plus être ralentie par le nombre raréfié d'animaux larvaires qui peuvent repeupler les récifs.

La faune pélagique (poissons et autres organismes de haute mer) a également souffert, "à en juger d'après les poissons ramenés en masse sur les plages", relève encore l'océanographe.

Les mangroves, forêts de palétuviers aux racines aériennes caractéristiques qui jouent un rôle tampon entre le milieu marin et terrestre, ont été également fortement détruites par les tsunamis successifs.
Ce milieu joue un rôle à la fois biologique (certains poissons s'y reproduisent, des crabes y creusent leurs terriers, des oiseaux y nichent et des prédateurs y trouvent leurs proies...), de lutte contre l'érosion et de protection de la côte contre la houle, les tempêtes et les cyclones.

Des écosystèmes protecteurs détruits en partie par les sociétés humaines Comme ses collègues, le directeur scientifique de l'Union mondiale pour la nature (IUCN), l'Américain Jeff McNeely estime que si les écosystèmes côtiers n'avaient pas été largement "sacrifiés" au tourisme et à l'urbanisation, ils auraient diminué les dégâts en atténuant la force des vagues.
Un leitmotiv que l'on entend bien souvent, que ce soit en Haïti avec les inondations catastrophiques attisées par la déforestation massive ou lors du passage de la tempête tropicale Jeanne en septembre 2004...

1000 boutures de coraux pour 1 récif
Situation actuelle. Le spectacle magnifique et indispensable des coraux et de leurs hôtes est en danger. Le verdict est sans appel : 27 % des récifs coralliens ont déjà disparu…Ce chiffre est déjà plus qu’alarmant. Mais que dire du fait que si nous ne faisons rien, c’est tout simplement 58 % des récifs restant qui subiront le même sort, d’après l’Union mondiale pour la nature (UICN).
Le projet 1000 Boutures pour un récif n’a pas la prétention à lui seul de renverser cette situation. C’est la première fois qu’une telle opération est réalisée et nous espérons vivement qu’elle sera le point de départ de nombreux projets visant la protection des récifs coralliens.
Pour mener à bien cette aventure, nous faisons donc appel à la générosité des aquariophiles, aux Aquariums publics, mais aussi aux fondations luttant pour la protection de l’environnement ainsi qu’aux médias.
L’opération 1000 Boutures pour un récif a besoin de vous, alors rejoignez nous dans cette belle aventure humaine pour qu’ensemble, nous participions à la conservation des récifs coralliens.

Le Projet 1000 Boutures pour 1 Récif

Le Bouturage
Bouture : Morceau d'une plante destiné à être replanté pour produire une nouvelle plante identique.
Pour une meilleure compréhension, il suffit d’adapter cette définition aux coraux : le bouturage est réalisé selon le principe de scissiparité ou l’on va détacher un ou plusieurs polypes du pied mère, ce qui permet de le « sauvegarder », mais aussi limiter le prélèvement sur les récifs coralliens.
Depuis quelques temps, le bouturage des coraux a pris une place importante au sein de l’aquariophilie récifale. De nombreuses bourses aux boutures voient le jour, et ce dans toute la France, avec un succès chaque fois grandissant.

Périmètre du Projet
Partant de ce constat, l’association Récif du Vendredi (www.recifduvendredi.org) a donc saisi l’opportunité de concevoir un projet de grande envergure : récolter 1000 boutures auprès d’aquariophiles marins sensibilisés au projet, les vendre lors du Festival de la Vie Sous Marine et reverser l’intégralité de cette vente à l’organisme Reef Check qui lutte pour la protection des récifs coralliens.
C’est la première fois qu’une telle opération voit le jour. Le but est de sensibiliser les gens aux problèmes de l’environnement, et plus particulièrement aux dangers qui menacent les récifs coralliens. De plus, ce projet, à l’initiative de la communauté aquariophile, démontre que les aquariophiles contribuent aussi à la sauvegarde des coraux.

La récolte des boutures
Le projet est audacieux, à l’image du combat mené pour la sauvegarde de l’environnement. Mais nous comptons sur la solidarité des Aquariophiles.
Preuve de l’intérêt de la communauté récifale, la plupart des sites internets spécialisés dans l’aquariophilie marine se montrent solidaires. Ils ont décidé d’unir leurs efforts afin de mener à bien ce projet et pour rassembler le maximum de récifalistes.
Le but est de récolter 1000 boutures de coraux. A l’instar de grands évènements comme le Téléthon, nous allons procéder par promesses de dons. L’aquariophile désirant participer à l’opération s’engage à donner une bouture via un site parrainant l’opération.
Consultez le site de l’association Récif du Vendredi (www.recifduvendredi.org) pour en savoir plus.

La vente des Boutures
Les boutures seront vendues pendant le Festival de la Vie Sous Marine, les 2 et 3 avril 2005 à la Cité des Sciences à La Vilette. (www.circop.com)
Cet évènement est organisé par l’ONG Reefkeepers. (www.reefkeepers.net) Pendant ces deux jours seront présentées de nombreuses conférences sur la protection des récifs coralliens, ainsi que des séminaires comme la certification MAC.
Un stand sera spécialement dédié au projet 1000 boutures pour 1 récif pour assurer les transactions.

L’organisme bénéficiaire
Une fois le Festival clôturé, l’association Reefkeepers s’engage à reverser l’intégralité de la vente des boutures à Reef Check, célèbre organisme luttant pour la protection des récif coralliens (www.reefcheck.org).
Reef Check met actuellement en place des zones marines protégées en asie du Sud-Est, en collaboration avec le MAC".

Nouveau naufrage en Alaska : une catastrophe écologique en perspective
Un cargo malaisien le Selendang Ayu, qui transportait de graines de soja de la côte ouest des Etats-Unis vers la Chine, s'est échoué sur les rochers de l'île d'Unalaska en Alaska après avoir dérivé pendant 13 heures à la suite d'une panne de moteur. Il s'est ensuite brisé en deux.
Le fuel lourd qui s'échappe menace l'écosystème des îles Aléoutiennes et fait craindre une nouvelle catastrophe écologique, quinze ans après celle de l'Exxon Valdez.
Le cargo transportait dans ses soutes 1,8 million de litres de fuel lourd et 80.000 litres de diesel, utilisés comme carburant, qui se déversent actuellement sur les rives de l'île d'Unalaska, selon les garde-côtes américains. "On ne sait pas encore quelle quantité de carburant s'est échappée ou quelles espèces ont été affectées", a déclaré le Service américain de la faune et des poissons en Alaska dans un communiqué. "La météo sera déterminante sur la manière dont le fuel se répand", a-t-il ajouté.
"C'est un déversement très important", a déclaré de son côté Kurt Fredriksson, du département de la protection de l'environnement en Alaska. "Cela va être très difficile à régler. C'est un pétrole difficile (...) et un littoral sensible".
Des barrages flottants ont été mis en place pour tenter de contenir la pollution, mais la consistance du fuel, particulièrement lourd, contenu dans le "réservoir C" du navire, pourrait faire qu'il coule, recouvrant ainsi les fonds marins.

Une catastrophe qui touche la réserve nationale maritime de l'Alaska
"La zone est riche en espèces telles que les loutres de mer, les eiders à lunettes, les eiders de Steller, les albatros à queue courte, les otaries de Steller et les phoques communs", a indiqué le Service de la faune et des poissons, précisant que plusieurs de ces espèces sont en danger ou menacées.
La Réserve nationale maritime de l'Alaska, est une zone de reproduction pour environ 40 millions d'oiseaux de mer et de nombreux mammifères marins, dont une variété d'otaries en voie de disparition, ainsi que la loutre d'Alaska. Or, le département de la protection de l'environnement en Alaska a précisé que "des oiseaux avaient été repérés nageant dans de l'eau huileuse".
Le Selendang Ayu s'est échoué dans la zone où se trouve la Réserve naturelle maritime nationale de l'Alaska qui couvre plus de 2.400 îles, récifs et rochers. "Certaines des îles isolées accueillent des espèces uniques qu'on ne trouve pas ailleurs", affirme la réserve sur son site web.
La pollution qu'il risque de provoquer pourrait être la plus grave en Alaska depuis le naufrage du pétrolier Exxon Valdez en 1989, qui s'était échoué à plusieurs centaines de kilomètres à l'est.
Le 24 mars 1989, plus de 40 millions de litres de pétrole s'étaient déversées dans la baie du Prince William après que l'Exxon Valdez eut heurté un récif, provoquant la pire marée noire qu'ait connue les Etats-Unis.

Un sauvetage dramatique
Les sauveteurs ont mis fin vendredi soir aux recherches des six membres disparus de l'équipage du cargo, a déclaré dans un communiqué l'amiral Jim Olson, commandant des garde-côtes en Alaska. Les marins étaient tombés mercredi dans les eaux glacées quand l'hélicoptère des garde-côtes américains qui les secourait s'était abîmé en mer.
L'accident s'est produit par mauvais temps alors que l'hélicoptère, avec dix personnes à bord, était en train de remonter les derniers marins se trouvant encore sur le navire échoué.
Quatre personnes ont par la suite été secourues par un second hélicoptère, mais six autres n'ont pu être récupérées. "Etant donné la température de l'eau (6°C) et le fait que les hommes d'équipage portaient des vêtements de tous les jours, il y a très peu d'espoir que nous retrouvions des survivants", a ajouté l'amiral Olson.
Quatre Indiens, un Chinois et un Philippin sont portés disparus, a déclaré à l'AFP un membre des garde-côtes.

auteur : Agence France Presse

La production céréalière atteint des records
La production céréalière mondiale devrait atteindre un record de 2,04 milliards de tonnes en 2004, ce qui se traduira par une hausse des stocks céréaliers pour la première fois depuis cinq ans, selon le rapport de la FAO Perspectives de l'alimentation de décembre 2004.
«Avec ce niveau de production, même après une augmentation attendue de l'utilisation mondiale de céréales en 2004-2005, un surplus significatif est envisagé pour la première fois depuis 1999/2000», indique le rapport.
«Les réserves mondiales de céréales devraient augmenter d'ici la fin de la saison 2004/2005. Un aspect positif pour la sécurité alimentaire mondiale, après les sévères baisses enregistrées au cours des quatre dernières années», explique le rapport.

Réserves en hausse
Les prévisions tablent sur une progression des stocks mondiaux de céréales qui atteindraient 441 millions de tonnes vers la fin de la saison 2004/2005. Une bonne part de cette augmentation sera observée sur les réserves de maïs. Les réserves de blé devraient également augmenter quoique légèrement. En revanche, le rapport de la FAO prévoit une nouvelle baisse des stocks de riz.
La reconstitution des stocks est principalement attendue pour les réserves de blé et de maïs des principaux exportateurs de céréales des pays développés, qui se partagent les stocks mondiaux de blé et de céréales secondaires. Ces stocks devraient augmenter bien au-delà de la moyenne de ces dernières années, selon le rapport.
L'utilisation mondiale de céréales en 2004/2005 devrait augmenter de 2,4 % par rapport à la saison précédente. La majeure partie de cette croissance sera imputable à un usage accru pour le fourrage.

Selon les prévisions du rapport, le commerce mondial de céréales diminuera en 2004/2005, reflétant en grande partie la baisse de la demande de l'Union européenne, qui devrait plus qu'annuler l'augmentation attendue des importations de la part des pays en développement, en particulier de la Chine. Le rapport souligne un autre point positif pour la situation céréalière mondiale, à savoir le ralentissement prévisible de la chute des réserves chinoises du fait principalement d'un fort rebond de la production.
La réduction drastique des réserves chinoises était en grande partie responsable de la baisse des stocks mondiaux au cours des dernières années, selon le rapport. Les prix internationaux du blé et des céréales secondaires ont généralement baissé par rapport à l'année dernière. En revanche, ceux du riz demeurent bien au-dessus des niveaux de 2003.

«Dans un environnement caractérisé par des offres d'exportation plus abondantes et l'amélioration du niveau des stocks mondiaux, la tendance des prix internationaux du blé et des céréales secondaires devraient se maintenir à la baisse durant la saison 2004/2005», commente le rapport de la FAO. «Pour le riz, des prix plus fermes sont attendus, en grande partie à cause de la réduction de la production dans plusieurs grands pays exportateurs.»

«Les disponibilités majeures et les prix plus bas sont deux bonnes nouvelles pour les pays en développement», déclare M. Henri Josserand, Chef du Système mondial d'information et d'alerte rapide (Smiar) de la FAO. «Toutefois, pour certains pays, l'avantage de la baisse des prix sera neutralisé par les coûts élevés du frêt.»

Bond des récoltes céréalières en 2004
La majeure partie de la dernière correction à la hausse de l'estimation de la production céréalière résulte d'une augmentation substantielle de la récolte de céréales secondaires, en particulier aux Etats-Unis où, selon le rapport, la récolte de maïs a été exceptionnelle.

Cela, ajouté à plusieurs autres ajustements concernant les récoltes de céréales secondaires de 2004, qui sont d'ailleurs toujours en train d'être comptabilisées notamment en Chine, a conduit à accroître de 48 millions de tonnes les prévisions établies depuis septembre dernier, poussant l'accroissement au niveau mondial à 8,5 %.

Une autre correction à la hausse a aussi été apportée sur le blé, après les récentes récoltes satisfaisantes dans l'hémisphère nord, notamment en Europe où elles ont été, en moyenne, supérieures aux anticipations. Le rapport estime maintenant que la production mondiale de blé connaîtra cette année une forte croissance de 10,8 %.

Production et commerce de la viande
Selon le rapport, les prix mondiaux de la viande se sont stabilisés à la fin 2004 du fait à la fois de la levée de l'interdiction des importations imposée pour cause de maladies animales dans certaines parties du monde et de l'augmentation de l'offre d'exportation.

La production de viande et les échanges devraient continuer à augmenter en 2005, selon la FAO.

Demande de produits laitiers en hausse
Les prix internationaux des produits laitiers ont augmenté tout au long de l'année 2004. En novembre, l'indice de la FAO des produits laitiers a atteint son plus haut niveau depuis 1990, souligne le rapport. «La pression à la hausse sur les prix est largement due à la croissance de la demande internationale, notamment pour le lait entier en poudre de la part des pays en développement.»

Les prix des graines oléagineuses ont atteint des niveaux record au cours de la dernière saison de vente avant de baisser de manière significative depuis avril 2004 en raison essentiellement d'une récolte abondante aux Etats-Unis, commente le rapport.

Les prix du sucre sont restés fermes sur les marchés internationaux reflétant la forte croissance de la consommation mondiale par rapport à la production.

auteur : Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

Paris-New-York aller-retour = une tonne de CO2 par passager
Le numéro 97 des "données de l’environnement" publié par l’Institut français de l’environnement (Ifen) renseigne sur l’impact climatique du transport aérien de voyageurs, qui émet des gaz à effet de serre et dont l’usage tend à se banaliser.

L’aviation commerciale émet 2,5% des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) dues aux activités humaines, soit 550 millions de tonnes par an.

Paris-New-York aller-retour = une tonne de CO2 par passager.
Un aller-retour Paris-New-York, dans des conditions propices à une bonne efficacité énergétique (charter sans classe affaire fortement rempli), émet près d’une tonne de CO2 par passager. Un voyageur en avion émet environ 140 grammes de CO2 au kilomètre, contre 100 g/km pour un automobiliste. Les émissions indirectes liées à la construction des véhicules, au raffinage et au transport de pétrole sont plus importantes pour la voiture. Même en les prenant en compte, on trouve encore pour l’avion un excédent d’émissions au passager/km de 16% par rapport à la voiture.

Paris-New-York aller-retour = le quart de la contribution annuelle à l’effet de serre d’un Français.
Le transport aérien de voyageurs n’émet pas que du CO2 : les oxydes d’azote (NOx) émis par les avions réagissent rapidement et ont un impact sur l’effet de serre à la fois réchauffant par la formation d’ozone troposphérique (O3) et refroidissant par la dégradation du méthane (CH4). La vapeur d’eau (H2O) émise à l’altitude des avions contribue, quant à elle, directement et surtout indirectement, par la formation de traînées et de cirrus, à l’effet de serre. L’impact climatique d’un aller-retour Paris-New-York équivaut ainsi au quart des émissions annuelles de gaz à effet de serre d’un Français.

Des impacts grandissants, si la hausse du trafic se poursuit.
L’amélioration de l’efficacité énergétique des avions, évaluée à 2 ou 3% par an depuis 1970, a aujourd’hui moins de marge de manœuvre que pour les autres modes de transport. En outre, la baisse des émissions de CO2 et H2O au passager/km générée par les gains d’efficacité énergétique ne se traduit pas par une baisse proportionnelle de l’impact climatique global du transport aérien de voyageurs. Une reprise de la croissance du trafic au rythme d’avant le 11 septembre 2001 impliquerait, malgré les progrès technologiques, une hausse des impacts climatiques. Toutefois, une évolution du prix du pétrole ou l’introduction d’une taxe "climatique" pourraient freiner la croissance de la demande, surtout pour les déplacements de tourisme.

auteur : Institut Français de l’Environnement

Les six questions essentielles pour comprendre L'Ecolabel européen
Établi en 1992 par l'Union Européenne, l’Ecolabel européen, symbolisé par la "Fleur", est un système d'homologation unique destiné à aider les consommateurs à distinguer des produits plus respectueux de l’environnement, avec des garanties concernant également leur efficacité. Ce système, basé sur le volontariat des fabricants et des distributeurs, apporte un haut niveau d’exigence. Le contrôle de la conformité des produits aux critères applicables à leur catégorie est assuré par des organismes indépendants.

Pourquoi l'Ecolabel européen est-il nécessaire ?
Nos sociétés sont aujourd'hui confrontées à toutes sortes de problèmes écologiques : pollution de l’air et réchauffement climatique, pollution des mers et des cours d'eau, atteintes à la biodiversité, raréfaction de certaines ressources et accumulation de déchets... Toutefois, les consommateurs commencent à prendre conscience qu'ils peuvent acheter avec discernement, et contribuer à préserver l'environnement dans une certaine mesure en achetant des produits aux répercussions écologiques moindres. Ils peuvent choisir en connaissance de cause les produits portant le logo de la "Fleur", reconnu par tous les pays membres de l'Union Européenne et de l'Espace Économique Européen. Ce label officiel couvre aujourd’hui un large éventail de produits.

Comment reconnaître un produit titulaire de l'Ecolabel européen ?
Une fois qu'un produit a reçu le label écologique de l'Union européenne, le logo distinctif de la "Fleur" peut-être affiché sur le produit, que ce soit sur son emballage ou sur son étiquette.

Quels produits peuvent recevoir l'Ecolabel européen?
Le système d'attribution du label écologique européen est ouvert en principe à tout produit ou service, à l'exception des denrées alimentaires, des boissons, des produits pharmaceutiques et des appareils médicaux. Dans la pratique, ses critères ont été publiés pour 21 catégories différentes de produits, parmi lesquelles figurent par exemple les textiles, les peintures et vernis, les détergents, ainsi que les services d'hébergement touristique.

En quoi consistent les critères de labellisation ?
Les critères environnementaux couvrent l’ensemble du cycle de vie des produits, depuis le choix des matières premières utilisées jusqu’au devenir des produits après usage, y compris le cas échéant leur aptitude au recyclage. Les conditions de fabrication sont examinées sous l’angle des consommations de matière et d’énergie, pour fixer des exigences spécifiques concernant cette étape du cycle de vie, sans oublier de prendre en compte la santé du consommateur lors de l’utilisation des produits.

Les critères d’aptitude à l’usage assurent que les progrès effectués en matière de protection de l’environnement ne se font pas au détriment de la qualité du produit labellisé. Ils se réfèrent souvent à des normes existantes : par exemple les peintures doivent avoir un haut pouvoir couvrant, celui-ci étant mesuré selon une norme. Parfois, s’il n’existe pas encore de norme d’efficacité dans la catégorie considérée, les critères sont établis de façon pragmatique. Par exemple, les textiles portant l'Ecolabel ne doivent ni se déformer, ni se délaver ; les détergents, quant à eux, sont soumis à des tests visant à vérifier leur efficacité par rapport à une lessive de référence.

Par qui les critères sont-ils fixés ?
Les projets de critères sont discutés en groupes de travail européens, avec des représentants d'industriels, de distributeurs, d’associations de consommateurs et de protection de l'environnement. Sur proposition du Comité de l’Union Européenne pour le Label Ecologique (CUELE), qui regroupe les organismes compétents chargés de gérer l’Ecolabel dans les divers pays et des représentants européens des professionnels et des associations, les projets de critères font ensuite l’objet d’un vote entre représentants des Etats-membres de l’U.E. Si la majorité qualifiée est obtenue (ou bien sûr l’unanimité), les projets de critères sont alors adoptés par la Commission européenne, qui les publie au J.O.C.E.

Comment le label écologique de l'Union européenne est-il attribué ?
Tout producteur, importateur ou distributeur désirant recevoir l'Ecolabel pour certains de ses produits ou services, doit être en mesure de prouver que ceux-ci respectent de manière exhaustive les critères environnementaux et les critères d’aptitude à l’usage fixés pour les catégories correspondantes.

En France, AFNOR CERTIFICATION est l’organisme en charge de la gestion et de l’attribution de l’Ecolabel européen. Elle instruit les dossiers présentés de façon volontaire par les producteurs, importateurs ou distributeurs, et elle attribue l’Ecolabel après vérification de la conformité des produits concernés à l’ensemble des exigences applicables à leur catégorie.

auteur : EURO RSCG C&O, AFNOR et MEDD

La moitié des enfants dans le monde souffrent de privations extrêmes
Malgré l'adoption quasi universelle de normes de protection de l'enfance, un nouveau rapport de l'UNICEF indique que plus de la moitié des enfants du monde souffrent de privations extrêmes liées à la pauvreté, à la guerre et au VIH/SIDA, autant de facteurs qui les spolient de leur enfance et retardent le développement des nations.

En présentant le rapport annuel sur La Situation des enfants dans le monde, son dixième, la Directrice générale de l'UNICEF, Carol Bellamy, a déclaré que plus d'un milliard d'enfants étaient privés de l'enfance saine et protégée que promet la Convention de 1989 relative aux droits de l'enfant, le traité de défense des droits de l'homme le plus accepté du monde. Le rapport rappelle que l'incapacité des gouvernements à respecter les normes de la Convention cause un préjudice durable aux enfants et freine tout progrès dans le domaine des droits de l'homme et de l'économie.

« Trop de gouvernements prennent délibérément et en toute connaissance de cause des décisions qui en pratique portent préjudice à l'enfance », a déclaré Mme Bellamy lors de la présentation du rapport à la London School of Economics. « La pauvreté ne surgit pas de nulle part ; la guerre non plus ; le SIDA ne se propage pas tout seul. Il s'agit là de nos choix, et nous en portons la responsabilité collective. Lorsque la moitié des enfants du monde grandissent en ayant faim et en mauvaise santé, lorsque les écoles sont prises pour cibles et que des villages entiers se dépeuplent à cause du SIDA, nous n'avons pas tenu les promesses prises en faveur de l'enfance. »

Le rapport - intitulé « L'Enfance en péril » - porte sur trois des facteurs les plus importants et les plus destructeurs qui menacent l'enfance aujourd'hui : le VIH/SIDA, les conflits et la pauvreté.

Sept privations mortelles
Le rapport explique que les enfants font l'expérience de la pauvreté différemment des adultes et que les indicateurs traditionnels de revenus ou de consommation ne rendent pas adéquatement compte de l'impact de la pauvreté sur les enfants. Il propose à la place une analyse des sept « privations » de base dont souffrent les enfants et qui hypothèquent leur avenir. Avec des chercheurs de la London School of Economics et de l'Université de Bristol, l'UNICEF a conclu que plus de la moitié des enfants des pays en développement sont privés d'un ou de plusieurs biens et services essentiels à l'enfance.

* 640 millions d'enfants n'ont pas de logement adéquat
* 500 millions d'enfants n'ont pas accès à des installations sanitaires
* 400 millions d'enfants n'ont pas accès à l'eau salubre
* 300 millions d'enfants n'ont pas accès à l'information (télé, radio ou journaux)
* 270 millions d'enfants ne bénéficient pas de soins de santé
* 140 millions d'enfants, des filles pour la plupart, ne sont jamais allés à l'école
* 90 millions d'enfants souffrent de graves privations alimentaires

Il est encore plus inquiétant de constater qu'au moins 700 millions d'enfants souffrent d'au moins deux privations de ce type, comme l'indique le rapport.

Le rapport montre également que la pauvreté ne se limite pas aux pays en développement. Dans 11 des 15 pays industrialisés pour lesquels on dispose de données comparables, la proportion d'enfants vivant dans des ménages à faible revenu a augmenté au cours des dix dernières années.

Une guerre contre l'enfance
Avec la mauvaise gestion des ressources publiques, la pauvreté extrême figure parmi les principales causes de conflits, notamment intérieurs, les factions armées se disputant des ressources nationales mal gérées. Le rapport fait valoir que 55 des 59 conflits armés qui se sont produits de 1990 à 2003 ont eu lieu à l'intérieur de pays, et non entre pays.

Les enfants ont payé un lourd tribut : près de la moitié des 3,6 millions de personnes tuées depuis 1990 lors de guerres étaient des enfants, d'après le rapport. Les enfants ne sont plus épargnés et ils sont même au contraire dans certains cas pris comme cibles, ainsi qu'on a pu le voir en septembre 2004 lors de l'attaque contre les écoliers de Beslan (Fédération de Russie).

Le rapport dresse également le bilan d'un programme en dix points, créé par l'UNICEF en 1995, qui vise à protéger les enfants des conflits. Il examine également la situation des enfants soldats, le viol comme arme de guerre, les crimes de guerre contre les enfants et le tort que causent les sanctions, entre autres, et il montre que si des progrès ont été faits, ils sont loin de suffire à atténuer l'impact de la guerre sur les enfants.

Par exemple, des centaines de milliers d'enfants sont encore recrutés ou enlevés pour être soldats, subissent des violences sexuelles, sont victimes de mines terrestres, sont contraints d'être témoins d'actes de violence et de tueries et sont souvent orphelins du fait de la violence. Pendant les années 1990, environ 20 millions d'enfants ont été obligés de quitter leur foyer à la suite de conflits.

Les conflits ont également des effets catastrophiques sur la situation sanitaire en général. Pendant une guerre de cinq ans « typique », le taux de mortalité des moins de cinq ans augmente de 13 %, indique le rapport.

Les conflits aggravent la pauvreté et le rapport souligne à quel point il est important que la communauté mondiale accorde une plus grande attention et davantage d'investissements aux situations de sortie de conflits, afin de garantir une transition progressive et stable vers le développement.

Lorsque les adultes meurent en grand nombre
Les conséquences les plus visibles du VIH/SIDA sur les enfants se manifestent par le nombre important d'orphelins, qui dépasse maintenant 15 millions dans le monde.

La mort d'un parent se répercute sur tous les aspects de la vie d'un enfant, rappelle le rapport, du bien-être psychologique à la sécurité physique, du développement mental à l'état de santé général. Mais les enfants subissent les effets dévastateurs du VIH/SIDA avant même de perdre leurs parents. À cause des difficultés financières qu'engendre la maladie des adultes qui s'occupent d'eux, de nombreux enfants dont les familles sont touchées par le VIH/SIDA, les filles notamment, sont contraints d'abandonner leurs études pour travailler ou s'occuper de leur famille. Ils risquent davantage de travailler dans des conditions dangereuses ou de subir d'autres formes d'exploitation.

Le VIH/SIDA ne tue pas seulement les parents mais affaiblit également le réseau d'adultes protégeant les enfants. Parmi les malades et les mourants figurent les enseignants, les agents de santé et d'autres adultes dont dépendent les enfants. Et parce que la prévalence du SIDA se concentre dans certains endroits, une fois que les adultes commencent à mourir, cela a des effets catastrophiques sur les enfants de la communauté qui restent en vie.

Étant donné le délai qui existe entre l'infection par le VIH et la mort causée par le SIDA, la situation de crise va s'aggraver pendant au moins les dix prochaines années, même si le nombre de nouvelles infections se stabilisait immédiatement ou commençait à diminuer. Le rapport énumère les mesures que les pays doivent prendre en vue de prévenir la propagation du SIDA, de maintenir en vie les adultes séropositifs et de faire en sorte que les enfants déjà orphelins bénéficient de soins et d'affection.

Les enfants d'abord
Comme l'indique le rapport sur La Situation des enfants dans le monde, combler le fossé entre l'enfance idéale et la réalité que connaisse la moitié des enfants du monde est une question de choix. Il faut à cette fin :

* Adopter une approche du développement économique et social qui soit fondée sur les droits de l'homme, en s'efforçant tout particulièrement d'aider les enfants les plus vulnérables.
* Adopter dans tous les domaines du développement des politiques équitables sur le plan social, qui tiennent compte des enfants.
* Accroître les investissements des donateurs et des gouvernements en faveur des enfants, en évaluant et en analysant les répercussions qu'ont sur les enfants les budgets nationaux.
* Obtenir l'engagement des particuliers, des familles, des entreprises et des communautés à prendre part continuellement à l'amélioration des conditions de vie des enfants et à mobiliser leurs ressources de façon à promouvoir et à protéger les droits des enfants.

« En adoptant la Convention relative aux droits de l'enfant, le monde a compris que l'humanité ne pouvait progresser qu'à condition que tous les enfants bénéficient d'une enfance saine et protégée », a déclaré Mme Bellamy.

« Mais la qualité de la vie d'un enfant dépend des décisions qui sont prises tous les jours dans les familles, les communautés et dans les bureaux des gouvernements. Nous devons prendre des décisions judicieusement et en tenant compte de l'intérêt des enfants. Si nous n'arrivons pas à protéger l'enfance, nous n'arriverons pas à atteindre nos objectifs mondiaux plus généraux ayant trait aux droits de l'homme et au développement économique. C'est aussi simple que cela. »

auteur : Fonds des Nations Unies pour l'enfance

Oklo, réacteur nucléaire naturel.
Physique. Non seulement la fission nucléaire existait 2 milliards d'années avant l'homme, mais, en plus, au Gabon, la nature a découvert le secret du stockage des déchets radioactifs.

"Oklo fonctionnait comme un geyser." Le physicien américain Alexander Meshik, de l'université de Washington, à Saint-Loius (Missouri), pense avoir percé le mystère du réacteur nucléaire naturel découvert en 1972 au Gabon.
Voilà 2 milliards d'années, dans une couche sédimentaire riche en minerai d'uranium, une réaction en chaîne de fission y a, en effet, fonctionné durant 150 millions d'années.
C'est en mesurant la proportion des 9 isotopes de xénon dans un minuscule fragment de matériau prélevé sur place que le scientifique a pu discerner l'existence d'un cycle de fonctionnement de 3 heures.
1er temps: la réaction en chaîne s'amorce dans le sédiment très riche en uranium 235 fissile. Du coup, la température s'élève, vaporisant l'eau du sol.
2ème temps: la vapeur d'eau produite intercepte les neutrons, ce qui a pour effet de stopper la réaction en chaîne. La température retombe, la vapeur se recondense et donc les neutrons reprennent leur course. Au bout de deux heures trente, la réaction en chaîne se réenclenche. Et ainsi de suite...

Mais Meshik est bien davantage passionné par l'échantillon d'alumino-phosphate (mélange de lanthane, cérium, strontium et calcium) qui a piégé le xénon et le krypton 85, produits de fission de la réaction nucléaire.
"Il est stupéfiant de penser qu'une réaction naturelle peut ainsi atteindre le point critique de fission, et qu'elle s'arrange également pour stocker ses déchets."
Et de penser à l'industrie nucléaire empêtrée dans les déchets de ses centrales. Peut-être Oklo pourra-t'il suggérer une solution plus sûre pour les stocker.


Le point, n° 1679 du jeudi 18 novembre 2004.