QUAND LES CANARDS S’EN MELENT
LES MIRACLES DE LA NATURE DANS UNE FERME JAPONAISE. Takao Furuno habite le village de Keisen. Sa réputation tient au fait qu’il a fait des merveilles en associant la riziculture et l’élevage des canards.

Le succès de sa méthode a permis d’essaimer dans toute l’Asie du sud-est.

Au Japon, environ 10.000 paysans l’ont adoptée, tout comme de nombreux paysans au Cambodge, en Corée du sud, au Vietnam, aux Philippines, en Thaïlande et en Malaisie. Ces paysans ont pu ainsi accroître leurs rendements de 20 à 50 % ou plus, dès la première année.

La clef du succès

C’est les canards qu’ils relâchent dans les rizières peu après les semis. Les semis ont trop de silice, ils n’intéressent pas les canetons.

Il faut tabler sur 20 canetons par dixième d’hectare. Ils s’ébattent entre les rangées de riz sans détériorer les plans.

La fin de la corvée de désherbage

L’utilité de ces volatiles pour les plants de riz est importante. Ils mangent les insectes parasites, les escargots pomacea sp. qui attaquent les plants. Ils mangent aussi les graines et les jeunes pousses des mauvaises herbes, utilisant leurs pattes pour les déterrer, oxygénant ainsi l’eau et contribuant à une croissance plus vigoureuse du riz. Une économie de 240 heures de travail de désherbage manuel par hectare. En outre, les canards restent dans les rizières 24 heures sur 24. Une barrière suffit à les protéger des chiens. Un carré de terrain au sec leur est réservée et on leur donne des restes de riz issus de la fabrique qui polit le riz. Les canards restent en libre parcours jusqu’à la montée en graine.

A ce stade, on les rassemble dans une cabane. Ils y pondent leurs premiers œufs qui sont ensuite vendus sur le marché.

Le canard n’est pas le seul à enrichir les rizières. La plante aquatique Azolla sp. qui abrite une bactérie (symbiose) recouvre la surface de l’eau. Cette plante, très prolifique, double de taille tous les trois jours. Elles est récoltée pour le bétail. Elle recouvre la surface de la rizière en protégeant ainsi les gardons.

Les poissons mangent les fèces des canards et des daphnies (puces d’eau) qui mangent le plancton. Les poissons et les canards produisent de la fumure pour les plants de riz ; ces derniers offrent un abri pour les canards.

Une ferme japonaise bio de deux hectares produit 7 tonnes de riz, 300 canards, et des légumes pour 100 personnes.

La rizière et les canards constituent un écosystème complexe, équilibré, durable ; le seul apport extérieur consiste en des grains de riz pour nourrir les canards hors de la rizière. La production, déjà donnée, à laquelle s’ajoute les gardons. La ferme de Furuno de 2 ha comporte 1,4 ha de rizières, le reste est consacré aux légumes.

Conclusion

Si l’on applique l’exemple de cette ferme sur un pays, 2% de la population suffisent pour nourrir biologiquement une nation entière ! Le Japon peut devenir autosuffisant.

Nul besoin des OGM. Cela est valable pour toute l’Asie du sud-est. La méthode Aigamo fait éclater le mythe selon lequel la riziculture biologique demande beaucoup d’heures de travail.

Selon nos informations, les mythes s’effondrent un à un. Un seul, à notre humble avis, restera ancré dans le cœur de tout paysan raisonnable et de bon sens. Il ne peut y avoir d’agriculture saine et profitable que dans le respect des interactions entre le sol, les animaux et les hommes. Une culture sans intrants naturels est un génocide programmé. Contrairement aux ruminants, le tracteur ne contribue pas à la fertilité du sol. Il ne fournit ni lait, ni beurre, ni ….bouses ! Pis, il tasse les terres, détruit la faune, et pollue avec des substances non renouvelables. L’agriculture traditionnelle est fondée sur la diversité, la nature a bien donné l’exemple. L’agriculture ancestrale n’est d’ailleurs pas un mythe, c’est une réalité.

D’après un article de l’Ecologiste N°14 Nov/Déc 2004

Croissance quasi record des cultures OGM dans le monde
Les surfaces de cultures génétiquement modifiées ont connu leur deuxième croissance de tous les temps pour atteindre 81millions d’hectares (200 millions d’acres) en 2004.
Selon un rapport rendu public le 12 janvier et rédigé par Clive James, président et fondateur de l’International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA), ces surfaces ont augmenté de 20 pour cent dans le monde, soit de 13,3 millions d’hectares (32,9 millions d’acres).
L’étude révèle qu’environ 8,25 millions de cultivateurs, dans 17 pays, ont eu recours aux cultures biotechnologiques, soit 1,25 millions de plus qu’en 2003, dans 18 pays. Il faut noter que 90 pour cent de ces cultivateurs se trouvaient dans des pays en développement. En fait, pour la première fois, la croissance absolue en superficie a été plus grande dans ces derniers (7,2 millions d’hectares) que dans les pays industrialisés (6,1 millions d’hectares).

Les Etats-Unis en tête des «méga-pays biotech»
Le nombre de «méga-pays biotech» (pays dont les cultures biotechnologiques atteignent ou dépassent 50.000 hectares) est passé de 10 à 14 en 2004 grâce à l’addition du Paraguay, du Mexique, de l’Espagne et des Philippines, ce qui représente une palette diversifiée de pays ayant adopté ces cultures. De cinq, les pays dans lesquels se trouve la majeure partie des surfaces de cultures transgéniques sont passés à huit, soit les États-Unis (59 pour cent du total mondial), l’Argentine (20 pour cent), le Canada (6 pour cent), le Brésil (6 pour cent), la Chine (5 pour cent), le Paraguay (2 pour cent), l’Inde (1 pour cent) et l’Afrique du Sud (1 pour cent). L’Uruguay, l’Australie et la Roumanie viennent s’ajouter au Mexique, à l’Espagne et aux Philippines pour compléter la liste des méga-pays.

Au Canada, les cultures biotechnologiques ont occupé 5,4 millions d’hectares en 2004 (6 pour cent du total mondial), en augmentation de 23 pour cent par rapport à l’année précédente. Ce pays a connu une croissance dans la superficie combinée de toutes les cultures transgéniques : maïs, soja et colza et à l’heure actuelle, 77 pour cent du colza ensemencé au Canada appartiennent à des variétés biotechnologiques. On s’attend à voir la croissance se poursuivre avec l’introduction de caractères nouveaux, en particulier pour le maïs transgénique.

Les pays en voie de développement s'engagent dans les OGM
On constate ainsi une augmentation de 35 pour cent des surfaces consacrées aux cultures transgéniques dans les pays en développement, contre une croissance de 13 pour cent dans les pays industrialisés. Pour la première fois, la part des premiers a représenté plus du tiers des surfaces mondiales consacrées à ces cultures. Selon M. James, cinq pays en développement majeurs — Chine, Inde, Argentine, Brésil et Afrique du Sud — auront un impact significatif sur l’adoption et l’acceptation de cultures transgéniques à l’avenir. L’autorisation donnée par l’Union européenne pour l’importation de deux variétés transgéniques de maïs ainsi que des signaux prometteurs provenant de Chine alimentent l'optimisme . Ce pays va sûrement donner son approbation pour le riz Bt dans un proche avenir, probablement en 2005, ce qui se traduira par l’adoption de la culture alimentaire la plus importante dans le monde et aura un impact majeur au niveau planétaire sur l’acceptation de variétés transgénique d’aliments pour les humains et pour les animaux et de fibres.

D’ici la fin de la décennie, selon les prévisions de l’ISAAA, jusqu’à 15 millions d’agriculteurs cultiveront des plantes transgéniques sur 150 millions d’hectares dans un nombre de pays qui pourra atteindre 30.

Notes sur L’International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications
L’International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA) est un organisme sans but lucratif copatronné par les secteurs public et privé qui dispose d’un réseau international de centres destinés à contribuer à la réduction de la faim et de la pauvreté en facilitant le partage des applications des biotechnologies agricoles avec les pays en développement et le partage des connaissances relatives aux cultures transgéniques à l’échelle mondiale.
Clive James, président et fondateur de l’ISAAA, vit et travaille depuis 25 ans dans des pays en développement d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique. Il concentre ses efforts sur la recherche agricole et les questions de développement.
Les principaux donateurs de ISAAA sont les grands fabricants de semences génétiquement modifiées comme Monsanto, Syngenta, Bayer CropScience, Cargill, Dow AgroSciences ou encore Pioneer Hi-Bred (filiale de DuPont).

auteur : International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications

L'éruption la plus puissante de l'Univers
Les astronomes viennent d'observer l'éruption la plus puissante de l'Univers grâce au télescope Chandra, télescope destiné à l’observation des sources de rayons X. Elle a été générée par un trou noir supermassif. Les observations montrent l'énorme appétit de ces trous noirs et leur profond impact sur leur environnement.

L'éruption, qui a duré plus de 100 millions d'années, a généré une quantité d'énergie équivalente à des centaines de millions d'explosions de rayons gamma. Cet événement a été causé par l'énergie gravitationnelle dégagée, liée aux quantités énormes de matière qui tombent en direction du trou noir. La plus grande part de la matière est avalée, mais une part est violemment éjectée avant toute capture par le trou noir. Brian McNamara, de l'Ohio University (Athens, Ohio), s'est dit étonné de trouver qu'une masse de 300 millions de soleils ait été avalée. C'est aussi important qu'un autre trou noir supermassif.

L'énorme éruption a été vue sur une image du gaz chaud d'un groupe de galaxies appelé MS 0735.6+7421, gaz émettant un rayonnement X. Deux vastes cavités s'étendent loin du trou noir supermassif, à l'intérieur de la galaxie centrale du groupe. Ce sont les jets en provenance du trou noir qui ont créé les cavités. Le gaz a été expulsé du trou noir à des vitesses supersoniques sur une distance de plus d'un million d'années-lumière. La masse du gaz déplacé équivaut à un trillion de soleils, correspondant à une masse supérieure à celle de toutes les étoiles de notre galaxie.

Les astronomes ne savent pas exactement d'où provient toute la matière avalée par le trou noir. Une hypothèse serait le gaz de la galaxie hôte. L'énergie dégagée montre que le trou noir de MS 0735 a crû très fortement durant l'éruption. Selon des études précédentes, d'autres trous noirs imposants avaient crû très faiblement dans le passé récent, et ce sont seulement des trous noirs plus petits qui se sont avérés être dotés d'une croissance rapide. Ce nouveau résultat est surprenant et excitant, déclare Paul Nulsen, du Harvard Smithsonian Center for Astrophysics (Cambridge, Massachusetts).
Ce trou noir banquette alors qu'il devrait jeûner, indique-t-il.

auteur : © 2004 Centre International de Recherche Scientifique

Un carburant à base d’huile d’algue
Les mayas et les aztèques de l’actuel Mexique utilisaient des spirulines (Spirulina maxima) qui sont des algues microscopiques comme complément alimentaire. Ces algues qui portent le nom de tecuitlatl en langue nahuatl sont naturellement très riche en protéines.

Il se pourrait bien que des algues microscopiques cette fois riches en lipides deviennent en partie une solution technique aux problèmes énergétiques liés à la fin annoncée du pétrole. Des scientifiques américains, japonais, allemands et français recherchent actuellement à produire à l’échelle industrielle du carburant à base d’huile produite par ces algues riches en triglycérides.

Pourquoi les algues microscopiques ? L’obtention de biocarburants à partir de cultures de colza, betterave ou blé nécessite d'importantes surfaces cultivables. Il faudrait par exemple cultiver 118% de la surface totale de la France en tournesol pour remplacer tout le pétrole consommé par les français. De plus le rendement de l'opération n'est pas toujours optimum.

Il existe des espèces d’algues microscopiques très riches en huiles (jusqu’à 50% de leur masse). Ces algues sont de véritables centrales biochimiques miniatures capables de fixer le CO2 et de le transformer d’abord en sucre puis en huile grâce au mécanisme de la photosynthèse et à un équipement enzymatique approprié. Les triglycérides obtenus peuvent être convertis facilement en des molécules utilisables dans les moteurs à combustion.

Ces algues sont les meilleurs capteurs solaires qui existent au monde. Leur croissance est très rapide : il est possible d'effectuer une récolte complète en quelques jours, ce qui n’est pas le cas du colza ou du blé. Elles se prêtent facilement à la culture automatisée dans des bioréacteurs. Ceci permet donc une surface de culture beaucoup plus faible que pour la production des biocarburants classiques. Les algues peuvent être cultivées dans des zones arides, là ou le flux solaire est important (déserts…). Elles peuvent même se nourrir de nos déchets.

Les algues microscopiques ont un processus photosynthétique similaire à celui des plantes supérieures. Cependant le rendement est nettement supérieur car ce sont des organismes unicellulaires; leur croissance en suspension dans un milieu aqueux leur permet un meilleur accès aux ressources : eau, CO2 ou minéraux.C’est pour ces raisons que les algues microscopiques sont capables, selon les scientifiques américains du NREL (National Renewable Energy Laboratory, de synthétiser 30 fois plus d’huile à l’hectare que les plantes terrestres utilisées pour la fabrication de biocarburants.

Les chercheurs américains ont sélectionné des espèces et des souches capables de vivre dans l’eau salée et particulièrement riches en huiles. Des recherches en biologie moléculaires ont lieu pour essayer d’obtenir des algues génétiquement modifiées capables de meilleures performances en production d’huile.

D’autres espèces d’algues microscopiques possèdent des enzymes du type hydrogènases qui leur permettent de fabriquer du dihydrogène.

La solution à tous nos problèmes ? Si les carburants obtenus à partir d’huile végétale sont intéressants d’un point de vue biotechnologique, il coûte encore aujourd’hui deux fois plus cher d’obtenir du carburant à partir d’algue qu’à partir de pétrole. Ces nouveaux carburants ne deviendront concurrentiels sur le marché que lorsque que les prix du pétrole auront doublé. A moins que ne soient lourdement eco-taxés les carburants à base de pétrole du fait de leur impact sur le niveau de CO2 atmosphérique et corrélativement sur le climat.

Mais il se pose d’une part le problème de l’approvisionnement en eau, de la gestion des immenses fermes de culture dans le cadre d’une production industrielle à grande échelle : problème de contaminations, de traitement des eaux, du sel…

D’autre part, pour obtenir un rendement optimal, les algues ont besoin de C02 en grande quantité dans les fermes de production. Ces fermes devraient donc être couplées à des centrales thermiques classiques (au charbon par exemple). Dans cette perspective, les algues permettraient de diminuer les rejets de CO2 mais ceux-ci seraient toujours très importants. Le CO2 provenant des centrales thermiques serait assimilé par les algues mais le carbone serait ensuite rejeté dans l’atmosphère par la combustion dans les voitures…

Enfin, même la découverte d’un carburant 100% propre ne résoudra pas les problèmes d’engorgement urbain et de déstructuration des villes comme à Pékin, San Francisco ou Paris.

auteur : notre-planete.info (Olivier Daniello)

Périodes glaciaires et grandes marées
Les marees de la Mer du Labrador en transportant, il y a des millions d'annees, d'enormes icebergs originaires de l'Arctique, auraient largement contribuées aux differentes periodes glaciaires.
Cette etude, publiee dans le magazine Nature du mois de novembre, est la première a suggerer l'existence d'un lien entre les marées et les évenements Heinrich, phénomenes traduisant une affluence colossale d'icebergs en provenance de l'Arctique il y a 60.000 a 10.000 ans de cela.

L'equipe internationale, co-dirigee par le professeur Jerry Mitrovica, du Departement de physique de l'Universite de Toronto, a montre que les marées, en cassant des blocs de glace de la banquise qui recouvraient alors le nord du Canada, contribuaient grandement aux pics de froid des periodes glaciaires. Cette decouverte permet de mieux comprendre jusqu'a quel point le climat peut etre sensible a certains facteurs, tels les courants oceaniques, les marées, ou la banquise. A terme, ces données devraient permettre d'ameliorer les previsions climatiques.

Un logiciel informatique a permis de dater les anciennes grandes marées a partir d'un ensemble d'informations relevees sur les marées du monde entier de nos jours. Les resultats, valables a 92%, montrent que les marées les plus hautes coincident avec les evenements Heinrich. Les chercheurs sont donc certains du lien entre une emergence d'icebergs et les marees.

Toutefois, ainsi que le precise le Professeur Mitrovica, ces resultats ne peuvent être directement exploitables dans le cadre de l'etude sur les changements climatiques qui nous préoccupent actuellement.
Si beaucoup de facteurs influencent notre climat, il est maintenant évident que les grands marees ont été un catalyseur d'importants changements climatiques, il y a de cela des millions d'années.

auteur : Etude de l'Université de Toronto publiée dans la revue Nature de novembre 2004

LE FOIE GRAS EST LE FOIE MALADE
LE FOIE GRAS EST LE FOIE MALADE D'UN ANIMAL TORTURÉ ET TUÉ. C'est l'organe malade d'un canard ou d'une oie, gavé de force plusieurs fois par jour au moyen d'un tube de métal enfoncé dans la gorge jusqu'à l'estomac, pour contraindre son corps à produire du foie gras, il doit ingérer en quelques secondes une quantité de maïs telle que son foie finit par atteindre presque dix fois sa taille et développe une maladie: la stéatose hépathique. La nourriture ingérée équivaut à une quinzaine de kilos de spaghettis arrivant dans l'estomac d'un humain!

En se débattant lorsque le tube s'enfonce dans la gorge, ou par simple contraction de son oesophage provoquée par le besoin de vomir, il risque l'étouffement et des perforations mortelles au cou.

L'enfoncement du tube provoque des lésions du cou où se développent des inflammations douloureuses et des germes chez l'animal. Suite au choc du gavage, il est immédiatement pris de diarrhées et de halètements. En outre les dimensions de son foie hypertrophié rendent sa respiration difficile et ses déplacements pénibles.

Si ce traitement était poursuivi, il provoquerait la mort des animaux gavés. L'abattage intervient à temps pour masquer les conséquences du gavage: les animaux gavés sont vingt fois plus nombreux à mourir que dans les autres élevages. Selon les producteurs, le gavage est un phénomène naturel que l'éleveur ne fait que reproduire à l'état sauvage, les oies et les canards sont des oiseaux migrateurs qui pratiquent l'autogavage avant de partir en migration. L'oie est effectivement un oiseau migrateur, mais les canards de Barbarie utilisés pour produire le foie gras ne sont pas migrateurs. Migrateurs ou pas, de toutes façons, les oies et les canards seraient bien incapables de voler. Ils ont même déjà bien du mal à se déplacer. Du fait de la compression des poumons par le foie rendu trop gros, ils ont du mal à respirer, incapables du moindre effort.

UN CONCENTRÉ DE SOUFFRANCES

Cette violence inhérente à la production de foie justifie à elle seule son abolition. Mais le calvaire de ces oiseaux ne s'arrête pas là. Dans les élevages, les canards sont enfer,és dans des hangars puis dans des cages. Dans la nature, les canards passent une grande partie de leur vie sur l'eau mais dans les élevages ils doivent vivre dans des cages si petites qu'ils ne peuvent même pas se retourner, encore moins se mettre debout ou battre des ailes. Les canes, parce qu'elles produisent un foie plus veineux que les mâles, ne sont pas utilisées par l'industrie du foie gras. Pour s'en débarrasser, elle sont le plus souvent broyées vivantes, étouffées dans de grands sacs ou gazées peu après leur naissance, comme le sont les jeunes poussins mâles dans l'industrie avicole. Les canards pour leur part, après l'enlèvement de leur foie, alimentent le marché de la viande. En France, 30 millions d'oiseaux périssent annuellement pour cette habitude culinaire, barbare et cruelle. Le Québec produit présentement plus de 5 000 foie gras de canards par semaine. Le gavage est interdit dans la plpart des pays: Allemagne, Argentine, Autriche, Danemark, Italie, Norvège, Pologne, Répiblique Tchèque etc. En septembre 2004, le foie gras a été interdit en Californie.

MANGER DU FOIE GRAS EST SYNONYME D'INDIFFÉRENCE ENVERS LES SOUFFRANCES D'UN ANIMAL TORTURÉ. IL N'Y A PAS DE GAVAGE SANS ANGOISSE ET DOULEUR POUR LES OISEAUX. LE FOIE GRAS EST UN FOIE MALADE...

Les nuages de pollution refroidissent moins l'atmosphère
Une étude de la NASA a mis en évidence que certains nuages formés de fines particules ne refroidissent pas la Terre comme il est admis couramment. Ceci peut-être lourd de conséquences dans les prédictions sur le changement climatique. Andrew Ackerman auteur principal de l'étude, un scientifique de la NASA's Ames Research Center, Moffett Field, Californie et ses collègues ont découvert que lorsque l'air au dessus des nuages était sec, les nuages de pollution contiennent moins d'eau et reflètent moins l'énergie solaire.

Contrairement aux attentes, les scientifiques ont observé que les nuages de pollution bas ne contiennent pas plus d'eau que les nuages "propres". Or, les nuages bas et chargés en eau refroidissent la planète en réflechissant les rayons solaires.
En effet, vu que les nuages de pollution donnaient moins de pluies, il été admis qu'ils contenaient plus de vapeur d'eau et compensaient en partie le réchauffement de la Terre induit par l'introduction excessive de gaz à effet de serre.

L'exemple grandeur nature qui a permis de déterminer ce fait est le passage des navires et avions sur et au dessus de l'océan Atlantique Nord qui génèrent une pollution massive et visible sous la forme de nuages effilés et longs appelés "ship tracks". L'instrumentation MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiomete) des satellites et des avions qui ont participé à l'étude ont ainsi déterminé qu'il y a moins de nuages contenant de la vapeur d'eau dans les sillons générés par la pollution. Ces nouvelles données ont été introduites dans une nouvelle simulation informatique qui a indiqué qu'en présence d'un air chargé en humidité au dessus des nuages, la teneur en vapeur d'eau augmente dans les nuages de pollution. Cependant, lorsque l'air au dessus d'un stratocumulus est sec, l'hygrométrie des nuages de pollution diminue tout comme les observations qui ont été faites.

L'exemple des côtes françaises et espagnoles
Les satellites d'observation de la Terre, Aqua et Terra ont mis en évidence un nombre important et inhabituel de passages de navires visibles dans les nuages au dessus des côtes françaises et espagnoles le 27 janvier 2003. En effet, les plus gros navires et les avions émettent de très fines particules atmosphériques dans leurs gaz d'échappement qui se combinent avec les particules d'eau pour former des noyaux de condensation à l'origine de nuages de pollution.
Comme les avions qui marquent leur passage dans le ciel par une traînée blanche, les voies empruntées par les navires sont visibles par le sillon de nuages qu'ils forment pendant plusieurs heures. Il est ainsi possible de connaître la vitesse et la date de passage des navires en fonction des nauges générés. Plus les navires sont rapides, plus le nuage sera effilé et concentré.
Ces nuages se forment de préférence dans des masses d'air très humides. Par conséquent, on les observe dans l'atlantique et le pacifique Nord, bien qu'ils aient également été vus au dessus des grands lacs des Etats-Unis.

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36 mégalopoles en 2015
Aujourd'hui la moitié des Terriens vivent dans des mégalopoles et, d'ici 2050, ils seront les deux tiers de la population mondiale. Tel est le bilan alarmant dressé par les spécialistes de l'urbanisation sur l'expansion des villes géantes, lors du forum urbain mondial organisé par l'ONU-Habitat, qui s'est récemment tenu à Barcelone.

Une tendance apparemment irréversible

On peut désigner sous le terme de mégalopole toute ville dont la population s'élève à plus de 8 millions d'habitants. Selon cette définition, choisie par l'UNESCO, on en dénombrait 23 en 1995 et elles seraient 36 en 2015. D'ici cette date, toujours selon l'Unesco, leur nombre ne variera pas dans les pays industrialisés. Il passera en revanche de 17 à 30 dans les régions moins développées.

Pour le géographe Olivier Dollfus, ces mégalopoles sont de deux types bien différents selon qu'elles appartiennent ou non à ce qu'il nomme l'AMM (Archipel Mégalopolitain Mondial), un ensemble de grandes villes qui contribuent à la direction du monde et sont un symbole fort de la mondialisation. Les mégalopoles ne sont plus alors uniquement décrites par leur nombre d'habitants mais par les fonctions qu'elles remplissent et leur influence sur le reste du monde. C'est ainsi par exemple que 90 % des opérations financières mondiales se traitent au sein d'un nombre limité de mégalopoles des pays développés.

Mégalopoles et environnement

Ce n'est pas un hasard si certains termes désignant des habitats précaires sont associés aux plus grandes métropoles des pays pauvres. Parmi les plus connus en France, on peut citer "favela", venu du Brésil, ou encore "bidonville", un mot apparu à Casablanca dans les années 20. On évalue entre 20 % et 30 % le pourcentage des logements créés dans les mégalopoles et qui appartiennent à la "construction informelle" *.

C'est pour une bonne part dans ce type d'habitat que vivent les 2,5 milliards d'humains qui n'ont pas accès à un réseau d'épuration d'eau. Et l'impact des grandes concentrations urbaines sur la pollution des eaux peut en général se mesurer bien au-delà de leurs limites, notamment en aval des cours d'eaux qui les traversent.

La qualité de l'air est un autre enjeu fort des conditions de vie dans les mégalopoles. La pollution n'y atteint pas toujours les sommets que l'on pourrait craindre, mais son retentissement est souvent très large. Les polluants générés dans les grandes villes étant susceptibles de se déplacer et se diffuser à de grandes distances en fonction des mouvements de l'atmosphère. Un réseau de surveillance de l'air dans les mégalopoles a été établi en 1974, sous l'impulsion de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et de l'UNEP (Programme environnement des nations unies). Il permet de vérifier que les seuils préoccupants pour la santé publique y sont souvent dépassés.

* source : Conférence Habitat II des Nations Unies, Istanbul, 1996

Philippe Dorison http://www.cite-sciences.fr

la liste des mégalopoles en 2025
En millions d'habitants
TOKYO - 28,9
BOMBAY - 26,3
LAGOS - 24,6
SAO POLO - 20,3
DACCA - 19,5
KARACHI - 19,4
MEXICO - 19,2
SHANGAI - 18,0
NEW YORK - 17,6
CALCUTTA - 17,3
DEHLI - 16,9
PEKIN - 15,6
MANILLE - 14,7
LE CAIRE - 14,4
LOS ANGELES - 14,2
BUENOS AIRES - 13,9
DJAKARTA - 13,9
TIANJIN - 13,5
SÉOUL - 13,0
ISTAMBUL - 12,3
RIO DE JANEIRO - 11,9
HANGZOU - 11,4
OSAKA - 10,6
HYDERABAD - 10,5
TÉHÉRAN - 10,3
LAHORE - 10
BANGKOK - 9,8
PARIS - 9,7
KINSHASA - 9,4
LIMA - 9,4
MOSCOU - 9,3
MADRAS - 9,1
CHANGCHUN - 8,9
BOGOTA - 8,4
HARBIN - 8,1
BANGALORE - 8,0

SOS-Planete

La quête illégale de l'or sinistre l'Amazonie et ses habitants
L'orpaillage illégal dont les conséquences sont dramatiques pour les écosystèmes et la santé ont été rappelés par L'Association for Tropical Biology and Conservation (ATBC), principale organisation scientifique spécialisée dans l'étude des écosystèmes tropicaux. Celle-ci estime que "la situation a atteint des proportions critiques, particulièrement en Guyane française, au Guyana, au Suriname, au Venezuela et au Brésil".

Ainsi, l'association a déclaré que "des dizaines de milliers de chercheurs d'or artisanaux ont envahi les parcs nationaux et réserves naturelles, où ils dégradent les fleuves et rivières, contaminent les eaux au mercure (utilisé pour agglomérer l'or), se livrent au braconnage, détruisent la forêt et menacent les populations locales indiennes".

C'est pourquoi, l'ATBC exhorte les gouvernements à la mise en place d'un réseau de surveillance efficace autour des gisements aurifères et à contrôler strictement la vente de mercure utilisé pour amalgamer l'or.

Pierre-Michel Forget, spécialiste d'écologie forestière tropicale au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) déplore une nouvelle fois l'explosion de l'orpaillage clandestin depuis la hausse des cours de l'or en 1999. Ainsi, des réseaux d'exploitation de clandestins proches de l'esclavagisme sont en place dans la forêt guyanaise pour exploiter cette activité devenue rentable. Et il ajoute que «Dans plusieurs parcs, la situation est complètement hors de contrôle».

Des mesures de sécurité notables mais insuffisantes.
Cette activité illégale ne cesse de s'accroître en Guyane française malgré différentes opérations "Anaconda" de destruction des villages clandestins régulièrement conduites par les gendarmes qui se déploient par centaine pour mettre fin à une exploitation. Mais les villages sont rapidement reconstruits, les activités reprennent et ces réseaux entretiennent une insécurité qui frappe les habitants locaux et les chercheurs puisque certains centres et équipements sont pillés régulièrement. Déjà, début 2004, des associations locales (GEPOG, Kwata, Umanart, Kulalasi et SEPANGUY) et le WWF (Fonds mondial pour la nature) notaient que "10.000 travailleurs clandestins sur des camps d'orpaillage, 30 barges flottantes sur le fleuve Approuague et 12 camps d'orpaillage dans la Réserve naturelle des Nouragues" étaient présents au cœur de la forêt guyanaise.

Une pollution par le mercure et d'autres maux affectent les écosystèmes et habitants locaux
Le mercure fut utilisé probablement dès 2700 avant notre ère pour amalgamer l'or, l'argent ou d'autres métaux. Aujourd'hui il est employé artisanalement par certains chercheurs d'or pour amalgamer les paillettes d'or. L'amalgame obtenue est ensuite chauffé vers 400-500 °C, ce qui conduit à l'évaporation du mercure. Ce procédé concernerait environ 10 % de la production mondiale d'or.
Pourtant, il cause des dégâts considérables puisque 5 à 10 tonnes de mercure seraient versées chaque année dans les rivières guyanaises touchant les espèces aquatiques puis celles qui s'en nourissent. AInsi, ce métal qui induit des malformations à la naissance se retrouve en bout de chaîne alimentaire dans le poisson ingéré par les Amérindiens. Leur organisme en porte trace, à des niveaux supérieurs aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé.
De plus, les orpailleurs multiplient les bassins d'eau, favorisent également la pullulation des moustiques, vecteurs du paludisme, dans des zones qui en étaient naguère exemptes. Les maladies sexuellement transmissibles sont également en recrudescence.

La France a interdit l'utilisation du mercure en Guyane à compter de 2006. Le précédent du Venezuela, qui a déjà pris cette mesure, laisse Pierre-Michel Forget dubitatif : "Les légaux respecteront la loi, mais pas les clandestins", note-t-il, plaidant pour des contrôles ciblés sur les fleuves, dont certains points de passage sont incontournables.

Où est l'issue à la catastrophe alimentaire ?
Où est l'issue à la catastrophe alimentaire ?
Selon une enquête effectuée début 2001 sur un échantillon représentatif, 2,5 millions d´allemands sont actuellement végétariens. Il y a bien des raisons à cela et, de ce point de vue, l´épidémie d’ESB ne constitue que le point culminant d´un gigantesque scandale alimentaire. Les consommateurs qui se détournent de la viande de bœuf ne peuvent guère trouver une alternative dans la viande de cochon dopée aux antibiotiques, motif pour lequel plusieurs vétérinaires et agriculteurs viennent d’être placés en examen par la justice, certains spécialistes n’hésitant plus à penser que les antibiotiques sont aussi dangereux dans les aliments que les prions. Par ailleurs, ceux qui envisagent de se mettre au poisson devraient prendre connaissance d’une étude récente dans laquelle on apprend que les poissons de la Mer du Nord et de la Baltique sont empoisonnés à la Dioxine, ce qui ne devrait étonner personne compte tenu du degré de pollution des mers et des océans. Quant aux truites et autres carpes d’eau douce, ils pourraient prétendre au titre de produit de substitution idéal s’ils n’étaient pas précisément alimentés avec leurs semblables de la Mer du Nord et de la Baltique transformés en farine de poisson. Dès lors, il ne reste plus qu’à se tourner vers la volaille dont le Ministère de la Santé nous apprend qu’il n´exclue plus une contamination par le prion de l’ESB comparable à celle du mouton et du porc. Ainsi se referme le cercle vicieux.

Pendant des années on a systématiquement caché aux consommateurs le fait qu´ils sont largement exposés au danger de produits alimentaires à risques comme les pesticides, les moisissures empoisonnées dans la purée pour bébés, les asticots dans les poissons, la dioxine dans les poulets, les hormones dans les « vaux-turbo », l’ESB, etc... Cependant, on continue gaiement à tromper les consommateurs et à les mettre en danger. Qui sait que presque 75 % de tous les produits alimentaires passent par des « processus de perfectionnement » industriels ? On injecte du colorant dans les œufs, afin qu´ils aient une jolie couleur jaune. Le rose des saumons de mer n’a rien de naturel, il est à mettre au compte des chimistes alimentaires. Les soupes prêtes à consommer n’ont plus grand chose à voir avec celles, au combien nourrissantes, que nous préparait grand-maman. Au contraire, elles sont le résultat d´une technologie sophistiquée et coûteuse. La pâte servant à fabriquer les nouilles est traitée pour favoriser une cuisson plus rapide des pâtes. L´arôme de pêches de vos yaourts préférés est obtenu grâce à des champignons de moisissure et à des microbes. Il n’est pas rare que des déchets soient à la base de produits alimentaires industriels, comme par exemple les gâteaux de protéine qu’on obtient lors de l’usinage de la viande de poules et qui, après traitement à la soude caustique sont intégrés en tant qu’éléments nutritifs dans les pots au feu en sachets. On pourrait encore évoquer les déchets de l´usinage du soja qu´on adjoint au pain complet en tant que fibres végétales. Les amateurs de sensations gustatives seront sans doute intéressés de connaître le cocktail de fruits de mer, dans lequel les déchets de la pêche sont transformés en purée, puis aromatisés et comprimés sous forme de crevettes ou de calamars. Ainsi il n’y a pas que les auges des animaux qui soient devenues les « poubelles de la société d´abondance », les soupières des hommes ont subi le même sort.

C’est pourquoi, de plus en plus de consommateurs se tournent actuellement vers les produits étiquetés « Bio » ou « Produits du terroir », etc.…
Malheureusement, des exemples récents ont montré que la viande « bio » ne garantit pas une sûreté alimentaire absolue. Plusieurs cas d’ESB ont été enregistrés au sein de troupeaux ne relevant aucunement de l’élevage intensif. C’est la raison pour laquelle, tout comme les autres animaux, ceux élevés en circuit « bio » doivent subir obligatoirement les tests ESB avant d’être abattus. Il faut savoir qu’un éleveur « Bio » a parfaitement le droit de s´achalander en bêtes nouvelles auprès d’un élevage conventionnel et cela jusque 10 % en veaux et 20 % en cochons. Dans ces conditions, l´affirmation des éleveurs « bio » selon laquelle leurs animaux ne reçoivent chez eux que des produits naturels n’est pas une garantie absolue puisque personne ne sait ce que les animaux incorporés aux troupeaux depuis l’extérieur apportent avec eux - l’ESB, mais aussi peut-être la tuberculose ou la fièvre aphteuse. On ne peut plus se fier à rien. Et c’est aussi malheureusement le cas des légumes soi-disant biologiques. Il est bien de ne pas faire usage de pesticides ou d’herbicides mais à quoi cela sert-il quand les champs sont fertilisés avec du fumier ou du purin contenant peut-être les prions de l’ESB capables de survivre plus de 3 années dans le sol. Seul là où n’est plus pratiqué l’élevage d’animaux destinés à la consommation et où aucun épandage de produit animal n’est réalisé sur le sol, on peut être sûr que les pommes de terre, les carottes, les salades et les tomates sont vraiment exemptes de l’ESB.

Au cours des cinquante dernières années, l’agriculture paysanne s’est transformée en une industrie violente. Celle-ci n’est pas seulement violente envers les milliards de bœufs, porcs, veaux et poules qu’elle parque dans des stalags où les animaux sont élevés de la pire des manières, qu’elle fait souffrir dans d’horribles conditions de transport et qu’elle abat au milieu des cris de peur des victimes innocentes. L’industrie agricole est également violente envers la nature et le paysage. En Allemagne par exemple, 3 millions de tonnes d’engrais et 31.000 tonnes de désherbants sont déversés sur les sols chaque année. Le rouleau compresseur de la chimie écrase sur son passage tout ce qui s’oppose à l’exploitation industrielle de la nature : les êtres microscopiques qui vivent dans la terre ainsi que les herbes des champs, y compris le coquelicots et les bleuets.

Malheureusement, seul un petit nombre de personnes ont déjà pressenti avant les autres que ce comportement hostile envers la nature ne pouvait pas induire de bonnes choses. Et en effet, les sols se sont appauvris ; la monoculture a détruit les paysages ; les nuages d’ammoniaque déversés sur les champs lors de l’épandage du lisier se sont transformés en pluie acide. L’agriculture biologique a vu le jour en réaction à tout cela. Elle affirme pratiquer l’élevage des animaux dans des conditions correctes et cultiver dans le respect de l’écologie. En Allemagne, pour donner une idée, seuls 3% de la surface agricole sont consacrés au biologique. La plupart du temps, les animaux élevés sous ce label se portent mieux que leurs congénères : ils disposent de plus d’espace et normalement ils ne devraient jamais avoir été nourris du cadavre de leurs semblables. Quant aux terrains agricoles, ils ont la possibilité de respirer plus librement puisqu’on leur épargne l’adjonction de poison chimique. Cependant, on y pratique l’épandage de fumier et de lisier. Il y a plus : jusqu’en décembre 2000 il était encore permis, dans l’agriculture biologique, de « fertiliser » le sol à l’aide de farine de sang et d’os. Les « libertés » prises par l’agriculture biologique à l’égard de la nature se retournent aujourd’hui contre elle : les animaux achetés dans les élevages conventionnels sèment le doute sur l’ensemble des troupeaux ; le fumier, le lisier ainsi que la farine de sang et d’os répandus sur les champs sont autant de facteurs qui discréditent l’ensemble de la filière bio et laissent planer une ombre sur ses capacités à constituer une alternative crédible aux problèmes posés par la maladie de la vache folle. Il y a des années, de telles choses étaient encore inconnues.

Il est plus que nécessaire de retourner à une agriculture pacifique et naturelle qui élabore des produits sains, de haute qualité, et cela en parfaite harmonie avec la nature. Cela implique également qu’aucun animal ne devrait mourir pour servir ce but - qu’il s’agisse d’animaux d’étable ou de micro-organismes vivant sous la terre. Ainsi, cette agriculture naturelle rejette l’utilisation de l’engrais chimique, des pesticides, du fumier et du lisier. Le sol devrait être fertilisé de façon légère à l’aide de substances naturelles pures et de minéraux. La terre devrais être travaillé de façon douce, à l’aide de déchaumer qui exercent un labour superficiel de la terre ainsi que la charrue plate qui ne meurtrie pas le sol en profondeur.

Le sol est un grand organisme vivant. Tout comme l’homme a besoin de repos après le travail, la terre doit aussi se reposer après une phase active de production. C’est pourquoi sur les champs la méthode ancestrale de rotation triennale devrais être encore utilisé: cultiver la terre que pendant deux années successives alors que la troisième elle reste en jachère et retrouve ainsi des forces nouvelles. Pendant la période de jachère, des herbes et des plantes qui servent à la régénération naturelle du sol peuvent se développer, comme par exemple le trèfle et la camomille. De plus, des milliards de micro-organismes ont la possibilité de rendre sa vitalité au sol. Ils ingèrent le bois, les feuilles et la paille qu’ils transforment en humus très riche sur le plan nutritionnel. Ainsi, ils prennent soin du sol, le fertilise et le rendent sain. Les fruits et légumes qui poussent sur un tel sol sont forts et ont un goût merveilleux. Ces produits de la terre gardent l’âme et le corps en bonne santé.

L’agriculture écologique -biologique continue à utiliser le fumier et le purin comme fertilisant. Cela nuit le sol et aux plantes qui y croissent. Pourquoi ?

‘Le sol est l’estomac de la plante ‘ (Aristote). Tout comme cela se passe pour la digestion de l’homme, un sol sain et qui porte des fruits est habité de bactéries utiles appelées également symbiotes. Un gramme de terre contient des milliards de microorganismes. Comme nous l’avons déjà mentionné, cette vie du sol digère les feuilles mortes, le bois, la paille etc... et le transforme en un compost très fin et très riche en engrais. Or, il est reconnu que l’épandage de lisier et de purin tue ces microorganismes. Généralement, on ne tient pas assez compte du fait que le fumier trop puissant nuit aux bactéries du sol et dérange leur équilibre. Quant au purin, il contient de l’azote présent dans les excréments des animaux. Cet azote - avant tout l’urée contenue dans l’urine agit de la même manière que l’azote présent dans l’engrais artificiel : il passe directement dans le métabolisme de la plante et l’oblige à absorber plus d’eau qu’elle ne le ferait naturellement. Ainsi le blé, les légumes, etc... deviennent plus lourds tandis que les éléments faiblement présents dans le sol ne sont plus absorbés : la plante s’appauvrit donc. Cela se traduit par un goût fade, par une tendance accrue à attraper des maladies et par une faible valeur nutritive. Dans une agriculture naturelle par contre, le sol est nourrit avec attention et délicatesse à l’aide d’essences naturelles pures et de minéraux. La bonne santé du sol se transmet aux plantes, à leur croissance et à leur bonne digestibilité, ce qui est bon pour la santé de l’homme.

De plus, le danger que des prions d’ESB contaminent le sol après épandage de fumier et de purin ne peut être complètement exclu.

Agriculture naturelle = "zone libre d’ESB."

Les plantes ne sont pas seulement le fruit de processus photochimiques. Ce sont avant tout des êtres vivants. Les tomates, les pommes de terre, le blé ont leur propre conscience avec laquelle il est possible de communiquer. Beaucoup de gens savent depuis longtemps que les plantes d’intérieur réagissent aux sentiments et aux pensées des personnes qui les entourent. On a même démontré à l´aide d’instruments de mesure que les fleurs éprouvent quelque chose comme de la peur si l’on s’approche d’elles de manière trop agressive, par exemple pour les couper. Il y a quelques années, le Japonais Maseru Emoto a mis en évidence que l’eau, elle aussi, mémorise et reflète nos paroles et pensées, aussi invraisemblable que cela puisse paraître. Il a montré que des gouttes d’eau en voie de congélation prenaient des formes extrêmement variées, en fonction de la manière que l’on avait de s’adresser à elles en pensées ou en paroles. L’eau placée dans un récipient portant l’inscription « merci » ou « nous travaillons ensemble » formait des cristaux particulièrement beaux et harmonieux. Par contre, l`eau placée dans des carafes aux inscriptions négatives formait des cristaux beaucoup moins beaux. Lors du tremblement de terre qui a détruit Kobe il y a quelques années, le scientifique a constaté que la situation générale de l’environnement se reflétait aussi dans les chaînes de molécules d’eau : lors de la cristallisation de l’eau, leurs combinaisons donnaient toujours des images chaotiques. Trois mois plus tard, une espèce d’« étoile de l’espoir » apparu peu à peu dans les cristaux. Entre temps, beaucoup de personnes avaient aidé et manifesté leur compassion. A l’occasion d’expériences avec du riz, le japonais constata qu’il se passait des choses semblables ; des sentiments et pensées positifs induisaient une fermentation parfumée des grains, tandis que des inscriptions agressives mettaient en marche des processus de putréfaction. Il s’agit là des résultats de recherches qui mettent en évidence le fait que les sentiments et les pensées exercent une influence puissante sur notre environnement - non seulement sur nos semblables, mais aussi sur les animaux et les plantes. Tout est énergie : les plantes, avec lesquelles nous communiquons, aussi bien que nos pensées et sentiments. A tout ce qui est physique, c’est-à-dire au corps, correspond quelque chose de psychique et de spirituel. L’esprit de la vie, dont tout est issu, pénètre dans chaque atome, chaque molécule, chaque pierre et chaque minéral, chaque plante et chaque animal.

La solution est de permettre à l'ordre naturel de la vie de reprendre ses droits face au chaos mondial crée par l'homme.

Cela commence dans la nature par une agriculture pacifique dans lesquelles se pratique une agriculture nourrie de paix et respectueuse de la nature : une agriculture caractérisée par l’assolement triennal, l’absence totale de substances chimiques, de fumier et de lisier, n’exploitant pas les animaux et n’utilisant pas la manipulation génétique.

Une nouvelle agriculture pacifique empli de respect, d'harmonie et d'unité envers la nature, les animaux des forêts, des champs et de la terre avec tous ses micro-organismes qui sont la vie du sol...

Une agriculture éthique où les agriculteurs sont également des protecteurs de la nature et des animaux, où le cycle naturel et l'unité de la vie peut à nouveau s'exprimer dans toute sa plénitude...

Là où les terres agricoles sont travaillées et soignées par des agriculteurs agissant en unité avec la nature, de sorte que les animaux soient épargnés autant que possible par les poisons qui polluent l’environnement.

Il s'agit de respecter la nature, de considérer les animaux comme leurs amis et de les soigner en conséquence afin qu’ils puissent passer leur vie dans la paix et la dignité.

Dans ce domaine, il est essentiel que les hommes qui travaillent la terre, qui prennent soin des fruits des champs et les récoltent, qui s’occupent des prés et des forêts ainsi que des grands comme des petits animaux, le fassent dans une attitude de respect et de considération envers toutes les formes de vie de la nature ainsi que dans la conscience que la force de la Vie est en toute chose. Cela consiste à vivre en paix et à établir une communication positive avec ses semblables ainsi qu’avec nos prochains des règnes de la nature : les animaux, les plantes et la mère Terre.

Et à la mise en ordre active de ce que les hommes ont infligé aux animaux et à la nature au cours des millénaires écoulés.

Il y a quelques années, personne n’aurait compris des expressions comme « sans ESB » ou « sans Dioxine » qui aujourd´hui ont pris tant d´importance. L'avenir se trouve à contre courant de la folie alimentaire frénétique actuelle. Un changement radicale est indispensable pour la survie des générations à venir, nous devons fabriquer des produits alimentaires sains pour une nouvelle époque, dans laquelle diminuera de plus en plus la consommation et donc l´abattage des animaux pour finir un beau jour par disparaître totalement. C´est le génie universel Léonard de Vinci qui prophétisa ceci: « Le jour viendra où l´humanité considérera le meurtre des animaux comme un crime semblable au meurtre contre les personnes. » Le nombre incommensurable d’animaux maltraités implore l´humanité de changer.

Chacun peut, dans l´intérêt de sa propre santé et en vertu du droit qu’il reconnaît aux animaux de vivre, apporter sa contribution a ce but.

Par le respect envers la nature et les animaux, en créant un espace vital où les animaux puissent mener une vie digne des créatures libres , où ils puissent se mouvoir librement et en paix, de manière appropriée à leur espèce, sans crainte d’être persécutés ni torturés, en communication positive croissante avec les hommes qui leur apportent aide et protection, qui leur témoignent respect, considération et amitié à travers leurs sentiments, pensées et actes désintéressés.

...Les animaux grands et petits, qu’ils vivent dans les champs, les prés, les forêts, les rivières et les étangs, etc… devraient recevoir aide et soutien dans des forêts, des prés et des champs grâce à l’édification de biotopes et à l’aménagement de lieux spacieux où ils peuvent se mettre à l’abri et trouver la nourriture et la boisson dont ils ont besoin.

« Une notion plus grande du respect absolu de la vie s’impose. »