La Numérologie Holistique et Humaniste
Il serait vain, illusoire et frappé du sceau du prosélytisme que de vouloir comparer les “ Outils “ de chaque Praticien. Il me paraît plus utile de remarquer que chacun aura ou devrait avoir choisi la/les “ Techniques “ avec lesquelles il se sent naturellement le plus en adéquation. Il en sera de même pour nos clients-patients qui viendront nous voir en fonction de l’attirance qu’ils ressentiront pour la/les méthodes que nous employons.

Découlant de cela l’ouverture de conscience du Thérapeute et l’Intention mise en oeuvre seront déterminantes.
Il sera également important de faire prendre conscience ( progressivement ...) à notre interlocuteur que tout ce qui paraît négatif, dans un premier temps, est là pour nous faire travailler et évoluer et d’autre part notre lien avec le tout de l’univers dont nous sommes partie intégrante et ainsi sortir de la Dualité et de la concurence avec l’autre.
Il m’est agréable à ce sujet de citer Ramtha : L’être humain dit “ l’être s’est égaré “ et moi je dis “ l’être humain s’était garé “ au bord du Chemin avant que de comprendre et de reprendre sa route, car en fait vous êtes toujours sur votre Chemin.

Il est important de comprendre que tout est en nous et arrêter d’aller chercher à l’extèrieur ce qui est à l’intérieur. Du même Ramtha : “ Le Doute est votre seul ennemi “.

Dans ce sens la Numérologie que nous développons, ( pas de prédictions, pas de recrutement, pas de jugements ) est Holistique et Humaniste.
Holistique car l’être est un tout et il est souhaitable d’en avoir une approche globale. Humaniste car nous ne parlons pas de la personne mais de ce qui se trouvait inscrit dés sa naissance dans sa “ Caisse à Outils “ avec le plus grand respect de son Libre-arbitre et Libre-déterminisme.
Comme on le voit nous nous efforçons de ressortir des Clés afin que chacun puisse aller vers une meilleure Connaissance de Soi dans le sens d’un Développement Personnel.
Alors comme avec les chiffres on peut tout dire et son contraire, attention aux manipulations qui pourraient s’apparenter à une forme de Terrorisme Intellectuel, la prudence doit être de rigueur.
Lorsque l’on sait que l’on se positionne dans notre Vie par nos Choix, aussi douloureux soient-ils, si quelqu’un les fait à notre place, on lui permet qu’il nous prenne notre Pouvoir. Le Pouvoir du Thérapeute c’est de rendre son Pouvoir à l’Autre.

Expérimentons puisque la Vie est expérience et chacun se fera son idée mais évitons les a priori en acceptant plus ce qui résonne en nous et moins ce qui raisonne !!! Alors tempérons notre cerveau gauche de l’analyse fonctionnant avec ses “ Pourquoi et Comment “ qui n’est qu’un reflet de l’Ego surdimensionné de l’humain et privilégions un peu plus le cerveau droit de l’Emotionnel, du Ressenti, de l’Intuition* et de l’Enfant Intérieur.

C’est uniquement avec cette humilité présente à l’esprit que l’on pourra tenter de faire oeuvre utile, d’aider et permettre ainsi à l’autre de “ Devenir ce qu’il est “.

Quelques personnalités et la Science des Nombres :

- y faisant référence :
Blaise PASCAL dans “ Les Provinciales “. DESCARTES y fait référence notamment dans l’essai intitulé “ GEOMETRIE “ dont le “ Fameux discours de ou sur la Méthode “ tient lieu d’avant-propos. DIDEROT dans “ Jacques le Fataliste “. BALZAC et FLAUBERT s’y sont également interressés.

- l’ayant utilisé :
On sait que Saint AUGUSTIN pour décrypter certains passages des Saintes Ecritures fit appel à la Science des Nombres.

EINSTEIN s’en servit notamment pour ses Travaux sur la “ Physique microvibratoire “.

- en ayant parlé :
GALILEE ( 1623 ) dans le Saggiatore : “ La nature est écrite en langage mathématique “ reprenant en cela la pensée et les propos de PYTHAGORE : “ Les Nombres régissent l’Univers, ils sont l’expression de la Connaissance de toute chose “. Enfin quand JUNG estimait sur la dernière page de son dernier ouvrage : “ L’Homme et ses Symboles “ que la Science des Nombres était pour l’avenir, le domaine de recherche le plus fécond, on ne peut qu’être en accord avec lui.

Sans oublier l’harmonie générée par les proportions du nombre d’Or : 1,618. Ces proportions que l’on retrouve dans quantité de chefs d’oeuvre de l’Architecture, Peinture, etc ... ainsi que dans la Nature jusqu’à l’implantation des feuilles des arbres.

Alors, si vous souhaitez en savoir plus, à bientôt.....

Jean Claude IMBERT
Numérologue Holistique et Humaniste
Consultations et Formations
Tél : 04-78-06-35-05
Site : www.francenumerologie.net

* Lors de la récente catastrophe en Asie, les animaux à l’état sauvage nous ont encore donné une leçon puisque dans les réserves on n’a retrouvé aucun cadavre, tous les animaux se sont intuitivement éloignés au maximum des côtes. Déjà lors de la tempête de décembre 1999, les animaux étaient sorti des bois avant la tempête à la grande surprise du voisinage et avaient d’autant limité leurs pertes.

Jean Claude IMBERT
Numérologue Holistique et Humaniste
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Chant harmonique, chant de guérison
Le chant exprime vos états d’âme et libère vos émotions. Il vous délivre du poids des mots, les transforme en sons plus signifiants, plus directs. Il calme la peur, l’anxiété. Il structure la personnalité, lui donne des repères. Il est en parfaite alliance avec les événements importants de la vie. Il établit le dialogue. Il le rétablit chez la personne aphasique, emmurée, repliée. Il stimule vos énergies, vous centre à la terre et vous relie au ciel. Il est celui qui vous initie.


Dans le cercle intérieur du son : des vibrations, des mouvances subtiles, des « micro-organismes sonores » que nous appellerons harmoniques. Pour vous donner une image simple, l’harmonique est la « cellule » du son. Plus le son est riche, plus la voix est timbrée, et plus nous avons d’harmoniques. Le principe de ce chant est l’émission simultanée de deux sons en même temps : un son grave et continu – parfois nasalisé- et un autre dans l’aigu. En chantant un bourdon dans le registre grave et en modifiant la cavité buccale – ou la position de la pointe de la langue – vous émettez des sons harmoniques. Ces diphonies, cet aspect multidimensionnel du son, les mongols et les touvas en ont exploités tous les possibles.

Selon certains chamans, le chant harmonique naquit en Mongolie dans les montagnes Altaï où, une chute d’eau « chantait une bien mystérieuse musique ». Dans la rivière Bayen Gol, non loin de là, des animaux furent attirés par ce chant naturel et aquatique, et ils se baignèrent dans ce havre de paix aux sonorités harmonieuses. Les mongols disent d’ailleurs que c’est dans ce lieu sacré que la nature a choisi de soigner les hommes avec le chant Xomej (chant de gorge) que l’on appelle en Occident chant harmonique. Les ethnomusicologues qualifient parfois ce chant à deux voix de diphonique et certaines techniques vocales font penser au son de la guimbarde ou encore aux galops des chevaux dans les steppes. Des chants chamaniques de l’Altaï à la musicothérapie, un même outil : la puissance des sons de voyelles.

Aujourd’hui, la thérapie par les sons harmoniques, que j’ai conçue il y maintenant une vingtaine d’années, permet de chanter l’être tant dans ses musiques internes que dans ses différents champs de conscience. On dispose pour chaque son d’une série de seize harmoniques différentes qui couvrent de très hautes fréquences et qu’il serait impossible de reproduire habituellement par la voix. Perçue comme un chant angélique et extatique, la série harmonique est la source universelle de toutes les formes musicales et échappe de ce fait au tempérament égal des intervalles de notre gamme occidentale. Elle relie notre corps-chanté au clavier universel, au chant du cosmos.

Mais comment notre corps peut-il être stimulé par la voix ? Les vibrations des cordes vocales se propagent dans notre corps notamment par voie osseuse. Le larynx agit comme un diapason qui transmet à la colonne vertébrale les sons que vous chantez. Non seulement, vous ressentez des résonances au niveau du dos mais aussi dans le corps en totalité : des mini-capteurs situés sous la peau réagissent à certaines fréquences, certaines ambiances, tout comme d’autres sont sensibles à la lumière. Tous les acteurs de votre corps, du plus infime au plus grand, vont ainsi bénéficier des sons de votre voix. Plus elle sera harmonieuse, plus votre être sera en accord avec lui-même sur tous les plans. Tout comme un instrument de musique, vous avez besoin de trouver votre tonalité, votre note juste et les thérapies vocales, et en particulier le chant harmonique, en révélant vos blocages, en réveillant vos potentialités sont bien plus que des techniques d’auto-guérison, c’est une découverte de soi.

En thérapie, les effets des sons harmoniques de la voix sont particulièrement révélateurs. Lorsqu'on écoute les chants des moines tibétains, on est frappé à la fois par la rondeur des sons graves et en même temps par des sons flûtés qui dominent au-dessus. Ces derniers sont des fréquences harmoniques.
Elles sont très importantes car leurs vibrations dans l'extrême aigu stimulent le cerveau et entraînent des états modifiés de conscience qui favorisent la relaxation (ondes alpha) et clarifient le mental. Ainsi, les harmoniques que vous produisez naturellement lorsque vous chantez ordonnent vos cellules, structurent votre pensée et affinent votre perception globale. Des expériences scientifiques ont prouvé que certaines séries de sons ascendants ont une action positive sur les cellules cancéreuses. Les différentes combinaisons de voyelles génèrent ainsi des séries de sons harmoniques particulièrement réharmonisantes pour votre équilibre cellulaire.

Plus qu’un yoga de la voix, le chant des harmoniques ouvre une Voie de connaissance de l’être comparable à celle de l’alchimie interne du Tao. L’être s’exprime par son « résonnant » et évolue au fur et à mesure qu’il reproduit chacun des seize harmoniques du son fondamental sur des fréquences aiguës qui stimule ses centres énergétiques, ses cellules, ses glandes endocrines et ses organes. L’énergie se transforme, la vitalité s’accroît, les sens et le mental étendent leurs champs de perception, l’être réintègre sa place dans l’univers.

Philippe Barraqué
Thérapeute de la voix, ethnomusicologue
06.61.35.54.74
Web. www.planetevoix.net

Ateliers La Voix qui guérit®
BP7, 92312 Sèvres cedex
Discographie : Chœur Harmonique de Guérison®, La Voix qui guérit® (DG Diffusion)
Bibliographie : Ouvrages de Philippe Barraqué parus aux éditions Jouvence et Diamantel

La sécu fait la bombe à Pékin
La Sécu fait la bombe à Pékin " (Le Canard Enchaîné 22/09/04)
" Quelques semaines à peine après l' adoption par le parlement du plan Douste-Blazy sur la Sécu, 180 dirigeants français des caisses de protection sociale ont séjourné, aux frais de la princesse, dans les plus luxueux hôtels de Pékin. Motif : participer à l'assemblée générale de l' association internationale de sécurité sociale qui se tenait du 12 au 18 septembre, dans cette fameuse patrie des droits de l' homme. Un millier de délégués représentaient 130 pays dont 30 Allemands, 25 Américains, et pas moins on l'a dit de 180 Français. À croire que la France est fière d' exhiber son trou de la Sécu devant le monde entier.!!!!!

Le premier jour (le 12) les travaux ont été ouverts à 16h30 pour se terminer par un cocktail à 18h. Les 13, 14, 15 et 16 septembre ont été réservés à des cogitations techniques de commissions techniques, ce qui a permis aux congressistes, peu intéressés par ces bavardages, de s' initier aux beautés de la cité interdite.
De même n' était-il pas indispensable de consacrer son après-midi du 17 à suivre l' exposé sur la sécurité sociale chinoise.
Enfin, les débats, qui devaient en principe se clore le 18 ont pris fin la veille... pour avoir quartier libre le 18. Coût du séjour des fonctionnaires de la sécurité sociale française 700000 euros ".

Je suggère de faire suivre ce type d' informations à toutes vos connaissances et de leur donner le même conseil. Un petit copier/coller sur la totalité du message, y compris cette partie, c' est vite fait ! Bien sûr, l' inconvénient c' est qu' on encombre la messagerie avec de tels messages.
Mais finalement moins que les spams et les virus ?

L' inconvénient c' est qu' une fois lancé ce message risque de circuler pendant longtemps sans contrôle. Mais pas autant que le trou de la Sécu. L' avantage, c' est qu' à force d' être diffusé, il finira bien par arriver sur la messagerie de responsables de la Sécu, ou de politiciens qui sont censés passer leur temps à gérer l' argent des contribuables, pas à le digérer....

Alors l' un d' eux se sentira peut-être rougir.

On peut rêver non !

Glaciation de l'Antarctique : une origine atmosphérique ?
Deux articles de la revue Paleoceanography, suite à une autre publication début 2003 dans Nature, battent en brèche la théorie la plus généralement avancée pour expliquer la formation de la calotte glaciaire de l'Antarctique il y a 32 millions d'années.

Durant des décennies, les climatologues ont pensé que la séparation des terres antarctique et australienne il y a 35 millions d'années avait supprimé les courants marins chauds en place, provoquant un refroidissement à l'origine de la couche de glace de plusieurs kilomètres qui recouvrent aujourd'hui le pôle Sud. Mais l'analyse de prélèvements effectués en 2000 sur les côtes de l'île de Tasmanie (qui fut par le passé un pont reliant les deux continents) suggère un autre scénario.

En effet, les chercheurs de l'Université Purdue (Indiana) et de différents instituts américains et internationaux (Suède, Canada, Pays-Bas et Royaume Uni) ont retrouvé la trace, dans des sédiments datant de l'Eocène (entre -54 et -35 millions d'années environ), de fossiles de microorganismes associés aux eaux froides.

Une découverte incompatible avec l'hypothèse d'un courant chaud empêchant la glaciation jusqu'à la rupture des continents. L'équipe note par ailleurs qu'il s'est écoulé deux millions d'années entre l'ouverture des eaux entre la Tasmanie et l'Antarctique et le rapide phénomène de glaciation (en quelques milliers d'années).

Pour les scientifiques, l'explication la plus plausible à l'énigmatique tiédeur de cette région au cours de l'Eocène et son refroidissement ultérieur serait une baisse massive et assez subite des niveaux de dioxyde de carbone dans l'air. Les mêmes avaient déjà mis en avant cette théorie à la suite de l'analyse de fossiles trouvés à El Kef en Tunisie (travaux publiés au printemps 2004).

Cette théorie, qui reste à confirmer, renforce les craintes liées au réchauffement climatique actuel ; elle implique en effet que des changements dans l'atmosphère peuvent avoir un impact important en une relative brève période géologique.

auteur : S&T Presse

Les événements climatiques façonnent la Terre
Selon des chercheurs de l’Université du Texas (Austin, Etats-Unis), des changements significatifs dans la forme de la Terre durant les 28 dernières années seraient liés à des événements climatiques tels que El Niño. La forme de la Terre change parce que les événements climatiques s’accompagnent d’une redistribution de la masse d’eau présente dans les océans, les continents ou l’atmosphère. L’étude a été menée par le Dr Minkang Cheng et le Dr Byron D. Tapley, du Centre pour les Recherches Spatiales de l’université. Les données du Satellite Laser Ranging (SLR), de la Nasa, leur ont permis de mesurer un phénomène d’aplatissement aux pôles et d’élargissement au niveau de l’équateur.

Cheng et Tapley ont observé des événements tels que El Niño/Oscillation australe ainsi qu’une autre oscillation qui se produit dans le Pacifique, qui affectent toutes deux la quantité d’eau se déplaçant dans les océans, les continents et l’atmosphère. Ils ont constaté que deux grandes variations en termes de bombement de la Terre au niveau de l’équateur étaient connectées aux événements forts provoqués par El Niño/Oscillation australe, en 1986-1991 et 1996-2002. Par exemple, durant le phénomène El Niño, de lourdes précipitations associées à des eaux plus chaudes se déplacent dans l’Océan Pacifique central. Cela entraîne une sécheresse en Australie ainsi que des inondations au Pérou.

Similaire à El Niño, mais d’une durée de 20 à 30 ans, beaucoup plus longue autrement dit, l’oscillation qui concerne le Pacifique se caractérise par une fluctuation de température de long terme dans cet Océan. L’oscillation apporte en outre des changements dans la localisation des masses d’eau froide et chaude.

Se produisent ainsi périodiquement des redistributions de masses d’eau présentes à travers les océans, les sols des continents et l’atmosphère, sous forme de vapeur d’eau dans ce dernier cas. Le résultat principal de l’étude, note Cheng, est le fait que le déplacement de masses d’eau à grande échelle se trouve lié aux changements climatiques globaux de long terme. Une des conséquences de ces déplacements de masses d’eau, consiste en de légers mais détectables changements au niveau du champ de gravité de la Terre.

La perception sociale des risques naturels en France
Le numéro 99 des "données de l’environnement" publié le 17 janvier par l’Institut français de l’environnement (Ifen) livre les résultats d’une enquête sur la perception sociale des risques naturels par les Français réalisée par le Crédoc, pour le compte de l’Ifen, en janvier 2004.

Six personnes sur dix déclarent être à l’abri
Majoritairement, les Français ne pensent pas être exposés, là où ils habitent, à des risques naturels. En effet, quand on les interroge, 62% affirment ne pas habiter dans un secteur soumis à des risques naturels. Mais 21% ne savent pas répondre. Parmi une dizaine d’événements possibles, 27% des répondants citent les tempêtes comme le premier phénomène pouvant les menacer dans leur région, devant les inondations (17%) et la sécheresse (13%).

Un sentiment plus fort de risque en région méditerranéenne
39% des personnes interrogées dans la région méditerranéenne déclarent habiter dans un secteur exposé, contre 17% en moyenne nationale. Les risques auxquels les Méditerranéens se sentent le plus exposés dans leur région sont les inondations, les incendies de forêts et les tremblements de terre. A l’opposé, les habitants de l’Ile-de-France s’estiment relativement peu soumis aux risques naturels.

Les activités humaines mises en cause
Les enquêtés ont aussi été interrogés sur les origines des catastrophes naturelles et sur les facteurs qui augmentent leurs impacts. A cet égard, les répondants considèrent que les activités humaines (l’urbanisation et, à moindre titre, l’agriculture intensive) peuvent avoir une influence sur l’ampleur des conséquences. Ils demeurent malgré tout mesurés quand il s’agit de se prononcer sur les origines possibles de la répétition récente des catastrophes naturelles. Ainsi les répondants pensent majoritairement que les catastrophes naturelles sont des phénomènes qui ont toujours existé.

L’Etat est jugé principal acteur de la protection contre les risques naturels
C’est avant tout aux instances publiques que les personnes interrogées confient la responsabilité d’agir pour la protection contre les risques naturels : 34% pensent en premier à l’Etat, puis aux autorités publiques locales comme la commune (18%), le département (16%) et la région (12%). Les opérateurs privés (assureurs, professionnels du logement) ne sont guère cités comme des intervenants potentiels.

SYNTHESE DE MES INVENTIONS ET REALISATIONS
1) LA CENTRALE SOLAIRE de CHAUFFAGE MULTIFONCTIONS :

fondement de mon oeuvre, contrecarrée par une inertie liée probablement à l'influence des lobbies de l'énergie qui en vendant eux mêmes ne tiennent pas vraiment à sa diffusion trop spectaculaire. Produire de l’air chaud c’est pouvoir chauffer tout et n’importe quoi surtout si l’on sait optimiser le simple effet de serre artificiel que connaissent bien les horticulteurs par exemple. ( Pensez à la température à l’intérieur de votre voiture, en plein soleil , quand il fait –10 °C dehors….)

C'est l'art de comprendre que le soleil, c'est avant tout de savoir l'utiliser pour ses performances optiques plutôt que thermique qui n'est que la conséquence du premier facteur.

De très nombreuses applications simples, avec l'air chaud produit par l'effet de serre optimisé, jalonnent mon parcours depuis 27 ans sans maintenance : la Centrale de chauffage intermittent des maisons ou immeubles collectifs, la cuisson d'aliments, le distillat d'eau de mer, la stérilisation, le séchage de poissons ou cacao pour ne citer que quelques produits. Dans le collectif, l'espoir de voir un jour les Architectes remplacer les toitures parapluies ou parasoleil par des Centrales solaires qui produisant, ne serait de que 300 watts au m², serviraient au moins à quelque chose.

Enfin, le développement de la piscine solaire, selon mes données, apporteraient une solution crédible à tant d'utilisateurs frileux, même si l'investissement est encore cher, mais dont l'amortissement est spectaculaire. D'ailleurs j'en profite pour signaler que ma principale détermination est d'obtenir, dans tous les cas ci dessus, une durée d'amortissement réduite de quelques mois à six ans ce qui n'est pas le cas des produits très techniques, dont regorgent les médias parlant du solaire, qui eux ne s'amortissent pratiquement jamais!

2 ) LES MAISONS TRANSBIOTIQUES ou l'art d'économiser l'énergie de chauffage au maximum ( 90 %), mais en plus de créer des conditions métaboliques extraordinaires pour le vivant. Egalement avec les avantages d’être para sismiques , para cycloniques et adiathermique : Chaude en hiver, fraîche en été.

Le développement passe par la création d'emplois et la formation . Et surtout un staff de technico-commerciaux diligents sur le plan prospection. ( Je dispose d'un fichier de prospects documentés de plus de 150 noms de personnes intéressées uniquement pour ces maisons réparties en France et à l'étranger) = 20 000 prospects pour tous mes produits ! Sans pouvoir suivre efficacement faute de moyens..

Les investissements en matériaux se faisant presque toujours sur le lieu de chaque Chantier.

3)) L'ESPACE SOLEIL et ses dérivés ludiques : LE SOLARIUM ( hiver), LE PROTECTEUR SOLAIRE ( Été), le HAMMAM solaire, les VÉRANDAS en films techniques, les petits solariums portatifs., etc.. Pour prendre le soleil en hiver ou en été, sans danger et bronzer " biscotte" si on le souhaite. { l’hiver je prends) mon bain de soleil à + 31 ° C, quand dehors il fait -2 ° C ! ( Nombreux passages à la télé)}

Pas de complications de mise en oeuvre. La charge étant surtout liée, principalement, à l’investissement des approvisionnements en films techniques de haut grade et des profilés spéciaux pour les structures.( En stock)

4) LA COLONNE VENTURI DE PRODUCTION D'ÉLECTRICITÉ :
C'est l'art d'utiliser le soleil et le vent. Je n'arrive pas à trouver les quelques 300 000 euros qui permettraient, au moins, de réaliser un numéro 1 de série, susceptible de produire de l’électricité d'utilisation de proximité au contraire du grand éolien qui consiste surtout à établir et répartir…. des factures.

Les études sont pratiquement terminées mais déjà nous travaillons sur des modèles plus puissants pour tenter de s'adapter à des besoins plus collectifs.

5) Enfin LA CITE DU SOLEIL Une ville de 20 000 habitants,
qui résoudrait parfaitement tous les problèmes écologiques et environnementaux tant de fois réclamés par les hérauts de la politique, qui me laissent, imprudemment , sur la touche.

Toutefois sans cesse, des prétendants se pointent, mais ils ont oublié qu'il fallait beaucoup d'argent pour construire une Ville intelligente,…. sans voiture….. !

6) l’ EOLIPILE
Un grand produit est en train de naître conséquence directe de mon invention primée de la Médaille de Vermeil au Salon International des Inventeurs de Genève sous le nom de : LA POMPE SOLAIRE A VAPEUR qui produira de l'électricité, et pourra aussi s'occuper de l'exhaure de l'eau.

Ces grands projets sont soutenus et animés par d'éminents collaborateurs bénévoles qui n'attendent que de devenir des acteurs, à plein temps, tellement est grande leur motivation.

27 ans d'effort pour mériter de voir se créer une entité d'envergure ( On parle de 30 millions d'euros) ne me déstabilise pas car je sais que les conditions marketing de notre temps se rapprochent du point de cristallisation de mes idées, pour le monde et aussi pour son tiers....

Ma proposition de création de concessionnaires sur toute la planète est pour moi le gage d'un succès immédiat, la création d'emplois et un spectaculaire score pour tous les tissus économiques.

J'ajoute que d’immenses bâtiment de types industriels seront indispensables dans le cas de développement de tout ou partie de mes idées et inventions.

Ne voudriez-vous pas, participer à ce chalenge. ?

Raymond LÉGER

Notre Esprit Kaléidoscope
Commençons par l’étymologie du mot Kaléidoscope : De Kaleis : beau, leidos : aspect, skopein : regarder.
N’est-ce pas admirable que ce petit cylindre de carton, qui arrive à captiver notre imagination à travers la chorégraphie de ses multiples fragments de miroirs multicolores, fascine autant l’enfant que chacun porte en soi, puisque le kaleïdoscope reflète le jeu de notre conscience-miroir-de-soi-miroir-du-monde.

-une pulsion du poignet et les fragments compose un ordre éblouissant….
-une autre impulsion et les morceaux transforment en désordre l’ordre des origines,
-mais une impulsion et les morceaux palpitent, composant un nouvel ordre, une nouvelle forme de percevoir….

Notre esprit est ce kaléidoscope : la vie nous conduit au travers de sa constante transformation, au travers de laquelle nous « mourrons et renaissons » chaque fois que notre perception a besoin de nous transporter dans ce labyrinthe de changements, que nous nous accordons aucun temps « mort » du fait que tout évolue sans cesse.

Avoir confiance dans le mouvement, accepter d’évoluer, « danser » avec lui : c’est le grand défi lancé par la vie à nos émotions qui ne résistent pas à s’attacher, à vouloir maintenir ce qui advient, à tenter de fixer quelques formes pour faire durer une relation, que ce soient des objets ou des espaces, sur lesquels nous projetons des sentiments de sécurité, de paix, de beauté, ou de force.
Qu’il est difficile pour nos esprits, d’accepter de cheminer en compagnie de la marche kaléidoscopique de la vie ! ! !

Retournons à l’étymologie du mot Kaléidoscope :

Ka dans la culture égyptienne représente :
-les forces qui animent l’ordre universel,
-le réservoir des forces vitales qui donnent l’origine à la vie,
-la force universelle continue, génitrice, interactive et indifférenciée.

Sous l’influence d’une émotion, d’un effet subjectif de notre perception nos pensées se disloquent, se dispersent. L’ « ordre » qui orientait avant notre monde intérieur semble se défaire, ce qui avant nous paraissait ordonné, se transforme en chaos désordonné, ce qui était avant présence, devient maintenant absence.

Il nous faut beaucoup de temps pour accepter ces changements en nous, pour percevoir malgré cela une cohérence, afin de retourner au centre de nous même, pour recomposer notre référentiel de vie.

Comme nous tous j’ai vécu d’innombrables fois cette douleur de la déstabilisation de mes croyances personnelles.

J’ai cherché incessamment dans ces moments là un moyen de « contenir mes morceaux » de ne pas exploser, imploser, de me défaire en mille morceaux.

Mon premier réflexe fut de tenter de me libérer des pensées « parasites », négatives, créant un vide dans mon mental par une attitude physique : aérobic, gymnastique intensive…

Mais tout au contraire ma dispersion mentale se nourrissait de ma volonté de dispersion : fuir le mental par le physique créa donc plus de dispersion en moi.

Cette expérience m’a dirigé vers des méthodes plus introspectives, comme la méditation ou le gi gong.

J’ai pu ainsi créer un vide dans mon esprit. Mais où étaient mes pensées à ce moment là ? Quelque part en moi-même attendant la fin de ma méditation pour déborder de nouveau dans mon mental les instants suivants……

Il me vint alors l’idée de réaliser exactement l’inverse, c’est à dire :
Me concentrer sur ces fragments dispersés à moi et en moi, non pour les contenir comme avant mais pour les dissoudre, les absorber chaque fois plus en moi même, laissant que leur ordre propre me guide vers leur acceptation, par la révélation de ce même ordre, ignoré, craint, rejeté par moi, en moi.

J’ai renoncé à lutter contre eux à tenter de leur imposer ce que je pensais que je devais être et commençais à apprendre avec eux ce qu’ils signifiaient que j’étais.

Pour concrétiser cela j’ai commencé à utiliser la méthode qui consiste à réaliser des collages soit :

Chaque fois que je me sentais fortement déstabilisée par une émotion je rassemblais des journaux et des revues au hasard, déchirais les images ou légendes qui attiraient mon attention sans me focaliser spécialement sur aucune d’elles, sans leur attribuer aucune signification particulière.

Par conséquent sur l’effet d’une forte émotion déstabilisante je m’imposais à moi même cette méthode de travail : déchirer, retirer de son contexte initial l’image qui attirait mon attention, sans censure, sans choisir, ni rejeter en essayant ensuite de les réunir par points communs : me guidant par les couleurs ou les formes.

Je commençais le collage avec un premier morceau et ensuite en augmentant la cadence du collage les morceaux suivants selon l’intuition des ressemblances, l’harmonie des tons, le relevé des formes qui s’est dessiné et guidera les suivantes.

Le support initial a été une feuille de papier à dessin mais ensuite je suis arrivé à travailler sur un papier d’emballage ondulé qui nécessite bien plus d’attention ( a-tension) plus de patience.

Quand au geste il est plus mécanique que rationnel, il est compulsif, sans aucune pause entre deux mouvements comme la dynamique du kaléidoscope des images de la vie, qui ne s’attarde à aucun point particulier.

Chaque collage a été réalisé sous l’emprise d’une tension émotionnelle : pleurs, angoisse, colère, anxiété, nervosité, mais aussi euphorie.

La fin du collage s’annonce pour moi quand l’émotion qui l’a initiée arrive à son terme, que je commence à me sentir en paix avec moi même.

Un collage dure en moyenne de quatre à cinq heures d’affilée, le point final est l’ultime morceau de papier collé représentant l’ultime fragment « d’émotion recollée ».

Ensuite je me sens envahie par la sensation d’avoir vidée ma tension physique, ma tête est alors vide ! !

La contemplation de l’œuvre réalisée est toujours une surprise, une révélation, mon angoisse, ma peur, ma colère s’en sont allé là devant moi, éparpillés, réfléchis, recomposés sur le papier, transformés en métaphore, représentés par des souterrains, des chemins, des fenêtres, des abîmes, des visages grimaçants, des gestes..

Au travers du collage, les fragments dissolvent ainsi ce qui les empêcherait de se recomposer dans mon esprit, l’esprit « donne » sa réunion qui se traduit en moi par un sentiment de paix.

Au delà d’être un processus cathartique, miroir du miroir kaléidoscopique de soi, le collage est indiscutablement un art, dans le sens que quelqu’un qui e sent attiré, appelé par cette voie, découvrira peu à peu l’énorme force esthétique que cette technique véhicule.

Fruit d’une expression venue du plus profond de nos émotions, des tripes comme on dit, le collage parle la langue intuitive de nos inconscients et les cadres produits par une pratique du collage sont très appréciés des amateurs des arts virtuels.

Mon objectif actuel est bien sur de partager ces œuvres réalisées, cet art que le collage m’apporte, par des rencontres et des expositions mais c’est aussi de permettre que d’autres personnes intéressées par ce moyen d’auto-connaissance « artistico-catarthique » puissent apprendre à le pratiquer , puissent s’initier à ce voyage vertigineux qu’est le kaléidoscope de soi même, au cours des ateliers-formation où je place mon expérience à la disposition des personnes qui désirent se lancer dans ce voyage pictural à l’intérieur de soi.

Pour me contacter : bbarateau@noos.fr

http://www.bdumesnil.com
http://ass.treflerele.site.voila.fr

"Pour me débarasser de l'ambition humaine, Je m'asseois sur de la mousse dans ma robe Zen de tranquillité,
A travers la fenêtre, c'est la fin de l'automne. Au coucher du soleil des feuilles mortes tourbillonent et tombent sur le sol."

Tesshu Tokusa

Les forêts tropicales, c'est fichu!
Dans un monde dont la complexité ne cesse de croître, la société civile est de plus en plus amenée à s’en remettre à l’analyse d’"experts", à la fois pour le diagnostic des problèmes et pour la proposition de solutions. En tant que spécialistes du monde tropical et des questions environnementales, il nous apparaît aujourd’hui de notre devoir de dire clairement : il est devenu impossible d’empêcher la destruction généralisée des forêts primaires tropicales.

Prétendre le contraire serait laisser l’opinion publique dans l’illusion qu’il existerait au sein des instances mondiales une volonté réelle et sérieuse de préserver ces écosystèmes. Quant aux décideurs, ils savent que la recherche de véritables moyens conceptuels et financiers pour mettre en œuvre de telles politiques fait défaut.

En réalité, les lobbies, les contraintes économiques et même les représentations ou conceptions de la majorité des administrateurs ou techniciens des grandes institutions, concourent à accélérer leur dégradation à un rythme seulement égalé dans l’histoire de la Terre par les grandes catastrophes d’échelle géologique.

Commençons par prendre la mesure de notre ignorance. De la bactérie à la baleine, les chercheurs ont actuellement identifié 1,7 million d’espèces animales et végétales vivantes. Mais il y en aurait en tout de 30 à 50 millions. Ainsi, bien que nous ayons parfois l’impression d’avoir "tout découvert", nous ne connaissons en réalité que 2% à 3% des formes de vie de notre planète. Au moins la moitié de ces espèces vivent dans les forêts tropicales et en sont une partie intégrante. Or, au niveau de destruction actuel, de 50000 à 100000 espèces sont vraisemblablement détruites chaque année. Si l’on suit mathématiquement ce rythme, avec l’espérance de vie d’un Européen (75 ans), les enfants qui naissent aujourd’hui devraient assister à la disparition de l’essentiel des forêts primaires d’Afrique occidentale, d’Amérique centrale et d’Asie du Sud-Est.

A l’exception de rares espaces difficilement accessibles, les forêts primaires d’Amérique du Sud et d’Afrique centrale devraient suivre d’ici le début du prochain siècle. Il est maintenant avéré avec les exemples du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Liberia, de l’Indonésie, du Chili, etc., que les réserves intégrales et les parcs nationaux sont des solutions fugaces, même s’ils permettront in fine de préserver quelques lambeaux d’une destruction totale.

Ce patrimoine mondial s’évanouit sans jamais avoir été étudié avec toute la richesse de sa biodiversité. C’est un peu comme si l’on alimentait un feu de cheminée avec des manuscrits uniques dont le contenu aurait une valeur inestimée.

Mais pourquoi ces forêts sont-elles détruites ? Deux grandes causes peuvent être identifiées : l’extension d’une agriculture permanente et l’exploitation forestière.

La première peut être d’origine locale, réalisée dans le cadre de programmes gouvernementaux de "colonisation" agricole ou financés par l’industrie agroalimentaire. Une part de ces défrichements est sans doute utile, mais beaucoup de projets sont irréalistes et économiquement comme écologiquement discutables : la pauvreté des sols oblige souvent à abandonner la terre après quelques années de culture intensive.

La deuxième cause, l’exploitation forestière, est plus controversée. La FAO, l’institution de l’ONU en charge de l’agriculture et des forêts, considère qu’elle n’est jamais destructrice (sauf quand elle est illégale...). Cette affirmation, pour le moins contestable, repose sur la définition même des forêts, donnée par les "experts" forestiers de la FAO : "Un système écologique couvrant au moins 10% du sol avec des arbres d’au moins 5 mètres de haut, mais n’étant soumis à aucune pratique agricole."

Avec une telle définition, il suffit qu’il reste quelques arbres à l’hectare pour continuer à prétendre qu’il n’y a pas eu déforestation, même si les écosystèmes sont perturbés au point de ne plus pouvoir se régénérer, ou sont tellement fragilisés que des centaines de milliers d’hectares partent en fumée à chaque sécheresse marquée, comme en Indonésie tous les quatre ou cinq ans depuis l’essor de l’exploitation industrielle du bois dans les années 1970.

Espérer une meilleure gestion est largement illusoire : ces forêts primaires sont exploitées précisément parce que leur bois n’est pas cher et permet de fabriquer des coffrages à béton ou des meubles bon marché. Si le bois tropical devenait plus coûteux, il serait délaissé pour d’autres matériaux moins onéreux. Les projets d’éco-certification de l’exploitation restent marginaux. Leur efficacité est discutable et ils servent le plus souvent d’alibi pour ne pas remettre en question les pratiques non durables seulement intéressées par le bois.

Or les forêts ne sont pas des sommes d’arbres ou de mètres cubes de produits ligneux ; ce sont des milieux vivants, nécessaires à la préservation de l’environnement, de l’eau, des sols, de la vie sauvage, ainsi qu’à l’existence de populations humaines en symbiose avec eux.
A ce titre, il faut souligner l’injustice faite aux populations forestières qui, par-delà les discours paternalistes, continuent d’être accusées de la majeure partie des destructions par les instances internationales.

Pourtant, sans idéaliser leur mode de vie, lorsque l’on regarde certains pays - Thaïlande, Indonésie, Cambodge -, les seules régions où subsistent des espaces significatifs en forêts denses sont justement celles où vivent les populations forestières.

Mais, presque paradoxalement, pour extrêmement graves que soient ces dégradations forestières, souvent induites par une course aveugle vers un mode de "développement" à l’occidentale, dont on peut douter qu’il soit généralisable à l’ensemble de la planète, notre inquiétude est aujourd’hui renforcée par les projets censés réduire le phénomène.

En effet, alors que, pendant des décennies, de nombreux "experts" forestiers ont conseillé aux dirigeants des pays tropicaux d’aménager au minimum, de couper les arbres et de laisser les forêts "se régénérer toutes seules", on constate aujourd’hui que cette régénération est loin d’être automatique et que l’on ne sait toujours pas reconstituer un écosystème forestier tropical complexe. De ce fait, les projets de reforestation se limitent la plupart du temps à des plantations d’espèces à croissance rapide du type eucalyptus, acacias ou albizzias, parfois reproduits à partir d’un seul spécimen afin d’essayer de maximiser les rendements, mais avec des risques accrus en cas de maladies ou de parasites. La biodiversité laisse alors place à un productivisme qui, au vu du nombre d’échecs, est loin d’être à la hauteur même des simples espérances financières.

Mais de l’argent est disponible au niveau international pour de tels projets, et cela devrait s’accélérer. Avec le protocole de Kyoto, censé lutter contre l’effet de serre par la réduction du carbone atmosphérique, des sommes considérables sont allouées à des activités de reboisement pour constituer des "puits de carbone". Loin de nous réjouir, cela renforce notre méfiance et appelle trois commentaires :

Même si la question du réchauffement climatique est l’une des plus graves du XXIe siècle, qui promet d’avoir des conséquences dramatiques à l’échelle de l’humanité, le protocole de Kyoto ne sert virtuellement à rien, puisqu’il correspond à environ 5% de l’effort de réduction nécessaire pour limiter significativement le réchauffement. Devant les difficultés quasi insurmontables rencontrées par les économies des pays industrialisés pour réaliser dans les décennies à venir ces seuls 5%, on voit mal, même en faisant massivement appel au nucléaire (ce qui pose d’autres questions), comment on peut espérer atteindre les 95% restants.

L’ensemble des calculs réalisés montre que, même avec des plantations massives et les politiques les plus volontaristes, le reboisement en forêts tropicales ne pourrait contribuer qu’à environ 12% des besoins de ce protocole. Il ne faut donc pas se leurrer sur les possibilités de cette activité. Cela implique que des mesures sérieuses soient prises en amont, dans la réduction de la production de carbone.

Enfin, les forêts tropicales sont de très mauvais puits de carbone lorsqu’elles sont à maturité. On peut donc s’attendre (même si leurs promoteurs s’en défendent) que, comme c’est déjà le cas dans nombre de plantations, une part importante des projets soit réalisée dans des forêts primaires, ce qui est financièrement plus intéressant, car cela permet d’en exploiter le bois avant de planter. Sous la pression des nouveaux marchés boursiers des "droits à polluer", ces écosystèmes forestiers naturels seront donc rasés pour laisser place à des arbres qui fixent plus rapidement le carbone.

Ainsi, au nom d’un protocole illusoire et inefficace, la déforestation, déjà importante et non maîtrisée, devrait s’accélérer dans les années à venir avec l’approbation et le soutien moral et financier de la majorité des grandes institutions internationales et, sans doute, de nombre de personnes sensibles aux questions environnementales, mais qui ne prennent pas la mesure de ces enjeux ou ne voient pas ce qu’elles peuvent faire face aux lobbies économiques.

Aucune solution technique ou technocratique n’est sérieusement envisageable. Seule une formidable volonté populaire et politique mondiale pourrait renverser ces tendances, mais la majorité des "experts", comme la logique financière contemporaine, sont à contre-courant de cet esprit. Nous ne voyons vraiment pas d’où pourrait venir une telle volonté.

Dans ce contexte, nous regrettons donc de devoir réaffirmer, après mûre réflexion, que nous avons dû nous rendre au constat que le phénomène est irréversible et qu’il est devenu impossible d’empêcher la destruction généralisée des forêts primaires tropicales.

Les auteurs:

Frédéric Durand est géographe, maître de conférences à l’université Toulouse-II-Le Mirail.
Francis Hallé est botaniste, spécialiste des forêts tropicales.
Nicolas Hulot est président de la fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme.