Les changements d'occupation des sols de 1990 à 2000 en France
En France, les paysages agricoles, forestiers et naturels prédominent. Entre 1990 et 2000, 2% du territoire a changé de mode d’utilisation. Les paysages urbains ont progressé de manière significative, alors que les prairies et les territoires agricoles hétérogènes comme les bocages ont régressé. Ces changements touchent les paysages et le cadre de vie, ils concernent aussi les habitats de la faune et de la flore.

Les paysages ruraux dominent le territoire français, ils occupent 95 % de la superficie totale. Selon la nomenclature de CORINE Land Cover (CLC) :
- les terres agricoles couvrent 59% du territoire
- les forêts 26%,
- les milieux semi-naturels, zones humides et milieux aquatiques 10%.
Ils remplissent des fonctions indissociables de maintien des ressources naturelles, de production agricole et de cadre de vie de la population française.

La combinaison des caractéristiques naturelles (géologie, pédologie, hydrologie, relief) et des activités humaines détermine les modes d’occupation des terres dont le résultat est une mosaïque de paysages, facteur clé de la biodiversité

Les prairies et les zones hétérogènes diminuent.
L’espace agricole représente 59 % du territoire. Il est dominé par les terres arables (30 % du total), principalement concentrées dans les Bassins parisien et aquitain.

Les prairies (16 %) sont très présentes en Normandie, dans le Massif central, les Vosges et le Jura. Les « systèmes culturaux et parcellaires complexes », où l’on trouve les espaces hétérogènes comme les bocages et les zones de maraîchage, représentent 13 % du territoire et sont surtout présents en Bretagne, dans le Massif central et sur les côteaux du Sud-Ouest, de la Saintonge aux Pyrénées.
De 1990 à 2000, les zones de prairies diminuent de 0,8%. Ce recul se fait au profit des terres arables aux confins du Bassin parisien et du Massif central, et surtout à l’est, en Lorraine. Le mouvement inverse existe également, mais de bien moindre ampleur, avec les transformations de terres arables en prairies dans la Sarthe et la Touraine, l’est de la Sologne et les Ardennes. Ailleurs, c’est un grignotage généralisé des prairies qui se fait le plus souvent par artificialisation au voisinage de zones urbaines ou pour construire des infrastructures.

Les zones agricoles hétérogènes se sont réduites de 0,7%. Les pertes sont assez générales, mais sont particulièrement importantes en Bretagne, en Aquitaine, et sur la façade méditerranéenne.

Au-delà de leur caractère identitaire et patrimonial important, l’organisation « en mailles » des systèmes de prairies et bocages leur confère une fonction multiple de protection des sols contre l’érosion, de rétention des eaux de ruissellement, de préservation contre les pollutions diffuses et d’habitat propice à la diversité de la faune et de la flore.
Leur régression au profit de sols « dénudés » ou artificialisés constitue un facteur aggravant de l’érosion ou des inondations ainsi qu’une perte en capital naturel. Les effets en deviennent évidents en situation de crise.

L’évolution de la forêt
Les forêts et milieux semi-naturels couvrent 35% du territoire métropolitain. Au sein des forêts proprement dites, ce sont les feuillus qui dominent (61%), notamment dans les bordures des couronnes sédimentaires du Bassin parisien. Les résineux (26%) occupent surtout les Landes et les massifs montagneux. Les 13% de forêts restants sont composés de peuplements mixtes. Les Landes, la partie est du Bassin parisien et le Massif central sont des grands espaces d’exploitation forestière.
Au cours des années 90, la superficie forestière a continué de progresser, notamment en feuillus. Les milieux semi-naturels, hors forêts, sont essentiellement constitués de pelouses, alpages et pâturages naturels. La connexion de ces vastes ensembles permet de conjuguer les fonctions de rétention des sols, de protection du réseau hydrographique et d’habitat et de circulation d’une faune variée.

La perte d’usage agricole des sols concerne les zones de piémont ou sols pauvres, abandonnés en raison de leur faible rentabilité. En 10 ans, 0,04% des terres cultivées ont évolué en milieux semi-naturels et forestiers. Inversement, 0,14% des forêts et des espaces semi-naturels sont devenus des territoires agricoles. La forêt méditerranéenne a progressé sur les terrasses abandonnées et regagné des zones incendiées.

Les premières étapes de colonisation par la forêt peuvent être bénéfiques à l’enrichissement de la biodiversité en créant des interfaces propices aux échanges naturels.
L’abandon d’usage agricole ou l’absence d’exploitation forestière est un facteur de destructuration territoriale et peut contribuer à l’aggravation des risques de feux de forêt.

L’étalement urbain…
L’essentiel de la population française est particulièrement concerné par ce qui se joue sur une portion réduite du territoire : 4,8 % de la surface sont, en 2000, sous emprise urbaine. L’armature urbaine, constituée d’un semis plus ou moins dense de villes moyennes et de grandes agglomérations reliées par les principales infrastructures de transports, augmente partout.

L’artificialisation a évolué de + 4,8 % en 10 ans. La périurbanisation s’étale sur les zones résidentielles, les aires d’activités et de loisirs et les routes. La couronne parisienne, l’Ouest breton, la plaine d’Alsace, le couloir rhodanien, le littoral méditerranéen sont les régions les plus touchées. L’artificialisation est souvent une transformation irréversible des sols, leur reconquête par l’agriculture ou la végétation naturelle est très marginale. Sont en jeu le maintien de la biodiversité, la qualité des paysages périurbains, la préservation des milieux fragiles, surtout les cours d’eau, les zones humides et les espaces littoraux.

… sur les terres agricoles
La diffusion de l’artificialisation au sein du paysage rural est générale. Les espaces les plus atteints par la progression urbaine sont les systèmes culturaux et parcellaires complexes et les prairies, ainsi que les terres arables. Les cultures permanentes sont touchées à proximité des agglomérations en croissance, en Provence, dans le Bordelais, le long de la Loire…

La pression foncière induit une spéculation incitant les propriétaires terriens à vendre des terrains agricoles. Le mitage aboutit à une imbrication progressive de l’urbain dans le rural. Aux marges des villes, le territoire, devenu moins homogène, favorise le développement des conflits d’usage notamment entre les espaces résidentiel, agricole, public et naturel.

Les enjeux relèvent des risques naturels (glissements de terrains, coulées boueuses, inondations) liés à la progression de l’habitat dans des zones exposées et à l’imperméabilisation des sols. L’artificialisation est aussi un facteur d’augmentation des sources de pollutions diffuses des eaux.

… le long des axes de communication
L’intensification des déplacements ne se limite pas à l’intérieur des agglomérations, mais contribue à la création d’espaces de transit interurbains, devenus de véritables corridors. Cette tendance à s’affranchir des contraintes géographiques locales se généralise.

Les axes fluviaux ont été de tout temps le support des échanges sociaux et économiques, à des degrés divers selon l’intensité des échanges et selon leur capacité navigable, comme l’indiquent les formes urbaines. Les vallées de la Moselle, de la Lys ou de l’Escaut sont très anthropisées depuis la révolution industrielle, la ville y est quasi continue, tandis que la vallée de la Loire a connu une dispersion de petites et moyennes agglomérations.
La pression se confirme dans les vallées alluviales, dont certaines se transforment en corridors urbains, autour de l’agglomération parisienne (Seine, Marne, Oise et Aisne), les vallées du Rhône, de la Loire, de la Durance…Dans ce contexte, la vulnérabilité aux inondations s’accroît.

Les infrastructures de transports routier, ferroviaire, aéroportuaire et portuaire enregistrent une croissance particulièrement vive (+ 12%). Les constructions de grandes infrastructures linéaires et les implantations d’activités qui les accompagnent fragmentent le territoire. Les axes Paris-Lille, Bordeaux-Clermont-Ferrand, Laval-Rennes, Le Mans-La-Roche-sur-Yon, Brignoles-Nice, Brive-Toulouse-Tarbes, Montpellier-Millau, voire la basse plaine rhodanienne deviennent des« couloirs » artificialisés.

… et du littoral
L’espace littoral a enregistré en dix ans, de façon générale, une urbanisation croissante. Les secteurs les plus concernés se retrouvent au niveau des rivages atlantiques : la Vendée, la partie sud des Landes, le golfe du Morbihan… et de ceux de la Manche : Côtes-d’Armor, ouest du Cotentin, côtes de Nacre et d’Opale.
Tout le long de la façade méditerranéenne, de Nîmes à Narbonne ou de Toulon à Nice, un corridor « artificiel » se densifie, gagne sur l’arrière-pays et menace des milieux fragiles, victimes de leur attractivité.

La France dans le territoire européen
Les évolutions au sein des territoires agricoles français s’inscrivent dans les tendances européennes, telles du moins qu’elles ressortent des résultats partiels et provisoires disponibles.

Les prairies, les territoires agricoles complexes et les cultures permanentes ont reculé en France comme en Europe. Ce recul affecte de l’ordre de 0,20% de l’ensemble de leur territoire respectif ; il s’accompagne d’évolutions antagonistes, notamment aux confins des grandes régions céréalières.

La forêt gagne du terrain en France, alors qu’elle en perd dans de nombreux pays.
Par contre, les végétations arbustives progressent de façon générale, mais pas en France.

L’artificialisation progresse en Europe plus vite qu’en France. En 10 ans, elle s’est étalée sur 0,26 % du territoire européen contre 0,20 % pour la France. Elle s’étend dans les grandes plaines, surtout des Pays-Bas jusqu’à l’est de l’Allemagne et dans la vallée du Pô. Elle s’intensifie dans les zones littorales.

Notes
Corine Land Cover est une base géographique qui décrit l’ensemble du territoire de l’Europe. Elle fournit aux experts du domaine de l’environnement, comme aux gestionnaires et utilisateurs de l’espace, des informations sur la diversité et l’organisation des grands systèmes paysagers.

Plus d'infos sur www.notre-planete.info

Du lisier de porc transformé en pétrole
Le pétrole est trop cher ? Pas de problème. Le professeur Yuanhui Zhang, biologiste à l'université UrbanaChampaign de l'illinois, a trouvé l'énergie de substitution : le lisier de porcs. Le micro-réacteur qu'il a développé transforme les effluents en huile brute.

Sous l'action de la chaleur et de la pression, il a trouvé le moyen de casser les longues chaînes carbonnées du lisier pour obtenir un carburant liquide, de l'eau et du méthane. La substance obtenue est chimiquement proche du pétrole brut avec une teneur supérieure en soufre et en azote. Son pouvoir calorifique atteint environ 85% de celui du pétrole. Elle peut être raffinée pour faire du fioul, des encres ou des plastiques. Elle pourra aussi être utilisée pour produire de l'électricité.

Pas besoin de catalyse. Pas besoin de présécher le lisier. Mais ce procéde simple ne permet pour l'instant de transformer que deux litres de lisier à la fois pour obtenir en une quinzaine de minutes un quart de litre de carburant. Reste qu'il est prometteur. Selon Y. Zhang, un porc charcutier peut produire 75 à 80 litres d'huile brute au cours de sa vie. Un élevage de 10 000 porcs ferait donc environ 4760 barils/an. A 36 € le baril (45$­­), ce serait un supplément de revenu de 12 à 18 € par cochon (10% par tête). L'invention, qui utilise jusqu'à 70% de la matière sèche du lisier, tout en réduisant la consommation d'oxygène et les odeurs, pourrait résoudre le problème du retraitement des effluents générés par les élevages.Elle a surtout un rôle à jouer comme énergie alternative au pétrole.

L'utilisation du réacteur sur la moitié des exploitations permettrait de réduire les importations de pétrole américaines de 1,8 milliards d'euros par an.

Ce qui n'a suscité aucun enthousiasme de la part des pétroliers américains.

L'idée de transformer de la matière organique en carburant n'est pas nouvelle. Les premières recherches datent des années 70. L'expérience avait été tentée avec des déchets végétaux, et abandonnée en raison du coût du procédé et de la baisse du prix du pétrole. A près de 40 € le baril, l'intérêt semble à nouveau évident. Le système pourrait être adapté pour les fientes de volaille, les bouses de vache ou même les excréments humains.

Sources : la France Agricole (15/04/05) et le Sillon

Le gaspillage de l'énergie
De nombreux procédés de transformation de l'énergie thermique en énergie mécanique (utilisable) ont vu le jour dans les différents domaines de l'activité humaine :

-pour les transports : le moteur alternatif à pistons prédomine largement (avec toutes les variantes possibles au niveau de l'agencement des piston et même du mouvement des piston), l'application industrielle des moteurs rotatifs reste anecdotique (bien que Mazda ait gagné le Mans en 1992 grace à un moteur Wankel)
-pour la production d'électricité : turbine à vapeur (ou turbine à gaz) dont la vapeur est chauffée par des chaudières.
-pour l'aviation : la turbine à gaz jouant sur la compression et détente des gaz de combustion afin de créer une poussée.

Tous ces systèmes de transformation d'énergie thermique en énergie mécanique, de technologies bien distinctes et existants depuis plusieurs décennies présentent, sauf exception, un rendement maximum (sur la consommation du carburant) de l'ordre de 35%…

Il est légitime de s'interroger sur le si faible rendement de ces systèmes, basés sur de vieux principes thermodynamiques. Ces systèmes "gâchent" véritablement les 2/3 de l'énergie thermique consommée. C'est à dire que sur 100 frs de carburant consommé dans votre véhicule, 70frs sont gâchés en pertes thermiques (chaleur).


Diagramme de rendement d'un moteur alternatif utilisé actuellement en automobile. Ps : le rendement d'un moteur Diesel est légérement supérieur, d'ou une consommation moins élevée sur les motorisations Diesel.

Des ressources épuisables

Devant les ressources de pétrole qui s'épuisent, un tel gâchis d'énergie n'est plus acceptable, en effet : la production de pétrole semble atteindre son maximum durant le millieu des années 1990 (comme le montre le document suivant). Certaines autres études placent ce pic au milieu de la décénnie 2000-2010.

Malgré cela, il faut bien comprendre que la hausse des prix ne s'est pas encore faite sentir car le prix du pétrole dépend plus de notions politico-économiques que de son réel coût d'extraction. ( 2 à 4 $­­­­­­­ le baril venant d'arabie saoudite ).

On notera que la consommation quotidienne de l'humanité s'élèvevait, en 2002, à environ 75 Millions de barils. Ce chiffre est à comparer à la perte issue des incendies des puits de pétrole de Saddam Hussein en 1991 : plus de 66 Millions de barils sur 6 Mois. Et cela avait été considéré comme une catastrophe écologique et économique par tous les médias du monde...


Courbe de production du pétrole et découvertes annuelles.(Source : Comité Mondial de l'Energie)

En outre, une grande partie de l'économie occidentale (sauf, peut être, les Etat Unis ayant constitué plus de 2 ans de réserve et disposant de ressources, non négligeables) est dépendante des pays de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole). Une telle dépendance est bien dangeureuse (voir les crises pétrolières de 1973 et 1979). Mais d'un autre coté, cette dépendance permet une hégémonie économique des pays industrialisés et consommateurs, tous soumis à un prix homogène de l'énergie. Par contre la taxation actuelle du pétrole rend trés difficile l'émergence des pays en voie de développement. En ce sens, si le pétrole est une source de conflit local (dans les pays producteurs...80% des conflits actuels dans le monde sont d'origine pétrolière), son monopôle énergétique est garant d'une paix mondiale.

On remarquera de plus, que l'électricité, 2ieme énergie du XXième siècle est produite à 60% grâce aux énergie fossiles (et aux USA actuellement toujours à hauteur de 80%).

Les experts estiment qu'il reste environ 50 ans de réserves de pétrole (dans l'absolu, compte tenu de l'évolution de la consomation et des nouvelles découvertes)… Mais il ne faut pas confondre réserves et ressources exploitables, bien que le taux d'extraction, grâce aux nouvelles technologie pétrolières, soit de plus en plus élevé.

Il est temps que l'humanité économise l'énergie fossile et que les industriels et organismes compétents prennent rapidement des mesures, technologiques et comportementales, de rationnalisation. Les entreprises ont trop longtemps négligé le coût environnemental et les économies d'énergie sous pretexe d'un coût avantageux à court terme.

Il est temps d'appliquer ce que les grandes écoles savent si bien nous enseigner : avoir une vision globale et à long terme des investissements.

Syngenta condamné pour avoir vendu un OGM non autorisé
L'entreprise suisse Syngenta s'est vue imposer une amende de 460 000 dollars par les autorités américaines pour avoir vendu pendant quatre ans des semences de maïs transgénique non autorisées. La Commission européenne a demandé de son côté une clarification sur la composition de ce maïs BT-10, et pourrait suspendre l'importation d'OGM destinés à l'alimentation animale provenant des Etats-Unis.

Le 21 mars dernier, le groupe biotechnologique Syngenta a reconnu avoir vendu "par erreur" du maïs BT-10, interdit, au lieu du maïs BT-11, variété autorisée. Commercialisé illégalement depuis quatre ans, le BT-10 a été cultivé sur 15 000 hectares aux Etats-Unis et importé par l'Union européenne depuis 2001, à hauteur de 1000 tonnes. Selon Syngenta, la protéine BT de la lignée BT-10 est identique à celle du Bt-11, qui a été autorisé en 1998 dans l'UE pour l'alimentation animale et humaine (sous forme de produits dérivés comme l'huile, la farine ou les confiseries) et sous forme de maïs en boîte en 2004.

Le groupe affirme par ailleurs que cette variété de maïs « ne présente aucun danger pour la santé humaine ». Un avis que ne partage par la Commission européenne. Bruxelles a en effet annoncé que ce maïs contenait un gène résistant aux antibiotiques et demande au groupe de lui transmettre toutes les informations sur le BT-10.
«Nous pensions recevoir ces réponses cette semaine, malheureusement cela n'a pas été le cas, a déploré vendredi 8 avril le porte-parole de la Commission responsable de la santé. Nous avons de nouveau souligné à Syngenta que nous devions recevoir ces informations (...) pas plus tard que mardi», a -t-il ajouté. Les recherches qui ont été faites -notamment par des ONG- ont révélé que le marqueur de résistance antibiotique du BT10 était de l'ampicilline, un antibiotique indispensable et très largement utilisé pour traiter les infections chez l'être humain et les animaux. Or, la directive 2001/18 de l'Union européenne exigeait que ce type de marqueur résistant à un antibiotique soit retiré des OGM avant la fin 2004. L'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) avait en effet stipulé que ce type de gène « ne devrait pas être présent dans les plantes OGM mises sur le marché ».

Absence de contrôle

En réaction à cette affaire, Bruxelles a demandé à l'Agence européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) de lui fournir une déclaration sur les risques éventuels associés à cette variété de maïs et envisage des mesures à prendre au cas où Syngenta ne fournirait pas les moyens de détection du BT-10 en temps voulu. La suspension temporaire de l'importation de maïs transgénique en provenance des Etats -Unis destiné à l'alimentation animale pourrait alors être décidée, ce qui représente 3,5 millions de tonnes. « Dix kilos de semences BT-10 en France et en Espagne ont été aussi importées pour des essais de recherche. Les matériaux issus de ces recherches ont été détruits », a par ailleurs indiqué le porte-parole de la Commission. Pour les ONG, la dissémination du BT-11 est une parfaite illustration de l'absence de contrôle de la chaîne alimentaire en Amérique du nord. « Le fait qu'un produit illégal ait pu être distribué pendant si longtemps pose un sérieux problème. Les deux tiers du maïs américain nourrissent les animaux, et un tiers atterrit dans les assiettes, commente le Center for Science in the Public Interest, ONG américaine spécialisée dans les questions alimentaires. La technologie des OGM a besoin d'une véritable surveillance gouvernementale, qui ne doit pas se limiter à un feu vert initial». De son côté, Greenpeace Canada souligne que « le fait que le gouvernement canadien ait annoncé le 24 mars dernier qu'il avait entamé une enquête confirme qu'il n'existait pas de contrôle systématique, continu et sérieux des OGM par le gouvernement fédéral. Ceci démontre un fois de plus que le gouvernement canadien protège les intérêts des entreprises comme Syngenta et Monsanto et néglige la protection de l'environnement, la santé publique et les intérêts des agriculteurs », accuse l'ONG.

Véronique Smée

Retrouvez le MDRGF sur son site internet : WWW.MDRGF.ORG

MERCI DE FAIRE CONNAITRE CETTE LISTE AUPRES DE VOS CONTACTS.

M.D.R.G.F
Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures

email : fv@mdrgf.org
site : www.mdrgf.org

Le lombricompostage
Définition: Consiste à produire du compost à l’aide de vers. On utilise les vers rouges de Californie car ils consomment une quantité phénoménale de déchets et ils sont très robustes.
Ils mangent de la matière organique en décomposition. Ils rejettent ensuite les déchets en petites crottes ou tortillons en enrichissant le sol. Ils peuvent absorber et rejeter chaque jour l’équivalent de leur poids. En plus, les vers creusent des tunnels et aèrent la terre en favorisant l’enracinement des plantes et le développement des micro-organismes.
Les vers rouges de Californie produisent un compost riche avec une bonne odeur d’humus. On obtient du lombricompost après 2 ou 3 mois.

1 kg de lombricompost = 10 kg de fumier de cheval

LOMBRICOMPOSTAGE ET COMPOSTAGE

a- Le compostage
Le compostage est une décomposition des matières organiques par les micro-organismes du sol en présence d’oxygène et d’eau (bactéries champignons,…). Ce procédé biologique conduit, après quelques mois de fermentation, à un produit comparable au terreau de bonne qualité appelé compost.

b- Différences
La phase thermophile est longue pour obtenir un bon compost. En effet, il faut 8 à 12 mois de compostage en silo pour avoir un compost stable ou mature (qui ne brûlera pas vos plantes).
Le lombricompostage est un procédé de biooxidation et de stabilisation de la Matière organique, sous l’action combinée des micro-organismes et des lombrics. La dégradation est plus rapide car les lombrics stimulent la population microbienne et accélèrent la transformation des résidus organiques.
On obtient donc un produit stable et mature après 2 ou 3 mois. CONSEILS D’UTILISATION

Le lombricompost ne doit pas être utilisé seul, le mélanger à une portion égale de terreau ou simplement l’incorporer dans le jardin. On peut aussi en mettre dans le fond des pots à planter ou le saupoudrer légèrement sur les plantes.

Source:
www.agrilombric.com

De nouvelles utilisations des céréales
Utiliser les produits agricoles à des fins autres qu'alimentaires n'est pas nouveau. Les champs fournissent aux hommes depuis longtemps des colorants (garance, indigo…), des médicaments (opioïdes, noyaux stérols…), des produits de beauté ou d'hygiène (avoine), des fibres textiles (coton, chanvre, lin), des bases de peinture comme l'huile de lin, des produits « chimiques » comme l'alcool, qui peut maintenant servir de biocarburant, ainsi que le diester peoduit à partir d'huiles végétales(5) ; tandis que les forêts procurent le papier, le carton, le bois de construction, le bois de chauffage… Tous ces produits sont biodégradables, contrairement aux dérivés du pétrole comme les plastiques. Ils sont aussi renouvelables de par leur nature, contrairement aux énergies fossiles. Ils pourraient donc, pour les matériaux comme pour l'énergie, constituer une ressource d'avenir, à condition d'en développer les méthodes de transformation et d'avoir la réelle volonté politique d'appliquer ces solutions.

Ainsi, le chanvre se revèle une ressource prometteuse dans beaucoup de domaines. Non pas le chanvre indien (chanvre « à résine », ou Cannabis indica), mais des variétés de chanvre textile sélectionnées, dont la teneur en THC (tétrahydrocannabinol), le principe stupéfiant de la plante, est inférieure à 0,3 %. Cette plante procure des fibres légères qui servent à fabriquer des papiers fins et résistants. Isolante et résistante, la laine de chanvre est aussi utilisée dans le bâtiment dit « écologique ».

Pendant longtemps, la chènevotte (le bois de la plante) était considérée comme un déchet. Aujourd'hui, cette matière est utilisée comme litière, notamment pour les chevaux, mais c'est la plante toute entière qui intéresse le bâtiment : alors que la fibre est transformée en laine de chanvre, la chènevotte est mélangée à de la chaux pour former des bétons légers, de conception plus récente.

La laine de chanvre est encore peu utilisée dans le bâtiment en France, du fait de son coût élevé(6). En revanche, les bétons de chanvre suscitent plus d'intérêt, et notre pays fait figure de précurseur dans ce domaine. Ce matériau présente beaucoup d'atouts : grâce à ses propriétés isolantes, il se révèle économique à long terme puisqu'il diminue les frais de chauffage ; il fournit un certain confort d'isolation thermique ; enfin, grâce à son rôle de régulateur de l'hydrothermie, l'air est moins sec et donc moins propice à un certain nombre de maladies. Autre avantage non négli-geable : ce produit, entièrement naturel, est recyclable et ne se dégrade pas dans le temps.
Une autre invention, qui vient de voir le jour, concerne les résidus des céréales. Pour fabriquer des matériaux d'emballage et d'isolation, une PME allemande a eu l'idée d'utiliser des matières premières provenant de céréales comme le maïs, le blé ou le seigle. Elle a mis au point un procédé permettant, après extrusion des produits de mouture des céréales, de fabriquer des copeaux et des moules entièrement biodégradables. Dans le domaine de l'emballage, ce nouveau produit permettrait de se passer dans de nombreux cas du plastique. Dans le domaine du bâtiment, il pourrait servir à fabriquer des blocs d'insonorisation des cloisons, des panneaux ou des isolants. Enfin, les copeaux non toxiques obtenus par ce procédé pourraient être utilisés dans la fabrication de jouets. Les inventeurs cherchent maintenant un partenaire spécialisé dans la fabrication de machines d'extrusion adaptées.

(5) Les moteurs adaptés à ces biocarburants ne sont pas encore mis au point. Seule l'utilisation du diester comme supplément dans le gasoil est praticable.
(6) A la différence de l'Allemagne et de l'Autriche, où des subventions gouvernementales lui ont permis de s'implanter avec succès.

M.-H. F. - septembre 2004

Des toits qui protègent de la canicule et du froid
Selon les experts internationaux de l'IPCC (Groupe des experts de l'ONU sur le climat), la canicule dont a souffert l'Europe l'été dernier va devenir plus fréquente d'ici quelques dizaines d'années. Le réchauffement climatique, lié pour une grande part au rejet de CO2 et autres gaz à effet de serre, devrait connaître une nouvelle hausse, correspondant à 1,4 à 5,8 degrés entre 1990 et 2100.
Martin Béniston, professeur de climatologie à l'université suisse de Fribourg, citant une simulation pour une région allant de la Lorraine à l'Autriche et incluant l'Alsace, la Bavière et la Suisse, précise que « des pics compris entre 35 degrés et 45 degrés ne seront pas exceptionnels dans le dernier tiers du XXIe siècle ».
À une échelle plus grande, le scénario prévoit une remontée de 400 à 500 km vers le nord des zones climatiques européennes et une « augmentation des jours caniculaires pratiquement jusqu'en Finlande ».
Le climat de la Suisse « ressemblerait alors à celui de la Provence, celui du sud de la France s'apparenterait à celui de Séville et du sud de l'Espagne », note M. Béniston. Il est alors grand temps de se pencher sur les solutions techniques, notamment dans le bâtiment, qui permettraient de mieux se protéger des fortes chaleurs. En Amérique du Nord, où les étés peuvent être torrides, des ingénieurs réfléchissent depuis des années à des solutions permettant de garder les maisons au frais lors de fortes chaleurs.
Trois solutions sont préconisées : l'ombrage de grands arbres, le toit végétalisé et le toit réfléchissant. La première solution, certainement la plus poétique, est cependant limitée par la lenteur de croissance des arbres. Les deux autres sont actuellement à l'étude, et ont déjà donné lieu à un certain nombre de réalisations intéressantes dans les grandes villes américaines et canadiennes, ainsi que dans certains pays européens comme la Belgique et l'Allemagne.

Les toits végétalisés

Le concept du toit végétal est très ancien : les pays scandinaves l'emploient depuis des siècles pour assurer une isolation thermique. Cette solution connaît une vogue importante chez les nouveaux architectes. Cepen-dant, toutes les toitures ne peuvent pas accueillir une couche végétale, en raison du poids qu'elle représente, ou encore parce que leur pente est trop forte. Lorsque cela est possible, la végétalisation de la toiture comporte de nombreux avantages, sans compter son apport esthétique, fort appréciable dans l'environnement urbain.
Son principe est simple : une structure étanche (membrane de qualité industrielle…) recouvre la charpente, surmontée d'un dispositif isolant permettant d'installer une couche de terre appelée substrat, de quelques centimètres, sur laquelle pousseront les végétaux.
Il existe plusieurs types de toitures végétales : un toit de type « extensif » est constitué d'une faible épaisseur de substrat, et les végétaux utilisés, à racines très superficielles, sont très résistants et demandent peu d'entretien. Les toits végétaux de type « semi-intensif » et « intensif » comportent un substrat plus épais qui permet d'accueillir des végétaux à plus fort développement racinaire et aérien, mais qui demandent plus d'entretien.

Une expérience pilote au Québec

Le Centre de recherches en horticulture de l'université Laval, en collaboration avec la firme Sopranature, a réalisé la végétalisation du toit du Pavillon des services de l'université Laval. Grâce à une technologie utilisant une couche végétale légère et permanente, le toit du Pavillon abrite deux parcelles végétalisées de 230 mètres carrés, où l'on trouve 85 espèces différentes de plantes vivaces, du gazon et de la prairie fleurie. Sélectionnées à partir de la collection du Jardin Roger-Van den Hende, les vivaces se distinguent surtout par leurs qualités rustiques, leur résistance à la sécheresse, et leur capacité à recouvrir le sol tout en poussant peu en hauteur. L'entretien requis est minimal.

Le toit végétal assure de nombreuses fonctions :
Il permet la régulation des eaux de pluie en absorbant une grande partie des précipitations (50 à 100 %), et en relâchant graduellement une partie de l'eau accumulée. Cela évite ainsi l'engorgement des canalisations lors de violents orages.
L'eau récupérée par le toit végétalisé est réinjectée dans le cycle naturel de l'eau par évaporation de l'eau contenue dans le substrat et évapotranspiration des plantes, ce qui contribue à créer un microclimat dans les volumes situés sous la surface du toit. Lors de fortes chaleurs, on observe un effet de rafraîchissement de plusieurs degrés, dû à cette évaporation.
D'un autre côté, durant la saison froide, les toits végétalisés ont un effet de réchauffement en s'opposant à la déperdition de chaleur. Ils permettent en effet de transférer le point de gel depuis la surface immédiate du toit jusque dans la structure du sol qui la surmonte.
Les plantes jouent également un rôle sur la pollution en retenant les poussières et autres impuretés atmosphériques, en dégageant de l'oxygène, et en absorbant du gaz carbonique grâce au phénomène de photosynthèse.
En outre, de telles structures contribuent à la protection phonique des bâtiments (bruits de la ville et trafic aérien).
Enfin, la longévité de telles toitures est augmentée. Alors que les surfaces des toits non protégés subissent d'importantes fluctuations thermiques qui mettent à rude épreuve le revêtement du toit et les structures qui le supportent, la végétalisation permet de réduire les fluctuations de températures d'environ 30 °C. De plus, elle assure une protection contre les effets néfastes du rayonnement ultraviolet et les dommages mécaniques.

Les toits réfléchissants

Cette solution est actuellement à l'étude dans plusieurs villes des États-Unis et du Canada. L'idée de base : empêcher que les rayons ultraviolets qui frappent la toiture soient absorbés par sa surface et transformés en rayonnement infrarouge. Depuis des centaines d'années, ce principe est utilisé de façon empirique dans les régions méditerranéennes, où la blancheur des maisons garantit une certaine fraîcheur à leurs habitants.
Le Lawrence Berkeley Institute Laboratory a calculé, à partir de photographies satellites des grandes villes américaines, que l'utilisation de toits réfléchissants sur 15 % des édifices réduirait leur température moyenne de 3,3 degrés. De plus, la pollution par l'ozone serait diminuée de 12 %, car la chaleur intense est un facteur essentiel pour la formation de l'ozone au sol.
Selon la commission de l'Énergie de la Californie, la plupart des toits traditionnels sont chauds car ils absorbent au moins 70 % de l'énergie solaire. Les toits réfléchissants absorbent moins de 35 % de cette énergie solaire et demeurent entre 50 et 60 % plus frais que les autres en période de canicule estivale.
Les grands centres de recherche américains recensent et éprouvent chaque année des centaines de produits commerciaux réfléchissants. Les moins chers sont les peintures latex spéciales pour toit comprenant des pigments de dioxyde de titane. Selon les experts, en diminuant la température, la généralisation des toits réfléchissants diminuerait la facture de climatisation des édifices et des voitures. Elle aurait par conséquent une incidence globale sur la consommation d'énergie, l'une des principales causes du réchauffement climatique !

M-H. F. - janvier 2004

L'huile de chanvre
L'huile de chanvre et les graines de chanvre émergent comme alternative au poisson dont le taux de mercure ne cesse d'augmenter. De nouvelles études démontrent que la pollution au mercure est un risque alimentaire sérieux pour ceux qui consomment du poisson.

Sébastopol, Ca - Bien que la consommation de poisson soit largement courue par les experts en matière d'alimentation et de nutrition comme bonne pour le coeur et la santé globale, grâce à sa teneur en acides gras essentiels, des études scientifiques soulèvent des inquiétudes dues aux niveaux de toxicité au mercure dans les poissons. Tant le USA Today que le San Francisco Chronicle ont publié des articles en novembre 2002 qui ont soulevé à nouveau un avertissement suite à la publication d'études scientifiques, au sujet des dangers de la présence de mercure dans le poisson. Les bonnes nouvelles sont qu'il existe une alternative saine afin de fournir les acides gras essentiels ainsi que d'autres aliments clés recommandés par les experts en médecine et en nutrition. Ces aliments clés deviennent de plus en plus accessibles tant au Canada qu'aux Etats-Unis : L'huile de chanvre et les graines de chanvre.

Une étude récente concernant la présence de mercure dans les poissons, éditée dans Environmental Health Perspectives, démontre l'occurrence de concentrations dangereuses de mercure dans le sang humain, liées à la consommation de poisson. " Nous avons constaté que si les gens mangent du poisson, le mercure (le niveau de mercure dans leur sang) augmente. Lorsqu'ils s'arrêtent de manger du poisson, le taux de mercure descend", a dit l'auteur de l'étude, DR. Jane Hightower, un Docteur de Médecine interne au Centre médical California Pacific de San Francisco. Les sujets de l'étude, avaient une alimentation qui comprenait une grande consommation de conserves de thon, saumons, espadons, bar de mer, flétan et biftecks. Un article de CNN a récemment signalé que quelques poissons, tels que les poissons issus de la pisciculture, contiennent souvent des niveaux sensiblement plus élevés de toxines que les poissons sauvages.

La pollution au mercure est un problème naissant tant au volet de l'environnement que de la santé, provoquée par plusieurs sources dont les centrales de charbons et les émissions de rebuts d'incinérateur. Tous ces problèmes ont été causés par la main de l'Homme. Le mercure s'infiltre et s'accumule dans la chaîne alimentaire. Les plus gros poissons contiennent généralement les niveaux les plus élevés de mercure. Le mercure peut nuire au cerveau humain et au système nerveux entier, contribuant aux problèmes et à l'affaiblissement des systèmes immunitaires et reproducteurs. Il contribue aussi à augmenter les risques de maladies cardiovasculaires. Les agences gouvernementales de la santé avaient avisé la femme enceinte de réduire leur consommation de poissons, dû au potentiel élevé d'une contamination toxique pouvant altérer le développement des fonctions cérébrales du bébé. La majorité des gouvernements ne limitant pas les émissions toxiques émises par les centrales d'énergie et ne cherchant pas à faire appliquer des règlements afin de réduire ces émissions nocives, cette crise concernant la santé des citoyens ne fera qu'augmenter et s'amplifier tant dans l'esprit des Européens et des Nord Américains que dans l'état de leur santé.

Le résultat des études a créé un dilemme sérieux pour les experts en médecine qui ont encouragé, depuis plusieurs années, la consommation de poisson comme composante clé d'un régime sain et équilibré. Les résultats accentuent le besoin de sources alimentaires alternatives qui seraient libres de toxines, et qui pourraient remplacer le profil nutritif des poissons. " Les graines de chanvre et l'huile que l'on en extrait présentent une alternative saine aux poissons, pour des consommateurs préoccupés et soucieux de la présence de niveaux élevés de mercure ou d'autres contaminants toxiques actuellement présents dans le poisson ", note Lucie E. Létourneau, fondatrice et présidente de Canolio, principale société de produits dérivés du chanvre au Canada. " Le profil des acides gras essentiels contenus dans l'huile de chanvre se rapproche de très près de celui de l'huile de poissons et ce, plus que n'importe quelle autre huile végétale ". Canolio emploie le chènevis canadien (cultivé au Québec) sans l'utilisation sauvage de pesticides ou d'herbicides, et est donc exempt de résidus chimiques dangereux. CANOLIO privilégie la culture biologique… tout comme nos aïeuls le faisaient.

Pourquoi les " AGE " présents dans le chanvre sont si importants dans le régime alimentaire d'aujourd'hui?

Les acides gras essentiels (AGE) sont des composantes de gras dont le corps humain a besoin pour maintenir une bonne santé. Notre corps ne peut produire ces gras essentiels qui doivent donc provenir de l'alimentation. Les acides gras essentiels trouvent leurs sources à partir de deux familles appelées Omega-6 et l'Omega-3. Les diététicien(ne)s recommandent l'huile de chanvre grâce à son ratio idéal d'acides gras essentiels Omega-6 et Omega-3. Dans le livre reconnu " Fats that Heal, Fats that Kill ", d'Udo Erasmus, un nutritionniste de renommée mondiale, il affirme : " La source végétale la plus balancée en acides gras essentiels est l'huile de chanvre ". Les spécialistes de l'organisation mondiale de la santé (qui comprend le Canada, le Japon et la Suède) recommandent des ratios de 4:1. L'huile de chanvre a un ratio de 3:1, qui est donc le ratio naturel connu le rapprochant le plus du ratio idéal pour l'absorption des acides gras essentiels par le corps humain.

On estime que 90% d'Américains ne consomment pas assez d'Omega-3, connu sous le nom de " bons gras ", par les médecins, et qui les recommandent dans un régime alimentaire équilibré. L'huile de chanvre est l'une des huiles végétales contenant des quantités significatives (20%) d'acide alpha-linolénique, un Omega-3 important des acides gras essentiels. L'huile de chanvre et les graines de chanvre sont également une source indéniable d'Omega-3 (aussi appelés acides stéaridoniques). Ces acides gras font partie de la première famille des métabolites des Omega 3 et sont très facilement traités par le corps humain. Les acides gras Omega-6 sont fréquemment ajoutés aux aliments dans la transformation d'huiles végétales communes comme le maïs, le tournesol, et le carthame. Cependant plusieurs personnes ne peuvent pas métaboliser correctement les Omega-6 présentes dans ces huiles, parce que les enzymes requises pour métaboliser ces huiles sont entravées par l'effort, la toxicité environnementale ou le vieillissement. L'huile de chanvre et les graines de chanvre sont une source rare et unique de ces acides gras essentiels peu présentes dans notre alimentation. Les acides gras Omega 6, aussi appelés acides gamma linoléiques (AGL), sont plus faciles pour le corps à traiter, car ils dévient les blocages enzymatiques pour permettre la métabolisation des ces Omega 6. Les acides gamma linoléiques jouent un rôle-clé de régulateur principal des fonctions de T-Lymphocyte dans le système immunitaire et sont impliqués dans le métabolisme et la croissance de cellules.

Il y a d'autres solutions de rechange à base végétale qui livrent également des acides gras essentiels. L'huile de lin textile est fréquemment identifiée comme supplément alimentaire valable, principalement parce qu'elle contient plus de 50% d'Omega-3. Le chanvre pour sa part, contient plus de 75% d'acides gras essentiels. L'huile de chanvre est plus stable que l'huile de lin et sa durée de conservation est le double de celle du lin textile. Les graines, les noix de chanvre et son huile d'un vert majestueux, ont tous un doux parfum et saveur de noisettes. Ils peuvent être utilisés tant en sauces, vinaigrettes, salades, avec les pâtes, les potages, en " croûte " pour les viandes ou encore comme ingrédients nutritifs de fins desserts. Les produits de CANOLIO sont disponibles dans les marchés d'alimentation et les pharmacies.

Lucie LETOURNEAU
Correctrice: Louise AUGER
Source:
http://www.norja.net/sante/html/l_huile_de_chanvre.html