Réaction à la création d'une usine de bioéthanol
La société AB Bioenergy France, filiale de l'espagnol Abengoa Bioenergy, premier producteur européen de bioéthanol, a proposé vendredi la création dans les Pyrénées-Atlantiques d'une unité de fabrication d'éthanol, un biocarburant qui serait produit à partir de maïs.

AB Bioenergy indique dans un communiqué qu'elle va demander un agrément au gouvernement français pour la création d'une unité de production d'une capacité de 180.000 tonnes d'éthanol
L'unité serait implantée à Pardies, à l'ouest de Pau. "Ce projet sera la première unité d'éthanol à partir de maïs en Europe", indique la société selon laquelle 400.000 tonnes de maïs par an seraient nécessaires pour la production du biocarburant.
Le projet représenterait "un investissement de plus de 100 millions d'euros" et doit entraîner la création de "plus de 100 emplois directs et 600 emplois indirects", affirme le communiqué.

La réaction à cet article par Emmanuel Bailly

La culture du maïs est une culture très gourmande en intrants chimiques/organiques, une culture épuisant les sols, une culture laissant le sol nu après récolte et facilitant ainsi son érosion.
Faut-il aussi parler des enrobages de la semence, du maïs transgénique...
Si 700 emplois semblent être créés avec ce biocarburant tant à la mode, il semble important de demander combien d'emplois vont dîsparaître "grâce" à la pollution environnementale générée par cette culture, combien d'argent public sera investi pour dépolluer les eaux et restaurer les écosystèmes fragilisés par cette monoculture. Actuellement combien coûte à la société le traitement des graisses dans les stations d'épuration, ces graisses qui proviennent la plupart du temps de ces aliments "pas cher" ou en "promotion".Combien coûte à la société les farines de viandes, triste indicateur du taux de mortalité favorisé par les conditions d'élevages intensifs ainsi que par la pratique de 20% de réforme systématique dans les troupeaux..nourrit avec du maïs).
Doit-on parler de l'ensilage de maïs et de sa fermentation anaérobie favorisant le processus de méthanisation et donc d'émission de CH4 dans l'atmosphère.
Combien coûte la graisse jaune du maïs "spécial poulet de batterie" et autres viandes "maïsénantes" rejetée dans les stations urbaines? Combien coute cette graisse qui vient vient "booster" la Demande Chimique en Oxygène des eaux usées et par conséquent les consommations énergétiques? Est-il utile de continuer avec ce maïs qui ne présente pas grand intérêt pour l'agriculture française.
Economie d'énergie? pourquoi ne pas privilégier les cultures à base de légumineuses au lieu d'importer le soja..

La première forme d'énergie renouvelable c'est déjà l'agriculture biologique! Aussi avant de parler de biocarburant et laisser croire que le réchauffement climatique va être enrayé par ces "speudo cultures énergétiques", il serait bon de réorganiser, en local et par région, la production d'une alimentation élémentaire, d'une alimentation de base.
Mettre en place un cota régional de production (fruit, légumes..)pour alimenter les collectivités et autres circuits courts, semble plus judicieux..voir plus raisonnable..pour préserver l'environnement:
- limiter les flux de transport entrant et sortant d'un territoire,
- contrôler les entrées de produits agricoles en privilégiant la production in situ,
- répondre à la demande en délimitant des périmètres économiques de proximité,
- permettre aux producteurs et éleveurs de "redevenir prophète dans leur pays",
- répondre aux besoins élémentaires des individus.

Offrir et garantir une alimentation de proximité en se rappelant que la fonction d'un pays, d'un terroir, est avant tout de nourrir les gens qui l'habitent. Une salade n'a pas à traverser les frontières!
vous avez dit sécurité alimentaire? Vous parlez de grippe aviaire? Des cuisse de poulets qui partent en afrique, des poulets bicyclette qui arrivent en france, des lapins chinois ..
Nourrir les individus avec la terre qui les portent, redevient un principe élémentaire de prévention des risques contre les aléas climatiques.
Il semble d'ailleurs que les bouleversements climatiques tels que nous les avons vécus récemment, ne fasse plus beaucoup de distinction entre une Economie de proximité et une Economie de survie..et si différence ily a, elle semble jour après jour fondre comme une peau de chagrin.

Aujourd'hui certaines régions produisent 1.2 millions de bovins à coups d'ensilage et d'enrubannage et importent toute leur alimentation...même les bovins sont réintroduit sur la région limousine pour alimenter les abattoirs ( viande allemande pour les collectivités! et viande française pour les écoles allemandes???))

A qui sert ce brouhaha et ce va et vient incessant de camions?..Les salades,fruits,poulets lapins sont acheminés et distribués via les supermarchés en surnombre. Lorsque vous circulez dans les campagnes, pourtant très vertes, à part le ray grass, le maïs et autres cultures fourragères, les denrées alimentaires directement consommables par le particulier ont été abandonnées.

Après cela, peut-on croire que les biocarburants sont une priorité? L'agriculture biologique en respectant la terre et les individus participe à l'aménagement des territoires et à la lutte contre l'émission des gaz à effet de serre. Elle permet d'anticiper en favorisant des approvisionnements sécurisés.

Elle redessine les territoires en fonction de leurs atouts géographiques. Elle favoise les partenariats de denrées agricoles et les échanges éconimiques en fonction de la spécificité des terroirs. Si la France doit se lancer dans un "plan de culture spécial biocarburant", celui-ci doit être réservé en priorité aux travailleurs de la terre et de la mer.
Ces culture doivent être organisées par le monde agricole et non pas uniquement par les firmes internationales.
Les biocarburants, comme nous avons pu le voir au salon de l'agriculture ne doivent pas être destinés à faire rouler des voitures de courses..

"Manger ou conduire",.. il va falloir choisir..
Emmanuel BAILLY

A la rencontre des paysans bio de Provence
Les 11 et 12 juin 2005, les producteurs bio de la région ouvriront leur ferme au grand public. Dégustations de produits biologiques, rencontres et échanges enrichissants seront au rendez-vous !

C'est une véritable balade bio à travers toute la région que vous proposent ces paysans, avec une soixantaine de fermes ouvertes. Toutes les productions biologiques de la Provence Alpes Côte d'Azur seront représentées : fruits et légumes, vin, plantes aromatiques et médicinales, céréales, miel, viandes (moutons, chèvres, vaches), fromages, olives...

Créée il y a trois ans par Agribio 04, le groupement des paysans bio des Alpes de Haute Provence, la manifestation Floraison bio a pris de l'ampleur au fil des années. Son objectif principal est de favoriser la rencontre entre producteurs et citoyens.
L'occasion pour chacun de trouver des réponses aux questions qui se posent sur l'agriculture biologique : Quels sont ses techniques de production, ses valeurs, ses principes ? Pourquoi des paysans s'engagent-ils dans la voie de l'agriculture biologique ? Quelles sont les garanties du mode de production bio ?

Ces espaces d'échanges informels permettront aussi de réfléchir au mode de consommation dominant, qui épuise les ressources naturelles et produit toujours plus de déchets. Face à ce constat, les agriculteurs biologiques s'efforcent de travailler leur terre dans le respect de l'Homme et de l'environnement.
Le mode de production bio s'inscrit dans une démarche globale et cohérente, dans un souci d'équilibre environnemental, social et économique. Ainsi, les avantages de la bio sont multiples : préservation de la qualité de l'eau, respect du sol et des animaux, maintien de la biodiversité, économie d'énergie, création d'emplois, développement local, maintien du tissu rural...

Nom de l'événement : Floraison bio
Date : samedi 11 et dimanche 12 juin 2005
Lieu : région PACA
Entrée gratuite
Plaquette détaillée : disponible sous la forme d'un carnet de route dans les offices de tourisme et les chambres d'agriculture de la région PACA
Organisateur : Bio de Provence – Fédération d'agriculture biologique
Tel : 04 90 84 03 34
Mail :
contact@bio-provence.org
La liste des fermes est aussi disponible sur : www.bio-provence.org

Irradiation des aliments dans Ouest France
Les inquiétudes des consommateurs et des écologistes. Front de refus contre les aliments ionisés. Une quinzaine d'associations de consommateurs, d'écologistes et d'agriculteurs ont lancé, mardi, à Paris, un appel pour demander l'interdiction de l'irradiation ou ionisation des aliments.

Le député Vert Yves Cochet réclame une commission d'enquête sur l'impact sanitaire des denrées traitées par radiations ionisantes.

Il n'y a guère de cuisses de grenouille qui échappent aux radiations ionisantes. Mais les oignons, ails, lentilles et autres légumes et fruits secs, flocons et germes de céréales, fraises, crevettes, viande de volaille... y ont droit également. Ce traitement est autorisé en France pour seize catégories d'aliments

En fonction des doses utilisées, l'ionisation inhibe la germination des végétaux, ralentit le mûrissement des fruits, inactive les parasites et tue les micro-organismes. Mais « l'ionisation réduit la teneur des aliments en vitamines A, B, C notamment, de l'ordre de 30 %, 40 % et jusqu'à 80 %. D'autre part, des composés dangereux se développent sous l'effet de l'ionisation. Ainsi que des radicaux libres réputés cancérigènes », explique François Veillerette, président du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF).

Des études menées dans les années 60, époque où ce traitement a vu le jour, ont mis en évidence des problèmes de santé chez les animaux nourris avec des aliments ionisés. L'OMS a alors programmé une série d'études qui, pour la plupart, n'ont pas été menées. Pourtant, l'ionisation ne cesse de se développer.

Une nouvelle norme du Codex Alimentarius (corpus de normes alimentaires qui sert de références à l'Organisation mondiale du commerce en cas de différend entre pays), élargit son usage à de nombreux aliments. Elle pourrait être imposée à l'Europe. Des pays en voie de développement - Brésil, Afrique du Sud, Thaïlande, Philippines... - s'équipent déjà d'unités d'ionisation « Nous importons de nombreux aliments de pays déjà équipés qui ne sont pas obligés d'étiqueter et nous ne connaissons pas le volume d'aliments irradiés que nous consommons », remarque le député écologiste Yves Cochet. Les Verts demandent qu'une commission d'enquête soit nommée. Pour examiner le respect de l'étiquetage imposé aux produits traités en France. Pour contrôler la production et l'importation des aliments ionisés. Et pour déterminer la place réelle de ces aliments dans le régime alimentaire français, en évaluant les risques pour la santé, tant de l'homme que de l'animal.
De leur côté, les associations lancent un appel national pour interdire l'irradiation des aliments et leur commercialisation. Car, selon elles, l'ionisation sert surtout à « réduire les coûts de production en contournant les normes sanitaires » et à « allonger la durée de conservation des aliments ».
Anne-Françoise ROGER.

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Attention, protégeons-nous !
les multinationales veulent nous imposer leurs produits OGM. (Article du Canard Enchaîné en date du 02/07/2003, signé par Jean-Luc Porquet.)

"C'est un argument stupide, mais on a beau lui tordre le cou, il finit toujours par repousser. Du vrai chiendent transgénique ! Le voilà : les OGM vont régler le problème de la faim dans le monde.
George Dobeuliou Bush vient de le ressortir en fanfare :
l'Europe doit arrêter de s'opposer aux OGM, car c'est le seul moyen de gagner "la bataille contre la famine à l'échelle planétaire". Comme le dit Jean-Pierre Berlan, directeur de recherche à l'Inra, avec un humour glacial : "Les OGM permettront de nourrir l'humanité à peu près comme les médicaments anti-sida permettent de guérir les Africains."
C'est à dire, on l'aura compris, en les laissant mourir, comme le font aujourd'hui les trusts pharmaceutiques américains, qui préfèrent voir crever des millions de sidéens plutôt que de lâcher un dollar sur leurs brevets.

Quelques contre arguments :

Les OGM sont moins une avancée technologique (d'ailleurs très controversée) que le moyen qu'ont trouvé cinq transnationales, Monsanto, Dupont, Syngenta, Bayer et Dow, pour mettre la main sur les semences, les breveter, les privatiser, et s'en arroger le monopole mondial. Dans le monde que nous prépare ce cartel, tous les paysans du tiers-monde qui sèment les graines récoltées et sélectionnées par eux-mêmes devront abandonner cette pratique.

Si la faim dans le monde était vraiment la priorité des firmes transgéniques, nul doute qu'elles auraient commencé par mettre au point des OGM utiles aux affamés. Mais les trois OGM actuellement les plus répandus dans le monde, soja, maïs, colza, sont surtout destinés à nourrir le bétail. Et leur unique "avantage" est d'être résistants aux herbicides ou aux insecticides : seuls peuvent se les offrir les paysans des pays riches, suffisamment technicisés et subventionnés pour traiter leurs champs avec des produits chimiques.

La faim dans le monde n'est pas due à un problème de semences, comme le dit et le répète Jacques Diouf, directeur général de la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation : "Nous n'avons pas besoin d'OGM. A court terme, la priorité, ce ne sont pas les semences, mais l'eau, les infrastructures, les routes, le stockage et les capacités de conditionnement des denrées". ("Libé", 16/10/02)

Les 800 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde pourraient être nourries dès aujourd'hui. Tous les experts (comme Yannick Jadot, de l'ONG Solagral) le disent : "nous produisons actuellement une fois et demie ce dont l'humanité a besoin pour se nourrir. Tandis que les Occidentaux se gavent, et gaspillent, et deviennent obèses, d'autres meurent : c'est un problème de répartition."

Si Dobeuliou voulait vraiment donner leur chance aux pays pauvres, il cesserait de casser l'agriculture des pays africains en y bradant ses surplus alimentaires, et en y pratiquant une concurrence déloyale. C'est parce que les grandes exploitations américaines de coton sont abondamment subventionnées (d'où des prix artificiellement bas) qu'au Mali, pays parmi les plus pauvres du monde, les petits producteurs de coton doivent se serrer la ceinture.

Bref, ceux qui croient que les OGM vont régler le problème de la faim sont les mêmes qui ont cru que la guerre en Irak avait pour but d'empêcher Saddam de menacer le monde avec ses fameuses armes de destruction massive."

Agriculture et énergie
Agriculture et énergie : certes consommatrice, mais aussi productrice de ressources énergétiques insoupçonnées. Biocarburants, méthanisation, électricité éolienne : l’agriculture y pense chaque jour un peu plus, à mesure que le prix du baril augmente. C’est que certaines pratiques agricoles sont particulièrement liées à l’économie du pétrole. Ses ressources lui permettraient de s’en affranchir partiellement.


5% de l’énergie consommée en France l’est par l’agriculture et 10 % par l’industrie agroalimentaire. Plus de la moitié de l’énergie fossile (pétrole, gaz) utilisée pour l’agriculture, 53 % très précisément, sert à la synthèse des engrais. La synthèse d’une unité d’azote nécessite approximativement un kilo d’équivalent pétrole. Et la part du coût de l’énergie dans le prix final de l’engrais est de 17 %, elle est de moins de 2 % pour un produit phytosanitaire.
La moyenne des dépenses pour les mises en terre des surfaces labourées est de 100 à 150 litres de fuel par hectare pour le maïs et plus de 100 pour le blé. Le séchage des céréales est un autre poste, gros consommateur d’énergie : un maïs à 35 % d’humidité demande 25 à 30 kg de propane par tonne. Concernant l’irrigation du maïs, on compte 0,15 l de fuel par m3 d’eau en système à enrouleur et le maïs demande 1 500 m3/ha soit 220 litres de fuel/ha et 0,08 l de fuel/m3 pour un système d’irrigation intégral…
Au final, la facture en fuel pour une monoculture de maïs labouré, fertilisé à 220 unités d’azote, irrigué à 1500 m3 et récolté à 35 % d’humidité dépasse allègrement les 500 l de fuel/ha/an..
Le rendement moyen actuel d'un hectare de maïs étant de 80 quintaux soit 8 Tonnes de biomasse. Ces chiffres montrent combien l’augmentation du prix du baril pourrait remettre en cause l’économie agricole.

Les risques d’une économie agricole inféodée à celle du pétrole
Ces chiffres n’auraient pas autant d’importance si le pétrole était une ressource inépuisable. L’inconvénient est qu’il va devenir cher. Parce que la demande deviendra supérieure à l’offre avec des puissances émergentes comme la Chine ou l’Inde et parce que les coûts d’extraction et de raffinage vont s’accroître en devant aller chercher du pétrole à - 6000 m sous les océans ou en devant raffiner les sables bitumineux. Selon de très sérieux spécialistes de l’économie pétrolière, comme Jean Laherrère, nous avons atteint les limites de capacité d’augmentation de la production de pétrole, alors même que la demande devrait s’accroître. Nous aurions atteint ce que les spécialistes de l’économie pétrolière appellent le pic de Hubbert.

L’agriculture a pourtant les moyens d’anticiper la crise et de répondre à la flambée du prix du pétrole. D’abord elle est grandement productrice de ressources d’énergie insoupçonnées, lesquelles ne sont pas valorisées : méthane de lisier, biocarburants, pailles combustibles.

Les pailles, une ressource intéressante.
Voyons en « équivalent pétrole » et à rendement énergétique équivalent, la valeur énergétique de quelques productions agricoles. Sachant qu’une tonne équivalent pétrole (Tep) produit 41,86 GJ (Gigajoule), énergie dégagée lorsque le combustible est brûlé. Une Tep correspond à 25,8 quintaux de maïs à 15 % d’humidité. Le blé est un peu moins énergétique, puisqu’il faut 27,2 quintaux pour correspondre à une Tep.
La paille de maïs constitue une autre source d’énergie insoupçonnée, puisqu’une tonne de paille produit 15,2 GJ, soit l’équivalent de 360 kg équivalent pétrole. La réflexion au plan technologique concernant la valorisation énergétique de cette paille de maïs est d’ailleurs bien avancée dans les plaines maïsicoles du Canada. La paille de blé pourrait aussi être valorisée. Le Royaume-Uni n’a pas attendu. À Ely, non loin de Cambridge, une centrale électrique fonctionne depuis 1999 avec 200 000 tonnes de paille/an pour une puissance de 271 GW/h, soit l’équivalent des besoins de 80 000 habitants.
L’autonomie de l’usine est de 76 heures avec 2100 tonnes de capacité de stockage.(Infos sur www.eprl.co.uk). Tout comme la paille de maïs, 3 tonnes de paille de blé équivalent à une Tep. Se pose alors la question de la matière organique des terres, pilier de leur fertilité, et dont la paille est une source importante. Cela pourrait être compensé par l’usage des intercultures, ou cultures dérobées.

Des ressources énergétiques agricoles insoupçonnées.
La valorisation en biocarburants est un autre point qui intéresse l’agriculture, si tant est que les méthodes de productions de biocarburant respectent la terre. Toutes les cultures susceptibles de produire du bioéthanol ne présentent cependant pas le même intérêt si l’on considère le ratio (quantité d’énergie dégagée par 1 litre de biocarburant / quantité d'énergie nécessaire à la production de 1 litre de biocarburant). En effet, il n'y a aucun intérêt énergétique à produire 1 litre de biocarburant, s’il faut consommer ( sous forme de pétrole ou ressources fossiles ) l’équivalent de plus de 1 l de ce carburant. Les études divergent, mais l’on considère le bioéthanol de blé pas intéressant, ce ratio étant de 1,1, il est de 1.6 pour le bioéthanol à base de betterave sucrière et de 1,9 pour les esters d’oléagineux si l’on valorise les co-produits, en tourteaux pour le colza par exemple, une source de protéine pouvant contribuer à remplacer le soja. Ces calculs étant effectués sur la base d’un rendement de 30 quintaux de colza pouvant fournir 1 400 L d'esters, un hectare de blé pouvant fournir 2 500 L de bioéthanol et un hectare de betterave 6 500 L donnant de bioéthanol. L'utilisation de l'huile végétale brute comme carburant semble être la solution la plus éconologique !

Cogénération, méthane et désengagement français
Les autres ressources possibles de l’agriculture résident aussi dans la cogénération à partir d’unités de méthanisation fonctionnant avec du lisier et toutes autres sources végétales dans le fermenteur. Les études commandées par des agriculteurs éleveurs porcins en Meuse montrent qu’au tarif européen de l’électricité payée au producteur à 0,11€/kWh, une unité de 350 truies et engraissement pourrait rentabiliser son installation. Mais au tarif de 0,059 €/kW (soit seulement la moitié du tarif européen), prix de rachat proposé par le principal opérateur français, cela devient plus difficile à rentabiliser… La France ne respecte pas les engagements européens, une situation d’autant plus dommageable au plan environnemental que le méthane (CH4) est 21 fois plus impactant que le CO2 sur l’effet de serre. Autrement dit, valoriser par combustion un kilogramme de biogaz a un effet "négatif" ( négatif en terme de bilan carbone et donc positif sur l'effet de serre ) même si on produit du CO2. Pour le biogaz, l’installation consiste à équiper la fosse à lisier d’un couvercle pour recueillir les gaz, d’un agitateur et d’un système de chauffage pour initier la fermentation et à installer une seconde fosse pour les digestats. Nombre d’agriculteurs y songent.
L’agriculture possède les technologies pour réduire ses consommations en pétrole : le semis direct, sans labour, qui dépense 3 à 4 fois moins de fuel pour les mises en terre, les cultures intermédiaires de légumineuses productrices d’azote.

David Lefebvre

D'autres infos sur:
www.econologie.com

Italie: l’alimentation bio à l’école poursuit son développement
Depuis 2000, les écoles, les hôpitaux et les conseils municipaux d’Italie doivent obligatoirement utiliser une certaine quantité d’aliments biologiques dans leurs services culinaires, et ce, quotidiennement. La loi ne vise pas ouvertement à améliorer la sécurité alimentaire ou à protéger la biodiversité mais cherche plutôt à «assurer la promotion de la production biologique et des productions de haute qualité».

La loi, qui n’est pas coercitive, n’est malheureusement que peu suivie dans les municipalités et les hôpitaux. Par contre, les écoles suivent de plus en plus cette directive. On estime qu’actuellement, plus du quart des enfants italiens mangent des aliments bio à l’école et, à Rome seulement, 140 000 enfants mangent 100% bio à l’école.

De plus, certaines régions italiennes prennent les choses en mains. Par exemple, dans la région d’Émilia Romagna, une loi présentée en 2002 par un député vert impose une diète scolaire 100% bio de la garderie à la fin de l’école primaire et au moins 35% d’aliments bio dans les cantines d’écoles secondaires, d’universités et d’hôpitaux. Les autres aliments devront être traditionnels, typiques ou certifiés «lutte intégrée». Au fur et à mesure que les contrats de restauration expirent, les institutions devront adopter les nouvelles politiques alimentaires. D’ici l'an prochain, ce seront donc 350 000 enfants (et 35 000 membres du personnel scolaire) qui mangeront bio à l’école.

Il semble que la consommation scolaire et «institutionnelle» d’aliments bio soit très importante pour le développement de l’agriculture bio. Non seulement celle-ci permet-elle de sensibiliser parents et enfants à l’agroalimentaire biologique, mais elle semble être une vraie bénédiction pour les agriculteurs bio. En effet, ceux-ci voient la planification de leurs cultures simplifiée grâce aux commandes prévues d’avance et aux volumes importants requis par les institutions. En effet, même si un enfant ne mange que 100 grammes de pomme par jour, 140 000 enfants en mangent 70 tonnes par semaine!

Appel de Paris
Vous trouverez ci-dessous un texte rédigé par le comité de soutien de l'Appel de Paris auquel le mdrgf s'associe afin de vous inciter à soutenir et signer, si ce n'est déjà fait, cette déclaration internationale sur les dangers sanitaires liés à la pollution chimique.

DU COMITE DE SOUTIEN DE L'APPEL DE PARIS:

"Madame, Monsieur,

Un an après le lancement de l'Appel de Paris, nous vous informons des points suivants :

L'Appel de Paris a été signé par l'ensemble des conseils nationaux de l'ordre des médecins ou associations médicales des 25 Etats membres de l'Union européenne regroupés au sein du Comité permanent des médecins européens, représentatif des deux millions de médecins européens.

Il a aussi été signé par plus de 500 experts scientifiques internationaux, dont plusieurs Prix Nobel de Médecine.

De nombreuses autres personnalités ont également apporté leur soutien, dont en particulier l'ancien secrétaire général de l'ONU, M. Boutros Boutros-Ghali.

Vous êtes environ 400 associations à avoir signé l'Appel de Paris, ce qui a permis de recueillir près de 80 000 signatures.

Nous sommes donc encore très loin de l'objectif qui est d'en récolter un million. Certaines associations ne se sont pas encore mobilisées ou l'ont fait de façon insuffisante ou encore ont arrêté de le faire.

Nous espérons qu'elles le feront maintenant ou qu'elles recommenceront à le faire. Car ce combat est essentiel, afin que nos dirigeants mettent en oeuvre des mesures concrètes permettant de réduire la pollution.

NOUS VOUS DEMANDONS DONC DE POURSUIVRE OU D'INITIER LE PLUS TOT POSSIBLE LE RECUEIL DE SIGNATURES AUPRES DE VOS ADHERENTS.

Pour cela, nous vous demandons instamment :
- d'organiser des collectes de signatures papier (en utilisant les formulaires ci-joint) ;
- et/ou d'inviter à signer l'Appel en ligne (http://appel.artac.info).

Nous comptons sur votre engagement, dans l'intérêt de tous."

MERCI DE FAIRE CONNAITRE CETTE LISTE AUPRES DE VOS CONTACTS.

M.D.R.G.F
Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures
7 rue principale
60380 SaintDeniscourt
Tel / Fax :03 44 82 70 37
Portable : 06 81 64 65 58
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fv@mdrgf.org
site : www.mdrgf.org

Le réchauffement de la Terre est enfin confirmé
Des scientifiques de la NASA (l'agence spatiale américaine), Columbia University, New York, et du Laboratoire National Lawrence Berkeley, Berkeley, Californie ont démontré que la Terre absorbe plus d’énergie solaire qu’elle n’en émet vers l'espace.

Le bilan énergétique de la Terre n'est plus équilibré
Avec un cumul d'environ 0,85 watt par mètre carré, leurs travaux mettent en évidence que le bilan énergétique de la Terre n'est pas nul et conduira à un réchauffement de la température moyenne de la Terre d'environ 0,6°c d’ici à la fin du siècle. Les scientifiques à l'origine de ses nouvelles informations précisent qu'avant les années 1960, le surplus ne ne dépassait pas quelques dixièmes de watt et que ce n'est que depuis le début du XXième siècle que le phénomène s'est emballé.

Un réseau de sondes sur les océans
Ces conclusions font suite à des mesures de températures prises sur les océans durant les dix dernières années. Les chercheurs se sont ainsi appuyés sur quelque 1 800 engins flotteurs équipés de toute la technologie nécessaire; déployés sur les mers de toute la surface du globe depuis l’an 2000, ils font partie d’un effort international de surveillance appelé Argo. Ces petits robots flottants plongent régulièrement jusqu’à 1,6 kilomètres de profondeur pour prendre des relevés de la température et d’autres paramètres.


Voir notes ci-dessous pour explications
crédit : NASA

Les rejets excessifs des sociétés humaines en cause
«Plus de doute possible: les gaz produits par les humains sont la cause dominante du réchauffement observé» de dire James Hansen, directeur de l’institut Godard pour l’étude de l’espace de la NASA, au Earth Institute de l’université Columbia. «Ce déséquilibre énergétique est la piste que nous cherchions.» Cet excès de chaleur est une conséquence attendue de la pollution atmosphérique planétaire induite en particulier par le dioxyde de carbone, le méthane, l'ozone (qui sont des gaz à effet de serre) et les particules de carbone.
Ces gaz maintiennent dans l'atmosphère la radiation infrarouge de la Terre et participent à l'élévation de température. C'est le principe de l'effet de serre.

Le danger de l'inertie thermique des océans
De plus, d'après l'auteur de cette nouvelle étude, James Hansen, les océans, de par leur inertie thermique, restitueront pendant le siècle à venir cet excès de chaleur (en cours d'accumulation) à l'atmosphère.
Ainsi, même si les émissions de gaz à effet de serre étaient largement diminuées dans les années à venir, le climat continuera de se réchauffer car les océans mettent plus de temps que les terres à réagir à des modifications du bilan énergétique de la Terre. Les océans absorbent donc en ce moment un surplus d'énergie qui sera dégagé par la suite.
Cela ne doit en aucun cas nous rendre fataliste car nous pouvons encore atténuer l'impact du réchauffement futur en réduisant dès maintenant nos émissions de gaz à effet de serre...

Vers une augmentation du niveau des océans
Les conséquences prévisibles et déjà visibles sont une augmentation des niveaux moyens des océans à cause notamment de la fonte des calottes glaciaires et surtout de la dilatation thermique des océans.
Depuis 1993, des satellites de mesure du niveau des océans ont enregistré une élévation de 3,1 cm par dizaine d'années. Jean Jouzel, directeur de l'Institut Pierre-Simon-Laplace et membre du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) explique au journal Le Monde que "cela signifie que nous subirons pendant longtemps les effets du déséquilibre énergétique actuel, même si on maintient les GES (Gaz à effet de serre) à leur taux d'aujourd'hui. Le niveau des océans continuera aussi à s'élever de 10 à 25 cm pendant plusieurs siècles. Si on ne stabilise pas le taux des GES, ce sera pire, car l'élévation sera de 40 cm par siècle. Aussi, l'idée que certains avancent, selon laquelle le recours à de nouvelles techniques pourrait minimiser les dégâts, est illusoire comparée à l'énorme énergie des océans. C'est donc un défi considérable qui attend l'espèce humaine. Nous relâchons actuellement dans l'atmosphère 7 milliards de tonnes de carbone par an. Pour stabiliser la situation, il faudrait descendre à 2 milliards de tonnes. Cela plaide donc en faveur de l'Europe, qui souhaite limiter à 2 ºC l'augmentation de la température par rapport à celle qui prévalait avant l'ère industrielle."

Notes sur l'illustration
Les mesures du système "Clouds and the Earth's Radiant Energy System" (CERES) montrent la radiation solaire réfléchie (à gauche) et la chaleur émise par la Terre (à droite) le 1er janvier 2002. Sur les deux images, les zones les plus claires représentent les gros nuages qui bloquent la radiation solaire et la chaleur sous forme d'infrarouges émis par la Terre.

Auteur : notre-planete.info
(Christophe Magdelaine)

bouteilles d'eau remboursées en Alsace !
C'est une première. Le tribunal d'instance de Mulhouse a jugé hier que la société Saur avait manqué à son obligation de distribuer de l'eau potable et l'a condamnée à verser un total de 33 350 euros d'indemnités ainsi que 3 150 euros de dommages et intérêts à 16 familles du canton de Habsheim (Haut-Rhin). Elles réclamaient le remboursement des bouteilles d'eau minérale achetées dans le commerce entre janvier 1997 et mars 2003. Durant cette période, l'eau distribuée aux 20 000 habitants du canton de Habsheim a constamment dépassé la limite légale d'atrazine, un pesticide notamment utilisé pour le traitement du maïs. «C'est le premier jugement en France à reconnaître la responsabilité d'un délégataire de service public pour une pollution aux pesticides», se réjouit Olivier Becht, président, dans l'une des quatre communes du canton de Habsheim, du groupe d'opposition municipal (centre gauche) «Rixheim vivre ensemble». «Jusqu'à maintenant, on n'avait que l'exemple breton pour les nitrates. C'est une jurisprudence qui va au-delà du cadre local et qui incitera sans doute à des actions fortes ailleurs.» La Saur, filiale du groupe Bouygues, dispose d'un mois pour faire appel. Hier, la firme s'est refusée à tout commentaire.

De 1997 à 2003, l'eau distribuée aux habitants du canton de Habsheim contenait en moyenne 120 à 130 nanogrammes d'atrazine par litre, alors que la norme européenne est fixée à 100. Selon Jean Kimmich, président de l'association de consommateurs Acquae, la nappe de la forêt de la Hardt, où sont implantés les trois puits de captage du syndicat d'eau de Habsheim, est polluée à l'atrazine depuis 1993. «Dans la plainte, nous avons retenu la date de 1997 parce que nous considérons qu'à partir de ce moment des solutions auraient pu être apportées.» Rixheim vivre ensemble et Acquae réclamaient l'abandon du captage de l'eau dans la nappe de la forêt de la Hardt au profit d'une connexion au réseau de Mulhouse, qui bénéficie d'une eau plus pure. Les travaux de raccordement au réseau mulhousien, chiffrés à 1 133 000 euros, n'ont été finalisés qu'à l'automne dernier. «Au fil des ans, différentes solutions ont été envisagées, abandonnées puis réexaminées», indique-t-on au syndicat d'eau de Habsheim pour expliquer ce délai.

Au prix d'une hausse de leur facture, les habitants du canton de Habsheim disposent désormais d'une eau dont la teneur en atrazine ne dépasse pas 50 ng/l mais leur facture a augmenté. Ce n'est pas le cas partout en Alsace. Selon une étude portant sur les années 2001 à 2003, plus de cinq mille habitants subissent des mesures de restriction de la consommation d'eau en raison d'une concentration en pesticides supérieure à 400 ng/l. Et près de 130 000 personnes sont desservies par des unités de distribution bénéficiant de dérogations préfectorales dont les teneurs maximales en pesticide sont supérieures à la norme.

Retrouvez le MDRGF sur son site internet : WWW.MDRGF.ORG

Baisse de la sécurité des réacteurs nucléaires européens
A la veille du dix-neuvième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, Greenpeace publie un rapport détaillé sur le risque nucléaire à travers le monde (1). Ce rapport conclut qu’à cause de la combinaison du vieillissement des réacteurs, de la libéralisation du marché de l’électricité et de l’évolution de la situation internationale, les risques liés aux réacteurs ‘occidentaux’ (européens notamment) ont augmenté de manière significative ces dernières années. Le risque d’accident est plus élevé que jamais, et un accident majeur dans un réacteur de ce type pourrait avoir des conséquences bien plus dramatiques que celui de Tchernobyl.


crédit : Sandrine Espitalier - tous droits réservés.

Au niveau mondial, la moyenne d’âge des réacteurs est de 21 ans. En Belgique, les réacteurs de Doel 1 et Doel 2, ainsi que celui de Tihange 1, sont âgés de 30 ans et ont donc déjà atteint leur durée de vie initialement prévue. La loi belge de sortie du nucléaire permet néanmoins à tous les réacteurs de notre pays de fonctionner durant 40 ans, soit dix années supplémentaires Ce vieillissement des réacteurs provoque la dégradation de pièces critiques et l’augmentation du risque d’incidents graves, et pourrait provoquer un accident majeur.

De plus, la libéralisation du marché de l’électricité, comme c’est le cas en Europe, a poussé les opérateurs nucléaires à économiser sur les investissements liés à la sécurité. Les régulateurs ne sont pas capables de faire face à cette réalité (2).

Les réacteurs ne peuvent pas être suffisamment protégés contre la menace terroriste. En plus de la chute d’un avion de ligne sur le bâtiment du réacteur, plusieurs scénarios peuvent mener à un accident grave.

Les changements climatiques et leurs impacts – inondations, hausse du niveau de la mer et sécheresses – contribuent également à l’augmentation des risques nucléaires.

Un accident majeur dans un réacteur à eau légère (3) – comme ceux de Doel, de Tihange et de la majorité des réacteurs en opération aujourd’hui – pourrait mener à des rejets radioactifs équivalents à plusieurs fois ceux de Tchernobyl, et environ 1.000 fois plus importants que ceux d’une arme nucléaire. Dans ce cas, des zones allant jusqu’à 100.000 km² (près de trois fois la superficie de la Belgique) devraient être évacuées et le nombre de morts par cancer pourrait dépasser le million.

“En brandissant ses centrales comme une solution aux changements climatiques, l’industrie du nucléaire tente de cacher qu’elle est dans une crise profonde » souligne Jean-François Fauconnier, de Greenpeace Belgique. « Le nombre de nouveaux réacteurs construit reste limité, leur coût est prohibitif et les réacteurs existants approchent ou ont déjà dépassé l’âge de la retraite ».

Greenpeace demande la fermeture des centrales nucléaires belges avant le délai de 40 ans prévu par la loi belge de sortie du nucléaire. Cette fermeture représente la seule mesure réellement efficace afin de réduire les risques. Greenpeace recommande également d’investir d’urgence dans la protection des combustibles usés radioactifs afin de réduire les risques d’attaque terroriste, de prolifération et d’accident. Pour Greenpeace, la seule solution durable aux changements climatiques réside dans la combinaison de l’efficacité énergétique et des sources d’énergie renouvelables.

Auteur: Greenpeace
Plus d'infos sur: www.notre-planete.info