Je cultive du maïs OGM
Il cultive du maïs ogm...sans états d'âme. Il est interviewé par le journal Sud-Ouest, et nous essayons de comprendre les motivations de cet homme-là. Mais ce qui est surtout étonnant, c'est que cet article prend une page entière, avec photo à l'appui, et en page 5 du journal, donc en page infos, et non en infos locales. Ca sent le publi-reportage financé par un producteur de semences, tout ça. A méditer.

Dans Sud-Ouest du jeudi 8 septembre 2005, un article sur un agriculteur du sud-ouest qui participe à des expérimentations menées par l'AGPM.
Sous couvert d'anonymat, cet agriculteur confie qu'il cultive 1 hectare de maïs transgénique, sur son exploitation de 50 hectares de maïs conso (maïs destiné à l'alimentation du bétail, ndlr).
Extraits: "Je suis passionné par tout ce qui concerne les OGM. C'est une technique porteuse d'un avenir meilleur pour tous"...!
A ses côtés, bien sûr, un ingénieur AGPM qui explique, car c'est un ingénieur et il peut expliquer: "la coexistence entre maïs OGM et non OGM est tout à fait possible. Le pollen lourd produit par le maïs transgénique Bt ne tombe pas au-delà de 10 mètres d'une parcelle où il est cultivé. Et un maïs ne peut pas polliniser du blé ou du colza"
Explications de l'agriculteur: la décision d'adhérer à ces expérimentations a été prise d'autant plus facilement qu'il se bat bec et ongles contre la pyrale, une chenille qui, avec la sésamie, ravage les champs de maïs. "Elle peut nous faire perdre plus de 30% de la récolte." Il voit dans le maïs transgénique Bt une solution écologique pour lutter contre ce fléau.

Mais le meilleur est à venir: convictions de l'agriculteur: "je suis convaincu qu'il n'y a aucun impact sur l'homme. Celà fait 15 ans que 500 millions d'américains consomment du maïs transgénique. S'il y avait eu quelque chose, on l'aurait vu...tout celà relève du fantasme collectif. Quand je parle technique aux gens qui sont contre, au bout de 10 minutes ils me répondent religion, et le dialogue devient impossible."

Alors nous pouvons faire plusieurs remarques à cet agriculteur:
- les américains sont à peine 300 millions
(par américain on entend les habitants des Etats-Unis, sinon il y a des canadiens, des mexicains, des boliviens, etc...)
- ils ne mangent pas tous du maïs transgénique, heureusement, il y a aussi sur le continent américain et aux Etats-Unis notamment, beaucoup d'organisations anti-OGM. (voir: "aux Etats-Unis, 58 % des consommateurs se disent aujourd'hui hostiles aux aliments transgéniques. Les actions menées par les ONG lors des assemblées générales ont amené certaines société agroalimentaires, comme Heinz ou General Mills, à promouvoir des filières sans OGM." l'Expansion, 12/01/04).
- Quant à dire "s'il y avait eu quelque chose, on l'aurait vu": hé bien oui, on l'a vu. Car on n'a toujours pas expliqué la dégénérescence cérébrale des dirigeants, républicains ou fondementalistes américains, (généralement les 3 à la fois), qui sont les 1ers défenseurs des OGM, et protecteurs ou associés des multinationales qui les produisent.

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Jean-Claude Despont, Bio-Ethic, 09/09/05

5èmes Rencontres Internationales Science et Conscience
La solidarité, et si nous en parlions? 5 ans déjà! Après le corps, outil de sagesse et d'évolution (Annecy), Le devenir de l'Homme et de la Terre (Aix les Bains), Paix, non-violence et transdisciplinarité (Strasbourg) patronné par l'Unesco et les Droits de l'Homme et avec les actes édités par le CNRS et Les Valeurs féminines, la chance du troisième millénaire (Strasbourg), nos Rencontres s'installent au Hohwald de façon désormais régulière, le 4ème WE de septembre de chaque année.

En effet, bien avant que les terribles événements de ces derniers mois n'aient mis en évidence la nécessité d'une solidarité internationale, notre équipe s'interrogeait déjà :

- La solidarité, une nécessité biologique ou une histoire d'amour entre les hommes ?
- Quelles différences entre solidarité, fraternité et charité : les dérives et leurs conséquences ?
- Solidarité pour qui, pourquoi et comment ? Existe-t-il un manuel de ce qu'il faut éviter ?
- La solidarité, un état d'être qui se conjugue au singulier : quand c'est d'abord moi, que veut dire la solidarité ?
- La solidarité avec l'autre, mon proche (enfants, parents, voisins...). Que se passe-t-il avec la différence ? Une autre façon de parler de responsabilité ; les mots qui tuent.
- La solidarité avec les autres et le monde, ce qu'on nomme être citoyen du monde : commerce équitable, respect de l'environnement, interdépendance reconnue entre tout ce qui existe.
- La solidarité, quand le féminin s'en mêle.
- Vacances éthiques.

Thèmes, programme, partenaires, exposants: tous les détails sur le site:
http://www.scienceetconscience.com/index.htm

Ouragan Katrina: révélations
Au vu des récents évènements climatiques qui ont touché les Etats-Unis, on serait tentés de dire: "ils y sont pour quelque chose", avec leur obstination à ne pas vouloir signer le protocle de Kyoto. D'autres seraient tentés de dire: cette fois-ci, ils ne pouront pas accuser Ben-Laden, et s'en remettre à leur Dieu du Bien contre le Dieu du Mal.

Où l'on se rend compte que Les maîtres du monde, les donneurs de leçons de démocratie, ont développé chez eux même des foyers immenses de pauvreté. Où l'on se rend compte que l'américain-type n'est pas le beau gars bodybuildé qui encombre nos télés à longueur de journée. Scènes de pillage, inorganisation, tout celà n'est pas montré à la télé. On nous montre un MacDo dévasté (c'est José qui va être content), on nous annonce déjà les coûts de reconstruction alors qu'on n'a pas encore chiffré le nombre de victimes...

Témoignages:

La ville a sombré dans un véritable cauchemar. Dans une ambiance digne d'un film de morts vivants, ses rues sont sillonnées par des gens assoiffés et affamés, et par des bandes de pillards armés. L'eau recouvre les quatre cinquièmes des rues. Elle ne cesse de s'engouffrer par les brèches ouvertes dans les digues d'un canal lié au lac Pontchartrain. Dans les rues encore sèches, de plus en plus rares, des grappes de gens, presque tous des pauvres, errent en poussant des chariots et en portant des sacs plastique. Sales, mouillés, épuisés. Piégés comme des rats dans la ville inondée, ils ont soif, ils ont faim, mais personne ne les aide. La police est quasi absente. Seules quelques voitures passent de temps en temps sans s'arrêter. Un hélicoptère survole la ville.

«Il y a eu deux viols hier soir»
Dans ce chaudron, la vie est un cauchemar. «Il y a eu deux viols hier soir. Des gens tiraient avec des armes à feu. Et puis on a vu des gens nager, des cadavres flotter», raconte Terry Taylor, qui tourne en rond avec deux de ses copains. Ils ont soif, dit-il. A l'intersection de Loyola Avenue et Julia Street, quatre femmes, un homme et deux enfants cherchent à entrer dans le Superdome, le stade de football déjà entouré par les eaux. «C'est notre seule chance de sortir de cet enfer», expliquent-ils. Environ 25 000 personnes se sont déjà réfugiées dans cet immense stade couvert, au toit endommagé par le cyclone, dans des conditions plus qu'insalubres. Les autorités ont promis de les évacuer vers Houston, dans le Texas voisin, par bus ou par bateau. «Les secours sont en route», promettent différentes voix sur toutes les radios. Mais personne ne s'intéresse à ceux qui n'ont pas réussi à rejoindre le stade.

Depuis la veille, Kynashia Wilson et sa famille cherchent en vain à entrer. «La police nous a dit : "Débrouillez-vous, marchez"», raconte Kynashia Wilson, l'une des femmes. Ils ont dormi, dans le hall du Plazza Center, une tour voisine. Oradee Letcher dit qu'elle est restée jusqu'au dernier moment dans sa maison. «Puis j'ai ouvert la porte et l'eau est rentrée, wooooof ! On s'est d'abord réfugiés au second étage, mais l'eau montait. Alors on a décidé de partir, en marchant dans les rues pleines d'eau.» Ils sont allés à la gare routière des Greyhound, espérant trouver un bus, mais la gare est déserte. Alors ils sont en colère contre les autorités. «Ils se foutent de notre existence», enrage Kynashia Wilson. Des bus et des camions de la garde nationale entrent et sortent du Superdome, mais ils sont vides dans les deux sens. Le frère de Kynashia, Donald Gautier, crie aux conducteurs des camions militaires : «Pourquoi vous êtes vides ?» ou «On a besoin d'eau !».

Les armes d'un supermarché ont été volées
Un peu plus loin des hommes pillent des magasins. «Everything is cool» («Tout baigne»), lance un pillard allumé, les bras pleins de cartouches de cigarettes. «Vous en voulez ?» La plupart des gens cherchent dans les magasins de quoi se nourrir et boire. Mais on parle aussi de bandes organisées, qui mettent à sac les boutiques du centre-ville. Les armes d'un supermarché Wal-Mart auraient entièrement disparu, un cauchemar pour la police. A l'entrée de la ville, sur la seule route ­ partiellement inondée ­ qui permet encore d'accéder à La Nouvelle-Orléans, un policier prévient : «Faites très attention, c'est la folie, ils tirent sur les journalistes, les flics, et même les secours.»

«La ville s'est transformée en zone de guerre»
Dans le centre-ville, hier matin, on n'entendait pourtant aucun coup de feu. Mais les témoignages convergent pour décrire des horreurs. «La ville s'est transformée en zone de guerre. Des choses affreuses se sont passées, des femmes ont été battues, des gens se sont tiré dessus», raconte Jason, un pêcheur de 32 ans, blanc, le Capitole tatoué sur son bras. Un peu plus loin, sous une rampe d'autoroute, un vieil homme est au volant de sa voiture. Le capot avant est ouvert, il ne bouge pas, les deux mains sur le volant. On lui demande ce qu'il attend. «Je ne sais pas», répond-il.

Bio-ethic, 01/09/05

Pactole énergétique ou bombe infernale? Le pari de la «glace qui brûle»
On a trouvé au fond des océans des milliards de mètres cubes de gaz. De quoi résoudre tous les problèmes d’énergie. Le risque: rendre le réchauffement climatique totalement incontrôlable. C’est une sorte de glace étrange, constituée d’un agencement de molécules d’eau qui emprisonnent des molécules de gaz, par exemple du méthane, ou encore du propane. Les chimistes parlent d’«hydrates de gaz» ou, mieux, de «clathrates», et ces produits ont longtemps été considérés comme des curiosités de laboratoire.
Des curiosités amusantes ou dangereuses, car les clathrates de méthane, en dehors de leurs conditions de stabilité (très basses températures, très fortes pressions), se décomposent instantanément. Sitôt extraits de leur frigo pressurisé, ces cristaux capricieux se mettent à fulminer. Ils se désagrègent, explosent spontanément, s’enflamment en libérant leur contenu d’hydrocarbures. Or, pour le meilleur ou pour le pire, cette amusette de chimistes facétieux conditionne peut-être l’avenir global de la planète.
En effet, depuis peu, on a réalisé que les clathrates de méthane, ces «glaces qui brûlent», sont quasi omniprésents, cela en quantités formidables, dans certaines couches géologiques et notamment au fond des océans. L’USGS (le Geological Survey américain) estime à plusieurs dizaines de millions de milliards de mètres cubes la quantité de méthane ainsi piégée dans ces glaces instables. «Cela représente au moins le double de tout le carbone contenu dans l’ensemble des gisements d’énergie fossile, pétrole, gaz et charbon compris», assure un spécialiste.
Et dans sa dernière édition «le Journal du CNRS» s’enthousiasme pour «ce fantastique pactole qui gît au fond des mers».

Depuis toujours les matières organiques mortes se décomposent dans les couches sédimentaires, leur fermentation libérant du méthane. Dès lors que les conditions sont réunies (par exemple, la pression exercée par une couche d’eau de 300 mètres et une température n’excédant pas 2 à 3 °C), ce méthane est aussitôt séquestré sous la forme d’un clathrate solide qui ressemble à de la glace ordinaire. Pas étonnant donc qu’il y en ait partout ou presque, en particulier sous les plateaux continentaux, et à moindre profondeur dans le permafrost des régions polaires.
Face à ces cristaux magiques et prometteurs, les publications et colloques scientifiques se multiplient depuis quelques années. Restées longtemps un peu goguenardes devant une lubie qu’elles jugeaient digne du professeur Nimbus, les compagnies pétrolières participent désormais aux recherches. Total, Gaz de France et l’Institut français du Pétrole se sont par exemple associés au CNRS pour subventionner un laboratoire dit «des procédés en milieu granulaire», hébergé par l’Ecole des Mines de Saint-Etienne. Cela pour expérimenter un procédé d’extraction du méthane des clathrates par des injections d’eau chaude dans les couches profondes, et sa récupération sous forme gazeuse. En même temps, de nombreuses collaborations scientifiques internationales s’organisent, pour inventorier les gisements les plus prometteurs.
Ainsi, en septembre prochain, Marie-Madeleine Blanc-Valleron (CNRS et Muséum national d’Histoire naturelle de Paris) va embarquer à bord d’un navire américain pour analyser des forages effectués au large de Vancouver, où on subodore une phénoménale accumulation d’hydrates de méthane à la frontière de deux plaques tectoniques. La chercheuse française se prépare à «passer dix à douze heures par jour au microscope, quel que soit l’état de la mer», dans le cadre d’une «mission internationale très particulière»: il ne s’agit pas pour le moment d’identifier un gisement particulier de méthane, mais d’étudier le mécanisme d’accumulation du gaz dans les sédiments, afin d’établir un modèle géologique général qui permettra de savoir où les chercher dans l’avenir. De son côté la Commission européenne finance le programme Hydratech, qui développe les techniques de détection des clathrates de méthane sur les plateaux continentaux du Vieux Continent. Déjà, des zones apparemment prometteuses ont été repérées – «en mer Noire, dans l’est de la Méditerranée, dans le golfe de Cadix et dans la mer de Norvège», révèle «le Journal du CNRS».

C’est sûr, le jour où on saura aller puiser à bon compte ce méthane inespéré, le spectre de la pénurie énergétique s’éloignera pour longtemps. Même si on ne savait en récupérer qu’une toute petite fraction, les quantités accessibles seraient phénoménales: convenablement réchauffé et pompé, un seul mètre cube de clathrate donne pas moins de 164 mètres cubes de gaz naturel. Mais jouer avec cette glace, c’est aussi jouer avec le feu. D’abord parce qu’il s’agit de toute façon d’un carburant fossile, dont la combustion contribue au fâcheux effet de serre.
Mais surtout parce que toute déstabilisation malencontreuse de ce méthane, gelé depuis la nuit des temps, pourrait entraîner le dégazage massif d’immenses gisements. On imagine des myriades de mètres cubes de cet hydrocarbure gazeux s’échappant d’un seul coup des fonds marins. Les bulles secouant l’océan avant de rejoindre l’atmosphère pour y accélérer le réchauffement climatique – car le méthane se caractérise aussi par un effet de serre très efficace. Puis ce réchauffement global accélérant à son tour la montée en température des océans, et provoquant donc en cascade le dégazage d’autres dépôts de clathrates: une spirale infernale qui pourrait inspirer un film catastrophe. Ou déclencher pour de bon la véritable apocalypse, avec des océans furieusement bouillonnants de bulles de méthane, et un empoisonnement de l’atmosphère suivi de son embrasement intégral…

Un pareil scénario ne devrait pas être écarté à la légère. D’autant moins que – sans avoir jusqu’ici atteint le paroxysme de l’embrasement généralisé – il se produit réellement dans la nature, et cela depuis longtemps. Ainsi, l’actuel réchauffement climatique se traduit inévitablement par le dégazage du méthane jusqu’ici gelé, dans certaines régions polaires où la fusion du permafrost amène les clathrates à la limite de leur stabilité. Les spécialistes parlent de l’«horizon des hydrates» pour désigner cette limite – combinaison de température et de pression au-delà de laquelle le méthane rejoint l’état gazeux, s’échappant dans l’atmosphère sans être récupéré et sans passer par une usine à gaz. En théorie, pas de doute: même si le phénomène reste limité, le méthane libéré par le réchauffement contribue bien, via un renforcement de l’effet de serre, à l’accélération du réchauffement. Et ainsi de suite. Dans le passé des dégazages massifs se sont produits, entraînant des catastrophes climatiques.
«Parfois, la nature rompt d’elle-même l’équilibre entre la phase gazeuse et la phase solide du méthane sous-marin», constate Pierre Henry, du CNRS. Des traces en subsistent, toujours visibles des milliers d’années plus tard, comme ces gigantesques «volcans de boue» qui tapissent certains fonds océaniques, dus à de soudaines échappées locales de méthane – c’est l’«effet champagne», disent les géologues. Une équipe de l’Université du Michigan a même pu établir un lien entre une titanesque libération de gaz survenue dans l’Atlantique il y a 55 millions d’années et le réchauffement climatique concomitant: une hausse moyenne de 4 à 6 °C. Le climat de la planète avait mis 200000 ans pour s’en remettre. Espérons que nous ne sommes pas en train de le détraquer pour aussi longtemps.

Source : Semaine du jeudi 18 août 2005 - n°2128 - Notre époque Nouvel Observateur

D'autres infos sur:www.econologie.com

OGM: moutarde mutante
Certains doutaient qu’elle survienne, mais, en fin de compte, la contamination génétique a eu lieu. Sky News l’annonce dans un article du 25/07/05 (en anglais) : « La première super mauvaise herbe mutante a été découverte au Royaume-Uni - résultat d’un croisement entre du colza génétiquement modifié et une mauvaise herbe ordinaire ».


Dans le cadre d’une étude officielle, des chercheurs o­nt trouvé, sur l’un des sites test, une version génétiquement modifiée de "moutarde" (une mauvaise herbe courante) un an après des expérimentations de colza rendu résistant à un herbicide par manipulation génétique.

La plante étudiée s’est révélée résister à l’herbicide en question et contenir le gène qui avait été inséré dans le colza transgénique.

Selon Sky News, c’est le premier cas connu d’un tel événement et cela contredit les affirmations scientifiques précédentes selon lesquelles la "moutarde" était peu susceptible de croisement avec le colza [1].

Certains concluent que, si le colza OGM faisait l’objet d’exploitation commerciale [2], la mauvaise herbe résistante à l’herbicide se répandrait.

Emily Diamand, responsable OGM des Amis de la Terre, a déclaré à ce sujet : « Nous voyons là la possibilité effective que des super mauvaises herbes transgéniques soient créées, avec des conséquences graves pour les agriculteurs et l’environnement ».

[1] Dans un article paru le 25/07/05 BBC News a, pour sa part, relativisé l’information, expliquant qu’une seule plante mutante avait été découverte.
[2] La firme Bayer a soumis à la Commission Européenne deux demandes de culture de colza OGM.

lundi 25 juillet 2005.
par Philippe Ladame
( http://citron-vert.info/ )

Trafic illégal d'espèces menacées sur Internet
Une enquête du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), publiée le 16 août, révèle que de grandes quantités de produits d’origine animale et que nombre d’animaux vivants sont vendus illégalement sur Internet. Ce commerce lucratif, qui s'amplifie de jour en jour, entraîne au bord de l’extinction les espèces les plus menacées du monde et provoque des souffrances indicibles.

Chaque jour, des milliers d’animaux et des produits d’origine animale – qu’il s’agisse de chimpanzés vivants, de défenses gigantesques ou de minuscules hippocampes séchés – sont vendus et achetés dans le cyberespace international. Pendant trois mois, IFAW a mené au Royaume-Uni une enquête qui a montré qu’en une semaine seulement, plus de 9 000 animaux vivants ou produits issus de la faune sauvage avaient été proposés à la vente sur des sites Web de langue anglaise, notamment des forums de discussion et le célèbre site d’enchères eBay. Au moins 70% de ces animaux étaient des espèces protégées par la législation internationale. L’enquête a été restreinte à cinq catégories d’animaux ; ses conclusions ne représentent donc que la partie visible de l’iceberg (1).


Crédit: IFAW
Le rapport, "Caught in the web: wildlife trade on the Internet" ("pris dans la toile, le commerce de la faune sauvage sur l’Internet") confortera les craintes des écologistes : le commerce sur Internet, toujours croissant et très peu contrôlé, pourrait être une catastrophe pour les espèces menacées. Il ouvre de nouveaux marchés aux trafiquants d’animaux sauvages et beaucoup de ces animaux sont visés par les braconniers pour répondre aux demandes de riches consommateurs étrangers et pour être commercialisés comme "animaux de compagnie". L'Internet est notoirement difficile à contrôler parce qu'il dépasse les frontières nationales et géographiques ; les ventes transfrontalières correspondent actuellement à 15% de toutes les transactions sur eBay.

IFAW a découvert que certaines des espèces les plus menacées au monde sont proposées en ligne, à partir de sites Web basés au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en Inde, en Israël et en Allemagne, et que la plupart d'entre eux sont vendues ou échangées de manière illégale. Les enquêteurs d'IFAW ont trouvé des animaux exotiques, notamment un gorille vivant en vente à Londres, un tigre de Sibérie et quatre bébés chimpanzés sur un site américain, ainsi que d'autres espèces sérieusement menacées. On trouve également sur Internet des carapaces de tortues Caret, des châles shahtoosh confectionnés avec la laine des antilopes du Tibet, ainsi que des lions et des ours polaires empaillés. Les articles en ivoire et les remèdes de la médecine asiatique traditionnelle contenant des organes d'espèces menacées de tigres et de rhinocéros sont également courants.

Phyllis Campbell-McRae, Directrice du bureau britannique d’IFAW, le confirme : « Le commerce sur Internet est facile, bon marché et anonyme. Cependant, il est clair que des commerçants peu scrupuleux et des organisations criminelles complexes tirent parti des occasions fournies par le Web. Le résultat en est un cyber-marché noir où l'avenir des animaux les plus rares de la planète est bradé. Il est indispensable que les pouvoirs publics et les propriétaires de sites Web s'attaquent immédiatement à cette situation, avant qu'il ne soit trop tard. »

« Chacun de nous a également la responsabilité d'arrêter d'acheter et de vendre des animaux sauvages et des produits issus de la faune sauvage. Le commerce des animaux sauvages est poussé par la demande des consommateurs. Quand ceux-ci s'arrêteront d'acheter, les meurtres s'arrêteront également. Notre message aux clients en ligne est donc simple : acheter des animaux sauvages en ligne est un acte aussi détestable que de les tuer vous-même », ajoute Mme Campbell-McRae.

Notes
1. L'enquête menée par IFAW sur une semaine visait 5 catégories : les primates vivants, les articles en ivoire, les produits issus des tortues, les sacs et articles de mode fabriqués à partir de reptiles et de félins sauvages menacés d'extinction.
2. Le commerce international d'espèces en voie de disparition est réglementé par la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES). Cette convention interdit le commerce des espèces figurant à son Annexe I (les plus menacées) et réglemente le commerce des espèces figurant à l'Annexe II (potentiellement menacées par le commerce).
3. IFAW en appelle à un développement de la coopération internationale entre les gouvernements et les pouvoirs publics, notamment en assurant une capacité suffisante pour l'application des lois, par une collaboration étroite avec Interpol et par une meilleure surveillance du commerce illicite en ligne.
4. IFAW demande également aux propriétaires et gestionnaires de sites Web d'assumer la responsabilité des articles illégaux figurant sur leurs sites, et de mettre en place des informations supplémentaires, des mécanismes de reporting efficaces et une coopération étroite avec les agences chargées de la mise en œuvre de la législation.

En savoir plus
Télécharger l'enquête Caught in the Web (en anglais - format PDF)

Auteur : Fonds International pour la Protection des Animaux

Plus d'infos sur www.notre-planete.info

Les agriculteurs biologiques prouvent qu'il est possible d'économiser l'eau
La surconsommation d'eau en agriculture n'est pas une fatalité. Elle résulte de choix techniques et économiques en faveur d'une agriculture surintensive et productiviste, basée notamment sur l'irrigation du maïs et l'alimentation des animaux avec cette culture en élevage intensif, au détriment de l'herbe. Le maïs irrigué est aujourd'hui inconsidérément favorisé par un système d'aides françaises et européennes qui pénalisent les productions écologiques, en particulier les prairies.

A l'inverse, l'agriculture biologique sait utiliser les ressources naturelles en fonction de leur disponibilité saisonnière.

En effet, les éleveurs biologiques nourrissent leurs animaux avec de l'herbe et non du maïs. Comparé à la culture de maïs, ce choix conduit à trois différences majeures :

- Une prairie ne consomme que l'eau qui lui est naturellement disponible.
- Elle n'est jamais irriguée, et lors des années sèches elle produit simplement moins d'herbe en été sans puiser dans la nappe phréatique ! Lors des années sèches, l'herbe consomme automatiquement beaucoup moins d'eau que le maïs irrigué.
- La période principale de croissance d'une prairie n'est pas l'été(comme le maïs) mais le printemps. Ce n'est donc pas en période estivale que l'herbe a le plus besoin d'eau. La prairie couvre le sol durant l'année entière, ce qui limite l'évaporation de l'eau et l'érosion des sols. Le maïs ne couvre le sol que 6 mois maximum, et de plus une grande partie de l'eau d'irrigation s'évapore avant même d'avoir pénétré le sol.

De plus, les techniques de l'agriculture biologique sont basées sur le respect et l'amélioration des qualités physiques et biologiques des sols. Or, les sols bien structurés et riches en matières organiques retiennent beaucoup plus d'eau que ceux qui reçoivent des produits chimiques de synthèse. Une vaste étude américaine menée depuis 1981 par le Rodale Institute et l'université Cornell, publiée en juillet 2005 dans la revue BioScience, montre que *les parcelles conduites en agriculture biologique retiennent bien plus d'eau que des parcelles identiques menées en agriculture conventionnelle, ce qui leur permet de mieux faire face aux sécheresses estivales*.
En somme, l'agriculture biologique augmente le stockage naturel de l'eau dans les sols.

Il est irresponsable de vouloir faire croire que la surconsommation d'eau par l'agriculture est inévitable. L'alternative existe, qui n'exclut pas des difficultés ponctuelles d'approvisionnement en fourrage lors des sécheresses sévères, mais qui sont parfaitement gérables à l'échelle du pays (bourse d'échange de fourrage bio pour équilibrer les situations régionales) et sans mettre en danger les nappes phréatiques ni les équilibres écologiques élémentaires.

Source - communiqué de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique

Monsanto invente...le cochon !
Monsanto demande un brevet pour une de ses nouvelles invention : le cochon !. Après avoir déposé des brevets sur des semences et sur des herbicides utilisés pour la culture de ces plantes OGM, Monsanto cherche maintenant à déposer des brevets sur des porcs.


Monsanto a déposé des demandes de brevets sur des porcs. Les premières demandes de brevets datent de février 2005 au World Intellectual Property Organisation (WIPO) à Genève. Un chercheur de Greenpeace, Christoph Then, chargé de surveiller les demandes de brevets a découvert que Monsanto cherche a déposer des brevets non seulement sur des méthodes de croisement de porcs mais aussi sur des troupeaux utilisant déjà ces méthodes ainsi que sur les lignées en résultant.
Selon Then : si les brevets sont accordés Monsanto pourra légalement empêcher les éleveurs de produire des porcs dont les caractéristiques sont décrites dans les brevets ou les obligera à payer des royalties !
Selon Then les demandes de Monsanto sont incroyablement étendues, ainsi dans une demande (WO 2005/015989) et Monsanto décrit des méthodes très générales de croisement et de sélection utilisant la fécondation artificielle et d'autres méthodes de reproduction qui sont déjà utilisées ! "L'invention " n'est rien de plus qu'une combinaison particulière des ces éléments destinée à accélérer la sélection des caractéristiques choisies afin de rendre les animaux plus rentables commercialement...
D'après Then, Monsanto ne recherche pas seulement un brevet sur cette méthode mais aussi sur les porcs qui sont déjà obtenus avec cette méthode. C'est une demande incroyablement large et dangereuse.

Pour plus de renseignements voir le site de Greenpeace International (en anglais) à :
http://www.greenpeace.org/international/news/monsanto-pig-patent-111
et envoyez une lettre de protestation au patron de Monsanto qui s'appelle Hugh Grant ( comme l'acteur !) à :
http://www.greenpeace.org/no-pig-patent
C'est facile il y a juste vos noms et adresse à mettre dans un masque de saisie et un click de souris à faire !