49 faucheurs volontaires d'OGM relaxés
Le tribunal correctionnel d'Orléans a reconnu le bien fondé de "l'état de nécessité" de leur action. Les 49 "faucheurs volontaires" poursuivis pour le fauchage de parcelles de maïs génétiquement modifié dans le Loiret en 2004 et 2005 ont été relaxés vendredi 9 décembre par le tribunal correctionnel d'Orléans qui a reconnu le bien fondé de "l'état de nécessité" de leur action.

Selon le tribunal, les prévenus ont "apporté la preuve qu'ils (avaient) commis une infraction de dégradation volontaire de bien d'autrui en réunion, pour répondre de l'état de nécessité qui résulte du danger de diffusion incontrôlée de gènes provenant des organismes génétiquement modifiés, dont la dissémination avait été autorisée par la loi française, contrairement au droit constitutionnel européen".

Les parcelles de Monsanto
Les 49 prévenus étaient poursuivis pour "dégradation grave du bien d'autrui commise en réunion", en l'occurrence des parcelles ensemencées par le géant américain de l'agrochimie Monsanto. Le 28 octobre, à l'issue du procès qui avait duré deux jours, le procureur Alex Perrin avait requis des peines de trois mois de prison avec sursis à trois mois ferme. Le jugement avait été mis en délibéré.
Quarante-quatre d'entre eux étaient poursuivis pour un fauchage commis le 14 août 2004 à Greneville-en-Beauce. Cinq autres, ainsi que trois du groupe des 44, répondaient également d'une autre action menée le 7 juillet 2005 à Greneville-en-Beauce et à Neuville-aux-Bois. Monsanto avait porté plainte contre les deux fauchages.

"Etat d'urgence"
"J'insiste sur l'urgence de la situation et le risque d'irréversibilité. Je souhaiterais ne pas être là, mais je ne vois pas d'autres solutions que nos actions puisqu'il n'y a pas de débat" sur les organismes génétiquement modifiés, avait déclaré Francine Bavay, élue des Verts et vice-présidente de la région Ile-de-France, à la barre du tribunal.
Avec les OGM, "on met la charrue avant les boeufs. Je suis ingénieur, chercheuse et je sais que le retard dans une décision crée des catastrophes. C'est notre responsabilité d'alerter", avait ajouté l'élue verte devant le tribunal correctionnel.

La Confédération paysanne se félicite
La Confédération Paysanne s'est félicitée vendredi de la décision du tribunal. "Cette importante victoire renforce la détermination de la Confédération Paysanne et des organisations qui s'opposent aux OGM à continuer la lutte contre Monsanto et les multinationales qui veulent imposer à la société une agriculture industrielle sans paysans, dont les OGM sont une composante essentielle", a affirmé le syndicat agricole dans un communiqué.

Mamère applaudit
Noël Mamère, député-maire de Bègles en Gironde, a applaudi à ce jugement. "C'est une grande victoire, la première des faucheurs volontaires devant les tribunaux", a déclaré le député, lui-même poursuivi à Toulouse pour fauchage d'OGM.

"Cela prouve que le combat des faucheurs est juste et doit être poursuivi jusqu'à ce que les transnationales de l'agro-chimie capitulent devant la force de la loi et de la société", a-t-il indiqué, souhaitant "que cette décision historique ait un impact sur les politiques et que la France accepte enfin de débattre de cette question qui menace la biodiversité".

Source : le Nouvel Observateur

Retrouvez le MDRGF sur son site internet :
WWW.MDRGF.ORG

Près de 16 500 enfants meurent de faim et malnutrition chaque jour
La faim et la malnutrition tuent, chaque année, près de 6 millions d’enfants, un chiffre globalement comparable à la population d’âge préscolaire du Japon, souligne la FAO dans son dernier rapport annuel L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde (SOFI 2005), publié le 22 novembre.

La plupart de ces enfants meurent de quelques maladies infectieuses curables, notamment la diarrhée, la pneumonie, le paludisme ou la rougeole. Ils auraient survécu si leurs constitutions physiques et leurs systèmes immunitaires n’avaient pas été affaiblis par la faim et la malnutrition.
Celles-ci sont parmi les principales causes de pauvreté, d’illétrisme, de maladie et de mortalité qui affectent des millions de personnes dans les pays en développement, selon le rapport.

La réduction de la faim est indispensable pour atteindre l’objectif du Sommet mondial de l’alimentation de 1996 – réduire de moitié le nombre de sous-alimentés d’ici à 2015 – et le premier des Objectifs du Millénaire pour le développement – éradication de l’extrême pauvreté et de la faim. Elle l’est également pour atteindre les autres Objectifs du Millénaire, souligne le rapport.
Les progrès en vue de réduire de moitié d’ici à 2015 le nombre de sous-alimentés dans les pays en développement ont été très lents et la communauté internationale est loin d’atteindre les objectifs de réduction de la faim et les engagements du Millénaire et du Sommet mondial de l’alimentation, écrit, en substance, M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, dans le préambule du rapport.

“Si chacune des régions en développement continue à réduire la faim au rythme actuel, seules l’Amérique du Sud et les Caraïbes atteindront l’Objectif du Millénaire pour le développement consistant à réduire de moitié la proportion de personnes souffrant de la faim. Aucune n’atteindra l’objectif plus ambitieux du Sommet mondial de l’alimentation qui était de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim”, ajoute M. Diouf.

La région Asie-Pacifique a, elle aussi, de bonnes chances d’atteindre l’Objectif du Millénaire si le rythme des progrès est légèrement intensifié dans les prochaines années.
Au Proche-Orient et en Afrique du Nord, la prévalence de la faim est faible, mais elle augmente. En Afrique subsaharienne, la prévalence de la sous-alimentation a très légèrement fléchi. Le rythme des progrès était légèrement mieux qu’il ne l’est aujourd’hui. La région devra intensifier considérablement son action pour atteindre l’Objectif du Millénaire.

“Pratiquement tous les objectifs du Sommet mondial de l’alimentation et du Millénaire peuvent encore être atteints, mais seulement à condition de redoubler d’efforts et de recentrer les interventions. Pour réduire le nombre de sous-alimentés, il faut accorder la priorité aux zones rurales et à l’agriculture qui est le principal soutien des moyens d’existence en milieu rural”, indique M. Diouf.


Repas d'enfants au Sénégal (millet et lait)
crédit : FAO photo et notre-planete.info

Selon les estimations de 1994 de la FAO, 852 millions de personnes étaient sous-alimentées dans le monde au cours de la période 2000-2002.
Ce chiffre inclut 815 millions de personnes dans les pays en développement, 28 millions dans les pays en transition et 9 millions dans les pays industriels. SOFI-2005 n’a pas mis ces chiffres à jour, de nouvelles estimations étant prévues pour l’édition 2006 du rapport.

Eliminer la faim pour atteindre les Objectifs du Millénaire.
Environ 75 pour cent des populations affamées et pauvres de la planète vivent dans les zones rurales des pays à faible revenu.
Les zones rurales abritent l’écrasante majorité de près de 11 millions d’enfants qui meurent avant d’atteindre l’âge de cinq ans (dont 8 millions d’enfants en bas âge). Elles abritent également les 530 000 femmes qui meurent lors de la grossesse ou pendant l’accouchement, les 300 millions de cas de paludisme aigu qui se soldent par plus d'un million de décès chaque année et les 121 millions d’enfants qui ne sont pas scolarisés.

Nourrir ces enfants convenablement est essentiel pour briser le cercle vicieux de la faim et de la pauvreté et atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement.
Une réduction de seulement 5 points de pourcentage en moyenne de la prévalence du déficit pondéral chez les enfants permettrait de sauver la vie de 30 pour cent des enfants âgés de un à cinq ans.
Ce calcul est basé sur une étude effectuée dans 59 pays en développement. Dans certains des pays les plus affectés, la prévalence du déficit pondéral des enfants de moins de cinq ans atteint jusqu’à 45 pour cent.
“La réduction de la pauvreté devrait être la force motrice du progrès et de l’espoir, car une meilleure nutrition signifie une meilleure santé et une meilleure fréquentation scolaire, une réduction de la mortalité infantile et maternelle, l’autonomisation des femmes, la baisse de l’incidence et des taux de mortalité du VIH/SIDA, du paludisme et de la tuberculose”, écrit M. Diouf.

Priorité aux zones rurales
La croissance économique, l’investissement dans l’agriculture, la bonne gouvernance, la stabilité politique, la paix interne, le règne de la loi, les infrastructures rurales, la recherche agricole, l’éducation des jeunes ruraux et l’amélioration de la condition des femmes sont autant de conditions essentielles à l’accroissement de la production agricole et à la réduction de la faim et de la pauvreté dans les zones rurales, selon le rapport.
Toutefois, plusieurs pays ne bénéficient pas de ces conditions. Lorsque les gouvernements ne parviennent pas à préserver la paix interne, la violence torpille la production agricole et l’accès à l’alimentation.
En Afrique, toujours selon le rapport, on a constaté que la production alimentaire par habitant a chuté en moyenne de 12,4 pour cent durant les périodes de conflit.

Les infrastructures rurales
Leur développement est souvent au plus bas dans les pays et régions touchés par la faim. Ainsi, la densité routière en Afrique au début des années 90 était inférieure à un sixième de celle de l’Inde à l’époque de l’indépendance, en 1950.
Selon des études réalisées en Chine et en Inde, la construction de routes est "l’investissement le plus productif dans les biens publics pour lutter contre la pauvreté". Il semblerait en outre qu’elle ait un effet analogue sur la réduction de la faim.

L'accès à l'éducation
Des millions d’enfants n’ont pas la chance de recevoir une bonne éducation de base. Les problèmes de santé et les retards de croissance dus à la malnutrition retardent ou empêchent la scolarisation.
En moyenne, les adultes n’ont achevé que trois ans et demi d’école en Afrique subsaharienne et quatre ans et demi en Asie du Sud.
C’est également dans ces deux sous-régions que la prévalence de la faim est la plus forte. En outre, le déficit pondéral à la naissance, la malnutrition protéino-énergétique, l’anémie et les carences en iode altèrent les capacités cognitives des enfants.

Les inégalités entre les hommes et les femmes
Elles empêchent les femmes d’améliorer les moyens d’existence de leurs familles. Les recherches confirment que les femmes ayant reçu une éducation ont une famille en meilleure santé. Leurs enfants sont mieux nourris, risquent moins de mourir en bas âge et sont davantage susceptibles d’aller à l’école. Si on donne aux femmes un meilleur accès à la terre et au crédit et si on promeut la parité homme-femme, on avancera à grands pas vers la réalisation des Objectifs du Millénaire.

VIH/SIDA, paludisme et tuberculose
Ces fléaux tuent plus de 6 millions de personnes chaque année. La plupart des cas se produisent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, deux régions où les taux de sous-alimentation et d’extrême pauvreté sont les plus élevés. Les pauvres et les affamés sont les plus touchés.
Des millions de foyers sombrent dans la faim et la pauvreté lorsque le soutien de famille tombe malade et meurt, ou en raison du coût des soins de santé, des obsèques et de la prise en charge des orphelins.
Ces maladies sont exacerbées par la faim et la pauvreté. En stoppant leur progression et en inversant la tendance on sauverait des millions de vies humaines et on épargnerait des dizaines de milliards de dollars.

Pour atteindre les objectifs sus-mentionnés,
le rapport de la FAO préconise d’intensifier l’approche sur deux fronts.
Premier front: renforcer la productivité et les revenus grâce à des investissements nationaux et internationaux, notamment dans l’irrigation à petite échelle et les infrastructures (routes, eau, etc.), la promotion de la pêche et de l’agroforesterie.
Et deuxième front: assurer un accès direct aux aliments et créer des dispositifs de protection sociale pour les pauvres et les personnes souffrant de la faim (programmes d’alimentation maternelle et infantile, repas et jardins potagers scolaires, programmes vivres contre travail et vivres contre éducation).

Auteur :
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

Classement de l'OCDE
Classement des pays de l'OCDE en matière de performance environnementale. Le rang d'un pays est base sur son rang moyen pour les 29 indicateurs environnementaux en référence à 8 objectifs (améliorer l'efficacité ­ adopter l'énergie propre - réduire les déchets et la pollution - protéger et conserver l'eau - Produire des aliments sains - Conserver, protéger et restaurer la nature - Bâtir des villes durables - Promouvoir la durabilité à l¹échelle du globe)
La meilleure performance mérite la 1re place et la pire performance la 30e place.

Les dix meilleurs pays en matière de performance environnementale appartiennent a deux groupes. Le premier groupe comprend la Turquie, la Pologne et la République Slovaque, situées vers le haut du classement en raison de leur économie relativement faible qui entraîne une infériorité de leur utilisation des ressources et de leurs émissions par personne.

Le second groupe englobe la Suisse, le Danemark, l'Allemagne, l'Autriche, la Suède, l'Italie et les Pays-Bas, qui ont des revenus élevés par personne. Ces pays sont bien places au classement environnemental parce qu'ils se sont dotés de solides politiques environnementales.

Classement des pays de l'OCDE en matière de performance environnementale :
1 : Turquie ­
2 : Suisse ­
3 : Danemark
­ 4 : Pologne
­ 5 : République slovaque ­
6 : Allemagne ­
7 : Autriche ­
8 : Suède ­
9 : Italie ­
10 : Pays-Bas ­
11 : Portugal ­
12 : République tchèque
­ 13 : Mexique ­
14 : Norvège
­ 15 : Hongrie ­
16 : Japon ­
17 : Finlande ­
18 : France ­
19 : Royaume-Uni ­
20 : Grêce ­
21 : Espagne
­ 22 : Luxembourg ­
23 : Corée ­
24 : Islande ­
25 : Nouvelle-Zélande ­
26 : Australie ­
27 : Irlande ­
28 : Canada ­
29 : Belgique ­
30 : Etats-Unis.

Nota: Le rang d'un pays est basé sur son rang moyen pour les 29 indicateurs environnementaux.

Source à télécharger pour plus de détail :
http://mdrgf.c.topica.com/maaeg73abmzCbciDRRcbafpL0Q/

L’agriculture et l’énergie renouvelable,
Changement de fonction de l’agriculture. Depuis toujours on a demandé à l’agriculture de produire de la nourriture. Durant le vingtième siècle, cette demande a visé à sécuriser cette production et à éloigner les risques de famine. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, ce fut le défit, défit relevé. Cette démarche a nécessité le remembrement de parcelles, l’utilisation de moyens mécaniques et chimiques, l’intensification qui ont entraîné les excès que l’on constate aujourd’hui. Les voies de développement agricoles qui ont été suivies ces dernières décennies sont à leurs termes, on parle maintenant d’agriculture contre nature.

Pour mémoire, il y a 100 ans, 90 % du revenu des ménages, était destiné à acheter du pain, au-jourd’hui, 5 % de ce revenu est consacré à la matière première nécessaire à la fabrication de la nourriture. La partie libérée de ce revenu est maintenant destinée à d’autres besoins, d’abord le confort puis d’autres besoins plus futiles qui engendrent le développement du commerce et qui occasionnent des dérives aussi bien économiques, sociales qu’écologiques.

Or la commission européenne autorise depuis 2002, les agriculteurs à cultiver sur leurs jachères, à usage privé, de quoi se chauffer, produire de l’énergie. La production locale d'énergie représente en effet une alternative significative pour une partie de la production agricole :
- énergie renouvelable, environnement, effet de serre, action significative sur l’équilibre des libé-rations/captures de gaz carbonique,
- réduction de la dépendance énergétique à l’origine de conflits,
- emploi en milieu rural, solidarité, redéploiement de lien horizontaux, cogénération locale,
- sécurité alimentaire, tracabilité, contrôle de l'alimentation des animaux, - reprise de valeur ajoutée par rapport à des productions « délocalisées ».

Production d’huile végétale brute et de tourteaux gras, en circuit court.

Comment on la produit
La fabrication d’huile est simple, elle peut se faire avec de petites machines. Une des plus petite presse pèse 45 kg pour une capacité de production jusqu’à 15 000 l par an. Par une pression très élevée, on sépare la partie solide et liquide des oléagineux, tournesol, colza. Deux produits sont issus de cette première phase :
 l’huile trouble qui, est un mélange d’huile et de pied de cuve, vient ensuite la décantation qui peut durer de 1 à 20 jours suivant la matière première et ses caractéristiques, puis la filtration,
 le tourteau qui est un tourteau gras car extrait sans solvant, nécessaire à l’alimentation des animaux.
A ce stade, l’huile végétale brute peut être utilisée directement comme huile alimentaire ou comme carburant.

Les tourteaux gras
La production de tourteaux gras, en circuit court, permet une source de protéines tracées et sûres. Cette démarche permet à l’éleveur la reprise de responsabilité et la maîtrise totale de l’alimentation de son bétail. Les événements de ces dernières années prouvent que l’on fait peser sur notre ali-mentation des risques contre nature par l’utilisation de protéines d’origine inconnue.

Utilisation de l'huile végétale brute (HVB) comme carburant
Une voiture diesel à injection indirecte peut fonctionner de façon simple à l'huile végétale brute comme carburant. L’incorporation de 30 % d’huile végétale brute est possible sans aucune modification. L'utilisation à 100 % ou dans les périodes froides nécessitera plus de soins ou d'adaptation. Dans une voiture diesel à injection directe (HDI, Command Rail, ect …), le passage à l’huile végé-tale brute nécessite des adaptations, toutefois, 5 % d’huile végétale brute dans ces véhicules ne posent pas de problème particulier.
Plus surprenant encore, si votre voiture diesel « fume noire », l’incorporation de 30 % d’huile éli-mine cette pollution.

Ne pas confondre Ester Méthylique d’Huile Végétale et Huile Végétale Brute
Issus des mêmes plantes oléagineuses de base, l’un est un produit industriel, l’autre peut être arti-sanal et local.
L’huile se compose d’une molécule de glycérine qui lie trois chaînes d’acide gras. C’est cette gly-cérine qui fait de l’huile un carburant moins banal à utiliser que le gazole.
Pour contourner cet aspect, l’industrie procède à l’estérification de l’huile qui demande environ vingt cinq opérations pour obtenir ce l’on appelle le Diester, le Biogazole, le Dieselbi, autant de marques commerciales qui recouvrent un seul et même produit : l’ester méthylique d’huile végétale (EMHV), « biocarburant officiel » en parti détaxé.

Quelle différence entre ester méthylique d’huile végétale et huile végétale brute, produits dits bio-carburants renouvelables :
- l’un est industriel, banalisé, distribué dans les stations services, issu de l’agriculture intensive, fruit de la liaison entre les agriculteurs et les pétroliers,
- l’autre est local, sans transport et ne rentre pas dans le circuit de distribution des carburants, elle vise des circuit de distribution locaux.

La législation des carburants
Depuis 1997 et selon la directive de mai 2003 applicable au plus tard le 31 décembre 2004, la Commission Européenne demande aux états membres d’harmoniser leurs textes en matière d’utilisation de l’huile végétale brute.
La France n’a pas retranscrit cette directive dans ses textes et refuse de considérer l’HVB comme un carburant, tout produit n’entrant pas dans la liste des produits autorisés est interdit ou doit être incorporé sous contrôle douanier dans une raffinerie.
Le législateur n’a pas défini qu’elle est la nature fiscale de l’huile, elle peut être une huile alimen-taire, un adjuvant pétrolier, un carburant, c’est son usage qui en défini la nature. En plein débat sur les biocarburants, deux possibilités se font jour, une contrôlée par les industriels marque l'alliance et l'allégeance des paysans aux pétroliers, l’autre qui affirme que l’énergie re-nouvelable est l’affaire de chacun.
La France va prendre position cet automne en matière de biocarburant et sa position en matière de TVA et de TIPP, TIC, Taxes Intérieures de Consommation depuis le 1er janvier 2004, va mon-trer sa volonté dans ce domaine. A chacun de questionner ses responsables locaux, politiques ou professionnels, sur leur position et de contrôler leurs actes. Faute de position claire, le 1er janvier 2005, les directives européennes s‘appliqueront d’office, l’utilisation de l’HVB comme carburant sera donc autorisée.

Impact environnemental
Par opposition aux rejets massifs de CO² des énergies d’origine fossile, les végétaux consomment le carbone pendant leur phase de végétation avant de le libérer lors de leur combustion. Selon le principe des permis négociables en matière de rejets de CO² négocié à Kyoto, la valeur par hectare économisée est un atout dans les négociations internationales. Ce sont des produits peu polluants. Pendant les périodes de récolte, de stockage, de livraison, d’utilisation, les risques de pollution sont limités. Pendant la combustion :
 disparition des fumées noires et des particules cancérigènes,
 absence de composés aromatiques, ce sont ceux qui l’on sent autour d’une voiture,
 absence de soufre qui permet d’éviter les rejets d’oxydes de soufre à la base de la pollution acide,
 absence HAP, réputés cancérigènes,
 la combustion d’huile végétale brute ne produit pas d’ozone.
Le fait de rapprocher les moyens de production de leur site de consommation ouvre un regard tout à fait diffèrent, plus rationnel et plus global sur les relations à l’énergie.
La production et l’utilisation locale d’énergie permettent de limiter le transport, qui, s'il a permis notre développement, commence à créer des difficultés sans réelles solutions par sa croissance exponentielle.
Elle induit une meilleure occupation de l’espace que les jachères nues.

Se chauffer avec des céréales agricoles
On peut chauffer 1 à 2 maisons avec un ha de céréales. Ces moyens de chauffage sont déjà très utilisés dans les pays d’Europe du nord et le recul d’utilisation en garantissent la fiabilité.

On compte parmi ceux ci des chaudières individuelles ou collectives, des poêles qui sont des poê-les à granules de bois adaptés, des brûleurs pour remplacer celui de votre chaudières. Toutes ces machines sont maintenant disponibles sur le marché. On aura aussi bientôt des équipements à monter sur les vieilles cuisinières à bois les rendant ainsi efficaces et faciles d ‘usage et des in-serts.

Quand l’électricité, le gaz, le fuel sont trop chers, mal odorant au sens propre comme au sens figu-ré, le bois trop lourd, difficile à manipuler et peu confortable à utiliser, il est possible de se chauffer directement avec des graines déclassées ou spécifiquement cultivées, dans un strict respect de l’environnement, récoltées par une moissonneuse batteuse, sans transport, sans énorme usine. 2 à 2,5 kg de céréales ont le même pouvoir calorifique qu’un litre de fuel. Les céréales consomment le CO² avant de le rejeter. Elles sont renouvelables, propres, sans risque d’incendie ou d’explosion, produites localement, porteuses de travail en milieu rural pour la livraison et le service.
Dans cette démarche « le client » va avoir un regard direct sur la façon dont son « fournisseur » produit les graines qu’il livre, la liaison horizontale producteur/utilisateur permet de renouer un lien direct entre l’agriculture et la population.

La production locale d'énergie représente une alternative significative en matière de production agricole, avec une possibilité de montée en puissance très rapide car les hommes, les structures et les outils de production sont en place.
Elle est le garant du maintien d’activités économiques en milieu rural, les plus-value restant loca-les, plus largement rurales, clés de la lutte contre la désertification.

Georges LOUIS, Président de ARE

Les céréales chauffage, en chiffres
En chaleur
2 kg de céréales (0,09 €) = 1 l de fuel (0,46 €)

Un hectare de céréales peut chauffer 1 à 2 maisons.
1 ha de céréales produit 50 à 90 Qx/ha de céréales,
en 2003, la France comptait 1 600 000 ha de jachères,
c’est l’équivalent de 2 500 à 4 500 l de fuel pour 1 ha.

Avec très peu de chimie, on peut facilement produire 50 Qx (5 000 kg)/ha, soit 2 500 l de fuel par an.
Des plantes comme le triticale (croisement de blé et de seigle) poussent avec très peu de chimie pour des rendements équivalent aux céréales actuelles.

Dans un poêle à céréales au milieu de la maison 2 500 à 3 500 kg diminuent la facture de chauffage de moitié.
Dans une chaudière, il faut 4 000 à 8 000 kg de céréales pour chauffer un hiver.

On trouve :
- des poêles à céréales à partir de 3 300 €
- des brûleurs pour remplacer un brûleurs à fuel a partir de 2 300 €
- des chaudières domestiques à partir de 4 500 €

Les agriculteurs sont équipés, dès aujourd’hui, pour semer, cultiver, récolter, stocker et livrer ces céréales.

L’huile végétale brute en chiffre
On peut estimer qu’il faut un hectare par voiture et par an.
Il faut 3 kg de graines pour faire 1 l d’huile (30 à 45 %).
On produit de 25 à 45 Qx de colza ou de tournesol/ha, cela fait de 750 à 2 050 l d’huile par ha
Une voiture diesel parcoure de 12 000 à 17 000 km par an, elle consomme de 600 à 1 400 l de carburant par an.
En 2003, l’ester méthylique d’huile cultivé sur jachères représentait 360 000 Ha.

En France 340 000 agriculteurs reçoivent des primes PAC.

Femme Actuelle ciblé par la filière foie gras
Cette année, le CIFOG (l’interprofessionnelle du foie gras) va dépenser 278 000 euros de publicités pour vanter les mérites du foie gras I.G.P. Sud-Ouest. La presse féminine a été particulièrement ciblée pour cette campagne de marketing. La PMAF (Protection mondiale des animaux de ferme) demande à Femme Actuelle de renoncer à cette publicité.


Crédit: www.notre-planete.info

Une production catastrophique pour le bien-être des animaux Loin des écrans de fumée déployés par l’industrie du foie gras, la réalité de cette production révèle une expérience violente pour les animaux qui a conduit de nombreux pays à l’interdire. La production de foie gras nécessite de gaver et suralimenter des oiseaux au point de les rendre malades.
Pour obtenir un foie gras, il faut : faire naître des canetons, les trier par sexe, broyer les femelles, engraisser les mâles, les enfermer dans des cages (où ils ne pourront pas même étendre une aile la plupart du temps), les violenter deux fois par jour pour leur enfoncer de force un tube de 20 à 30 cm de la gorge à l’estomac afin d’y déposer directement des quantités énormes de maïs qu’ils ne mangeraient pas d’eux-mêmes.
Suite au choc du gavage, l’animal est immédiatement pris de diarrhées et de halètements. En outre, les dimensions de son foie hypertrophié, qui atteindra presque 10 fois son volume normal en fin de gavage, rendent sa respiration difficile, et ses déplacements pénibles (quand ils en ont la possibilité). Les sacs pulmonaires sont compressés, le centre de gravité de l’animal est déplacé. Les taux de mortalité sur la période de gavage sont de 10 à 20 fois supérieurs à ceux qui sont enregistrés sur une même période en élevage. Une fois qu'ils ont atteint une taille propice à la commercialisation, ils sont transportés alors qu’ils sont épuisés, stressés et ont du mal à respirer. Ils sont ensuite tués à l’abattoir, suspendus conscients avant d’être électrocutés pour être étourdis.

Personne ne peut accepter un tel traitement et il n’y a que la force de l’habitude et les campagnes publicitaires de la filière qui peuvent soutenir ce commerce injustifiable. La PMAF espère que Femme Actuelle et d’autres magazines de la presse écrite auront le courage de renoncer à des financements provenant d’une pratique d’élevage inacceptable du point de vue éthique. La tribune offerte par ses magazines entretient, via de lourds financements, une image fausse de cette production.
De plus, le cahier des charges I.G.P. Canard à foie gras du Sud-Ouest ne garantit en rien un meilleur traitement des oiseaux. Les cages individuelles y sont majoritairement utilisées, le gavage à la pompe hydraulique également.

Ce que nous pouvons faire Les animaux sont des êtres sensibles, reconnus comme tel dans le code rural. Nous avons une responsabilité collective envers eux et devons refuser les pratiques les plus violentes à leur égard.
Le meilleur moyen de refuser ces pratiques c'est de stopper notre consommation de foie gras.

En savoir plus
Manifeste pour l'abolition du foie gras
Auteur : Protection mondiale des animaux de ferme

Chempolis : du papier à base de paille
Le groupe finlandais Chempolis a mis au point une technologie innovante de fabrication de pâte à papier respectueuse de l’environnement.
Le procédé est fondé sur l’utilisation de matériaux autres que le bois pour la fabrication de la pâte (déchets agricoles : paille, herbes, roseaux etc...).

Ces matériaux, comme le roseau utilisé pour la fabrication du papier depuis plus de 2000 ans, ont jusqu’alors posé problème dans leur application industrielle. En effet, la technologie alcaline et surtout les composants de silicone ne permettent pas la récupération des produits chimiques ni même de l’eau après le processus.
Outre le coût, les conséquences pour l’environnement n’ont pas permis de continuer sur cette voie, excepté en Asie et surtout en Chine où le bois est rare. Chempolis est parvenu à mettre au point et à tester avec succès un procédé à base d’acide formique et d’eau oxygénée, pour le blanchiment, qui règle ces défauts.
Cette technologie combine, en lieu clos, l’utilisation de produits chimiques biodégradables, sans soufre ni chlore, et une moindre utilisation d’eau qui de plus est ensuite recyclable. Les avantages sont nombreux : un coût de fabrication plus bas, une très bonne qualité de papier. Ce procédé est flexible et permet l’utilisation de nombreux matériaux. Ainsi la capacité de production de papier se trouverait décuplée.
La consommation mondiale s’élève aujourd’hui à 340 millions de tonnes par an et est en constante progression. L’utilisation des 2,5 milliards de tonnes par an de matériaux recyclables disponibles non dérivés du bois pourrait produire un milliard de tonnes par an de pâte à papier.

Chempolis a mis en oeuvre la première application industrielle de ce procédé dans une entreprise privée en Chine. Cette usine a actuellement une capacité de production de 50 milliards de tonnes par an de pâte de papier à base de paille de blé.

Contact : Chempolis Oy, Kiviharjuntie 11, 90220 Oulu, Finlande - tél : +358 8 537 2640, fax : +358 8 537 2641

Sources : Site de High technology Finland :
http://www.hightechfinland.com/2002/newmaterials-processes/sivu.php?id=chempolis&listby=
Article dans le journal Engineering news:
http://www.engineeringnews.co.za/eng/views/columnist/develop/?show=67786#
Site de Chempolis :
http://www.chempolis.com/soa.html
Rédacteur : Elisabeth Cousin, chargee de mission.
Cette information est un extrait du BE Finlande numéro 4 du 8/09/2005 rédigé par l’Ambassade de France en Finlande.

Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur http://www.bulletins-electroniques.com

OGM, Monsanto, Killer, Dollars and Co
Monsanto est une multinationale à capitaux américains basée dans le Missouri, à St. Louis. Tristement célèbre pour avoir inventé le sinistre "Agent Orange" l'herbicide en dotation à l'armée U.S. au Viêt-nam qui causa la destruction de 14% des forêts ainsi que des séquelles irréversibles sur la population civile. Encore aujourd'hui on retrouve des traces de dioxines dans le sang de vietnamiens nés après la guerre dans les régions qui ont été bombardées massivement avec ce désherbant assassin.
Cette industrie chimique s'est spécialisée dans la modification génétique des plantes. Elle détient jalousement la recette d'un procédé qui modifie génétiquement la flore en rendant stériles ses semences.
Monsanto frappe encore en France.
Monsanto réclame 196 500 € à la Confédération paysanne

Réaction de la Conf.:


La Confédération paysanne dénonce le jugement rendu public aujourd’hui par la Cour d’appel de Toulouse frappant huit « faucheurs volontaires » d’OGM de peines de prison, et plus particulièrement la scandaleuse condamnation de José Bové à quatre mois d’emprisonnement ferme.
Dans le climat délétère de répression des mouvements sociaux qu’impose le gouvernement, la Confédération paysanne ne peut que faire le rapprochement entre les condamnations de Toulouse et le commandement qu’elle reçoit ce jour par huissier de payer 196 500 euros à Monsanto. (1).
Loin de renoncer à son combat contre les cultures d’OGM en plein champ, dans l’intérêt des paysans, des consommateurs, de la santé publique et de la préservation des ressources naturelles, la Confédération paysanne exprimera à nouveau avec force ses arguments à l’occasion du procès de neuf de ses membres, à Versailles, après-demain 17 novembre (2).
Les OGM ont bien des difficultés à passer en force dans nos champs et nos assiettes mais la mobilisation à leur service de l’appareil judiciaire ne pourra faire reculer le vaste mouvement de résistance qui s’amplifie en France et en Europe.

(1) C’est une action conduite sur un site expérimental de la firme agrochimique Monsanto à Monbéqui (Tarn-et-Garonne) en septembre 1998 qui avait été ainsi sanctionnée par un jugement du tribunal de grande instance de Montauban du14 octobre 2003 La Confédération est condamnée à payer cette somme sous huit jours, solidairement avec René Riesel, ancien secrétaire national du syndicat.
(2) Ils sont poursuivis suite à la neutralisation d’un champ de maïs transgénique à Guyancourt (Yvelines), le 23 juillet 2003. Programme de la journée de soutien à Versailles sur : www.9deguyancourt.org Monsanto est également partie civile à ce procès.

En faisant bloquer les comptes de la Confédération paysanne, MONSANTO cherche à réduire notre syndicat au silence. Depuis de nombreuses années nous nous sommes opposés à l’agriculture industrialisée que représente MONSANTO. Nous avons remporté des victoires en particulier sur le terrain des hormones. Notre opposition ferme et résolue à l’utilisation des OGM en agriculture nous a de nouveau amené à nous opposer à cette multinationale qui ne cherche qu’à augmenter son profit à court terme. En demandant l’exécution du jugement qui nous condamnait à lui verser 196.000 euros de dommages et intérêts pour avoir détruit une de ces parcelles d’essai en plein air, MONSANTO cherche à réduire la Confédération paysanne au silence. La Confédération paysanne ne se laissera pas intimider. Elle poursuivra la lutte qu’elle mène contre les OGM, technologies refusées par les paysans comme par les consommateurs.

Voir tous les articles sur le site de la Confédération paysanne: www.confederationpaysanne.fr

SYDNEY - Une expérience australienne sur les OGM, les organismes génétiquement modifiés, a dû être interrompue après dix ans de recherche. Les mulots qui se nourrissaient de petits pois résistants aux insectes ont développé des maladies des poumons.
Les résultats de la recherche ont été publiés cette semaine dans le « Journal of Agricultural and Food Chemistry ». Ils expliquent que la maladie dont souffrent les cobayes proviendrait d’une modification structurelle de la protéine introduite dans le petit pois pour les rendre résistants aux larves.

« La réaction des souris à la protéine pourrait préfigurer des atteintes à la santé humaine », a expliqué à la chaîne de télévision ABC Thomas Higgins, chercheur au CSIRO, le plus grand organisme de recherche publique du pays. L’institut souhaitait protéger les plantations de pois contre un insecte ravageur, le Bruchus pisorum. Contrairement aux petits pois, les haricots ne sont pas affectés par cet insecte. Aussi les chercheurs ont-ils utilisé un gêne de ce légume pour améliorer la résistance au bruchum pisorum des pois. Au terme de l’expérience, ces derniers montraient une résistance de 100 %. Parallèlement à la dissémination en plein champ, une étude de risques, portant notamment sur l’alimentation des souris, a été menée. Les cobayes nourris avec des haricots ou des pois non génétiquement modifiés n’ont pas montré de réaction immunitaire.
En revanche, les animaux dont l’alimentation consistait en pois génétiquement modifiés ont développé une inflammation des poumons et une augmentation des anticorps dans le sérum sanguin. Selon le CSIRO, la réaction s’explique par le processus de transformation que subit le gêne de haricot pour rendre le pois insensible aux insectes. © AT

En lire davantage sur le site: http://bellaciao.org

Communiqué de presse des ONG sur REACH
NOUVELLE MENACE FRANCO-ALLEMANDE CONTRE REACH.
Les ONG de protection de l'environnement, de la santé publique et de défense des consommateurs s'indignent de l'accord obtenu par l'Allemagne et soutenu par la France sur le report de la décision du Conseil sur REACH.

La rumeur courait depuis quelques semaines et vient d'être confirmée. Le gouvernement de Mme Merkel (CDU) issu des récentes élections allemandes a obtenu le report à une date encore inconnue de la décision du Conseil de l'Union sur REACH, prévue initialement pour le Conseil de l'Environnement du 6 décembre prochain. Il s'agit officiellement de laisser le nouveau gouvernement allemand se mettre en place et affiner sa position sur le texte de REACH. « En réalité, ce nouveau délai annonce une menace d'affaiblissement supplémentaire de REACH car la CDU allemande agit dans ce dossier comme l'organe politique de géants industriels tels BASF » dénonce Yannick Vicaire, chargé de la campagne Toxiques à Greenpeace France. Le gouvernement de Gerard Schroder était déjà très réticent sur la réforme et très enclin à défendre les intérêts de la chimie allemande, qui détient la première place sur le marché européen. Il semble qu'un accord ait été passé entre SPD et CDU, maintien de la sortie du nucléaire contre consensus anti-REACH. Quoiqu'il en soit, l'obtention du report de la décision sur REACH par l'exigence d'un état-membre constitue, après le revirement inopiné de la Commission européenne de fin septembre, un nouveau précédent grave dans le fonctionnement institutionnel de l'Europe sur ce dossier.

Cette demande allemande auprès de la Présidence Britannique a été soutenue par plusieurs états membres dont la France. « Le gouvernement français et les députés européens UMP et UDF jouent une partie de poker menteur sur REACH, donnant d'un côté des gages aux ONG et de l'autre bradant la santé publique et l'environnement pour le grand bénéfice des éternels pollueurs » continue Yannick Vicaire. Cette analyse est également faite par le WWF qui voit chez la plupart de Députés Français « un intéressement très superficiel à des arguments pourtant vitaux pour un vrai REACH, comme un nombre minimum de tests de toxicité & écotoxicité pour évaluer une nouvelle substance », explique Olivier Le Curieux-Belfond, chargé de mission « toxiques » au WWF-France. Sous prétexte d'inquiétudes pour l'avenir des PME, les gouvernements français et allemands vident la réforme de tout contenu. Cette duplicité apparaît dans toute son évidence dans le sabordage des propositions qui étaient censées soulager les « vraies » petites entreprises sur certaines exigences de REACH, telles que le partage de l'information (proposition dite OSOR : Une substance, Un dossier d'enregistrement). Ce n'est pas le souci des PME, encore moins l'intérêt public, mais bien les ordres des firmes les plus importantes qui dictent la conduite du couple franco-allemand sur ce dossier.

Les ONG de protection de l'environnement et de la santé publique, les associations de consommateurs et les syndicats expriment leur profonde indignation sur cette attitude irresponsable. « Le gouvernement français confirme une fois de plus sur ce dossier son mépris total des conséquences de 50 ans de chimie industrielle sans contrôle, à savoir la destruction de la biodiversité, l'empoisonnement continu des enfants avant même leur naissance, la menace permanente du cancer sur les citoyens dont, en premier lieu, les travailleurs » conclut, au nom des ONG, Cédric du Monceau, directeur général du WWF-France.
L'ARTAC, au nom des médecins et scientifiques signataires de l'appel de Paris, soutient l'action des ONG.

Communiqué de presse du WWF, Greenpeace, MDRGF, CNIID . Paris, le 7 novembre 2005

Retrouvez le MDRGF sur son site internet : www.mdrgf.org

MERCI DE FAIRE CONNAITRE CETTE LISTE AUPRES DE VOS CONTACTS.

M.D.R.G.F
Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures
92 rue de Richelieu, 75002 Paris
Tel / Fax :01 45 79 07 59
Portable : 06 81 64 65 58
email : mdrgf@wanadoo.fr
site : www.mdrgf.org

Finansol: baromètre des finances solidaires
La 3ème édition du « Baromètre des finances solidaires – Finansol – la Croix – Ipsos » dresse un nouvel état des lieux du secteur pour l’année et nous fait part de la nouvelle étude Ipsos : « Les Français et l’épargne solidaire »[1] qui dévoile : quels sont les Français qui connaissent et sont séduits par l’épargne solidaire ? Quelles sont leurs attentes vis-à-vis du secteur ?

En outre, cette année, le Baromètre souligne plus particulièrement l’utilisation faite de l’épargne et, pour la première fois, se régionalise, en présentant un zoom sur l’Ile-de-France.

Aujourd’hui près d’un tiers des Français (30%) ont déjà entendu parler de l’épargne solidaire : soit une progression de 4 points par rapport à 2004.

Ce taux de notoriété est inégalement réparti au sein de la population française. Comme en 2004, il progresse à mesure que l’on s’intéresse aux catégories socio-économiques les plus aisées : 45% des cadres supérieurs, 38% des personnes disposant de revenus supérieurs à 3 000 € nets mensuels et plus, et, 39% des personnes ayant un niveau d’études supérieur. Cette année, on note une forte progression de cette notoriété chez les retraités (+ 11 points) et les ouvriers (+9 points).

42% des Français se déclarent prêts à épargner solidaire même si le rendement financier est moindre (soit une progression de 6 points par rapport à 2004) et seraient prêts à placer plus de la moitié de leur épargne solidairement :

- sur 100€, les personnes prêtes à souscrire placeraient 53,2€ dans des produits d’épargne solidaire. Pour cela, ils posent leurs conditions….
- 40% d’entre eux souhaitent avoir une garantie par un label de la bonne utilisation des fonds ;
- 28% un avantage fiscal (2 fois plus qu’en 2004) ;
- 16% une meilleure information à travers des campagnes de sensibilisation.
… et nous indiquent quels sont les secteurs qu’ils souhaitent privilégier avec leur épargne :

70% souhaitent financer des projets solidaires en France :
- 31% pour des projets innovants comme l’agriculture biologique et ses réseaux de distribution, le commerce équitable, des projets environnementaux ;
- 24% pour le logement de familles en difficulté
- 15% pour l’insertion par l’économique.
30% souhaitent financer des projets solidaires dans les Pays du Sud et de l’Est.

Ces informations montrent à quel point il est important pour les épargnants de connaître l’utilisation faite de leur épargne et d’avoir une garantie par un label de cette solidarité et transparence. Finansol, s’attache à poursuivre son travail de sensibilisation et d’information auprès du grand public en communiquant particulièrement sur ces points ainsi que sur l’existence du label Finansol, le seul à identifier clairement ce type de produits. La Semaine de l’Epargne Solidaire qu’elle organise en Ile-de-France du 26 novembre au 3 décembre prochains[2] sera une nouvelle occasion pour les épargnants de mieux comprendre le fonctionnement des finances solidaires.

Tous les résultats du Baromètre seront publiés dans le cahier "Economie & Entreprises" du quotidien la Croix, daté lundi 7 Novembre 2005.

dossier de presse et barometre disponibles sur demande aupres de mathilde castres
t. 01 53 36 80 60
e-mail
mathilde.castres@finansol.org
ou sur l’espace pro journalistes du site portail www.finansol.org à l’adresse suivante :
http://www.finansol.org/EspaceProJournalistes/default.asp

communiquÉ de presse – 7 novembre 2005 - Paris
« Baromètre des finances solidaires- Finansol - la Croix – Ipsos - 3ème édition »
Regard sur les grandes tendances des finances solidaires avec le soutien de la Caisse des Dépôts, de la Région Ile-de-France et du Crédit Coopératif.

[1] Etude réalisée les 2 et 3 septembre 05 sur un échantillon national représentatif de 934 personnes âgées de 18 ans et plus.
[2] Conférence de presse de lancement le 23 novembre 05 au Conseil Régional Ile-de-France.