Guadeloupe, une terre gorgée de poison
Interdit depuis 1993, le chlordécone fait toujours des ravages. Cet insecticide ultratoxique a contaminé les sols et les rivières de l'île, plongeant les agriculteurs dans la détresse économique.

Nicole (1) est endettée. Elle ne peut ni faire face aux factures, ni se reconvertir. Elle risque l'expulsion de son logement et s'inquiète pour l'avenir de son fils de 5 ans. Nicole, 37 ans, jeune agricultrice guadeloupéenne, est l'une des victimes de la contamination de l'île par le chlordécone. Aujourd'hui interdit, cet insecticide ultratoxique, utilisé contre le charançon du bananier, cancérogène probable et perturbateur endocrinien, a pourri pour des siècles les eaux et les terres antillaises.

En 1999, Nicole fait un emprunt pour acheter un terrain à Goyave, en Basse Terre. Sept hectares de semi-mangrove sur lesquels, en 2003, elle plante des madères. En 2004, elle fait analyser ses sols, comme le préconisent deux arrêtés préfectoraux à tout agriculteur désireux de produire des légumes racines ou des plantes à tubercules (2). Le couperet tombe : «Mes parcelles étaient contaminées. Mon terrain n'a jamais servi à la culture de bananes, mais il est situé en aval d'une bananeraie. Ce sont les eaux de ruissellement qui ont transporté le chlordécone.» Il lui est désormais interdit de vendre ses légumes. «J'ai dû laisser mes tonnes de madères en plan.» Depuis, le terrain est en friche et Nicole en galère. Pour ne pas craquer, la jeune agricultrice multiplie les courriers aux administrations, au préfet, à Jacques Chirac, à l'Union européenne...

La pollution des rivières guadeloupéennes a été décelée en 1999 par la direction départementale de la santé, mais c'est en 2002 seulement que scientifiques et autorités publiques saisissent l'ampleur du désastre. Cette année-là, se souvient Harry Durimel, avocat et porte-parole des Verts de Guadeloupe, un article paru dans Libération (3) révèle deux événements survenus quelques mois plus tôt. D'abord, en août, la découverte en Martinique, par la police, de plusieurs tonnes de chlordécone dans une bananeraie. Preuve que les planteurs ont continué à utiliser ce poison pourtant interdit depuis 1993. Dix jours plus tard, la douane saisit à Dunkerque une cargaison de patates douces en provenance de Martinique, toutes contaminées par le chlordécone. Preuve que l'insecticide, présent dans les sols antillais, a contaminé la chaîne alimentaire et peut se retrouver dans les assiettes, via les légumes cultivés dans la terre.

La préfecture de Guadeloupe met alors en place des analyses de sol préventives et interdit la culture des légumes-racines sur terrain contaminé. Sous la houlette du député martiniquais Philippe Edmond-Mariette (non inscrit), des parlementaires antillais obtiennent la création d'une mission d'information sur le chlordécone. Rendu public en juin 2005, leur rapport rencontre peu d'échos en métropole. Pourtant, les tribulations de l'insecticide aux Antilles se lisent comme un polar. Elles illustrent l'opacité qui caractérise l'homologation des produits phytosanitaires, et témoignent de l'influence d'une poignée de gros planteurs qui contrôlaient alors la filière antillaise de la banane.

Le chlordécone appartient à la première génération de pesticides, les organo-chlorés. Comme le DDT, le lindane, c'est l'un des «douze salopards», ces polluants organiques persistants qui sont une plaie pour la planète. Breveté aux Etats-Unis en 1952, le produit est vendu en 1958 par la société Dupont de Nemours sous le nom commercial de Kepone. Mais en 1975 c'est la catastrophe sur un site de production en Virginie. «Une pollution importante de l'environnement immédiat de l'usine, ainsi que des effets toxiques aigus sur les travailleurs (...) induisent la fermeture brutale du site», relatent les députés. Les autorités américaines interdisent le Kepone en 1976.

Pourtant, cinq ans plus tard, le produit va être réautorisé en France. Après le passage de deux cyclones, en 1979 et en 1980, les planteurs se disent démunis face à la prolifération du charançon. En 1981, le ministère de l'Agriculture accepte de le remettre sur le marché. C'est la société Laurent de Laguarigue qui a racheté le brevet de la molécule et la vend sous le nom de Curlone. Or Laguarigue est un gros planteur béké martiniquais, propriétaire de maisons d'exportation de bananes... Dans une interview donnée en août 2005 à l'hebdomadaire guadeloupéen Sept Magazine, Daniel Dollin, de la chambre d'agriculture, rappelle la puissance du lobby des gros planteurs: «[Ils] faisaient la pluie et le beau temps dans les groupements, les petits pouvaient juste se plier (...). C'était la belle époque de la banane, on avait un marché garanti en Martinique et en Guadeloupe, et l'objectif de chacun était de trouver les moyens pour conserver ses parts de marché malgré les intempéries.»

Angoisses et convulsions
Pourtant, la nocivité environnementale de l'insecticide est déjà établie. En 1977 et 1980, deux rapports scientifiques (4) avaient mis en évidence la pollution des rivières et des sols antillais, et la rémanence du produit. L'impact sur la santé humaine, lui, est mal connu. Sauf en cas d'exposition aiguë : les ouvriers de l'usine de Hopewell en Virginie ont souffert d'agitations, d'angoisses, de convulsions, de céphalées, de troubles hépatiques et de troubles de la spermatogenèse. On ignore en revanche l'effet d'une exposition chronique. Chez le rat, elle provoque des cancers, et endommage les organes reproducteurs. Mais aucune étude épidémiologique n'a été concluante chez l'homme. En 1979, la substance est néanmoins classée cancérogène probable par le Centre international de recherche contre le cancer.

Pourquoi la France prend-elle le risque d'autoriser ce produit ? A l'époque, rappelle la mission parlementaire, «les connaissances scientifiques étaient balbutiantes, l'attention portée aux potentiels effets néfastes des pesticides moins soutenue qu'aujourd'hui (...) et la notion de principe de précaution encore inconnue du droit».
Yves-Marie Cabidoche, chercheur de l'Inra en Guadeloupe, spécialiste de l'étude des sols, se souvient : «En 1981, (...) le chlordécone avait une réputation non usurpée d'efficacité. (...) La Guadeloupe avait essuyé plusieurs cyclones, le charançon proliférait. Les planteurs ont exercé une forte pression pour que ce produit soit disponible.» Il évoque aussi les rapports distants entre recherche, services de l'Etat et acteurs économiques. A l'époque, regrette-t-il, il existait pourtant des produits alternatifs, des organo-phosphorés dégradables, moins efficaces que le chlordécone mais qui auraient pu le remplacer.

L'Etat pénalement responsable ?
En 1989, la Commission d'étude de la toxicité des phytosanitaires préconise l'interdiction de l'insecticide, qu'elle juge «persistant, relativement toxique». Le ministère de l'Agriculture l'interdit en 1990. Mais les gros planteurs obtiennent deux dérogations : le produit sera utilisé jusqu'en 1993. La mission parlementaire émet les plus grandes réserves sur ces dérogations qui pourraient aujourd'hui engager la responsabilité pénale de l'Etat dans ce «Metaleurop agricole» (5).

Aujourd'hui, la Guadeloupe tente d'évaluer l'ampleur des dégâts. L'eau tout d'abord. En 1999, la Direction de la santé et du développement social (DSDS) de Guadeloupe sonne l'alerte : les rivières sont polluées, certains des points de captage d'eau potable aussi. Problème d'autant plus grave que c'est de Basse Terre, région des bananeraies, que proviennent 80 % des ressources en eau potable de la Guadeloupe. En 2000, des mesures sont prises : captages fermés, stations de traitement d'eau potable équipées de filtres à charbon pour retenir les pesticides. Selon l'Inspection générale de l'environnement, en 2005, les eaux destinées à la consommation sont exemptes de chlordécone à plus de 99 %. Reste que la population antillaise a ingéré durant des années une eau et des aliments pollués.

Quant aux sols, Grande Terre est épargnée mais Basse Terre est fortement contaminée. Yves-Marie Cabidoche, qui planche sur une cartographie des sols pollués, estime qu'au moins 4 000 hectares, soit un sixième de la surface agricole, sont très pollués. «Le chlordécone est une molécule hérissée de chlore qui présente une forte affinité pour les sols et ne montre aucun indice de dégradabilité. Il faudra des siècles pour que les eaux parviennent à le lessiver. L'insecticide, qui se dépose sur le sol comme une couche de vernis, s'est dispersé avec les labours en millions de copeaux dans une grande épaisseur de terre.» Et nul ne sait dépolluer ces sols dont l'usage est désormais très restreint. «On peut y faire encore de la banane ou de la canne à sucre, le transfert de l'insecticide de la terre aux arbres fruitiers n'ayant pas été observé.»

A la chambre d'agriculture, Sully Gabon dirige le service qui centralise les analyses de sols. Il est confronté à la détresse économique des cultivateurs. Aujourd'hui, il reçoit Claudius Virain, 26 ans, dont les trois parcelles dédiées aux patates douces et madères sont contaminées. «Notre prédécesseur sur le terrain avait fait de la banane durant neuf ans et utilisait du Curlone, comme tout le monde.» Le jeune homme cultive désormais des bananes «presque bio» et a réussi à dénicher des marchés locaux. «Je commence à m'en sortir mais j'ai perdu 11 000 euros.»

Un tiers des femmes enceintes contaminées
La Confédération paysanne et les syndicats affiliés aux Antilles réclament l'indemnisation par l'Etat des victimes. Mais le préjudice global est difficile à évaluer, les agriculteurs n'ayant pas tous fait procéder à l'analyse de leurs sols. En outre, la publication en octobre par l'Agence française de sécurité alimentaire de limites acceptables de chlordécone dans les produits les plus consommés, sans risque pour la santé des consommateurs, devrait permettre à certains agriculteurs dont les terres sont peu contaminées de continuer à travailler. Sully Gabon s'inquiète aussi de la santé des agriculteurs : «Normalement, pour épandre le chlordécone, on doit utiliser un appareil doseur qui se porte dans le dos et une petite lance avec système de dosage. Mais le plus souvent c'était un seau, et dans le meilleur des cas des gants ou un masque...»

Plusieurs études épidémiologiques, coordonnées par Luc Multignier, épidémiologiste de l'Inserm à Rennes, tentent de cerner l'impact sanitaire de l'exposition au chlordécone, et les éventuels liens de causalité avec certaines pathologies. «La première, fondée sur des analyses de sang, a confirmé qu'une importante fraction de la population ­ deux tiers des ouvriers agricoles et un tiers des femmes enceintes ­ est contaminée, explique-t-il. Ce n'est pas surprenant, puisque l'eau et les aliments sont pollués. Mais nous ignorons si ce niveau de contamination est dangereux.» Une étude menée en 2004 n'a pas trouvé de différences significatives entre la fertilité des ouvriers agricoles et celle d'une population témoin.

Deux autres études sont en cours :
Timoun, qui piste les effets du chlordécone sur le développement intra-utérin et postnatal à partir du suivi de 1 200 grossesses et des sept premiers mois des bébés.
Et Karu-Prostate, qui traque les liens avec le cancer de la prostate. «On observe en Guadeloupe un taux de prématurité et de mortalité périnatale deux fois plus élevé que celui de la métropole, et l'une des incidences de cancer de la prostate les plus élevées au monde, qui ne s'explique qu'en partie par l'origine ethnique de la population.» Les résultats de ces études ne sont pas attendus avant 2007. En attendant, les Guadeloupéens doivent se débrouiller avec leurs angoisses.

Par Eliane PATRIARCA
vendredi 06 janvier 2006
(1) Le prénom a été modifié.
(2) Igname, madère, manioc, patate douce, gingembre, carotte, navet...
(3) 12 octobre 2002.
(4) Snegaroff (Inra) et Kermarrec.
(5) Cette entreprise de fonderie a fermé ses portes en 2003, laissant le site contaminé.
Basse Terre envoyée spéciale

Retrouvez le MDRGF sur son site internet :
WWW.MDRGF.ORG

Par Hélène patriarca,

Education: maintenir l enfant en position de sujet
lorsque les parents et éducateurs ménent une vie spirituelle et naturelle, certaines de leurs interrogations concernent l'éducation d'un enfant, et notamment comment concilier son besoin de s'incarner ou de s'idendifier tout en évitant une fermeture totale et une deconnexion totale avec "son" Identité, "son" Je Suis?

la petite enfance est la période où se mettent en place de nombreux programmes, conditionnements, "logiciels" et contenus de "dossiers", surtout par répétition et imitation de l'entourage, l'enfant lui-même n'ayant que peu d'auto-conscience et de liberté de choix, et l'un des éléments importants que nous avons mis en avant en tant que parents (entourage le plus proche) durant l'éducation et la petite enfance de notre fille et même ultérieurement, et actuellement durant la petite enfance de nos petits enfants, est de leur donner l'habitude (la programmation et le conditionnement) d'être Sujet qui fait des expériences relatives, en apprenant à vivre et à dire par exemples:

- Je n'aime pas ce chanteur (et non pas ce chanteur est nul)
- J'adore ce dessin animé (et non pas ce dessin animé est génial)
- Je n'aime pas ou ne suis pas en affinité avec le papa de ma copine (et non pas son papa n'est pas sympa)
- J'aime cette robe (et non pas cette robe est belle)
- Je n'aime pas les épinards (et non pas c'est pas bon les épinards)
- J'apprécie . . . . . . . .
- . . . . . . . . à vous de trouver d'autres exemples (ils ne manquent pas!) . . .

C'est une vigilance et une mise en avant de tous les instants, car la culture dominante ambiante, dans laquelle baigne l'enfant, favorise la programmation des "c'est bon", "c'est beau", "c'est pas bon", "c'est pas beau", "il (elle) n'est pas sympa", "il (elle) est nul(le)", . . ., qui vont aussi être source de fermeture, d'intolérance, de conflit, de mensonge, d'hypocrisie, de manipulation, . . .;

Cette mise en avant maintient un espace ouvert, où chacun :
- peut vivre ses expériences relatives en tant que Sujet
- peut les vivre et les exprimer avec intégrité et authenticité
- peut accueillir et repecter des vécus et des appréciations différentes de la part des autres
- peut favoriser la rechercher d'accord(s) (Nous) mutuellement satisfaisant(s) ou acceptable(s)
- . . .

Docteur Bernard HAAS (ABC Plantes Santé)
http://perso.wanadoo.fr/abc-plantes-sante

Projet Culturel Kinshasa
APPUI A LA COMMERCIALISATION D’ŒUVRES ARTISANALES ET ARTISTIQUES DES ARTISTES DE L’ACADEMIE DES BEAUX ARTS DE KINSHASA. DEVELOPPEMENT D’ACTIVITES ARTISTIQUES POUR LA REINTEGRATION D’ENFANTS DE LA RUE.

Académie des Beaux Arts de Kinshasa – 2005
République Démocratique du Congo

INITIATEUR DU PROJET :
Estelle ANDRE
COORDONNEES DU CONTACT :
Boulevard du 30 Juin
Immeuble Express
Gombé / Kinshasa
ndundu_art@yahoo.fr

HISTORIQUE DU PROJET :
Le projet d’appui à la commercialisation d’œuvres artisanales et artistiques en République Démocratique du Congo émane de la continuité du projet MBOLO « promotion de l’art et la culture du Gabon » : www.mbolo-art.com , projet fondé grâce au concours « DEFI JEUNES » présenté au Ministère Français de la Jeunesse et des Sports en 2003.
Ce projet fut qualifié par le Ministère de « projet de développement durable sur l’action culturelle en Afrique Centrale».
Gratifié par l’obtention d’un financement pour la création d’un site Internet et le lancement de la première phase du projet pour la promotion de quelques artisans et artistes d’Afrique Centrale de Libreville ; diverses « expositions ventes » ont pu être organisées.
Les différentes actions de la première phase de ce projet ont intéressés différents acheteurs à la recherche d’œuvres artisanales d’Afrique Centrale.
Aujourd’hui nous recevons régulièrement des demandes d’acheteurs privés et publics français et étranger sur notre site Internet.
L’Académie des Beaux Arts possède deux galeries dans lesquelles les œuvres artistiques sont exposées et vendues sur le marché Kinois ; mais à ce jour, aucune communication internationale n’est faite.
Or le potentiel est là et la demande européenne existe…

PRESENTATION DE L’ACADEMIE DES BEAUX ARTS
1)Création
L’Académie des Beaux Arts fut créée en 1943 à GOMBE MATADI, dans la province du Bas Congo, par le frère Marc Wallenda, missionnaire Belge, sous l’appellation de l’Ecole Saint Luc. Elle fut transférée à Kinshasa (Léopoldville) en 1949, elle change de nomination et devient l’Académie des Beaux Arts en 1957.
Suite à la réforme de l’Enseignement Supérieur et Universitaire au Congo ( alors Zaïre), par l’ordonnance ( loi n°01-170 du 7 octobre 1981), l’Académie des Beaux Arts fait partie intégrante des Instituts supérieurs techniques.

2)Mission
L’Académie des Beaux Arts a pour mission essentielle de :
Former des cadres supérieurs dans le domaine des arts plastiques et graphiques et de promouvoir la recherche des techniques et des technologies nouvelles dans ces domaines en vue de garantir l’épanouissement de l’art congolais moderne.

3)Organisation des enseignements
Elle a en son sein des humanités artistiques qui préparent les élèves à entamer les études supérieures en Art ou à entrer directement dans la vie active. Cette école d’application compte cinq options, à savoir :
la céramique
la décoration intérieure
le métal battu
la peinture
la sculpture

Dans l’enseignement supérieur, l’Académie des Beaux Arts organise les études du premier cycle de graduat et du second cycle en Art et subdivisées en deux sections :
a) La section Arts Graphiques comprend deux départements : l’architecture d’intérieur et la communication visuelle
b) La section Arts Plastiques comprend quatre départements : la céramique, le métal battu, la peinture et la sculpture.

4)Site culturel et touristique
L’Académie des Beaux Arts est un foyer culturel et artistique qui regorge des sculptures et diverses œuvres d’arts. Les touristes tant nationaux qu’étrangers viennent admirer la beauté du site de l’Académie des Beaux Arts, avec son parc parsemé d’œuvres d’art, ses salles d’expositions et son musée, sans oublier ses espaces verts.

OBJECTIF DU PROJET :
L’objectif de ce projet est d’appuyer les artistes de l’Académie des Beaux Arts de Kinshasa à la commercialisation de leurs œuvres et de développer un commerce équitable pour quelques artisans déjà structurés en coopérative de la capitale Kinoise.
Les fonds récoltés de la vente via le site Internet seront versés en partie aux artistes.
Un pourcentage sera collecté pour le financement d’activité artistique au sein d’ONG Kinoise oeuvrant pour l’intégration des enfants de la rue.
Les artistes et artisans intéressés par ce projet devront encadrer quelques enfants de la rue en les initiant à la peinture, à la sculpture, à l’ « art écolo », à la céramique, à la photo…
Ces activités seront organisées et encadrées par le coordinateur artistique, le professeur Ndundu.
L’objectif final de ce projet est d’arriver à une autogestion de ce micro projet de commerce équitable des œuvres artistiques et artisanales des participants en créant un solide réseau NORD/SUD et un centre fermé « artistique » pour les enfants de la rue.
Ce projet culturel peut être porteur de développement durable et de réintégration pour quelques enfants de la rue.

SECTEUR D ACTIVITE :
Le secteur d’activité de ce projet est basé sur la commercialisation d’œuvres créatrices d’artistes et artisans de Kinshasa.
Une commercialisation qui sera organisée via la création d’un site Internet et d’une campagne de communication auprès d’une clientèle ciblée en France et en Belgique dans différents segments de marchés privés. (galerie d’art, décorateur d’intérieur, boutiques d’art déco , magasin spécialisé dans la vente de produits africains)

PARTENAIRES DU PROJET :
Ce projet est organisé en association avec un professeur de l’Académie des Beaux Arts de Kinshasa, monsieur le professeur Ndundu, spécialiste en céramique.
Les acteurs de ce projet seront les différents étudiants de l’Académie des Beaux Arts prêts à s’investir auprès des enfants de la rue.
Deux ou trois coopératives de jeunes filles et d’handicapés artisans couturiers, qui pourront devenir les partenaires de ce projet, bénéficieront ainsi des actions réalisées via le site Internet et les actions de terrain en Europe.

PRESENTATION DU CONTEXTE DU PROJET :
Suite aux nombreuses conséquences de la guerre, la République Démocratique du Congo souffre encore et énormément de sa situation politique et économique.
Cette situation entraîne l’accroissement d’un phénomène qui ne peut laisser indifférent tous les habitants ou visiteurs de Kinshasa, il s’agit des enfants de la rue dénommés « faseurs » ou « chégués », ces enfants de la rue constituent un réel problème pour la société congolaise.
Les nombreuses ONG présentes en RDC oeuvrent dans les actions d’urgence de terrain.
Impliquées dans les secteurs sociaux tels que la santé, l’éducation, l’agriculture, la reconstruction et à la réhabilitation de bâtiments et d’infrastructures aucun projet n’est basé sur la culture.
Outre les nombreuses ONG, les professeurs et artistes de l’Académie des Beaux Arts peuvent aussi contribuer au développement de leur pays.
Les valeurs artistiques du Congo Kinshasa, autrefois très connues et honorées en Europe, peuvent aujourd’hui donner un nouveau souffle au développement de ce pays.
De plus l’art contemporain africain attire aujourd’hui de plus en plus de personnes et ralentit le « pillage » des arts primitifs exposés à des prix excessifs ne rapportant aucun fonds financiers au pays.
Cette action de restitution du patrimoine culturel via la création d’un site Internet présentant l’art contemporain, permettra aussi d’apporter des moyens financiers pour lutter contre l’exclusion des enfants de la rue.
Récolter des fonds via la vente d’œuvres artistiques congolaises n’est pas la solution pour « sauver » tous les enfants de la rue mais peut contribuer à une activité de réintégration et de développement.
Tout l’intérêt que porte ce projet est basé sur le fait qu’une communication grâce aux NTIC permettra d’apporter une reconnaissance de la richesse culturelle de la République Démocratique du Congo Les artistes et artisans bénéficieront de ce projet pour valoriser leurs talents, et ce, en y développant une action humanitaire concrète auprès des enfants de la rue.

PRESENTATION DES ACTIVITES DE COMMERCIALISATION:
1° Promotion d’œuvres artisanales et artistiques. Création d’un site internet pour proposer des pièces artistiques et artisanales auprès de magasins de décoration d’intérieur et boutique d’arts décorations exotiques. Prospection commerciale via Internet ( mailing, recherche sur Internet…)
2 Promotion d’un concept innovateur de la décoration intérieure Ouverture d’une mini-coopérative pour de la création artistique et décorative. Décoration d’un salon « type » Présentation sur le site Internet Promotion auprès d’architecte d’intérieur et décorateur Fabriquer des objets utiles et décoratifs en associant différents matériaux et en travaillant diverses matières (bois, bronze, céramique, tissu…)
Par exemple : vendre des tableaux céramique en les prescrivant auprès d’architecte d’intérieur, décorateur)
3° Démarchage en Europe Visiter les galeries d’arts, et tous les magasins ayant un attrait pour la création artistique. Faire connaître le projet en Europe auprès d’institutions publiques et privées.

METHODOLOGIE, PLAN D’ACTIONS
La première phase du projet consiste à réaliser un site Internet présentant le projet avec un texte descriptif des photos d’œuvres artisanales et artistiques réalisées par les professeurs et étudiants de l’Académie des Beaux Arts et quelques artisans kinois.
La seconde phase est le recueillement d’informations qualitative et quantitative des partenaires en France en réalisant une étude de marché auprès de différents acteurs
La troisième phase du projet est de proposer les œuvres artistiques en communiquant via Internet et en visitant les potentiels partenaires du projet en Europe en créant un book.
La dernière phase du projet sera de visiter deux fois par an les partenaires au Nord et de consolider le projet en apportant de nouvelles idées et de trouver de nouveaux partenaires financiers.
Une évaluation du projet devra être réalisée après chaque phase
Ce projet peut être organisé sur deux ans et doit arriver à une auto-gestion dès que la structure NORD/SUD sera établie avec sérieux et des partenariats solides.
BUDGET GLOBAL : 100 000 euros et 200 000 euros

ETAT DE BESOINS MENSUELS
Département peinture
Effectif d’enfants : 10
Nombre de séances : 4
a)Fourniture en matériaux
1- Tube de peintures ( huile, acrylique et gouache ) = 500 USD
2- Tissu drille pour la toile = 200 USD
3- Latex = 50 USD
4- Colle PC 23 = 50 USD
5- 5 Pinceaux pistolets ½* 10 usd = 150 USD
6- Pinceaux d’artistes (1-8) = 50 USD
7- 10 palettes
b)Encadrement
8- consultant artistique extérieur 100 USD
9- encadreur artistique 150 USD
10- transport 100 USD
11- divers 50 USD
Total mensuel 1 450 USD

Département céramique
Effectif d’enfants : 10
Nombre de séances : 4
c)Fourniture en matériaux
1- 5 sacs d’argiles * 5 usd = 25USD
2- 5 kg d’émaux * 20 usd = 120 USD
3- 2 cuissons de biscuits * 10 usd = 20USD
4- 1 cuisson d’émail * 15 usd = 15 USD
5- 1 papier nylon 5m2 = 10 USD
6- 5 sceaux de 10l * 10 usd = 50 USD
7- 20 assiettes creuses en plastiques = 60 USD
22 à 25 cm de diamètre 8- 10 rondeaux * 10 usd = 100 USD
9- 10 plateaux ( 30 * 50 cm ) * 15 usd = 150 USD
10- 10 couteaux * 3 usd = 30 USD
11- 1 paquet d’ébauchoirs = 30 USD
12- 3 bacs en plastiques * 20 usd = 60 USD
d)Encadrement
13- consultant artistique extérieur = 100 USD
14- encadreur artistique = 150 USD
15- transport = 100 USD
16- divers = 50 USD

Total mensuel 1 070 USD

L’énergie électrique végétale
L’énergie électrique végétale: une nouvelle source d’énergie. Les arbres : mieux que des panneaux photovoltaïques ! Il y a une dizaine d’année, des chercheurs ont réussi à produire de l’électricité en posant des lames de cuivre sur des rondelles de citron. Aujourd’hui, il serait possible d’extraire de l’énergie électrique des arbres in situ, juste en y implantant des électrodes.


Aux Etats-Unis, une équipe de chercheurs d’une société privée, la société MagCap dans le Massachusetts, fabricante de composants, a travaillé sur un procédé capable d’exploiter directement l’énergie électrique végétale des arbres.

Pour se convaincre de l’existence d’une telle source d’énergie, ils proposent une expérience simple, réalisable chez soi : Prenez un clou en aluminium et enfoncez-le de 3 cm dans un tronc d’arbre. Prenez ensuite un piquet métallique en cuivre et enfoncez-le d’une vingtaine de cm dans le sol. Reliez-les deux extrémités à un voltmètre classique et vous constaterez qu’une tension de 0,8 à 1,2 volt atteste de l’énergie électrique en présence.

Mais, si on veut exploiter cette énergie, c’est-à-dire si on remplace le voltmètre par exemple par une diode électroluminescente du même voltage, alors elle ne produit pas de lumière. Le problème est que l’énergie électrique végétale est instable et qu’elle n’est pas exploitable en l’état, selon Gordon W. Wadle, un ingénieur chez Thomson, qui a développé en collaboration avec MagCap Engineering le procédé. Il faut être capable de l’emmagasiner pour ensuite la restituer.

Le circuit composé notamment de condensateurs montés en série et en parallèle est capable d’accumuler l’électricité dans des batteries nickel-cadmium, lesquelles sont capables d’alimenter des diodes électroluminescentes jusqu’à 2,1 volts. Les chercheurs ont déjà pu faire quelques remarques intéressantes et notamment que l’énergie électrique produite par les arbres est plus importante en hiver qu’en été.

À ce stade, de nombreuses questions subsistent sur le potentiel d’une telle technique. Quelle quantité d’électricité est capable de produire un arbre ? Le montage n’est-il pas polluant par cession des métaux des électrodes dans l’arbre ou la terre ? Beaucoup voient dans le brevet déposé par MagCap, un bel avenir, avec des applications comme l’alimentation de panneaux électroluminescents ou encore l’alimentation des éclairages publics ou les feux de sécurité et pourquoi pas en cette période de noël les sapins alimentant leurs propres guirlandes...

Plus d'infos sur:
www.econologie.com

Aires Marines Protégées et sécurité alimentaire
Au crédo « J’aime la nature, je la préserve » a répondu récemment l’explosion mondiale des Aires Marines Protégées (MPA). Ces oasis de biodiversité séduisent au fur et à mesure les propriétaires, petits et grands, d’espaces maritimes d’intérêt patrimonial.

Le succès de ces banques d’espèces sur mesure dépend beaucoup de la capacité de contrôle contre la pêche illégale des heureux possesseurs. C’est pourquoi, en plus de devoir travailler dur pour créer ces espaces privilégiés, il faut lutter d’autant plus pour les conserver en l’état.
Or, parmi les mille et unes motivations qui entraînent le braconnage, une, plutôt indiscutable, est à considérer avec prudence, la faim.


crédit : Helen Kettles

Aux Iles Fidji, dans le parc marin du village de Waitabu, une richesse caractéristique des récifs coralliens est en train de renaître. Elle assurera à terme un appui à la Sécurité Alimentaire des villageois et un petit pécule pour l’achat de matériel scolaire, de vêtements…
Cet endroit expérimente actuellement une explosion de sa population en même temps que des conflits d’usage du littoral, qui, il faut le rappeler, est partagé selon les grandes familles villageoises. Cette parcellisation, notamment induite par l’importance capitale de la mer dans la survie des îliens, est aujourd’hui mise à mal par l’appauvrissement du récif et des remaniements des droits de propriété traditionnels.

Les insulaires ont donc opté pour une sanctuarisation d’une partie du récif (tabu), aux dépens des captures par pêche à court terme, dans l’idée de créer un pool de richesse capable d’alimenter les territoires de pêche (qoliqoli) voisins dans le futur.

Les résultats d’une étude de six mois parlent d’eux-mêmes : cela prend beaucoup de temps, voire trop pour des familles nombreuses, pauvres, et fatalement désireuses d’exploiter le stock de poissons et d’invertébrés comestibles accumulé ces dernières années. Une gestion du type jachère, déjà utilisée depuis plusieurs milliers d’années sur place, est une alternative prônée par quelques impatients. Cependant, le système traditionnel de gestion du récif, applicable ces derniers millénaires pour des populations en effectifs restreints, paraît complètement obsolète de nos jours.
La réponse du milieu à un repos biologique est en effet très lente comparée au rythme de rotation espéré par les villageois. Il n’y a pas de solution miracle actuellement, le blanchiment généralisé du corail, les coups de boutoir du climat ainsi qu’une santé moyenne du milieu n’autorisent pas un pronostic optimiste en terme de récupération de cet écosystème.

Pourtant des observations troublantes sont effectuées sur ce site depuis son établissement :
Les jeunes coraux de genre Acropora, issus des recrutements postérieurs au cyclone Amy, croissent plus rapidement que prévu. D’autres auteurs ont aussi montré une forte relation entre les poissons habitant les récifs frangeants et leurs congénères des étages littoraux inférieurs. Les bénitiers importés par les villageois, et suivis depuis plusieurs années, sont en pleine forme, et affichent des taux de croissance de champions. Alors, existe-t-il, à l’inverse du sentiment général, une « boîte à outils » écologique capable de contrecarrer cette situation de crise ? Quelle serait cette solution apportée par Dame Nature ? Comment la quantifier et par la même occasion nuancer les pronostics ? Et si les récifs n’étaient pas en phase finale, mais en longue maladie ?

Ces éléments remettent sur le tapis les bonnes vieilles coutumes fidjiennes et le lexique agricole de l’utilisation de la mer. Horreur ! La création des MPA consentie initialement par les autochtones n’aurait alors d’autre utilité que de laisser s’enrichir une parcelle pour mieux l’appauvrir ensuite ! Les MPA, nouveaux jouets du ’conservationnisme’ marin, n’existeraient-ils pas depuis bien plus longtemps que l’on pourrait croire ? Poussée par un environnement hostile, chaotique, l’Humanité de la région des cyclones aurait misé sa Sécurité Alimentaire sur de bonnes pratiques agraires, finalement pas tant que ça distantes de la réalité de terrain. Rappelons-nous, ces civilisations se sont développées par l’empirisme, un pan entier de leur science est né du tiraillement de l’estomac et par la même occasion de l’apprentissage encyclopédique de la mer. Alors, à quel Saint se fier ?

Fidji, destination lointaine pour touristes fortunés, est un cas d’école de l’ambiguïté sous-jacente à la protection de l’environnement conjuguée à la lutte contre la faim. Le temps d’une catastrophe écologique, les Hommes sont confrontés à un choix primordial : privilégier mon espèce ou celles qui me font vivre ? Jésus, lui, préconisait d’apprendre aux Hommes à pêcher pour qu’ils puissent se nourrir à souhait. Désormais il leur faut apprendre à prélever avec parcimonie pour pouvoir protéger moins et manger plus.

Tristan GUENEUC
Elève ingénieur agronome
Agrocampus Rennes
Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Rennes
tristan.gueneuc@caramail.com

Article paru sur: www.notre-planete.info

Première Expo BIO pour Alfred L. Wolff Honey
Alfred L. Wolff Honey est la plaque tournante des activités "miel" du Groupe Wolff. Depuis les premières importations de miel en 1948, la société a continuellement développé ses activités pour occuper actuellement une place de leader sur le marché international du miel.

Le miel "bio" (organique), dans sa diversité naturelle, appartient à notre gamme de produits, de même que le miel brut et les mélanges pour l'industrie, le pollen, le propolis, la cire d’abeille et la gelée royale.
Nous offrons plus de 130 variétés de miel, y compris le miel "bio", aux grossistes-conditionneurs, tandis que les mélanges pour l'industrie sont homogénisés, purifiés et standardisés pour répondre aux exigences techniques des producteurs alimentaires ou pour l'industrie pharmaceutique, le tabac et les cosmétiques.
Le miel "bio", tout comme le miel brut, est un édulcorant naturel qui est largement employé dans la production de boissons, liqueurs, confiseries, produits boulangers, pâtissiers, laitiers ainsi que les produits alimentaires fonctionnels, énergétiques ou même diététiques, autant pour enrichir l'arôme que la douceur de la nourriture pour les enfants, les adultes et les consommateurs âgés.

Le sirop d'agave "bio" est une alternative édulcorante d'origine végétale et de source écologique, qui est intéressante pour l'industrie alimentaire moderne.

Les produits "bio" de Alfred L. Wolff Honey GmbH sont accompagnés d'un certificat de BCS-Öko-Garantie (Allemagne), EU Code DE-001-Öko-Kontrollstelle.

L'entreprise Alfred L. Wolff sera présente à BioFach 2007 Hall/Stand 7-742 15 -18.02.2007 Nuremberg (Allemagne/Alemania)

ALFRED L. WOLFF HONEY GmbH Germany ▪ China ▪ Hong Kong ▪ Mexico ▪ Argentina ▪ Romania ▪ Hungary ▪ USA
Grosse Bäckerstrasse 13 - 20095 Hamburg (Allemagne/Alemania)
Contact: Anita Bénech (Marketing)
Tel.+49 40 37676-124
E-mail
abenech@alwolff.de
www.alwolff.com

Kokopelli attaqué en justice
Le 9 decembre 2005, l'Association Kokopelli a ete assignée par la société Graines Baumaux a comparaître auprès du Tribunal de Grande Instance de Nancy.

Voici l'intégralité du communiqué de Kokopelli suite à cette assignation:

Chers Amis et Adherents,
Suite à des requêtes émanant de nos adhérents quant à des informations circulant sur internet, nous souhaitons vous informer qu un procès est intenté contre Kokopelli par la société Graines Baumaux de Nancy. (Graines Baumaux - BP 100 - 54062 Nancy Cedex Email :
contact@graines-baumaux.fr ) Le 9 decembre 2005, l'Association Kokopelli a ete assignee par la societe Graines Baumaux a comparaitre aupres du Tribunal de Grande Instance de Nancy. Vous pouvez consulter l'integralite des attendus sur notre site internet:
http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=55

Voici quelques extraits des attendus. Pour plus de lisibilite, nous avons supprime les accents (mais pas les fautes d'orthographe).

Attendu qu à l inverse depuis quelques annees (1999), une association sous le nom de KOKOPELLI au pretexte de remettre en valeur, dans les pays Europeens, les anciennes varietes potageres, de les rendre de nouveau accessible aux jardiniers en organisant une production et une distribution de semences commercialise sur catalogue et sur Internet de tres nombreuses graines,
Qu en revanche, elle ne respecte en rien les obligations legales
Qu elle vend a partir de catalogue et sur son site Internetwww.kokopelli.asso.fr/adhesion.html de tres nombreuses varietes qui n apparaissent pas au catalogue officiel
Qu elle met ainsi en vente soit des produits similaires sous plusieurs noms, soit des plantes qui ne possedent plus une qualite susceptible d'etre commercialisee,
Qu elle trompe le consommateur sur la qualite des produits mis à la vente et leur propose des produits non autorises a la vente, eventuellement dangereux,
Qu'elle fourni à des jardiniers amateurs des plantes susceptibles de se developper sur un continent qui n est pas le leur sans aucun controle des autorites nationales.
......

Attendu que cette maoeuvre est destinee a accroitre en apparence au moins, la variete des graines mise a la disposition du consommateur mais surtout le chiffre d'affaires de l'Association KOKOPELLI,
Qu'en effet, il n est pas difficile de se demarquer de la concurrence en faisant valoir l'exclusivite de la vente de certains produits lorsque ceux ci sont interdits à la commercialisation,
Que les clients ne peuvent trouver ces semis et plants impropres à la commercialisation que par le biais de la marque KOKOPELLI, Que l'excuse selon laquelle cette association vient defendre un patrimoine de graines oublie n'est en rien fondee,
Qu'en effet meme si d'anciennes varietes potageres ne sont plus proposees à la vente car la demande par la clientele professionnelle ou amateur est inexistante, ces varietes n en sont pas pour autant menacees de disparition mais precieusement conservees dans des centres de ressources genetiques.
Qu'elles peuvent se reveler essentielles dans les annees a venir en matiere d alimentation, de sante et servir à l obtention de nouvelles varietes avec des qualites bien specifiques.
Que surtout rien n empeche l Association KOKOPELLI de faire mettre au catalogue officiel les graines qu elle commercialise,
Que si sa demarche est saine comme elle tente de le pretendre, cette solution lui est ouverte, Que pourtant elle s'y refuse,

....
Attendu qu en se conformant a la reglementation en vigueur, la Societe Graines BAUMAUX dispose necessairement d'un choix plus limite a proposer a ces clients,
Qu'aussi les actes commis par l'Association KOKOPELLI sont des actes purement déloyaux au sens de l'article 1382 du Code civil.
Attendu que quand bien meme, l'association KOKOPELLI tente de dissimuler son activite commerciale sous divers pretexte ecologique ou caritatifs, elle fait du commerce une activite tres importante comme le demontre la presentation de son site (piece n 38)
Qu elle est un concurrent direct de l'entreprise BAUMAUX
Que le prejudice financier est certain mais ne peut etre exactement determine des lors que le chiffre d affaire de l association KOKOPELLI n est pas connu,
Que la jurisprudence positive admet sans concession le principe selon lequel « il s'infere necessairement d un acte de concurrence deloyale un trouble commercial constitutif de prejudice, fut-il seulement moral »(voir Cass.Com 01/07/2003, n°de pourvoi 01-13052 et Cass.Com 03/06/2003, n°de pourvoi 01-15145)
Que des lors le triptyque fait generateur- prejudice moral- lien de causalite est etabli du seul fait du trouble commercial constitue par la commercialisation, par l Association KOKOPELLI, de plants et semences non inscrits sur la liste officielle,
Que le prejudice ayant eu lieu au siege de la Société GRAINES BAUMAUX, il convenait de faire une juste application de l'article 46 2°/ du nouveau Code de Procedure Civile et de saisir la juridiction de ceans,
Attendu que l Association KOKOPELLI, vu l article 1382 a et a eu un comportement fautif en commercialisant en infraction aux dispositions du decret n°81-605 du 18 mai 1981 pris pour l application de la loi du 1er aout 1905 sur la repression des fraudes en ce qui concerne le commerce des semences et plants, (article l214-1) des graines
Qu il y a lieu, eu egard a l importance des plantes ainsi commercialise de voir cette association condamnee a verser a la somme de 50 000 euros en reparation du prejudice subi par la Societe GRAINES BAUMAUX
Que compte tenu de la recurrence des faits et de la mauvaise foi qui s en suit, elle sera condamnee sous astreinte de 100 euros par jour de retard, a compter de la signification du jugement, a retirer toute publicite ou catalogue sur support papier ou sur Internet, pour des produits dont la vente n est pas autorisee par la legislation française et Europeenne,
Qu il y a lieu de voir condamner l'association KOKOPELLI à ses frais, à la publication du jugement à intervenir dans un journal d'annonce légal national.

Qu il y a lieu de voir condamner l'Association KOKOPELLI au paiement d'une somme de 2000 euros au titre de l'article du N.C.P.C

Défaite pour les pesticides au Canada
Depuis janvier 2002, la ville de Toronto a mis en place une politique de réduction des pesticides. Après une période de consultation des parties prenantes, les élus ont décidé d'aller au-delà d'une simple campagne de communication. Un arrêté municipal de 2003, qui cible les propriétaires privés et publics de pelouses et de jardins, prévoit une restriction progressive de la consommation d'insecticides, d'herbicides et de fongicides. La raison: «Même s'il y a encore beaucoup à apprendre sur les impacts sanitaires des pesticides, nous en savons assez pour mettre en place une approche de précaution», est-il expliqué par la ville de Toronto.

Celle-ci a introduit une amende pouvant aller de 255 à 5.000 dollars canadiens (184 à 3.600 euros) pour les utilisateurs de pesticides qui ne respectent pas la réglementation mise en place. L'arrêté autorise certains produits dont le risque sanitaire est faible. Des exemptions ont également été prévues, pour contrôler une infestation, traiter le bois, ou pour faire face à un risque sanitaire. La lutte contre les mauvaises herbes n'est pas incluse. Depuis septembre 2005, le système d'amendes vise les sociétés qui s'occupent des pelouses, les propriétés institutionnelles, commerciales et multi-résidentielles. Mais dès 2007, les propriétaires d'habitations privées et les locataires seront aussi concernés.

Cette politique va plus loin que celle, par exemple, de Lyon qui diminue la consommation de pesticides pour les seuls jardins et pelouses appartenant à la municipalité. C'est pourquoi elle a été attaquée par Crop life, une association représentant les fabricants et les distributeurs du secteur phytosanitaire. Son argumentation reposait sur le fait qu'une telle politique ne peut se décider qu'à une échelle fédérale. La décision de la Cour suprême canadienne de rejeter l'appel de Crop life, qui date de novembre dernier, devrait entraîner une généralisation de la restriction de l'utilisation des pesticides dans les villes canadiennes, à commencer par Montréal, Québec ou encore Vancouver.

source : Journal de l'Environnement 31 01 06

Retrouvez le MDRGF sur son site internet :
WWW.MDRGF.ORG

Banane dollar
Les bananes ACP proviennent d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (les régions bordant l’Océan Pacifique), essentiellement d’anciennes colonies. Les bananes provenant de ces pays sont moins taxées sur le marché européen (en droits d’entrée)que les bananes dollars.

Les bananes dollars doivent leur nom au fait qu’elles sont surtout produites en Amérique Latine, et généralement sur de grandes plantations aux mains de multinationales nord-américaines.
Le coût de production de ces bananes dollars est beaucoup plus bas que celui des bananes ACP. Il suffit, pour s’en convaincre, de comparer la situation en Equateur et dans les Iles sous le Vent.
Les multinationales nord-américaines mènent un lobby d’enfer depuis des années pour que les bananes dollars (moins chères)obtiennent un plus large accès au marché européen.
Si l’Europedevait effectivement ouvrir son marché, la banane ACP (plus chère), produite essentiellement par de petits producteurs disposant de peu de moyens, deviendrait comparativement hors de prix.
Cette guerre des bananes est menée au nom de la libéralisationdu commerce mondial. L’Organisation Mondiale du Commerce(OMC) a pour mission de veiller à cette libéralisation et n’accepte aucune discrimination dans l’accès à un marché à l’égard de produits similaires.
Selon les Etats-Unis et les multinationalesnord-américaines, la politique d’accès européenne est en contradiction avec le principe de la libre circulation des biens. Cela a déjà valu plusieurs réprimandes à l’Europe. Aux Etats-Unis, les multinationales se sont si bien assurées l’appui du gouvernement que des produits européens, tels que les spéculos et les gaufres, par exemple, subissent un supplément de taxes qui atteint au total 191 millions de dollars pour accéder au marché nord-américain. Œil pour œil, dent pour dent! Et cela alors que les Etats-Unis ne sont même pas eux-mêmes producteurs de bananes. Quoi qu’il en soit, cette sale guerre n’est évidemment pas menée dans l’intérêt des travailleurs des plantations ni dans celui des paysans indépendants.

Les projets d’évangélisation des intégristes chrétiens américains
Les intégristes chrétiens, qui gravitent dans l’entourage de George Bush, s’apprêtent eux aussi à conquérir le marché irakien. Pour y propager l’Évangile. Alors qu’à l’Ouest, l’heure est au partage du butin de la guerre - sous forme de contrats de reconstruction -, les ministres du culte de la Southern Baptist Convention (Convention baptiste du Sud) ont bien l’intention de ne pas demeurer en reste. Emmenés par le fondateur de In Touch Ministries (Missionnaires religieux en contact) et proche des télévangélistes Pat Robertson et Jerry Falwell, Charles Stanley, ces intégristes religieux venus de la " ceinture biblique " du Sud représentent une des forces montantes du Parti républicain sous l’égide du ministre de la Justice, John Ashcroft.
Décomplexés par leurs dirigeants fondamentalistes, qui enveloppent allégrement la religion dans un drapeau américain dans leurs prêches, ils ont largement appuyé la guerre en Irak. " C’est Dieu qui a conféré au gouvernement le pouvoir de promouvoir le bien et de restreindre le mal. Il est donc justifié sur le plan biblique qu’il fasse la guerre afin de défendre la nation ou de libérer les personnes asservies Ceux qui s’opposent ou désobéissent au gouvernement américain seront donc punis ", a proclamé Stanley dans un sermon intitulé " Une nation en guerre ".

Certains hauts responsables militaires américains ont déjà décrété que l’Irak constituait un marché phénoménal pour y propager l’Évangile, légitimant ainsi les ambitions des missionnaires de la droite religieuse qui attendent dans l’ombre. À l’évidence, l’évangélisation des pays en développement n’est pas une nouveauté mais la nature ultrapatriotique et agressive des homélies de Stanley pourrait détériorer le fragile tissu social irakien, discréditer encore un peu plus l’entreprise américaine aux yeux des musulmans et attiser le feu islamiste.
Sur le site Internet de In Touch, Stanley dépeint les musulmans du Proche-Orient comme des " personnes qui n’ont jamais entendu l’Évangile dans leur propre langue et ont désespérément besoin d’entendre la vérité ". Celui-ci ne se prive donc pas de la répéter à l’envi dans les sermons qu’il diffuse chaque semaine sur la Middle East TV (METV) par télévision satellite et sur les ondes radio.

Il faut dire que les états de service des télévangélistes dans la région ne se distinguent pas par leur " noblesse chrétienne ", comme en témoigne Charles Kimball qui travaillait avec le Mid East Council of Churches (Conseil des Églises) en Israël et au Liban lorsque Pat Robertson a commencé à diffuser ses émissions évangéliques dans la région pendant la guerre civile au Liban. Débordant d’enthousiasme pour les basses ouvres des milices de droite des phalangistes chrétiens et de Tsahal, ses discours furieusement anti-islamiques ont semé un vent de panique parmi les chrétiens de la région et enflammé les tensions entre les communautés chrétienne et musulmane. De même, on se souvient du bilan des émeutes suscitées par le commentaire de Jerry Falwell (qui avait affirmé que le " prophète Mohammed était un terroriste ") entre les musulmans et hindous en Inde et au Cachemire en octobre 2002 : 5 morts et de nombreux blessés. Le président de la Southern Baptist Convention, Jack Graham, avait, lui, déclaré, après le 11 septembre, que l’" islam était une religion perverse et violente ".

Ces projets d’évangélisation et autres appels à l’intolérance religieuse, aussi controversés soient-ils, n’ont pas fait sourciller l’administration Bush qui a invité Graham à assister à la messe du vendredi saint au Pentagone.

Natasha Saulnier
www.humanite.fr