Pollution des eaux par les pesticides réaction du MDRGF
Le MDRGF demande un plan pour faire face a la contamination de l'eau.
Suite a la communication le 17 aout 2006 par l'Institut Francais de l'Environnement (IFEN) des donnees concernant la pollution des eaux en France (1) en 2003/2004, le MDRGF reagit. Retrouvez ci-dessous la depeche AFP parue ce jour, a 12 :24

Le MDRGF demande un plan pour faire face a la contamination de l'eau
AFP 18.08.06 | 12h24

Le Mouvement pour le droit et le respect des generations futures (MDRGF) a demande vendredi au gouvernement de "proposer de toute urgence un plan de sauvetage de la qualite des eaux en France" estimant que les derniers chiffres concernant la contamination des eaux etaient "alarmants". Il s'agit de mettre en place une politique de reduction de la dependance de l'agriculture aux pesticides, a-t-il indique dans un communique. Le MDRGF reagissait a des donnees de l Institut francais de l environnement (Ifen), qui ont montre qu en 2004, 96% des cours d eau et 61% des eaux souterraines contenaient des residus de pesticides en France. Il s'agit d une "nette aggravation" par rapport aux chiffres de 2002 qui avaient revele la presence de pesticides dans 75% des eaux superficielles et 57% des nappes souterraines, a commente le MDRGF denoncant "l'inefficacite" des politiques mises en oeuvre jusqu a present pour proteger l environnement. Et "ce n'est pas le Plan interministeriel pour la reduction des risques lies aux pesticides, totalement inconsistant, presente debut juillet, sans reduction globale des quantites de pesticides employees, qui va ameliorer les choses", a estime le president de l' association Francois Veillerette."

1. Les pesticides dans les eaux. Donnees 2003 et 2004. Les dossiers de l IFEN N°5 , 17 Aout 2006.
http://www.ifen.fr/publications/ET/et42.htm

www.mdrgf.org

La Pollution Lumineuse
On parle de pollution lumineuse lorsque les éclairages artificiels sont si nombreux et omniprésents qu'ils nuisent à l'obscurité normale et souhaitable de la nuit.
Ainsi, à la tombée de la nuit, d'innombrables sources de lumières artificielles (éclairage urbain, enseignes publicitaires, vitrines de magasins, bureaux allumés en permanence...) prennent le relais du soleil dans les centres urbains jusqu'au plus petit village.

La pollution lumineuse est une forme de pollution assez peu évoquée car à priori peu néfaste pour la santé lorqu'on la compare aux pollutions plus classiques : déchets, smog urbain, eaux souillées....


Crédit: www.notre-palnete.info

Dès 1830, les responsables de l’éclairage à Paris n'allumait qu'un réverbère sur deux les nuits de clair de lune afin d'économiser l'énergie.
Plus récemment, c'est l'association américaine "Dark Sky" qui, dès 1988, a fait connaître ce phénomène qui s'est amplifié en véritable nuisance. En 1992, dans la « déclaration des droits pour les générations futures » l'UNESCO a consacré un volet spécifique au droit et à la conservation du ciel et de sa pureté.

Conséquences
Les conséquences les plus évidentes vont de la simple gène (qui peut tout de même perturber le sommeil dans le cas d'une source lumineuse clignotante dirigée vers une chambre), aux dépenses inutiles d'énergie.
Cependant, quelques études mettent en évidence des conséquences probables pour notre santé : notre exposition quotidienne à la lumière électrique a considérablement augmenté pour atteindre jusqu'à 7 heures par jour en moyenne, des chercheurs de l'Université de Toronto (Canada) mettent en garde face à la "pollution par la lumière artificielle" qui seraient un des plus importants facteurs à l'origine de l'augmentation des cancers.
En effet, sous l'effet de la lumière artificielle, l'épiphyse (petite glande située dans le cerveau) diminue nettement la production de mélatonine dont les bienfaits seraient multiples : anti-veillissement, freine le développement des tumeurs, stabilise la tension, maintient la libido...

De surcroît, les effets sur la faune et la flore sont notables :
- La végétation éclairée en permanence dégénère de façon précoce
- les oiseaux migrateurs sont gênés
- les populations d'insectes nocturnes et pollinisateurs sont décimées (seconde cause de mortalité après les produits phytosanitaires)

Enfin, dans un souci de sécurisation constant et parfois futile, chaque coin de rue est investi d'un réverbère de sorte que nous ne connaissons plus de vrais nuits qui ont pourtant une dimension culturelle importante.

Un gouffre énergétique
Selon l'ADEME, l'éclairage, en Europe, a un impact conséquent sur l’environnement, puisqu’il représente autour de 40 % des consommations totales d’électricité du secteur tertiaire. Or, produire de l'électricité n'est pas anodin... Sur ce dernier point, les campagnes de publicité d'EDF destinées au grand public mettent tantôt l'accent sur l'économie d'électricité, tantôt sur les mérites du tout électrique, on s'y perd.
En France, les dernières enquêtes nationales notent qu'en 2002, l'éclairage public représente en moyenne 48% de la consommation totale d’électricité des communes, et 40 % des dépenses. Or, l'ADEME estime que les économies sur ce poste peuvent atteindre 20 à 40 % avec des investissements de surcroît rentables.
Enfin, une enquête de la Direction générale des collectivités locales et de l'ADEME note que l'éclairage public représente en France 4% des émissions totales de gaz à effet de serre...

Quelques chiffres
Lorsque l'on sait :
- qu'une simple ampoule est visible à des dizaines de kilomètres
- que dans les grandes villes, les milliers de lampes allumées peuvent être perçues à des milliers voire des dizaines de milliers de kilomètres
- qu'un américain utilise 75 fois plus d'électricité qu'un Indien, un japonais 30 fois plus et un chinois deux fois plus (d'après Woodruff Sullivan de l'Université de Washnigton, qui a réalisé la première carte de la Terre nocturne vue de satellite),
nous mesurons davantage l'impact de cette pollution.
Les citoyens, via leur éclairage particulier, sont loin d'être les premiers responsables vu le gachis évident des collectivités territoriales (éclairage urbain inadapté ou superflu...) et de nombre d'entreprises (commerces, chaines de distribution, bureaux...)

"Villes Lumières"
Un lampadaire bien conçu devrait éclairer le sol autour de lui, plutôt à un point stratégique où la visibilité pour les automobilistes notamment est nécessaire et non le ciel, un espace vierge ou un endroit inacessible... Tout comme les enseignes lumineuses qui sont trop agressives et n'intéressent que peu les citoyens et les astronomes.

Plus de 30% de l'énergie lumineuse émise sur la Terre éclaire les nuages et illumine le ciel en altitude. C'est ce halos diffus qui dénature la voûte céleste de nos villes les baignant dans une nuit artificielle mauve pâle et qui gêne considérablement l'observation astronomique.
Cette pollution s'ajoute aux conséquences d'une pollution atmosphérique dont les particules masquent parfois considérablement le ciel.
En moins de 50 ans, une grande partie de la population française s'est privée de la beauté de la voie lactée qui n'est plus visible tout comme 90% des étoiles...
Les astrophysiciens et les astronomes amateurs, fortement génês, dénoncent cette situation. Ainsi, ils se sont regroupés en associations pour aider les maires des communes à diminuer leur éclairage mal adapté avec des réverbères mieux pensés et moins nombreux.

La Terre brille dans la Nuit
L'astronome italien Pierantonio Cinzano a publié il y a quelques années le premier atlas mondial de la luminosité artificielle du ciel nocturne, révélant l'étendue de cette pollution.


Carte de la Terre nocturne : les lumières des agglomérations apparaissent en blanc, les torchères en jaune et les feux de forêts en rouge.
Crédit: NASA

De nombreuses images de la Terre prises de nuit par satellite rendent compte d'une progression de ce phénomène "d'année en année", souligne Olivier Las Vergnas, président de l'Association française d'astronomie (AFA).
Au niveau de la France, des cartes de la pollution lumineuse nous sont proposées par l'association AVEX.

Une telle représentation des activités terrestres nous permet de constater qu'il existe quatre types de sources lumineuses :
- les lumières des grandes agglomérations urbaines des pays à forte industrialisation : Etats-unis, Europe, Japon, Taiwan...
- les voies de communication qui concentrent les populations : delta et vallée du Nil, cours du Fleuve Jaune en Chine, chemin de fer du transsibérien...
- les feux de forêts qui témoignent à la fois des catastrophes écologiques mais surtout des cultures itinérantes sur brûlis
- les torchères qui brûlent sans relâche et en pure perte le gaz naturel qui s'échappe des puits de pétrole. Cette source est sans doute la plus intense.


Carte de la Terre nocturne : cette carte est aussi riche d'enseignement sur la répartition des activités, des richesses et sur la concentration des populations.
Crédit : Marc Imhoff of NASA GSFC and Christopher Elvidge of NOAA NGDC. Image by Craig Mayhew and Robert Simmon, NASA GSFC

En France, seul un petit triangle dans le Quercy et une portion de la Corse ne sont pas encore envahis par nos lumières. Il est ainsi devenu indispensable pour les observations astronomiques de s'isoler loin des habitations et en altitude. Car même dans les petits bourgs, on s'acharne à déployer de plus en plus un éclairage pas forcèment voulu par les habitants et de surcroît souvent mal adapté...

Quelques mesures timides
A l'étranger, dans plusieurs régions d'Italie et de République tchèque notamment, des textes ont été adoptés en faveur d'une réduction de la pollution lumineuse, comme c'est le cas de Tucson en Arizona qui a renouvelé la quasi-totalité de son éclairage. (AFA, 08/2005). Pour l'AFA, Les marges de manoeuvre se situent actuellement en France à l'échelle locale. En 2006, elle veut ainsi "essayer de s'appuyer sur les conseils municipaux et départementaux de jeunes" afin d'obtenir des initiatives et faire en sorte que la réduction des nuisances lumineuses devienne un élément de qualité que des territoires pourraient ainsi promouvoir.
Au début des années 1990, des études sur l'aménagement ubain commencent à prendre en compte les nuisances et les dépenses liées à l'éclairage public. En 1999, 27% des collectivités territoriales françaises s'étaient dotées d'études en ce sens : Schémas Directeurs d'Aménagement Lumière (SDAL), Charte Lumière, Plan Lumière... Actuellement, plus d'un tiers des communes se sont engagées.

Le Projet Européen Greenlight
Le projet GreenLight a été lancé le 7 février 2000 par la Direction Générale de l'Energie et des Transports (DG TREN) de la Commission Européenne pour promouvoir des systèmes d’éclairage performant dans les locaux du secteur tertiaire et les espaces extérieurs. Le programme GreenLight est une action volontaire pour préserver l'environnement qui encourage les consommateurs d'électricité du secteur non-résidentiel (publics et privés), référencés en tant que Partenaires, à s’engager auprès de la Commission Européenne sur l'installation des technologies d'éclairage à rendement optimum dans leurs équipements quand le choix technologique est économiquement rentable, et la qualité de l’éclairage maintenue ou améliorée.

A ce jour, le projet a gagné la confiance de centaines de partenaires et d'adhérants dans toute l'Europe.

Conclusion
Force est de constater que la grande ville demeure de plus en plus un environnement artificiel où même les étoiles sont difficilement perceptibles à cause de sources lumineuses bien trop nombreuses, parfois inutiles et souvent mal conçues...
Dans ces conditions, il est facile de comprendre pourquoi les observatoires sont installés dans des zones désertiques loin de toutes perturbations atmosphériques liées aux activités humaines.
De plus, les effets supposés de la lumière artificielle sur notre santé sont assez préoccupants bien qu'encore peu relatés et confirmés.

Ainsi, le citadin qui oubli et ne comprend plus la "nature" se trouve de surcroît dans l'incapacité d'observer le ciel et ses étoiles qui ont pourtant fait rêver d'innombrables civilisations et portent de plus en plus l'espoir de l'humanité.

Plus d'infos sur: www.notre-planete.info

Mauvais coton
Alors que Max Havelaar lance un « coton équitable » avec des partenaires qui développent les OGM, d’autres organisations continuent à développer leurs filières bio et équitables. Sans battage médiatique et sans alliance avec les multinationales.

« Pour la première fois au monde, Max Havelaar labellise du coton équitable. » Tombée le 3 mars à Paris, lors d’une conférence de presse avec les partenaires de cette filière, l’annonce a soulevé bien des questions sur la démarche de l’association qui certifie de son logo des produits équitables. Notamment sur le choix des partenaires. Cette filière doit en grande partie son existence à un puissant partenaire du nom de Dagris, un holding agro-industriel français en voie de privatisation, qui affirme son soutien à la culture des organismes génétiquement modifiés. Mais d’abord, Max Havelaar est-il seul à certifier du coton équitable ? Certes non. Helvetas, par exemple, une organisation non gouvernementale suisse de coopération au développement, a lancé en 2004 une certification équitable du coton bio au Mali. Les critères sont fixés par Fairtrade Labelling Organization (FLO), une des organisations internationales chargées de contrôler le respect des critères du commerce équitable, dont Max Havelaar France est membre. En France, les entreprises de vente de vêtements Azimuts-Artisans du Népal et Ideo, présentes dans la Plate-forme pour le commerce équitable (PFCE), garantissent également un coton bio et équitable, non certifié par Max Havelaar et ne passant pas par la grande distribution.

Le « bio-équitable » a émergé depuis plusieurs années dans le secteur du textile et du coton, ouvert à une concurrence effrénée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Largement dominée par les États-Unis et la Chine, la production de l’or blanc est soumise à un programme drastique de libéralisation dictée par la Banque mondiale. Les effets dévastateurs de ces privatisations ruinent les pays producteurs. Alors que la production du coton s’intensifie, les producteurs d’Asie et d’Afrique de l’Ouest s’appauvrissent. À cela s’ajoute le fait que les subventions que le gouvernement américain octroie à ses producteurs tirent les cours vers le bas. En position de faiblesse, les pays producteurs du Sud subissent l’offensive récente des multinationales en faveur du coton transgénique, au prétexte fallacieux de la lutte contre la pauvreté.

Dans ce contexte, le commerce équitable s’efforce de soutenir l’économie locale et d’apporter une contribution sociale. « En entreprise responsable, nous n’aimons pas participer aux aberrations de l’agriculture chimique intensive et à ses conséquences désastreuses sur l’environnement et l’être humain. C’est pourquoi nous développons le plus possible la création de tissus en coton de culture biologique pour nos modèles », explique Valérie Delamerie, gérante d’Azimuts-Artisans du Népal, entreprise qui garantit un coton sans OGM. Un partenariat a ainsi été mis en place avec des producteurs de coton biologique dans la région du Gujarat, dans l’ouest de l’Inde. Quant à Ideo, elle travaille avec « une entreprise pionnière en Inde, car elle n’utilise que le coton biologique », insiste Rachel Liu, gérante et cofondatrice de l’entreprise spécialisée dans la vente de vêtements en coton bio. Distribués par « 140 boutiques équitables », Ideo soutient 400 familles de paysans réunis en coopérative et garantit le respect des critères du commerce équitable. L’entreprise ne veut pas être certifiée par Max Havelaar : « Nous ne voulons pas donner l’impression de travailler avec la grande distribution. Ce n’est pas la voie que nous avons choisie », explique Rachel Liu.

L’association Max Havelaar France a pour sa part présenté de nouveaux produits (linge, vêtements, coton hydrophile) en coton garanti équitable (voir Politis n° 843). Pour la période 2004-2005, quelque 3 300 producteurs du Mali, du Sénégal et du Cameroun (Afrique de l’Ouest) ont récolté un coton qui doit répondre aux critères de FLO International.
L’association veille à « l’interdiction d’achat de semences OGM », indique Simon Pare, responsable du développement chez Max Havelaar France. Prudence de circonstance, puisque « les États-Unis poussent les producteurs à utiliser des semences génétiquement modifiées afin d’augmenter les rendements », comme le souligne la documentation fournie par l’association. Mais, contrairement à celles d’Azimuts et d’Ideo, la « filière coton équitable » présentée par Max Havelaar n’est pas certifiée bio. Et son principal partenaire, le groupe Dagris, ne semble pas être un promoteur de ce typre d’agriculture. C’est en octobre 2003 que cet industriel du coton signe un accord avec le poids lourd du commerce équitable. Il est lui-même chargé « de mener les actions en amont du projet, notamment auprès des organisations de producteurs de coton et des sociétés cotonnières africaines ». La même année, le nouvel allié de Max Havelaar contracte également un partenariat avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), qui porte sur les cultures génétiquement modifiées. Le Journal de l’Afrique en expansion d’août 2004 relève que, lors de son passage, en juin 2004, à Ouagadougou, au Burkina, Gilles Peltier, PDG du groupe Dagris, « insiste pour que l’introduction des organismes génétiquement modifiés se fasse dans la transparence, au sein d’un cadre interprofessionnel associant les paysans, les États et les firmes internationales ». Et, en février dernier, dans une tribune du Monde (3 février 2005), Gilles Peltier livre ses priorités : « Avec les OGM, réduire la fracture agricole mondiale. » Max Havelaar peut donc craindre une instrumentalisation de son action au profit de l’image d’un groupe qui promeut ouvertement la mise en culture des OGM. Rappelons que Dagris appartient toujours à l’État, et que c’est donc le gouvernement qui veille à ses intérêts. Le même gouvernement qui apporte, via le ministère des Affaires étrangères, 610 000 euros au projet de Max Havelaar.

Le coton bio, certifié équitable, devient un enjeu déterminant face au coton transgénique : il s’agit, d’une part, de défendre la souveraineté alimentaire des pays du Sud, alors que les OGM annoncent une nouvelle dépendance, et de préserver la biodiversité d’autre part. « Les variétés OGM viennent d’ailleurs, des multinationales, et les producteurs devront les acheter, alors qu’actuellement ils disposent gratuitement des variétés locales. Les parcelles sont réduites de un à quatre hectares, et proches les unes des autres. Le coton OGM risque de contaminer celui qui ne l’est pas », explique Ibrahim Malloum, président de l’Association cotonnière africaine. Martin Epp, coordinateur de programmes en Afrique de l’Ouest pour l’ONG suisse Helvetas, admet qu’« une certaine concurrence entre "coton équitable" et "coton bio et équitable" n’est pas à nier, ni à craindre, tandis que le coton OGM est considéré comme un danger pour la production bio. Helvetas reste convaincu que l’approche "bio et équitable" est la meilleure solution à long terme, pour le producteur, son sol et le consommateur responsable ». La bataille d’un coton bio soutenu par le commerce équitable ne fait donc que commencer.

1,8 millions de tonnes supplémentaires de biocarburants
Le gouvernement va autoriser la production de 1,8 million de tonnes supplémentaires de biocarburants dans les tout prochains jours, a annoncé mardi Dominique de Villepin au Salon de l'Agriculture.
Par ailleurs, "d'ici la fin de l'année, nous serons amenés à donner l'autorisation pour 1,1 million de tonnes supplémentaires", a ajouté le Premier ministre. Ces autorisations "représentent dix usines nouvelles et un milliard d'euros d'investissements", a précisé M. De Villepin.

Ces décisions viennent renforcer le plan gouvernemental pour la production de carburant vert. Dominique de Villepin a fixé un objectif d'incorporation des biocarburants de 5,75% de la consommation totale de carburants en 2008, 7% en 2010 et 10% à l'horizon 2015.

L'autorisation supplémentaire de 1,8 million de tonnes se répartit à hauteur de 1,335 million de tonnes de biodiesel, 380.000 tonnes d'éthanol et 85.000 tonnes d'équivalent éthanol, a précisé le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau.

L'autorisation de 1,1 million de tonnes sera répartie entre 995.000 tonnes de biodiesel et 105.000 tonnes d'éthanol. Ces investissements permettront de produire 3,1 millions de tonnes de biocarburants en 2008, soit deux millions d'hectares mobilisés et une économie de sept millions de tonnes-équivalent CO2, a encore précisé M. Bussereau. Ces mesures permettront de créer ou de maintenir 25.000 emplois dans le secteur, selon le ministre de l'Agriculture.

Incroyable ! entendu dans l'émission "Parlons Conso"
Incroyable ! entendu dans l'émission "Parlons Conso" sur France2 le 22/06 sous le titre "les Labels Bio" :
Aucune étude ne prouve que les produits issus de l'agriculture biologique sont meilleurs pour la santé, la seule chose dont on est sûrs, c'est que c'est meilleur pour l'environnement.

Alors quand on sait que cette émission est sponsorisée sur France 2 et diffusée sur Internet par E.Leclerc, et que les grandes surfaces ont plutôt intérêt à vendre des produits de grande consommation donc issus de l'agriculture conventionnelle, on a tout compris !!!
Comme quoi on prend bien les téléspectateurs pour des nigauds, car sous couvert de donner de bonnes recettes de consommation, en fait on fait passer un message qui va bien sûr dans le sens de la grande distribution.
Et le bio ayant le vent en poupe, on fait de la surenchêre.
Comme les distributeurs de produits bio n'ont pas les moyens de se permettre de telles émissions (qui ne sont en fait que de la publicité déguisée), les grandes enseignes ont le champ libre pour faire en sorte que les habitudes de consommation restent celles qu'elles choisissent. Marketing et profits obligent !

Ah, au fait, rien ne prouve peut-être que les produits bio sont meilleurs pour la santé, mais il y a beaucoup d'études qui prouvent que notre corps est imbibé de produits chimiques utilisés notamment dans l'agriculture conventionnelle (Depuis 1980, plus de 150 études réalisées dans 61 pays et régions du monde ont trouvé des POPs dans les tissus adipeux dans le cerveau, dans le sang, dans le lait maternel, dans le foie, dans le placenta, dans le sperme et dans le sang du cordon ombilical des êtres humains dont de nombreux pesticides).
Voir article détaillé ici :
http://www.mdrgf.org/2sommpestos.html

Voir le film de l'émission ici: http://www.e-leclerc.com/maisonrepere/parlonsconso/index.asp?rub=conso&id=52660

la commission européeenne pour l autorisation des 8 pesticides dangereux !!
Malgre les avis du comite permanent de la chaine alimentaire et de la sante animale, la commission europeenne se declare favorable a l'homologation de 8 pesticides dangereux !

La commission europeeenne presentait hier sa proposition concernant l'inclusion ou non de 8 pesticides dangereux dans la Directive 91/414, dont certains sont mutagenes et perturbateurs du systeme endocrinien ou encore toxiques de la reproduction ou cancerigenes !

Les pesticides azinphos-methyl, carbendazime, dinocap, fenarimol, flusilazole methamidophos, procymidone, vinclozoline ont tous des proprietes dangereuses pour la sante et l'environnement (voir annexe).

Concernant l'homologation des ces 8 substances, le comite permanent de la chaine alimentaire et de la sante animale a rendu un avis defavorable pour l'un, en mars dernier, et n'a pas pu se prononcer a la majorite qualifiee dans les sept autres cas, ce qui montre qu'il ne soutient pas leur inclusion.

Faisant fis de cet avis du comite scientifique competent, les Commissaires ont choisi de proposer d'inscrire ces huit substances dans l'annexe 1 de la Directive 91/414, ce qui equivaut a les re-homologuer, meme si cette homologation sera assortie de quelques restrictions d'usage . Pour plus d'information voir : www.mdrgf.org/news/news061406_8_Pesticides_ComEuop.html

' Cette decision politique, prise au mepris de l'avis de la commission scientifique competente est scandaleuse ! Elle est d'autant plus stupefiante que la commission s'etait prononcee contre l'inclusion de ces 8 pesticides en aout 2005. Cette volte-face montre clairement que les commissaires europeeens cedent aux pressions des lobbies de l'agrochimie qui tirent les ficelles dans l'ombre a Bruxelles et se moquent completement des impacts negatifs de ces 8 pesticides pour la sante publique et l'environnement ! ' declare Francois Veillerette, President du MDRGF.

Pour être definitivement adoptée, la proposition d'inclusion de ces huit pesticides devra recueillir une majorité qualifiée lors d'un prochain conseil des ministres européens.

Journees mondiales de la Paix
Du 17 au 21 juin 2006 Emergence 21 est heureuse de vous accueillir au Camping du Domaine d’Isis en Cévennes,
St JULIEN de la NEF
(nord de Ganges, nord de Montpellier)
pour la 5ème édition des
JOURNEES MONDIALES DE LA PAIX

Reliés aux rassemblements qui, à l’occasion du Solstice d’été, prennent place simultanément partout sur la Terre, nous serons réunis dans un lieu naturel, au bord de l'Hérault, favorisant l'intériorité, le silence et la paix intérieure...

Ces journées seront vécues dans le partage, l’entraide et le respect mutuel.

Certaines personnes sont engagées dans l’organisation pour vous renseigner et vous guider, elles porteront le Cœur Arc-en-Ciel d’Émergence 21.

Cet espace est public, il accueille aussi des personnes en villégiature dans le calme et le repos.

Pour préserver cela, la musique acoustique sera jouée à faible volume en fin de soirée.

Pour le bon fonctionnement de cette rencontre, nous comptons sur chacun d'entre vous pour s’inscrire dans les différentes activités :
accueil, parking, cuisine, collecte des déchets, surveillance des sanitaires, espace enfants,
qui seront proposées au stand d’accueil.

Détails pratiques :
- tarif camping : 5 euros par jour et par personne
- tarif visiteur : libre (la base tarifaire du camping est 2,50 euros par jour)
- chaque participant doit s’enregistrer à l’accueil Émergence 21
- les chiens ne sont pas invités sur ce lieu
- les feux sont strictement interdits en dehors des installations prévues à cet effet
- merci de laisser votre véhicule au parking pour dégager plus d’espace d’ombre et préserver le naturel du site
- l’adhésion à l’association Émergence 21 s’élève à 10 euros pour l’année, elle permet de soutenir nos actions et vous informe de nos activités.

Pour plus d'infos : www.emergence21.net

Dans la joie de vous (re)voir... ... et dans la Paix ! :-)

A très Bientôt...

L'équipe d'Emergence 21

Utilisation des plantes a des fins energetiques
Utilisation des plantes a des fins energetiques L'utilisation de biomasse a des fins energetiques s'est considerablement accrue en Allemagne.
En 2005, environ 1,2 millions d'hectares de plantes energetiques ont ete utilisees pour la production de biocarburants ou de biogaz. Ainsi, d'apres l'Agence des matieres premieres renouvelables (FNR), 10% des surfaces agricoles utilisees rentreraient deja dans le label "de l'agriculture a l'energie". Depuis un an, plusieurs cultures a haut rendement energetiques sont testees a la FNR pour des utilisations energetiques. L'office de l'agriculture du Land de Thuringe coordonne sur 3 ans un projet comprenant 6 regions de culture permettant a chacune de tester 8 plantes energetiques differentes.

Ainsi, des cultures anciennes telles que le millet ou des cultures d'Amerique du Nord aurait une chance de depasser le mais pour la production de biogaz. Il est egalement important d'optimiser les cultures, d'ou l'utilisation de cultures intermediaires ameliorees telles la moutarde.

Avec ce projet, la FNR espere disposer de la plus large palette possible de matieres premieres pour la production de bioenergie, et augmenter la biodiversite agricole. A moyen terme, les resultats seront utilises, non seulement pour la production de biogaz et de biocarburants, mais aussi pour la production de biocarburant de synthese BtL (Biomass-to-Liquid) dont l'avenir est prometteur.

La FNR et la societe allemande de l'agriculture (DLG) organisent un forum au centre d'information "Energie de l'agriculture", en Hesse du 20 au 22 juin 2006. Les exposants presenteront leurs nouveautes sur les cultures, les recoltes et la conservation des plantes energetiques.

En savoir plus sur la liquéfaction de la biomasse :

Pour en savoir plus, contacts :
FNR - Tel : +49 3843 6930 0 - email : info@fnr.de
- Sites
- http://www.fnr.de
- http://www.bio-energie.de
Sources : Wissenschaft-Wirtschaft-Politik, mai 2006
Redacteur : Valerie Bichler, valerie.bichler@diplomatie.gouv.fr