Le tourbillon d'ordures
La raison même pour laquelle les objets en plastique s'avèrent si utiles pour les consommateurs, à savoir leur durabilité et leur stabilité, constitue un problème pour les environnements marins. Environ 100 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dont environ 10 % finissent dans la mer. Près de 20 % de ces déchets proviennent des bateaux et des plates-formes, le reste venant des terres.

Promenez-vous sur une plage, n'importe où dans le monde, et vous verrez de nombreux sacs de plastique rejetés par la mer, bouteilles et jerricanes, cuves en plastique, emballages en polystyrène expansé, morceaux de mousse de polyuréthane, morceaux de filets de pêche en polypropylène et morceaux de cordes jetés. Avec les cônes de signalisation routière, les briquets jetables, les pneus et les brosses à dents, ces objets ont été jetés négligemment sur la terre ou dans la mer et ont été rejetés sur les côtes par le vent et la marée.

Ces objets plus imposants sont les signes visibles d'un problème bien plus important. Ces objets d'une certaine taille ne se décomposent pas contrairement aux matériaux naturels. En mer ou sur les côtes, l'influence du soleil, l'action des vagues et l'abrasion mécanique ne font que les déchiqueter lentement en particules plus petites.

Une bouteille d'un litre peut être réduite en fragments assez petits pour en laisser un sur chaque kilomètre de plage dans le monde. Ces petites particules sont liées par de petits galets de plastique, qui sont la forme sous laquelle de nombreux nouveaux plastiques sont commercialisés et qui peuvent être perdus en mer par baril ou même par conteneur complet. Ces " anémones de mer " des temps modernes ont été mises au jour, non seulement de par les énormes quantités retirées des plages par des bénévoles très impliqués mais également par le fait qu'elles semblent s'accumuler dans les zone maritimes où les vents et les courants sont faibles.

La " poubelle asiatique "
La circulation océanique subtropicale du Pacifique Nord couvre une large zone du Pacifique dans laquelle les eaux circulent dans le sens des aiguilles d'une montre, dans une lente spirale. Les vents sont faibles. Les courants ont tendance à entraîner tout matériau flottant vers le centre peu dynamique de la spirale. Il n'y a que peu d'îles sur lesquelles les matériaux flottants peuvent s'échouer. Ils demeurent donc dans le tourbillon, en quantités incroyables estimées à six kilos de plastique par kilo de plancton naturel. L'équivalent d'une zone correspondant à la superficie du Texas tournoie lentement comme une horloge. Ce tourbillon a également été surnommé le " Chemin de la poubelle asiatique " ou le " Tourbillon d'ordures ".

Cela ne serait peut-être pas un si grand problème si le plastique n'avait pas d'effets délétères. Ces grands objets sont consommés par les oiseaux marins et d'autres animaux qui les prennent pour des proies. De nombreux oiseaux et leurs poussins ont été retrouvés morts, l'estomac rempli d'objets en plastique de taille moyenne comme des bouchons de bouteille, des briquets et des ballons. L'estomac et les intestins d'une tortue retrouvée morte à Hawaï contenaient plus de mille morceaux de plastique. On a estimé à plus d'un million les oiseaux marins et à un millier les mammifères marins et les tortues de mer tués chaque année par l'ingestion de plastiques ou captifs des déchets.

Les animaux se retrouvent coincés dans des filets et des lignes mis au rebut. Même les animaux aussi minuscules que des méduses se retrouvent pris dans des filaments de plastique ou mangent les petites particules de plastique qui flottent dans l'eau.

Éponge chimique
Il y a quand même un côté positif dans ce désastre. Les plastiques peuvent agir comme une sorte " d'éponge chimique ". Ils peuvent concentrer de nombreux polluants parmi les plus dangereux retrouvés dans les océans du monde entier : les polluants organiques persistants (POP). Ainsi, tout animal qui avale ces débris de plastique ingère aussi ces polluants hautement toxiques.

Le tourbillon du Pacifique Nord fait partie des cinq grands tourbillons océaniques et il est possible que ce problème de Tourbillon d'ordures soit également présent dans les autres océans. La mer des Sargasses est bien connue pour sa zone à faible circulation dans l'Atlantique où les recherches ont démontré de fortes concentrations de particules de plastique dans l'eau.

Les auto-stoppeurs des océans
Les plastiques flottant peuvent également affecter les écosystèmes marins de manière surprenante en offrant une surface accueillante aux organismes et en leur permettant d'y vivre. Ces plantes et ces animaux peuvent alors être transportés sur des objets en plastique bien loin de leur habitat normal. Ces auto-stoppeurs des océans peuvent alors envahir de nouveaux habitats et devenir d'éventuelles espèces nuisibles.

Évidemment, tous les plastiques ne flottent pas. En réalité, environ 70 % des plastiques jetés coulent au fond de l'océan. En mer du Nord, des scientifiques néerlandais ont décompté environ 110 morceaux de détritus par kilomètre carré de plancher océanique, 600 000 tonnes rien que dans la mer du Nord. Ces plastiques peuvent joncher le fond de la mer et anéantir la vie marine qui s'y trouve.

Le problème des débris de plastique fait partie des questions à traiter d'urgence. Au niveau personnel, nous pouvons tous agir en évitant les plastiques en faisant nos courses et en jetant nos déchets de manière responsable. Évidemment, il est nécessaire que les propriétaires de bateaux et les armateurs, les plates-formes offshore et les exploitants de bateaux de pêche soient plus conscients des conséquences de l'élimination irresponsable des objets en plastique.

Voir tous les articles sur le site de Greenpeace.org

La culture OGM interdite en Pologne
Malgré la résistance de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Union européenne (UE), le président de la Pologne, Lech Kacynski, a décidé le 17 mai d’interdire toute culture OGM. Selon Greenpeace, l’organisme environnemental ayant le plus mobilisé le public sur cette question, il s’agit d’un «coup dur envers les géants agrochimiques américains, puisque la Pologne est le deuxième plus grand producteur agricole de l’UE».

L'information date de Mai 2006, mais je pense qu'elle mérite qu'on y revienne tant elle importante:

Les deux chambres du parlement polonais, majoritairement conservatrices et opposées aux OGM, avaient déjà signé la législation, le décret émis par le président la met en vigueur.

En plus d’interdire les cultures OGM, la nouvelle loi prévoit que «les variétés génétiquement modifiées ne seront plus enregistrées dans le catalogue national des plantes».

Selon Éric Darier, responsable de la campagne OGM de Greenpeace Canada, «ceci démontre qu’il n’y a pas vraiment d’avenir international pour les OGM». Il estime que des pays comme le Canada, les États-Unis et l’Argentine, qui sont parmi les plus gros exportateurs de semences OGM, seront de plus en plus isolés par les États qui interdisent ces cultures.

D’après Éric Gall, conseilleur de Greenpeace sur les politiques de l’UE, l’OMC est non qualifiée sur des questions d’OGM, car elle «met les intérêts économiques avant tout le reste».

Avec l’appui du Canada et de l’Argentine, les États-Unis tentent depuis plusieurs années de faire plier l’UE sur l’importation de cultures OGM. Le 10 mai, l’OMC avait jugé que l’UE avait contrevenu à ses propres règles en résistant à ces pressions. Le jugement condamnait aussi l’Autriche, la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Luxembourg pour leur interdiction des semences OGM.
Aujourd’hui, il y a douze interdictions d’OGM dans sept pays de l’Europe, une progression par rapport à 2003, quand les États-Unis ont poursuivi l’UE devant l’OMC.

Le dernier rapport de l’OMC est cependant nuancé, estime M. Darier, car il reconnaît la souveraineté des États sur leurs industries agricoles.

Voir l'article sur le site:
La Grande Epoque


Les champs polonais seront désormais dépourvus de grains OGM, suite à la décision du gouvernement conservateur de les interdire.
photo : Photos.com

Pesticides et cancer du sein
Les femmes travaillant a la ferme sont plus susceptibles de developper un cancer du sein que les autres, selon une etude Canadienne. (1)

Les chercheurs qui se sont penches sur les antecedents professionnels de 564 femmes atteintes du cancer du sein, dans la region de Windsor (centre du Canada), ont note que le risque etait multiplie par 2,8 pour celles qui ont travaille dans une ferme a un moment de leur vie.

Les resultats montrent qu'il y a un lien possible entre le risque accru de developper un cancer du sein et certains environnements professionnels, a declare l'auteur de l'etude James Brophy. L'exposition a des pesticides ou a d'autres composants toxiques utilises dans l'agriculture pourrait etre un facteur determinant dans le declenchement de cette maladie, a-t-il affirme, ajoutant que des recherches plus approfondies seront necessaires pour determiner les agents exacts responsables du cancer.

L'equipe de M. Brophy a deja entamé une etude elargie a mille femmes. La nouvelle étude tentera de déterminer s'il existe des "fenètres d'exposition", c'est-a-dire des étapes du developpement où le systeme hormonal est plus susceptible d'etre atteint. Les résultats de la première étude suggèrent que le risque est plus important chez les femmes qui ont travaillé à la ferme quand elles étaient relativement jeunes.

(1)- Occupational Histories of Cancer Patients in a Canadian Cancer Treatment Center and the Generated Hypothesis Regarding Breast Cancer and Farming. Brophy et al. INT J OCCUP ENVIRON HEALTH 2002;8:346-353.
Telechargeable a l'adresse :
http://www.ijoeh.com/pfds/0804_brophy_breastcancer.pdf

Plus d'infos sur:
www.mdrgf.org

Le réchauffement fait fondre un village esquimau
Le petit village esquimau de Shishmaref posé sur un îlot aux confins de l'Alaska s'enfonce dans la mer un peu plus chaque année, victime du réchauffement climatique, et doit déménager sur le continent, au risque de perdre son identité.
Balayée par les vents, avec la mer à perte de vue mais sans eau courante, l'île est située sur la mer Chukchi, au nord du détroit de Béring, à 150 km de la Russie et à des milliers de kilomètres de la capitale Washington. On y accède par un petit avion depuis Nome, la ville la plus proche à 200 km au sud.



Large d'environ 600 m et longue de 5 km, l'île est posée sur le "permafrost", du sable gelé.
"On constate en Alaska un important réchauffement depuis au moins 30 ans. Les températures atmosphériques augmentent et celles dans le permafrost se réchauffent", explique à l'AFP Vladimir Romanovsky, professeur de géophysique à l'Université d'Alaska Fairbanks (UAF).

Sous l'effet du dégel, le permafrost "devient plus vulnérable" aux inondations dues à la fonte de la banquise et des glaciers qui augmente le niveau de la mer, et aux tempêtes plus violentes qui arrachent des pans entiers de l'île. Le permafrost recouvre "plus de 85%, probablement 90% de l'Alaska", selon M. Romanovsky.

De nombreux experts ont récemment averti que la région arctique serait victime des changements climatiques en cours, l'Alaska étant la partie visible de l'iceberg qui fond.

Chaque année, "nous vivons dans la terreur que la prochaine tempête ne soit celle qui nous emportera tous", raconte à l'AFP Luci Eningowuk, qui préside la Coalition sur l'érosion et le déménagement de Shishmaref chargée de préparer le déménagement du village.



Les vagues "ont détruit de nombreux entrepôts, des bateaux, des séchoirs à viande et poisson et des réserves alimentaires conservées dans le permafrost", dit-elle. Une maison s'est effondrée et une vingtaine de personnes ont dû quitter le rivage pour des endroits plus sûrs à l'intérieur de l'île. Mais c'est tout le village de 600 habitants qui doit déménager.

Le village, presque exclusivement Esquimau Inupiak, a voté en juillet 2002 le déménagement collectif sur le continent. Neuf sites ont été sélectionnés mais Tin Creek, situé à 18 km de Shishmaref et à trois kilomètres de la côte, semble être privilégié, dit Tony Weyiouanna, membre de la Coalition. Une décision doit intervenir prochainement.

"Ce ne sera que cinq ans après qu'on commencera vraiment à déménager", ajoute-t-il, en estimant qu'entre 160 et 200 millions de dollars seront nécessaires pour l'opération. Il faudra ensuite trouver les financements faramineux pour la construction du nouveau village qui prendra plusieurs années.

"Intégrer une autre communauté est inacceptable car l'éparpillement des habitants aurait pour conséquence la destruction de notre communauté liée par la famille, des valeurs et des traditions", dit Mme Eningowuk. Plus de 80% des habitants sont apparentés.

En outre, "le déménagement de notre communauté dans une région éloignée de notre territoire natal aurait un impact catastrophique sur notre mode de vie et notre identité", ajoute-t-elle.
"Nous sommes sur l'île depuis 4.000 ans, nous sommes un peuple de la mer, la mer est notre principal garde-manger", souligne Tony Weyiouanna.

Mais pour Ardith Weyiouanna, une parente, le simple fait de déménager sur la terre ferme représentera de toute façon "un très grand changement parce que le mode de vie sera différent et les contacts avec le monde extérieur plus nombreux".

Lire l'article sur les news de yahoo



Et maintenant...les arbres transgéniques
Il fallait se douter qu'ils s'attaqueraient également à ce secteur, nos apprentis sorciers en blouses blanches enfilées sur des costumes de financiers.
Pour avoir très longtemps travaillé dans le bois, évidemment, nous pourrions succomber au chant des sirènes: des arbres qui poussent plus vite, qui sont plus résistants aux maladies (hélas dans de nombreuses régions on assite à une dégradation lente de plusieurs espèces: châtaignier en Dordogne, pin maritime dans les landes, etc...).
Le rêve, quoi! Après les pommes plus vertes, les tomates qui ne pourrissent pas (et qui n'ont aucun goût, mais ça ils s'en foutent!), les pêches au goût de chewing-gum Malabar et les melons carrés pour mieux les ranger dans le frigo, voici les arbres qui ne tombent pas malades, qui poussent plus vite et qui donnent davantage de bois et de meilleure qualité!
- pardon, Monsieur, quoi? Les moyens pour y arriver? Ah mais ça on s'en fout mon pauvre Monsieur. Il faut avancer, maintenant.

Le développement des arbres GM soulève des questions quant aux risques environnementaux, sanitaires et économiques. Dans son rapport de 2004, la FAO présente les risques associés à la dissémination d’arbres GM par ordre d’importance, selon les chercheurs impliqués dans ces programmes : résistance du public, risques financiers, risques biologiques (comme l’instabilité des transgènes), les échecs de culture, les problèmes de qualité du bois et les risques liés à la monoculture. Les risques d’allergies ont été également, bien que rarement, mentionnés.

La FAO évoque la dissémination non contrôlée des gènes et/ou plantes dans les écosystèmes et l’impact des gènes de résistance sur les espèces non cibles. D’autres risques plus indirects ont également été cités comme la perte de valeur des forêts non transgéniques si un fort développement des transgéniques a lieu ou encore l’incitation aux cultures monoclonales par les biotechnologies.

Avant les éventuels problèmes liés à une modification particulière, il existe des problèmes généraux, communs à tous les arbres transgéniques. Parmi eux, le risque lié à la dissémination des gènes. Les arbres sont de grande taille, vivent de nombreuses années et produisent en abondance du pollen et des graines qui peuvent être transportés au loin et disséminés sur de grands territoires. Des scientifiques ont montré que le pollen des pins pouvait voyager jusqu’à 600 km, renforçant la crainte d’observer une invasion des forêts par les arbres transgéniques. Fin 2000, en réponse à une demande d’autorisation de pins et sapins transgéniques, l’organe d’évaluation néo-zélandais ERMA (Environmental Risk Management Authority) concluait que “à moins d’un confinement strict, il est raisonnable d’affirmer qu’existent des risques significatifs de pollinisation croisée avec des arbres extérieurs à l’essai”. De plus, les arbres se reproduisent également par voie végétative, émettant des individus clones qui se propagent depuis la plante-mère, favorisant aussi la propagation des transgènes.

Face à ce problème de transfert de gènes par le biais du pollen mais également des racines des arbres et les interactions établies avec des micro-organismes du sol, plusieurs solutions sont envisagées : le confinement des cultures en serre, le décalage des périodes de floraison ou la stérilisation des arbres par modification génétique (technique “Terminator”). Mais la technique Terminator ne donne pas l’assurance que cette stérilité soit complète et elle ne peut être appliquée aux arbres à reproduction végétative. Par ailleurs, les arbres stériles seraient moins attractifs pour les animaux, lesquels sont quasiment absents dans les zones de plantation. Des scientifiques de CSIRO (Australie) ont reconnu ce phénomène mais, selon eux, moins d’animaux signifie moins d’impacts sur la biodiversité ! Le décalage de floraison paraît difficile puisqu’il implique de prendre en compte les cultures déjà présentes dans la région, les périodes climatiques de cette dernière et les périodes de floraison des arbres avoisinants, dans une zone de 600 km. Une autre proposition consisterait à planter ces arbres transgéniques dans des zones où aucune espèce apparentée ne pousse, comme, par exemple, des eucalyptus au Chili. Mais il faudrait alors considérer la rupture de l’équilibre écologique local engendrée par l’introduction d’une nouvelle espèce.

Pour la FAO, l’ignorance des mécanismes moléculaires impliqués dans les différentes fonctions végétales limite les travaux d’insertion de gènes d’intérêt dans une forêt. Ainsi, la plupart des propriétés impliquées dans la production du bois comme la croissance, l’adaptabilité, la qualité des bois et des souches sont contrôlées par plusieurs gènes en interaction. La modification d’un gène par transgénèse pose donc le problème des effets directs ou indirects sur les autres gènes.

Parmi les risques plus spécifiques, on trouve celui lié aux arbres GM à taux de lignine réduit. Cette diminution a pour objectif de diminuer la pollution due à l’utilisation de produits chimiques pour éliminer la lignine lors de la fabrication de pâte à papier. Mais ces arbres transgéniques sont plus sensibles, non seulement aux dégâts consécutifs aux orages et autres tempêtes, mais également aux attaques par des insectes, des champignons et des bactéries dont les populations risquent de s’accroître. D’où un problème crucial si cette propriété s’étend aux arbres forestiers indigènes. Les arbres transgéniques à croissance rapide impliquent une plus grande consommation d’eau ce qui s’avère problématique dans une période où l’eau tend à se raréfier. De plus, les nutriments présents dans le sol sont consommés plus rapidement, impliquant une rupture dans l’équilibre sol-plante. L’utilisation de fertilisants chimiques devra donc être nécessaire pour pallier le manque de nutriments.

Enfin, des chercheurs ont averti que l’Agrobacterium, après avoir été utilisé comme vecteur pour introduire le transgène, devient extrêmement difficile à éradiquer et peut, dès lors, servir de véhicule potentiel pour un transfert génétique horizontal non intentionnel vers des bactéries du sol et vers toutes les autres espèces, y compris les êtres humains, qui viendraient en contact avec les cultures de plantes transgéniques. Ce danger est grandement accru chez les arbres, en particulier par le système radiculaire extrêmement étendu, connu pour être un “point chaud” pour le transfert génétique horizontal. Au delà de ces craintes environnementales, les vraies causes de la déforestation ne seront pas combattues par la transgénèse

Déforestation : le problème reste entier
L’opposition aux arbres transgéniques porte aussi sur la faiblesse des analyses économiques. Ainsi, pour les arbres à taux de lignine plus faible, la modification est sensée diminuer la pollution lors de la production de papier en partant de la pulpe extraite du bois. Mais le problème n’est pas tant la présence de lignine que la consommation croissante de papier. La majeure partie de la pulpe produite dans les pays du Sud est exportée vers les pays du Nord, 40% du papier est employé pour l’emballage et le conditionnement et 60% de l’espace dans les journaux états-uniens est occupé par les annonces et la publicité. Selon J. Hamala, directeur de Stora Enso - deuxième groupe mondial producteur de produits forestiers et d’emballages avec 10,4 milliards d’euro de vente en 2004 - le facteur principal de la demande accrue de papier réside dans les augmentations de dépenses publicitaires dans les journaux et les magazines. Il en va de même pour la déforestation, où les problèmes resteront les mêmes : défrichement de forêts primaires dans l’île de Sumatra pour alimenter des usines de pulpe pour pâte à papier ; forêts initiales exploitées en totalité et remplacées par des plantations d’acacia en monoculture ; demande de bois tropicaux denses et décoratifs de haute qualité, destinés à l’industrie du bâtiment et provenant en grande partie des forêts indigènes ; ouvrages routiers, barrages, cultures annuelles, clôtures pour les pâturages, usages miniers et extraction pétrolière...

Craintes d’allergies
Même si les arbres forestiers ne sont généralement pas consommés directement par l’homme, il en va autrement des animaux (dont les insectes) qui en consomment les feuilles, et les fruits. L’homme consomme par contre directement les fruits de certains arbres. La question sanitaire se pose donc. En matière de santé publique, le risque est constitué par les protéines transgéniques pouvant avoir des impacts sanitaires négatifs et/ou présentant des similarités avec des substances allergéniques connues, et donc suspectées d’être allergènes. Ces réactions d’allergies peuvent arriver par exposition au pollen transgénique de ces arbres comme évoqué par l’ERMA dans son évaluation de pins et sapins transgéniques de l’entreprise Forest Research .
D’autres applications potentielles des arbres transgéniques sont souvent évoquées comme la lutte contre le changement climatique ou la dépollution des sols. Là encore, les critiques sont nombreuses.

Changement climatique et autres enjeux écologiques
Pour lutter contre le changement climatique, la neuvième conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC, décembre 2003) a décidé d’autoriser les entreprises et gouvernements des pays du Nord à implanter des cultures d’arbres dans les pays du Sud, dans le cadre des “Mécanismes de Développement Propre” que définit le Protocole de Kyoto. Ces plantations doivent remplir le rôle de puits de carbone. Cette conférence a aussi autorisé l’utilisation d’arbres transgéniques dans ces cultures. Outre les critiques formulées sur ces puits de carbone (besoin de protéger les arbres pour qu’ils ne meurent pas, interdiction d’usage du bois pour les populations locales...), l’utilisation des arbres transgéniques a été dénoncée comme empirant une solution déjà mauvaise du fait des risques propres qu’ils comportent. Enfin, la plantation d’arbres (GM ou pas) dans le cadre du protocole permet aux pays du Nord de gagner des “crédits carbone”, c’est-à-dire le droit d’émettre plus de carbone.
En 1993, l’entreprise Toyota a effectué des essais en champs d’arbres transgéniques dans le but d’absorber plus de carbone. Or, il s’est avéré que l’augmentation de l’absorption du carbone augmentait drastiquement la consommation en eau. Les plantations d’arbres semblent moins efficaces pour séquestrer le carbone que l’écosystème forestier indigène, selon les estimations faites sur les nouvelles forêts tropicales d’Amérique du Sud et Centrale. En revanche, la destruction d’un hectare de forêt libère 200 tonnes de carbone. Les arbres à faible taux de lignine et à croissance rapide se décomposeront plus facilement, renvoyant ainsi plus rapidement le gaz carbonique dans l’atmosphère, et aggravant de ce fait le réchauffement global au lieu de le restreindre. Ces arbres transgéniques en prenant la place d’autres arbres, diminueront donc l’importance des puits de carbone.
D’autres arbres seraient utilisés pour dépolluer les sols, notamment du mercure qui s’y concentre du fait des activités industrielles. La modification génétique effectuée permettrait à ces arbres de convertir le mercure du sol (organique ou ionique) en un mercure moins toxique et évaporable. Mais ces arbres transgéniques dépollueurs ne jouent que le rôle de transformateur puisque le mercure est ensuite relargué dans l’environnement pour aller se déposer sur d’autres sites lors de pluies par exemple.

Quelles législations sur les arbres transgéniques ?
Au niveau international, deux institutions sont en charge de produire des législations sur les PGM : l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et la Convention sur la Biodiversité (CBD). Les législations nationales ou communautaires se doivent de répondre aux exigences des législations internationales, au minimum.
Aucune législation internationale ne concerne spécifiquement les arbres transgéniques. Ils sont donc soumis aux législations couvrant les PGM. La première est la Convention sur la Biodiversité avec un protocole, celui de Carthagène. Adopté en juin 2000 et entré en vigueur en septembre 2003, ce protocole légifère sur les mouvements transfrontières des PGM, en termes de responsabilité, de traçabilité et d’identification des PGM. Il permet également de prononcer un moratoire sur l’importation d’une plante GM pour cause soit de connaissance insuffisante des risques, soit d’un risque avéré. Mais au vue des risques sur l’environnement, le Mouvement mondial des forêts humides (WRM - réseau international de structures citoyennes militant pour la protection des forêts humides) considère que les PGM en général et les arbres transgéniques en particulier, sont une violation claire de la CBD, cette dernière obligeant les gouvernements à adopter une attitude de précaution pour les PGM qui peuvent causer des dommages sérieux à la biodiversité. Ces arbres génétiquement modifiés, de par l’ensemble des risques qui leurs sont inhérents, violent également l’esprit du Forum des Nations unies sur les forêts, qui a été mis en place en Octobre 2000 pour protéger les forêts à travers le monde. Ce forum a pour objectif d’assurer la conservation, la gestion et le développement “durable” de tous les types de forêts existant.
La seconde législation est l’Accord sur l’application de mesures sanitaires et phytosanitaires de l’OMC (1995) qui oblige les gouvernements à baser leur législation sur l’évaluation des risques plutôt que sur le principe de précaution. C’est sur la base de cet accord que les Etats-Unis, le Canada, l’Argentine et l’Egypte ont dénoncé le moratoire européen sur les PGM.
Aujourd’hui, certains arbres sont estampillés “gestion durable” et sont de plus en plus demandés sur le marché : ils sont donc valorisant pour l’image de l’entreprise. A l’heure actuelle, seul le Conseil de bonne gestion forestière (FSC) inclut dans son cahier des charges l’absence d’arbres transgéniques. Ce certificat va même plus loin, puisque, dans le cas de l’entreprise Potlatch, FSC a demandé à cette entreprise de cesser ses essais en champs d’arbres GM en collaboration avec l’Université d’Oregon, sans succès pour l’instant. Tache d’ombre au tableau du FSC, la certification, en octobre 2000, accordée à Fletcher Challenge en Nouvelle-Zélande, malgré les nombreux projets et investissements de cette entreprise dans les arbres transgéniques. L’évaluation de cette entreprise effectuée pour le compte du FSC a été réalisée par cinq personnes dont quatre avaient préalablement été employées par Forest Research, entreprise travaillant en partenariat avec Fletcher Challenge sur les arbres transgéniques.
Au niveau national ou communautaire, aucun pays ne possède de législation spécifique aux arbres transgéniques. La procédure d’autorisation de ces derniers, que ce soit pour des essais en champs ou pour une commercialisation, est similaire à celle appliquée à toute PGM, selon la législation nationale [30]. Cette absence de législations nationales spécifiques aux arbres transgéniques s’est faite ressentir dans certaines situations. Ainsi, en Chine, la dissémination commerciale de peupliers transgéniques a fait suite à une procédure classique d’autorisation impliquant notamment le Ministère chinois à la forêt et le Comité pour la Biosécurité des PGM en Agriculture. Mais un manque de coordination entre le Ministère de l’Agriculture et le Ministère à la forêt a conduit à une situation où plus personne ne sait précisément où ces arbres ont été plantés. Selon H. Wang, des législations spécifiques seraient en cours

Des oppositions internationales
En janvier 2004, une campagne demandant l’interdiction des arbres transgéniques a été lancée par trois associations finlandaises : l’Association de Biosécurité (the People’s Biosafety Association), l’Union d’Ecoforesterie (the Union of Ecoforestry) et les Amis de la terre (Friends of the earth). Ces trois groupes environnementalistes ont adressé une pétition internationale au Forum des Nations unies sur les Forêts, lui demandant de condamner l’utilisation des arbres transgéniques pour lutter contre le changement climatique et de rechercher des méthodes plus respectueuses de l’environnement. Cette pétition a déjà été signée par plus de 300 organisations du monde entier. C’est également en Finlande qu’ont eu lieu des arrachages d’arbres transgéniques : 400 bouleaux génétiquement modifiés ont été coupés ou déracinés dans un site d’essais en champ situé à Laukansaari (Punkaharju) en juin 2004.
Le “Mouvement mondial des forêts humides” (WRM) consacre également une partie de son travail d’information et de sensibilisation à la lutte contre les arbres transgéniques. Considérant que le développement de ces arbres répond à une logique industrielle d’exploitation de la forêt ignorant que la solution à leur destruction est dans la mise en place d’une exploitation raisonnée, le WRM s’est joint à la pétition finlandaise. Cette structure a également présenté un rapport sur les arbres transgéniques à la Réunion des Parties au Protocole de Kyoto qui s’est tenue en décembre 2004 à Buenos Aires (Argentine). Le WRM appelle tous les gouvernements, et particulièrement ceux étant Parties de la Convention-cadre sur le changement climatique et son protocole de Kyoto, à interdire la dissémination des arbres GM.
Aux Etats-Unis, les participants à la conférence Biodemocracy 2005, conférence alternative à celle de l’Organisation des Industries de Biotechnologie, ont également adressé, en juin 2005, à la Convention sur la Biodiversité, une demande de moratoire sur tout arbre transgénique.

A-t-on vraiment besoin des arbres transgéniques ?
Les arbres transgéniques ont connu un développement discret mais constant et ont atteint le développement commercial. Pourtant, ces arbres transgéniques n’ont pas encore été sujets, ou peu, à des études d’impacts économiques, sur la santé, ou sur l’environnement. Plus inquiétante que cocasse, la situation des peupliers égarés en Chine pourrait donner raison à de nombreuses voix dénonçant le manque de transparence et de rigueur des autorités de suivi de ces arbres comme de toutes PGM. Mais plus fondamentalement, et de manière plus incisive que pour les autres PGM, ces arbres transgéniques posent la question de la façon d’aborder un problème. La déforestation, la pollution par le c arbone ou due à la fabrication de papier, les attaques de parasites ou autres sont des problèmes générés par une activité humaine non respectueuse de l’équilibre écologique des forêts. Pour les organisations impliquées dans le débat sur les forêts transgéniques, les arbres n’étant pas le problème, les modifier génétiquement ne peut être donc pas être la solution.

Voir la totalité de l'article sur le site www.infogm.org
L'article: ICI

Jouons avec la terre pour mieux la préserver
Jouons avec la terre pour mieux la préserver. Bio-ethic référence les jeux ARPLAY, éditeur de jeux tout public spécialisé dans la nature, le jardin et l'environnement.

Depuis 1999, ARPLAY crée, édite et distribue des jeux sur la nature et l'environnement. Fidèle à son éthique, cette entreprise favorise l'emploi de matériaux recyclés, des encres végétales et encourage le travail de jeunes auteurs indépendants et une fabrication nationale.

Nous avons référencé sur Bio-ethic plusieurs loisirs créatifs:

Les loisirs créatifs, avec pour thème le jardin:

- Famille Pelouza , qui va apprendre aux enfants à semer, contrôler l'humidité, arroser et assurer un ensoleillement adéquat à diverses semences biologiques de gazon.
- Haricourse extrême, où, tout en participant à une course enlevante, les enfants espérimenteront l'efficacité des engrais biologiques.
- Aroma, un jeu pour développer l'odorat, qui consiste à identifier les 5 herbes mystères, après les avoir observées pousser en moins d'une semaine.
- Drôles de salades, et c'est au tour des enfants de nourrir la famille ! Pour faire germer des pousses et apprendre le processus de la germination.
Et, pour des jeux qui peuvent se commander maintenant, mais avec une commande des larves seulement au printemps:

- Kit d'élevage de coccinelles, pour sensibliser les enfants au monde fascinant des insectes.
- Kit d'élevage de papillons, pour observer les différentes étapes de la métamorphose du papillon "Belle-dame".

Egalement de superbes puzzles 500 pièces, d'un diamètre de 48 cm:

- puzzle Mongolie
- puzzle Scandinavie
- puzzle papillons d'Amérique
- puzzle Arctique
Plus classiques, des jeux 7 familles, mais pour s'initier tout en s'amusant:

- 7 familles plantes sauvages
- 7 familles champignons
Les jolis jouets du Queyras:
des figurines en bois brut à peindre ou à colorier. La création de cette SCOP en 1920 a été faite sous l'impulsion du pasteur de l'époque. Avant tout, le but était de mettre fin à l'exode en permettant aux paysans d'avoir une activité rémunérée pendant les 7 mois d'hiver.
Tous les articles sont conçus et fabriqués entièrement sur place, en favorisant l'emploi des gens du pays, en bois de pays afin de profiter au mieux à l'économie locale.

- Les animaux de la forêt, 10 pièces de 9 cm de hauteur.
- La basse-cour, 10 pièces de 7 cm
- L'oiseau mouche, de 35 cm d'envergure, qui, posé sur le be, tient en équilibre tout seul.

La guerre de l'ortie aura t'elle lieu ?
Suite de l'article précédent, avec des exemples de mobilisations. Le MDRGF, avec la FNAB, Nature et Progres et Cyberacteurs, interpelle les pouvoirs publics sur les risques que font courir certains articles de la LOA, concernant le developpement de methodes naturelles de protection des cultures.

Rappel des faits :
La Loi d'Orientation Agricole (LOA) n 2006-11, du 5 janvier 2006, va avoir comme consequence de permettre de condamner toute personne faisant la promotion ou vendant des produits naturels, sans AMM.

En effet, les Art. L. 253-1. - I. et Art. L. 253-7 instituent l'interdiction de " toute publicite commerciale et toute recommandation " pour les produits phytopharmaceutiques contenant une ou plusieurs substances actives destines au traitement des vegetaux, des lors que ces produits ne beneficient pas d'une Autorisation de Mise sur le Marche (AMM) ou d'une autorisation de distribution pour experimentation. Sans AMM, pas d'utilisation et de publicite pour le purin d'ortie, et autres purin de presles ou eau savonneuse !

Cyberaction.
En reaction a cette disposition absurde, le MDRGF a initie une cyberpetition, rejoint par la FNAB, Nature et Progres et Cyberacteurs, afin d'alerter les pouvoirs publics (Ministre de l'Agriculture et Premier Ministre) sur les consequences nefastes que pourraient avoir ces articles de loi. Vous pouvez retrouver ce courrier sur le site de Cyberacteurs (
www.cyberacteurs.org ) campagne 185 et sur le site du MDRGF (www.mdrgf.org )

Reactions :
" Le lobby de l'agrochimie veut tellement empecher l'emergence de solutions de lutte naturelles en agriculture qu'il est parvenu, par son influence, a faire interdire non seulement la vente mais egalement la simple recommandation de produits naturels comme le purin d'ortie dans la LOA. Cette situation est scandaleuse et constitue une limitation des libertes intolerable et une atteinte a toute initiative individuelle de pratique agricole alternative et propre, alors meme que l'IFEN revele que 96% des rivieres francaises sont polluees par les pesticides ! "
declare Francois Veillerette, President du MDRGF.

Pour telecharger l'article de loi en question ou le projet de loi en entier rendez-vous sur : www.mdrgf.org ou directement sur :
http://www.mdrgf.org/news/news060609_Pesticides_naturels_purin_ortie.html

Les produits naturels passibles d'amendes
Incroyable ! On ne savait pas jusqu'où pouvait aller la connerie des technocrates en tout genre, et bien maintenant nous le savons: elle n'a pas de limite !!!
Appeller celà technocratie, nivellement ou aseptisation de nos sociétés, le résultat est là hélas: de nouvelles normes et directives dont le seul but est de formater le consommateur: on le dirige non plus de gré mais de force, sous prétexte de sécurité du consommateur, vers des fabrications industrielles et donc chimiques, qui nous polluent avec leurs produits "aseptisés".

Voici l'article du MDRGF sur ce qui est arrivé à un paysagiste élagueur dans le departement de l'Ain :
Voir aussi l'article en entier sur le site de
www.mdrgf.org

Attention la promotion du purin d ortie et autres produits naturels est passible d amendes voir plus

Le 31 aout 2006 Eric Petiot paysagiste elagueur dans le departement de l Ain a recu la visite de 2 inspecteurs un de la Direction Nationale des Enquetes de Concurrence de Consommation et de Repression des Fraudes (DNECCRF) et un autre du Service Regional de la Protection des Vegetaux (SRPV). Officiellement selon un fax parvenu a E. Petiot 3 jours auparavant il s agit d'une visite visant a "examiner la conformite" de son entreprise relative a la protection des vegetaux lequel document ne fait toutefois pas mention de la presence de la DNECCRF. En fait au cours de cette inspection de nombreux documents ont ete saisis.

Mais pourquoi cette descente chez M. Petiot est-ce l'un des parents du celebre Docteur du meme nom ? En fait les inspecteurs ont fait remarquer a E. Petiot (selon le PV) qu en l'absence d homologation des produits dont il fait la promotion il ne pouvait pas mentionner dans ses cours et stages de quelconques proprietes fongicides insecticides acaricides de ces preparations et procedes exposes dont le purin d'ortie

Une remarque qui s appuie sur la loi d'orientation agricole n° 2006-11 du 5 janvier 2006 qui institue l interdiction de "toute publicite commerciale et toute recommandation" pour les produits phytopharmaceutiques contenant une ou plusieurs substances actives destines au traitement des vegetaux des lors que ces produits ne beneficient pas d une autorisation de mise sur le marche ou d'une autorisation de distribution pour experimentation. "En clair faute de leur homologation il est dorenavant interdit sans tomber sous le coup de la loi d exposer les proprietes des produits phytosanitaires naturels comme par exemple le purin d ortie utilise depuis plus de deux siecles ". commente Pascal Farcy d'Echo-nature.

Mais alors quid de l'eau bouillante doit-on aussi cesser d'en vanter les vertus herbicides ?

« Au lieu de simplifier et d'aider financierement les homologations des produits d origine naturelle afin d'en faciliter la mise sur le marche les pouvoirs publics ont choisi de ceder aux pressions du lobby des fabricants de pesticides. En effet en pretendant non seulement interdire la vente de produits naturels traditionnels mais egalement le simple enonce de leurs proprietes insecticides fongicides ou herbicides ils ont clairement choisi le camp de l industrie des pesticides celle qui est responsable d une pollution genevriere de notre environnement de nos aliments et de nos organismes. Le MDRGF va maintenant se battre pour que soit reconnus le droit a utiliser et a promouvoir les preparations phytosanitaires d origines naturelles dans l interet de notre environnement et de notre sante » Declare Francois Veillerette President du MDRGF.

Pour telecharger l'article de loi en question ou le projet de loi en entier rendez-vous sur : www.mdrgf.org

<