Santé. Un herbicide hautement cancérigène
Une étude explosive révèle que l’herbicide le plus répandu en Occident est hautement cancérigène (Interview dans le Télégramme de Brest, juin 2007).

À l’occasion de la visite du président de la Société française de biologie à la station biologique de Roscoff, le professeur Robert Bellé a livré les résultats de plusieurs années de recherches. Ses travaux sur les cellules des oursins démontrent que l’herbicide le plus répandu en Occident est hautement cancérigène.

Les travaux que vous menez depuis des années prouvent que l’herbicide le plus commercialisé en Europe et aux États-Unis peut provoquer le cancer. En quoi ce produit, utilisé par des millions de personnes, est-il cancérigène ?

- En termes scientifiques, nous pouvons aujourd’hui affirmer que ce produit est cancérigène parce qu’il engendre un dysfonctionnement du point de surveillance de l’ADN. Le composant actif qu’il contient, dénommé glyphosate, n’est pas le seul élément toxique de cet herbicide. Ce sont les produits de formulation l’accompagnant qui rendent l’ensemble particulièrement dangereux pour la santé. Pour être efficace, le glyphosate doit pénétrer dans les cellules des plantes. L’herbicide, dont nous parlons, est composé d’une formule qui le permet, affectant l’ADN par la même occasion.

Quel est le rapport avec les risques de cancer chez l’homme ?

- Ce rapport n’est autre que l’oursin. Les travaux que nous menons, mon équipe et moi-même, ont démontré que le gène de l’oursin est le plus proche de celui de l’homme. Sur un embryon d’oursin, l’herbicide en question est, tout simplement, dévastateur. Ses composants, le glyphosate et les produits de formulation, affectent alors l’ADN de l’oursin, jusqu’à inhiber le point de surveillance.
Du coup, certaines cellules échappent à la surveillance de l’ADN, conduisant ainsi aux tumeurs et aux cancers (parfois trois à quatre décennies, après le stress initial). Chez l’homme, le processus et les conséquences sont identiques.

Il suffirait donc d’être en contact avec une goutte de cet herbicide pour être atteint par le cancer ?

- Dès qu’elles seront possibles, les études épidémiologiques permettront de démontrer l’incidence de ce produit sur les différents types de cancer. En particulier sur les cancers des voies respiratoires puisque le produit pulvérisé contient la formulation à des concentrations très supérieures (500 à 2.500 fois plus) à celles qui engendrent le dysfonctionnement du point de surveillance de l’ADN. Des études anglaises tendent ainsi à prouver que cet herbicide présente un danger pour la santé par voie d’inhalation. Le mieux est encore d’éviter de pulvériser ce produit ou tout autre pesticide. Au pire, il est vivement recommandé de se couvrir entièrement en utilisant cet herbicide, que l’on trouve un peu partout.

Propos recueillis par Boris Ivanoff pour le Télégramme de Brest.

Ces forêts qu'on assassine
Parution du livre d'Emmanuelle Grundmann, préface de Jane Goodall.
« Je m’installai dans l’hélicoptère et m’apprêtai à vivre la magie de la forêt tropicale d’un autre point de vue. La canopée, véritable toit du monde végétal, se dévoila à mesure que nous nous élevions dans le ciel bleuté. Ici et là émergeaient, comme des sentinelles isolées, des arbres majestueux, sur les branches desquels je pouvais apercevoir, en plissant un peu les yeux, un calao faisant une courte escale dans sa traversée de l’océan végétal. Mais soudain, une fracture, une plaie béante, couleur sang, de terre mise à nu. Le royaume d’émeraude avait fait place à une singulière étendue géométrique, à un immense damier ocre et vert. Plus d’exubérance ni de fantaisie, mais ce même dessin, désolant, austère et monotone sur des kilomètres et des kilomètres. Le responsable : la culture extensive du palmier à huile. »

Quand elle survole cette forêt agonisante de Bornéo, Emmanuelle Grundmann sait que la moitié des forêts tropicales ont déjà été rasées par l’homme. Et que, chaque année sur l’ensemble du globe, ce sont environ treize millions d’hectares de forêts qui disparaissent, victimes des haches, tronçonneuses, bulldozers et feux non accidentels. Hier le caoutchouc, aujourd’hui l’huile de palme. Ici les crevettes, là la pâte à papier.

Depuis toujours, les ressources de la forêt excitent la convoitise des hommes, qui la pillent, la détruisent, la polluent, en exterminent les espèces animales et en chassent les communautés autochtones, pour le plus grand profit de quelques-uns.

Ces forêts qu’on assassine est un livre de combat, qui dénonce les conséquences catastrophiques de cette déforestation galopante. Les responsables de ce carnage (entreprises, hommes politiques, institutions internationales) y sont rudement interpellés. Les forêts sont les poumons de la planète. Aujourd’hui, elles sont rongées par un cancer mortel dont nous, les hommes, portons l’entière responsabilité. Espérons que ce livre contribuera à nous ouvrir les yeux et à stopper le massacre avant qu’il ne soit trop tard.

Ce livre a été imprimé sur du papier 100% recyclé
"Ces forêts qu’on assassine"
Editeur Calmann-Levy
ISBN : 9782702137697
Prix TTC : 18 euros

Pesticides et cancer du cerveau
L'exposition aux pesticides augmente le risque de tumeur cérébrale. Les agriculteurs exposés à de forts niveaux de pesticides, mais aussi ceux qui les utilisent pour leurs plantes d'intérieur, ont un plus grand risque de développer une tumeur cérébrale, selon une étude publiée mardi, en ligne, dans la revue britannique spécialisée Occupational and Environmental Medicine.

L'étude a été conduite par Isabelle Baldi (Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement, Bordeaux) dans le sud-ouest viticole français. Les premiers résultats avaient été présentés en mars 2006 à Paris.

Selon cette étude, l'augmentation du risque est statistiquement significative pour de forts niveaux d'exposition aux pesticides. Pour les agriculteurs exposés aux niveaux les plus élevés, le risque est ainsi plus que doublé, toutes tumeurs cérébrales confondues. Il est même multiplié par plus de trois si l'on ne considère que les gliomes (tumeurs du cerveau les plus fréquentes chez l'adulte).

Le risque de développer une tumeur cérébrale serait aussi plus que doublé pour les personnes qui traitent leurs plantes d'intérieur avec des pesticides.

L'étude porte toutefois sur un échantillon limité (221 adultes domiciliés en Gironde ayant une tumeur cérébrale et 442 témoins non malades). Le Dr Baldi souligne la nécessité de travaux ultérieurs sur des échantillons plus importants afin de déterminer si le risque est plus spécifiquement lié aux gliomes et d'approfondir une possible association avec une famille particulière de pesticides.

Dans les vignobles, les fongicides représentent 80% des pesticides utilisés, note le Dr Baldi.

En ce qui concerne le lien entre traitement des plantes d'intérieur par pesticides et tumeurs cérébrales, l'étude n'a pas pu déterminer le possible rôle d'autres facteurs domestiques.

Plus de détails sur cette étude :

www.mdrgf.org

Nouvelles de Kokopelli
Bonnes Nouvelles de Juin 2007.
- L'Association Kokopelli vient de signer une convention de partenariat avec le "Parc Naturel Régional du Verdon" et le "Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres" afin de créer, dès cet été, un conservatoire de biodiversité potagère sur un terrain de 6 hectares à Moustiers-Sainte-Marie, dans l'enceinte du Parc, et ce pour un premier bail d'une durée de 9 années. Une conférence de presse, tenue au Parc, présentera ce partenariat le mercredi 6 juin. Nous sommes très honorés de la confiance que nous accordent le Parc du Verdon, le Conservatoire du littoral et les collectivités locales.

- L'antenne de Kokopelli en Inde, Annadana, travaille depuis près d'une année en partenariat avec le Biocenter du Bangalore, le principal centre horticole du gouvernement du Karnataka pour développer un secteur de production de semences de biodiversité légumière. Au vu du succès considérable rencontré par les variétés de Kokopelli à l'automne passé, le ministère a décidé de multiplier cette opération dans divers centres et fermes du gouvernement. Cette dynamique vise à distribuer des semences bios de variétés savoureuses et reproductibles aux petits paysans de l'Inde du sud. C'est pour Kokopelli et Annadana un grand plaisir d'aider le gouvernement du Karnataka à soutenir les petits paysans alors que Monsanto sème le chaos en Inde avec ses chimères génétiques. Le communiqué de Stéphane Fayon est disponible en ligne.

- Kokopelli vient de lancer le site internet d'Annadana (en anglais) qui se veut en Inde, un site de référence sur l'agro-écologie et la production de semences. Toute la partie technique de l'ouvrage de Dominique Guillet "The Seeds of Kokopelli" est en ligne à télécharger pour le bénéfice des paysans. Des dizaines de variétés de semences potagères sont disponibles actuellement pour les paysans de l'Inde et distribuées gratuitement par Annadana à partir d'Auroville.

- Pour continuer avec les bonnes nouvelles, la FAO (Agriculture et Alimentation de l'ONU) vient de déclarer, lors de son congrès international de mai 2007, que l'Agriculture Biologique peut nourrir toute la planète et sans impact sur l'environnement. Mieux vaut tard que jamais: la FAO a pris des dizaines d'années à en prendre conscience. Nous vous invitons à consulter l'article de Dominique Guillet en ligne sur Liberterre: Agriculture Biologique et lutte contre le réchauffement climatique.

- La FAO contribue ainsi à préparer la reconversion totale de la France à l'Agriculture Biologique qui, n'en doutons-pas, sera un objectif prioritaire de ce qui se nomme "grenelle de l'environnement". Kokopelli se réjouit de ce que la biodiversité soit également mise à l'ordre du jour de cette "rupture écologique" et nous espérons sincèrement que cela incitera le gouvernement de Messieurs Sarkozy-Juppé à demander à leur Ministère de l'Agriculture d'arrêter son harcèlement (et l'incitation à harcèlement) à l'encontre de notre association car, pour le moment, la "rupture" se situe pour nous au niveau de notre trésorerie au vu des sommes considérables que nous engageons afin d'assurer notre défense juridique pour le premier procès (Baumaux) et en Cour de Cassation pour le second procès (GNIS/ FNPSP).

- Nous vous rappelons que Kokopelli a lancé en partenariat avec Univers Nature une demande de moratoire sur les nécro-carburants. Nous sommes fort aises que le débat soit de plus en plus ouvert et public quant à cette gigantesque supercherie. Le Monde Diplomatique vient de publier un dossier sur ce sujet. Nous sommes, cependant, très étonnés que la plupart des ONGs considérées comme les poids lourds de l'environnement ne nous aient pas rejoints dans ce combat, en tant que co-signataires. Pensent-elles encore que les agro-carburants sont bios ou verts ou soutenables ou ont-elles des sujets beaucoup plus sérieux à traiter en priorité?

- La septième édition de l'ouvrage de Dominique Guillet "Semences de Kokopelli" vient d'être publiée. La sixième édition de 5000 exemplaires s'est vendue en un temps record de 7 mois et nous vous remerçions pour votre soutien.

Pour ceux qui ont aimé Tchernobyl...
BNP Paribas présente la Bombe BELENE et vous invite à investir dans le nucléaire bulgare. Suite au succès de la cyberaction contre BNP-Paribas et Belene (qui continue), voilà la phase suivante : journée d'action européenne contre BNP-Paribas le 5 juin prochain, journée mondiale de l'environnement. Heffa Schucking d'Urgewald (Allemagne) qui coordonne le tout a indiqué que des groupes étaient déjà partants en Allemagne, France, Bulgarie, Italie, Austriche, Belgique, Portugal et Hongrie, et en attend d'autres !!

La proposition de tract se trouve là: http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?t=3434

Rappel des faits

1) LES FAITS
La centrale nucléaire de Belene est située sur le Danube, au Nord de la Bulgarie. Sa construction a été décidée dans les années 80. Le projet fut suspendu dans les années 90 suite à des protestations et à des doutes sur sa viabilité économique, puis abandonné comme « techniquement inadéquat et économiquement non viable » selon le gouvernement. La centrale est restée inachevée depuis. Après que la Bulgarie a fermé les 4 réacteurs de la centrale de Koslodui (condition d’entrée dans l’Union européenne pour des raisons de sécurité), le gouvernement bulgare a remis Belene à l’ordre du jour en avril 2003, au motif (très discutable) que 40% de l’investissement initial avait déjà été dépensé.

Deux réacteurs de 1000 MW de technologie russe (type VVER) doivent être construits pour un coût astronomique estimé à 4 milliards d’euros. NEK, la compagnie publique nationale d’électricité en Bulgarie, a décidé après appel d'offre que la construction sera effectuée par le consortium constitué d’AtomStroyExport (Russie) et Areva NP (Franco-allemand).

Si la centrale est construite, la première unité doit entrer en service en 2011 et la seconde en 2013. Cette centrale est d'une importance cruciale car c'est la 1ère de 20 projets nucléaires en Europe de l'Est. Il est donc essentiel de l'arrêter, car elle risque d'ouvrir la voie à la relance du nucléaire à l'Est et en outre de fournir des contrats (donc renforcer) les lobbys nucléaires à l'Ouest, en particulier Areva et Siemens qui recherchent des contrats tous azimuts. Une importante coalition d'ONG européennes (notamment en Europe de l'Est et Allemagne) s'est donc constituée pour bloquer le projet.

2) UNE CENTRALE A HAUTS RISQUES
Le projet Belene cumule des défauts rédhibitoires :
un projet comme Belene serait interdit par les autorités en France ou en Allemagne du fait de son manque de sécurité : le réacteur est de conception russe obsolète (type VVER 1000/V-392). Cette 3ème génération de VVER demeure dangereuse, du fait notamment de la vulnérabilité de ses systèmes de sécurité et d'un risque d'emballement du réacteur ;
il est bâti dans une zone sismique : en 1977, un tremblement de terre à 14 km de la centrale a fait 200 morts ;
la procédure de consultation viole la Convention internationale d'Espoo dans les pays avoisinants ;
l'étude d'impact environnemental a été fortement manipulée et est désormais devant la Haute Cour Administrative de Sofia suite à une plainte portant notamment sur le fait que les accidents lourds, les attentats terroristes et les déchets nucléaires n’ont pas été étudiés ;
enfin, la Bulgarie n'a à ce jour aucun plan pour la gestion de ses déchets radioactifs.

3) BNP-PARIBAS REFUSE DE REPONDRE
Un des objectifs de la campagne d'ONG européennes était de bloquer le financement de la centrale pour qu'elle ne puisse être construite. Les résultats sont impressionnants : en mai 2007, après deux ans de campagne, ce sont 12 banques internationales qui ont rejetté le projet du fait de ses risques, dont Société Générale, Merril Lynch & Co, Morgan Chase, Credit Suisse First Boston, Citibank, Lehman Brothers, Commerzbank, Deutsche Bank, qui comptent parmi les banques les plus importantes du monde.

Pourtant, BNP-Paribas s’apprête malgré tout à financer la première phase du projet, d’un montant de 250 millions d’euros : il semble qu'ils signeront le contrat d'ici une à deux semaines, c'est donc maintenant qu'il faut agir massivement. Cette banque a reçu 3 courriers détaillés mentionnant les risques du projet Belene, envoyés par Greenpeace (déc 06), puis par une coalition de 160 ONG européennes (fév 07) puis par les Amis de la Terre (avril 07). Ils n'ont jamais répondu, à la différence de toutes les autres banques. Fin avril 07, ils ont également reçu le nouveau rapport "Banques françaises banques fossiles ?" des Amis de la Terre analysant les politiques énergétiques des 10 plus grandes banques françaises (et détaillant le projet Belene), et très critique vis à vis de BNP-Paribas qui est la banque française la plus impliquée dans des projets énergétiques controversés aux quatre coins de la planète. Envoyé à plus de 60 responsables du groupe, il n'a généré aucune réponse non plus de la part de BNP-Paribas.

Il est donc impératif, face à un tel mépris, de passer à une phase plus offensive et d'interpeller directement les responsables de ce groupe pour les forcer à réagir.

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion a M. Michel Pébereau, Président du groupe BNP-Paribas avec Copies à M. Baudouin Prot, Directeur Général du groupe BNP-Paribas ; MM. Jean Favarel et Marc Dumoulin, responsables Développement Durable

Sébastien Godinot Amis de la Terre,
Frédéric Marillier Greenpeace
Philippe Brousse Réseau Sortir du Nucléaire
Alain Uguen Association Cyber @cteurs

La BNP nous répond:

BNP Paribas ne finance pas de projet centrale nucléaire obsolète à Belene.

Une ONG a récemment indiqué que BNP Paribas avait décidé de participer au financement d’une centrale nucléaire d’un modèle obsolète et dangereux à Belene, en Bulgarie.

Ces affirmations sont inexactes.

1. La Bulgarie est entrée dans l’Union Européenne le 1er janvier dernier et tous ses projets énergétiques sont désormais soumis aux mêmes exigences et à la même vigilance communautaire que les projets des autres pays de l’Union. La Bulgarie s’est d’ailleurs engagée à fermer toutes les centrales utilisant les anciennes technologies russes, ce qui était une condition de son entrée dans l’Union Européenne.

2. BNP Paribas a été sélectionné, à l’issue d’un appel d’offres officiel mettant en compétition plus d’une dizaine de grandes banques, pour diriger un crédit de 250 millions d’euros à Nationalna Elektricheska Kompania (NEK), la compagnie électrique Bulgare. Il s’agit d’un crédit syndiqué, ce qui signifie que l’engagement financier sera au final partagé entre plusieurs banques. C’est un crédit de fonctionnement dont le montant est sans rapport avec celui nécessaire pour la construction d’une centrale nucléaire. NEK a indiqué qu’il entendait notamment utiliser ce crédit pour financer les études préliminaires – sécurité, environnement, technologie, exploitation – qui lui permettront de confirmer ou non la décision de construire une centrale à Belene et, dans cette hypothèse, de le faire dans les meilleures conditions.

3. A ce jour la décision de créer la centrale n’est pas encore prise et aucun choix technologique n’a été définitivement arrêté. A fortiori aucun appel d’offre concernant le financement de sa construction n’a été lancé. Si c’est un jour le cas, BNP Paribas examinera le projet dans tous ses détails afin de déterminer, comme la plupart des autres grandes banques internationales, si elle entend participer à l’appel d’offre concernant ce financement.

Rappelons que BNP Paribas vient d’obtenir auprès de FTSE la meilleure note pour sa responsabilité environnementale et d’être, de ce fait, intégré dans l’indice FTSE4Good Environmental Leaders Europe 40 Index.

Tchernobyl, 21 ans de mensonges
Vingt-et-un ans après l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, près de 500.000 enfants du Belarus et d’Ukraine, qui n’étaient pas nés au moment de la catastrophe, souffrent de dommages radiologiques.
Leurs maladies cardiovasculaires, endocrines, les malformations sont essentiellement provoquées par l’accumulation dans certains de leurs organes (le cœur, les muscles, les os...) de deux composés radioactifs (le césium 137 et le strontium 90), suite à l’ingestion d’aliments contaminés par ces produits.

L’incorporation chronique des radionucléides dans l’organisme de millions de personnes, condamnées à se nourrir avec des aliments radioactifs, est un fait absolument nouveau, produit par la catastrophe de Tchernobyl, dont l’humanité n’a aucune expérience.

Les victimes de cette " expérimentation " témoignent de leur abandon au milieu de la radioactivité qui ronge leur vie depuis 21 ans et les tue, eux et leurs enfants, dans l’indifférence générale. Elles ne comprennent pas pourquoi le monde ne les voit pas, ne les entend pas, alors que ce dont elles souffrent menace aujourd’hui tous les habitants de la planète.

La réponse à leur étonnement existe et elle est révoltante.
Pourquoi l’Organisation mondiale de la santé n’a-t-elle rien fait dans les territoires de Tchernobyl ?
Pourquoi a-t-elle passé la main et laissé faire son travail de radioprotection par les promoteurs des centrales nucléaires ?
L’opinion publique dans son ensemble ignore encore l’existence d’un accord signé entre l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui empêche l’OMS d’agir librement dans le domaine nucléaire si elle n’a pas l’assentiment de l’AIEA.

Cet accord précise en effet que " chaque fois que l'une des parties se propose d'entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l'autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d'un commun accord ". (article1, paragraphe 2). Or l'AIEA a pour mission " d'encourager, d'aider et de coordonner dans le monde entier les recherches ainsi que le développement et l'utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifiques ".

Application pratique de cet accord: l'OMS, après avoir attendu 5 ans avant de se rendre dans les territoires contaminés de Tchernobyl en 1986, publie en 2005, un dernier rapport évaluant à 51 le nombre de morts provoqués par l'accident, auxquels elle ajoute 4000 cancers de la thyroïde " très bien soignés " estime-t-elle. Ce mensonge, cette négation résulte de l'application de l'article 3 de l'accord qui précise que certaines données peuvent être tenues secrètes. Des organisations qui viennent en aide aux victimes de Tchernobyl (Enfants de Tchernobyl Belarus, CRIIRAD, Contratom Genève, Réseau Sortir du nucléaire, SDN Loire et Vilaine, Brut de Béton Production) ont décidé de lancer une campagne pour demander la révision de l'accord et exiger que l'OMS remplisse sa mission auprès des populations touchées par la contamination radioactive.

Le 26 avril prochain, jour anniversaire de l'accident de Tchernobyl, a débuté devant le siège de l'OMS à Genève, une action de présence permanente pour une durée indéterminée (au minimum, jusqu'à l'Assemblée Mondiale de fin mai 2007 et ensuite pendant des semaines, des mois...). Vous pouvez participer à cette action en vous adressant au responsable du planning des présences, André Larivière tél: 04 717 636 40 ou 06 766 954 98.

Merci de relayer massivement cette cyber @ction auprès de vos contacts.
André Larivière Réseau Sortir du Nucléaire
Alain Uguen Association Cyber @cteurs

>>> COMMENT AGIR ?

C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :
1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix : 21 ANS DE MENSONGES
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
chanm@who.int
cyberacteurs@wanadoo.fr

Cliquer ici : cyberacteurs@wanadoo.fr;chanm@who.int
Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien
6- Envoyez le message
Cette cyber @ction est aussi signable en ligne http://www.cyberacteurs.org

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion a Madame Margaret Chan, Directrice Générale de l'OMS et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.

Vous pouvez rajouter les Ministres de la Santé de vos pays respectifs
Pour la Suisse:
Monsieur Pascal Couchepin Professeur T.B. ZeltnerOffice fédéral de la Santé publique 3003 Berne Conseiller Fédéral
pascal.couchepin@gs-edi.admin.ch

Pour la France
Monsieur le Ministre de la Santé et des Solidarités Ministère de la Santé et des Solidarités 14 Av. Duquesne F-75350 Paris 07 SP
igas@sante.gouv.fr

Pour la Belgique :
Monsieur le Secrétaire général Ministère de la Protection, de la consommation, de la Santé publique et de l’environnement
Cité administrative de l’Etat Quartier Esplanade - Bureau 308Boulevard Pachéco, 19 - bte 5 B-1010 Bruxelles
SPF Sécurité Sociale Eurostation II Place Victor Horta 40 boîte 20 1060 Bruxelles
social.security@minsoc.fed.be

pour les autres pays voir
http://www.independentwho.info/spip.php?article28

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Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
Localité :
Pays :
Amendement de l'Accord signé entre l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA) du 28 mai 1959 : (Rés. WHA 12.40)
Destinataires :
- Madame Margaret Chan, Directrice Générale de l'OMS et Ministre de la Santé aux bons soins de son administration.

Madame la Directrice Générale, Madame la Déléguée, Monsieur le Délégué,
Je soussigné demande que la révision de l'Accord OMS/AIEA (Rés. WHA 12.40, du 28 mai 1959) soit inscrite à l'ordre du jour de la prochaine Assemblée Mondiale de la Santé.
Il y a 47 ans, au début du programme « Atomes pour la Paix », l'Assemblée Mondiale de la Santé a adopté un Accord avec l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA). Au plus tard depuis la catastrophe de Tchernobyl, il est évident que cet accord a empêché les milieux médicaux, et avant tout l'OMS, de témoigner haut et clair sur les conséquences sanitaires à court et long terme de cette catastrophe globale, étant donné que cela aurait nui aux intérêts vitaux de l'AIEA.
1. Selon l'Article I, § 2., « L'OMS reconnaît qu'il appartient principalement à l'AIEA d'encourager, d'aider et de coordonner dans le monde entier les recherches ainsi que le développement et l'utilisation pratique de l'énergie atomique à des fins pacifiques ... ». L'Article 1, §3. prévoit que « chaque fois que l'une des parties se propose d'entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l'autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d'un commun accord ».
L'Article I doit être amendé en raccourcissant cette phrase comme suit : « ... la première partie informera l’autre. » (point à la ligne). En effet, si un échange d'informations entre deux Agences des Nations Unies est parfaitement normal, des consultations entre l'OMS et l'AIEA, en vue d'adapter les connaissances aux intérêts majeurs de la promotion du nucléaire ne le sont absolument pas.
2. Selon l'Article III, « L'OMS et l'AIEA reconnaissent qu'elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents... dont la divulgation ...compromettrait d'une manière quelconque la bonne marche de ses travaux ».
L'Article III doit être supprimé. En effet, il est inacceptable que l'OMS accepte la confidentialité pour des données qui entraveraient le bon fonctionnement de l'AIEA. Cette clause est en outre contraire à la Constitution de l'OMS, qui rappelle que l'information totale de l'opinion publique est l'une des conditions essentielles pour parvenir à la « Santé Pour Tous ».
3. Selon l'Article VII, « l'AIEA et l'OMS s'engagent à éviter, dans leurs activités respectives, les doubles emplois inutiles dans le rassemblement, l'établissement et la publication des statistiques, et à se consulter sur la manière d'employer le plus efficacement les renseignements, les ressources et le personnel technique dans le domaine statistique, ainsi que tous les travaux statistiques portant sur des questions d'intérêt commun ».
L'Article VII doit être supprimé. En effet l'OMS dont l'une des fonctions constitutives est d’ « agir en tant qu'autorité directrice et coordinatrice, dans le domaine de la santé », doit recouvrer désormais, dans le domaine des recherches et des publications, son entière indépendance par rapport à l'AIEA, Agence qui doit perdre les prérogatives qu'elle s'est attribuées ces 47 dernières années dans le domaine médical. L'OMS doit retrouver son entière liberté face au nucléaire commercial, pour assurer la protection des populations.
Nous vous demandons de bien vouloir demander l'inscription à l'ordre du Jour de la prochaine Assemblée Mondiale de la Santé, en mai 2007 à Genève, de la révision de l'Accord OMS/AIEA, conformément au règlement, et de présenter et adopter les trois amendements ci- dessus, ou de dénoncer l'Accord, comme il est prévu à son Article XII. Nous considérons que la catastrophe de Tchernobyl a été un tel désastre pour des millions d'habitants de cette planète, qu'il serait grand temps que la véritable information sur ses conséquences sorte au grand jour, et qu'une aide efficace et à long terme pour les populations en détresse soit mise en place.
Nous vous prions d'agréer madame, monsieur, nos salutations citoyennes attentives à vos décisions.
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Tous les renseignements sur l'action et ce que vous pouvez faire sur le site: www.independentwho.info

Non, les Bio-carburants ne sont pas bio !
Petit précis d’une supercherie mondiale. A tous ceux qui croient encore que ces agro-carburants sont une solution pour contrer le réchauffement climatique et à tous ceux qui participent de près ou de loin à cette immense supercherie, aux médias qui se font trop souvent les porte-parole de l’industrie automobile et pétrolière désireuses de verdir leur image et tromper un peu plus le potentiel consommateur… Je tenais à faire quelques rectificatifs quant à cette appellation abusive de Biocarburants qui n’ont strictement rien de BIO au sens du label adopté par le ministère de l’agriculture français et par la commission européenne.

Il existe deux catégories d’agro-carburants selon la matière première utilisée et le processus de transformation effectué.
- La filière éthanol pour les véhicules essence: ce sont les sucres et céréales qui sont utilisés et transformés en éthanol puis mélangés à de l’essence.
- La filière des huiles végétales pour les véhicules diesel : les huiles végétales subissent une trans-estérification puis ces EMHV – Ethyl Methylique d’Huile Végétale- sont mélangés à du gazole pour obtenir des “biodiesels”.

Ces EMHV sont plus coûteux à produire que l’éthanol et demandent plus d’apports en énergie mais ils sont très facilement utilisables en remplacement de gazole traditionnel car jusqu’à une incorporation de 30% dans le mélange, les moteurs n’ont aucunement besoin d’être modifiés.

Aujourd’hui, la France produit des EMHV essentiellement à partir de colza mais il ne faut pas oublier que ces cultures sont largement engraissées et arrosées de pesticides, produits à partir de la filière pétrole sans parler de la pollution induite par ces substances qui n’ont absolument rien de BIO.

De plus, l’Union Européenne a fixé des objectifs d’incorporation des biocarburants à hauteur de 5,75 % d’ici 2010 et 10% d’ici 2020. Or, comme l’explique la chargée de recherche et coordinatrice de programme European Biofuels Policy (EBP à propos de l’accent mis sur le biodiesel, « un problème de surface va se poser pour atteindre les objectifs européens, l’importation d’huile de palme pourrait compléter la production européenne ».

Quant aux personnes qui arguent d’imprécision et d’erreur en m’inondant de soi-disant données physiques sur les propriétés de cette huile végétale impropre à l’utilisation en “bio” carburant lorsque je parle de désastre à venir puisque la demande en huile de palme pour les biocarburants va nécessairement augmenter (allant de pair avec une vaste déforestation), je ne peux que douter de leur objectivité et de leurs compétences dans ce domaine.

En effet, l’huile de palme est déjà largement utilisée pour la fabrication de “bio-diesels”. En mars 2006, le biofuel B5 palm oil ou ENVO Diesel (5% d’huile de palme + 95% de diesel) a été lancé en grande pompe en Malaisie, par ailleurs premier producteur mondial d’huile de palme (87% de la déforestation dans ce pays est imputable à l’installation de monocultures de palmiers à huile). La National Biofuel Policy de la Malaysia Palm Oil Board prévoit d’ailleurs d’utiliser cet ENVO Biodiesel dans tous les transports, l’industrie et mise sur l’exportation pour augmenter encore plus les profits de cette filière.

Trois immenses raffineries destinées au traitement de l’huile de palme sont en cours de construction en Malaisie. En Novembre 2006, la Natural Fuels Australia Ltd a ouvert une grande raffinerie à Darwin dont l’objectif affiché est de produire 800 millions de litres de biodiesels à partir d’huile de palme d’ici 2008 et le développement d’une autre raffinerie cinq fois plus grande est actuellement en projet à Singapour tandis que l’industriel étudie également l’implantation de plusieurs autres de ces raffineries à Houston, aux Pays-Bas et en Malaisie.


Plantation de palmiers à huile à Bornéo en Malaisie

Ceci allant de pair avec la conversion de milliers voire de millions d’hectares supplémentaires de forêts en monocultures de palmier à huile, en Indonésie, en Afrique mais aussi en Amérique latine comme au Pérou où l’industriel Romero s’est déjà implanté en rasant plusieurs milliers d’hectares de forêt amazonienne et ce, bien que les études d’impact environnementaux n’aient pas encore été menées à terme.

L’huile de palme, issue de la destruction des forêts tropicales, est déjà arrivée sur le marché Européen. Ainsi, la demande des Pays-Bas est actuellement de 400 000 tonnes uniquement pour la production d’électricité dite “verte”, une supercherie de plus dans le domaine énergétique! BIOX bv, une compagnie d’électricité fonctionne en effet à l’huile de palme et va construire 4 nouvelles centrales électriques à l’huile de palme. Une électricité ensuite exportée en partie à plusieurs autres pays européens…

BIOX bv s’investit également dans la production de biodiesel, un projet mené en partenariat avec Unimills, une filiale de la compagnie Malaise “Golden Hope Plantations”. Quelle cruelle ironie dans ce nom lorsqu’on connaît le désastre environnemental et social sous-jacent à la filière huile de palme !

L’huile de palme, c’est un rendement de 500t/km2/an, qui nécessite une importante main d’œuvre pour la récolte des noix de palme, se pratiquant à la main. C’est donc une filière viable dans des pays où la main d’œuvre est très peu onéreuse, taillable et corvéable à merci (l’huile de palme, malgré la distance à parcourir pour arriver en Europe est deux fois moins onéreuse que l’huile de colza produite sur place du fait des très faibles coût de main d’œuvre, certains n’hésitent d’ailleurs pas à parler d’esclavage des temps modernes).

Ultime menace sur l’environnement, dans un souci de productivité (vu les objectifs de l’Union Européenne notamment) M. Chandran, directeur de l’association Malaisienne pour l’huile de palme a déclaré en 2001 que la priorité résidait aujourd’hui dans le développement de palmiers transgéniques et ce, dans le but d’améliorer la qualité de l’huile, d’augmenter la production et de diminuer la taille des arbres pour faciliter la récolte. Les études sont en cours. Une aubaine pour les grosses multinationales agro-alimentaires !

Enfin, penser que l’Europe se contentera de sa propre production d’oléagineux ou de sucres et céréales, c’est se voiler la face. Depuis 2005, l’Europe importe déjà de l’huile de palme (bien plus rentable par ailleurs ) et de l’huile de soja (dont les monocultures sont également issues d’une vaste déforestation de la forêt amazonienne, notamment dans l’état du Mato Grosso) pour produire une partie du biodiesel consommé.

Ultime coup de couteau dans le dos de l’écologie et de la préservation de l’environnement, ce communiqué de presse du 26 septembre 2006 dans lequel Thierry Breton, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie s’est engagé sans réserve pour le lancement en France, dès 2007, de l’E85 (l’éthanol massivement utilisé au Brésil, où il est issu de la transformation de la canne à sucre), premier carburant de l’après pétrole.

Que ceux qui doutaient de la sensibilité du gouvernement actuel et de l’équipe du candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy soient rassurés: bientôt, nous roulerons tous à l’éthanol et au biodiesel, pour préserver notre environnement ! Quelle ignoble supercherie !

Plébisciter les “bio”carburants, c’est ouvrir un peu plus grand la porte aux OGM, aux pesticides et participer au réchauffement climatique à travers une accélération sans précédent de la déforestation en zone tropicale.

Les adopter, c’est également cautionner les atteintes faites aux droits de l’homme et à ce nouvel esclavage mis en place au sein des immenses plantations de palmier à huile, de soja ou de canne à sucre sans oublier les graves atteintes aux droits des peuples autochtones chassés de leurs terres ancestrales, ces dernières étant convoitées par les industriels pour étendre les titanesques monocultures.

Emmanuelle Grundmann. Le 2 mai 2007.
Auteur de “Ces forêts qu’on assassine”

http://www.ruoso-grundmann.com

France 2 se prostitue
France2 se prostitue !!! Et s'américanise, pour tomber dans le formatage vulgaire!
Tout comme dans l'alimentation, la mode est au nivellement par le bas: on formate, et en même temps on s'extasie: oh my god, que c'est beau (bon).

On peut aimer ou ne pas aimer les américains. Mais, en voyant ça, on peut surtout ne pas les aimer. Les sauveurs de la planète sont de retour.
Ils ont sauvé le Viet-Nam, l'Afghanistan, l'Ethiopie, la Somalie, l'Irak...et maintenant ils viennent sauver la France!
Devant la baisse de fréquentation des séries françaises, France2 tombe dans le panneau de l'uniformisation et nous propose des séries sur le modèle américain....faut bien rendre les gens plus cons qu'ils ne sont...des fois qu'ils n'y arriveraint pas seuls!

France2 tombe dans la vulgarité faite audiovisuel: on prend une série type américaine, on copie, en mettant juste des noms français, on secoue, et on obtient la même vinaigrette insipide qui tente de nous faire prendre les enfants du bon dieu pour des hamburgers sauvages.

Tristesse, quand tu nous tiens!

L'autre jour, j'ai perdu un pari stupide. La punition: rester scotché une journée entière devant une chaîne de télé française qui diffuse et rediffuse des séries à la con (pardon, américaines..)...j'ai cru mourir. C'est insupportable. Non, plus jamais ça! Et les doublures françaises pour le son sont pires que les américains: les filles se prennent des voix de cadres supérieures en mal d'autorité, les mâles débinent des insanités sous fond de morale...ce n'est plus le quart-d'heure américain, c'est le quart-d'heure américon.

Non, c'est promis, je ne ferai plus de paris stupides....