Végétarisme infos, questions - réponses
Le végétarisme, définitions. Un végétarien est une personne qui ne mange pas de chair animale. La chair animale inclu la viande, la volaille, le poisson, et même le jambon, les lardons et les fruits de mer ! (ceci ne paraît pas toujours évident à tout le monde...) Un végétalien est une personne qui, en plus de ne pas manger de chair animale, ne consomme pas de sous-produits d’origine animale : en particulier lait, œufs, fromage, mais pourquoi pas également miel, ainsi que cuir, laine, fourrure, etc. Hormis ces deux grandes (...)

Pourquoi devient-on végétarien ?
Voici les principales raisons qui poussent les gens à devenir végétariens : Raisons éthiques ou philosophiques : les droits des animaux, l’intérêt pour la condition animale, l’envie de mettre fin à leur souffrance et de prendre en compte leurs intérêts.
Environnement : l’élevage d’animaux de boucherie, et qui plus est l’élevage industriel ou intensif, est source d’innombrables gaspillages et pollutions (électricité, gasoil, eau, nitrates, méthane, bactéries, etc). Tiers-monde : une autre source de (...)

Que mange un végétarien ? Un végétalien ?
Un végétarien consomme des céréales, des légumineuses, des légumes, des fruits, des œufs, du lait, des minéraux… Un végétalien consomme des céréales, des légumineuses, des légumes, des fruits et des minéraux.

Un peu d’histoire...
Avec les crises alimentaires des années 90, beaucoup de gens ont soudainement pris conscience de la façon dont les animaux de ferme étaient traités. Ne voulant pas participer à cette souffrance, ils ont cessé d’acheter de la viande, ou diminué leur consommation. Bien entendu, le végétarisme existait bien avant "la crise de la vache folle", on en retrouve des traces dans l’antiquité grecque et indienne, au moyen âge, à la renaissance, au début du 20e siècle (en Angleterre notamment), dans les années (...)

"Puis-je devenir végétarien du jour au lendemain sans danger pour ma santé ?"
Oui. Il y a peu de différences entre un régime végétarien et un régime omnivore du point de vue nutritionnel.
Les aliments en eux-mêmes importent peu, ce qui compte c’est ce qu’ils contiennent, et à quelques exceptions près, les nutriments sont identiques qu’ils proviennent des plantes ou des animaux.
Ceci dit, il est rare que quelqu’un arrête de manger de la viande du jour au lendemain. Pour des raisons pratiques, sociales ou psychologiques, les gens mettent souvent plusieurs mois pour devenir (...)

Un enfant peut-il devenir végétarien ?
Le végétarisme (régime alimentaire qui comprend, doit-on le rappeler, des œufs et des produits laitiers) ne pose aucun problème aux enfants et n’entrave en rien leur croissance. Tous les nutriments nécessaires à la vie sont disponibles dans les plantes (hormis la vitamine B12, disponible dans le lait et les oeufs). Toutefois, vous prendrez garde de leur donner une nourriture variée, et si vous avez peur qu’ils manquent de quelque chose, consultez un nutritionniste avant de "forcer la dose" de........

"La volaille, le poisson, ne sont-ils pas bons pour la santé ?"
On peut toujours trouver des avantages et des inconvénients pour chaque aliment.
Du point de vue nutritionnel, le poisson apporte en effet de la vitamine D et des Omega 3, parfois appelés "bonnes graisses". Ceci dit, il n’y a rien chez les animaux -à part la vitamine B12- que vous ne trouverez pas dans les végétaux (cette remarque semble après tout logique, puisque les animaux que nous mangeons trouvent leurs nutriments dans… les plantes).........

"Et la viande bio ?"
Bien sûr, consommer de la viande bio est un pas dans la bonne direction. Les cahiers des charges des agriculteurs bios les obligent à prendre en compte le bien-être de l’animal. Les injections d’antibiotiques sont réduites, les animaux mangent de la nourriture plus saine, ils peuvent avoir des contacts sociaux avec leurs semblables, etc.
Il est évident qu’entre la vie d’un cochon en stalles métalliques, et la vie d’un cochon qui gambade dans les prés, il n’y a pas photo ! ....

Combien y a t-il de végétariens en France ?
D’après un sondage officiel réalisé a la fin des années 90, il y avait 1 million de personnes en France à se déclarer végétariennes, ce qui représente 1,5% de la population. Tout porte à croire que ce chiffre a augmenté depuis, et se situe désormais autour de 2% (autant que les chasseurs !).
Depuis les années 90, on voit nettement que les français ont bouleversé leurs habitudes alimentaires. La consommation de certains produits carnés a baissé, les produits bio sont en vogue, les restaurants végétariens se multiplient......

Où manger végétarien ?
On peut manger végétarien dans la plupart des restaurants traditionnels, en expliquant au préalable que vous ne mangez ni viande, ni poisson, ni lardons, ni fruits de mer… D’une manière générale, les professionnels de la cuisine savent improviser ! Pour être sûr de trouver quelque chose à votre goût, vous pouvez vous tourner vers les restaurants indiens ou libanais, voire asiatiques ; ils proposent généralement des menus végétariens......

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OGM, la Roumanie suspend la culture du maïs MON810
Le gouvernement roumain a annoncé le 27 mars la suspension de la culture du maïs transgénique MON810, après la France et la Hongrie. Avec 3 millions d'hectares de maïs cultivés chaque année, la Roumanie est le premier producteur de maïs de l'Union européenne (UE). En 2007, quelques 300 hectares de maïs MON810 avaient été cultivés.

La Roumanie suspend désormais la culture du maïs OGM MON810.
L'annonce a été faite récemment par le ministre de l'Environnement roumain Attila Korodi, lors d'une réunion organisée par Greenpeace sur les aliments bio roumains. Le Ministre a demandé aux fermiers de ne pas semer du maïs transgénique à partir de cette année. Nous sommes en possession d'études montrant que les OGM ne sont pas sûrs pour la santé humaine et l'environnement (…) Nous avons donc mis en place un comité des biotechnologies qui va travailler à partir de ces études et rendre un avis scientifique. Une fois cet avis rendu, la suspension sera actée. Cette décision devrait intervenir vers le 15 avril, a ajouté M. Korodi.

Dans un communiqué, l'organisation écologiste Greenpeace a salué la décision du Ministre qui selon elle, a une portée considérable. Il est intéressant de noter que la Roumanie était encore il y a quelques années un paradis pour les OGM, principalement pour le soja, qui y a été cultivé à grande échelle, avant qu'il ne rejoigne l'UE. Historique, ce revirement est donc lourd de sens, a déclaré Greenpeace.

La Roumanie est le 7e pays européen à avoir interdit les OGM sur son territoire, après la France, la Hongrie, l'Italie, l'Autriche, la Grèce et la Pologne.

Un distributeur de lait bio dans un lieu public
LYON (AFP) - Un producteur de lait bio a installé un distributeur automatique de lait cru frais dans le parking d'une zone commerciale à l'Arbresle (Rhône) pour "valoriser sa production", ce qui constitue, selon lui, une première dans un lieu public en France.
"J'ai voulu que les gens retrouvent l'habitude d'aller chercher le lait à la ferme, mais avec des moyens modernes", a expliqué l'exploitant, Gérard Gayet, 47 ans, qui a investi 30.000 euros dans une machine ultramoderne, homologuée par les services vétérinaires et conçue en Italie.

Les curieux peuvent donc désormais acheter à toute heure du lait cru frais, provenant de la traite du matin, puisque "le lait est changé tous les jours", a précisé ce propriétaire d'un cheptel de 47 vaches laitières.
"Je vends d'habitude toute ma production à une coopérative, le lait est ensuite distribué dans toute la France, c'est quand même idiot de lui faire faire tous ces kilomètres", a-t-il ajouté.
La démarche semble pour l'instant rencontrer un accueil favorable de la part des consommateurs. "Ils apprécient de voir couler le lait avec la mousse, un peu comme quand il sort du pis d'une vache", selon l'exploitant.

Au bout de dix jours de fonctionnement, il déclare vendre 40 litres de lait par jour et a bon espoir d'atteindre rapidement les 150 litres par jour nécessaires pour rentabiliser son investissement, ce qui correspondrait à près de 30% de sa production.
Gérard Gayet s'est inspiré d'une pratique très répandue en Italie, notamment en Lombardie, où 500 distributeurs de lait cru ont déjà été installés le long des routes. Si le succès se confirme en France, il espère convaincre les autres producteurs bio de suivre le même chemin.

OGM - un crachat contre la démocratie
La victoire des anti-OGM aura été de courte durée : une « astuce » de procédure rétablit le projet de loi. En faisant fi, bien sûr, des 84% de français qui ne veulent pas voir d'Ogm dans leurs assiettes. Quels sont donc les intérêts qui poussent la droite à vouloir ainsi imposer les OGM aux Français ? Est-ce qu'ils nous croient donc stupides au point de ne pas comprendre leurs manigances ? La loi a été repoussée, la faire passer en force, c'est vraiment un crachat contre la démocratie. Mais on a déjà vu ça avec la constitution Européenne.

PARIS (AFP) - Le rétablissement du projet de loi sur les OGM, mercredi par une commission mixte paritaire (CMP), a été qualifié de "coup de force politique" par la gauche tandis que la droite y a vu une solution rapide et légitime à un "accident de parcours".
Mardi, alors qu'on attendait un vote définitif du texte très controversé, l'adoption inattendue d'une motion de procédure PCF, à une voix de majorité, avait interrompu le débat, obligeant le gouvernement à convoquer en urgence une CMP (7 députés et 7 sénateurs, majoritairement de droite).
Après plus de deux heures de réunion, la CMP a entériné mercredi la version du texte votée le 16 avril par le Sénat, approuvant son article premier, seul point restant en discussion.

La décision de la CMP a réduit à néant la "victoire politique" obtenue 24 heures plus tôt par la gauche.

Il s'agit pour l'exécutif, a souligné à l'Assemblée le Premier ministre François Fillon, de réparer "l'incident regrettable" qu'a constitué ce rejet surprise, incident qui "ne détournera pas le gouvernement et sa majorité de leurs responsabilités".
"C'est un coup de force juridique et politique", ont rétorqué en choeur les députés PS, Verts et PCF. "Le rejet du texte est bien une victoire politique pour la gauche et les citoyens qui rejettent les cultures OGM", ont assuré des élus de l'opposition lors d'un point de presse à l'Assemblée.
Les responsables PS -François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Ségolène Royal en tête- se sont succédé mercredi pour appeler le gouvernement à "réécrire" un nouveau texte et non pas "relancer la procédure parlementaire".
"Nous avons une interprétation juridique différente de celle du gouvernement. Selon la Constitution et le règlement de l'Assemblée, pour nous, le vote d'une motion de procédure annule le texte et il faut repartir à zéro", a déclaré Yves Cochet (Verts).
"Nous poursuivrons le combat. C'est hallucinant de voir l'aveuglement de l'UMP sur ce dossier", a renchéri le PS Philippe Martin, annonçant la saisine du Conseil constitutionnel dès l'adoption du projet OGM.
Pour André Chassaigne, auteur de la motion votée mardi et d'un amendement majeur, la voie choisie avec la CMP est "une erreur terrible" et "à quelques mois de la présidence française de l'UE, c'est un crachat contre la démocratie".
A droite, le mot d'ordre était à l'unité au lendemain d'un cinglant revers et tout a été fait au plus haut niveau de l'Etat pour minimiser "le coup politique" de la gauche.
M. Sarkozy a rappelé en Conseil des ministres qu'il "tenait beaucoup" au texte sur les OGM mais le chef de l'Etat n'est "pas intervenu sur le fonctionnement du groupe UMP", a assuré le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
Après un soutien "unanime" des députés de son groupe dans la matinée, Jean-François Copé -accusé mardi par certains, à l'Elysée et à Matignon, de ne pas suffisamment tenir ses troupes- a eu droit à une "standing ovation" dans l'hémicycle.

C'est l'absentéisme des députés UMP qui a permis le coup de théâtre de mardi. Le texte OGM n'a jamais suscité de franche adhésion en leur sein, certains s'inquiétant plus ou moins ouvertement des risques environnementaux des OGM tandis que d'autres reprochent au gouvernement de la faire la part trop belle aux anti-OGM.

Viticulture - la bio sait comment réduire l'usage des pesticides
Les résultats de dosage de pesticides dans les vins, publiés fin mars par PAN Europe et le MDGRF, donnent un quasi sans faute pour les vins issus de l’agriculture biologique, quand leurs homologues conventionnels affichent des concentrations allant jusqu’à 5 800 fois la limite autorisée dans l’eau potable. Les viticulteurs biologiques proposent que des limites maximales de pesticides drastiques soient fixées rapidement pour les vins, afin de protéger les consommateurs de cocktails de résidus aux effets mal connus, et de les informer.

Ils invitent leurs collègues conventionnels à rejoindre les rangs de la Bio et tout au moins de réfléchir sérieusement à leurs pratiques en s’inspirant le plus possible des méthodes mises au point en production biologique et qui ont fait leur preuves.

Avec 20% des pesticides utilisés pour seulement 3% de la surface agricole utile, la viticulture conventionnelle a certainement des marges de manœuvre importantes de réduction. Conformément aux objectifs du Grenelle de l’environnement, elle devra réduire drastiquement sa consommation de produits phytosanitaires. La production biologique n’utilise pas la chimie de synthèse, tout en ayant de bons résultats tant en termes de rendement que de qualité des raisins et des vins. La baisse de la production bordelaise en 2007 par exemple, n’est pas explicable par le seul vignoble biologique, comme d’aucuns ont voulu le faire accroire : 2% de surfaces viticoles bio n’ont pu générer la baisse importante de la production globale du vignoble. Même avec ses « béquilles » chimiques, la viticulture conventionnelle ne parvient donc pas à combattre les intempéries et les étés pourris.

Aujourd’hui, la demande en vins biologiques est en forte hausse, tout comme l’ensemble de la filière bio. A la qualité organoleptique des produits s’ajoute, pour les consommateurs, l’avantage d’un produit plus sûr pour la santé car exempt de résidus de pesticides, et le sentiment d’agir pour un mieux disant environnemental. Sans passer du jour au lendemain en bio, de nombreux producteurs ont intérêt à se familiariser avec les méthodes de lutte contre les « indésirables » des cultures, et à les utiliser dans la mesure du possible. La Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France, la Fédération interprofessionnelle des vins de agriculture biologique et leurs réseaux possèdent les connaissances et les savoir faire en la matière, et souhaitent en faire profiter tous ceux qui, dans l’esprit du Grenelle, veulent vraiment faire évoluer leurs pratiques.

En savoir plus: www.notre-planete.info


pas de morts pour le charbon
Un massacre humain et écologique initié par une société Britannique perd le soutien d'un de ses plus gros actionnaires, la Banque Asiatique de Développement. Suite à cette décision, nous espérons que les banques Suisses, dont Ubs et Crédit Suisse, vont prendre leurs distances avec cette entreprise.
Revenons sur les faits:

----- Alors qu’elle n’est encore qu’au stade de projet, la mine à ciel ouvert de Phulbari, au Bangladesh, a déjà fait plusieurs victimes. Les populations vivant sur ces terres convoitées pour une mine de charbon demandent à UBS de retirer ses investissements de la société d’exploitation avant que d’autres pertes humaines ne soient à déplorer.

Avec 11,6% de parts, UBS est le deuxième plus gros actionnaire de la firme anglaise GCM Resources, qui prévoit d’exploiter le charbon de Phulbari. Crédit Suisse en possède 3,66%. Les habitants de la région, au nord-ouest du Bangladesh, s’opposent au projet car il les menace directement pour les raisons suivantes:

- GCM Resources projette de creuser une mine à ciel ouvert alors que les veines de charbon se trouvent entre 140 et 300 mètres sous terre. De plus, la région est située dans l’une des régions les plus fertiles du pays et relativement épargnée par la mousson et les inondations.
- Les estimations officielles de GCM prévoient le déplacement de 43 000 des 50 000 personnes directement concernées.
- Selon un comité d’experts mandaté en 2005 par le gouvernement du Bangladesh de l’époque, ces chiffres sous-estiment de loin la situation réelle. Selon ces experts, 130 000 personnes devraient être déplacées avant que l’exploitation puisse commencer. De plus, 220 000 personnes seraient touchées par l’abaissement du niveau des nappes phréatiques qui sera indispensable pour prévenir l’inondation de la mine.
- L’exploitant ne prévoit pas de mesure efficace pour éviter la diffusion de produits toxiques par effet de lessivage ou la contamination des sols et de l’eau pendant les 35 ans prévus de fonctionnement de la mine. Roger Moody, expert de l’industrie minière, précisequ’«il est extrêmement coûteux d’éviter la contamination par lessivage, l’«Acid mine drainage», et de diminuer les effets négatifs dans une mine à ciel ouvert de cette dimension. Les substances toxiques continueront probablement de contaminer les sols, les rivières et les ruisseaux durant des décennies après la fermeture de la mine.
- Le charbon de Phulbari est principalement destiné à l’exportation. Il ne servira que dans une moindre mesure aux besoins énergétiques du Bangladesh.
- Il est prévu de construire un nouveau port pour expédier le charbon. Le site serait aménagé sur une zone inscrite à l’UNESCO: la forêt de mangrove du Sundarbans, l’une des trois plus grandes au monde et l’un des derniers habitats naturels du tigre.
- De manière générale, l’utilisation de charbon dégage de grandes quantités de CO2. Le Bangladesh se trouve déjà dans une situation écologique des plus délicates à cause du réchauffement climatique, il n’a pas besoin d’en subir davantage les effets à cause de l’exportation du charbon. Grâce à ses nombreuses filiales, GCM Resources pourrait aisément faire transiter ses revenus via Singapour, par exemple, privant le Bangladesh des bénéfices fiscaux de cette exploitation.

Les poupées russes
Le gouvernement du Bangladesh a initialement accordé une licence d’exploration à la firme autrichienne BHP Minerals. Celle-ci s’est toutefois prononcée contre le développement d’un projet d’industrie minière dans la région. La licence est ensuite réattribuée en 1999 à Asia Energy Corporation (Bangladesh) Ltd. L’entreprise Asia Energy PLC est fondée en 2003 à Londres. Elle reprend 100% du capital d’Asia Energy Corp. En 2007 elle change encore deux fois de nom, tout d’abord pour s’appeler Global Coal Management, puis enfin GCM Resources. Après UBS et Crédit Suisse, ses actionnaires majoritaires sont Polo Resources Ltd, Fidelity Group, le Hedge Fund RAB Capital, la banque anglaise Barclays Bank, L-R Global, Ospraie Management LLC, Capital Group ou encore Argos Greater Europe Fund.

Une forte résistance
En août 2006, une manifestation civile de 50 000 personnes a été réprimée dans le sang par des brigades paramilitaires. Cinq personnes sont mortes et plus de 100 femmes, hommes et enfants ont été blessés. Les bureaux locaux de GCM ont ensuite été ravagés et leurs employés ont dû fuir Phulbari. La résistance contre le projet persiste dans la région bien que depuis 2007 les libertés individuelles aient été suspendues et les réunions de plus de cinq personnes interdites par l’état d’urgence au Bangladesh. Mais la population est déterminée, comme le souligne l’un des manifestants blessés dans les affrontements de 2006 lors d’une autre manifestation : «Nous donnerons nos vies s’il le faut, mais pas le charbon». Au niveau national, l’opposition au projet est coordonnée par le National Committee to Protect Oil, Gas, Mineral Resources and Ports (NC), dont le secrétaire général, Prof. Anu Muhammad, a été menacé de mort. Toutefois, ni ces menaces, ni la torture publique subie par M. Nuruzuman, le représentant local du NC à Phulbari, n’ont pu venir à bout de la résistance des organisations locales et nationales.

Cette situation explosive a poussé les protestataires à envisager une autre option que la confrontation directe: faire pression sur les actionnaires de GCM Resources. En automne 2007, les personnes concernées par le projet de Phulbari se sont ainsi tournées vers le réseau BankTrack et la Déclaration de Berne pour obtenir un soutien. Etant donné que Phulbari est le seul grand projet de GCM Resources, elles demandent aux banques engagées dans le capital de GCM de vendre leurs parts de la société.

A la fin mars 2008, la Banque asiatique de développement (BAD) a subitement annoncé, par l’intermédiaire de son directeur de la division du secteur privé, Robert Bistani, son retrait du projet de Phulbari. Le conseil d’administration de la BAD avait pourtant prévu de se prononcer sur un crédit de 100 millions de dollars ainsi qu’une garantie de risque de 200 millions de dollars le 3 juin. Un tel geste démontre à quel point ce projet de la société britannique GCM Resources ne respecte pas les normes écologiques et sociales.

Les bailleurs de fonds de GCM Resources se retrouvent une fois encore pointés du doigt. En réponse à une lettre de la DB et de ses organisations partenaires envoyée l’année dernière, UBS et Credit Suisse ont précisé qu’une part non spécifiée des actions de GCM était mise à disposition des clients. Mais de telles excuses n’autorisent pas les banques à se soustraire à leurs responsabilités. Elles ont appris à travers les débats autour des fonds des dictateurs et de blanchiment d’argent que tous les clients ne sont pas acceptables. De la même manière, une banque ne doit pas traiter avec des entreprises douteuses, quand bien même elle n’agirait que comme intermédiaire.

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--- Mise en garde pour UBS et Credit Suisse: la banque asiatique de développement abandonne un projet à haut risque.
Lausanne, 07.04.2008 - La Banque asiatique de développement (BAD) a refusé de soutenir le projet controversé d'une mine de charbon à ciel ouvert à Phulbari, au Bangladesh. Un tel geste démontre à quel point ce projet de la société britannique GCM Resources ne respecte pas les normes écologiques et sociales. Les banques suisses, dont UBS et Credit Suisse, doivent elles aussi immédiatement prendre leurs distances avec cette entreprise.

La BAD a subitement annoncé son retrait par l’intermédiaire de son directeur de la division du secteur privé. Le conseil d’administration de la BAD avait pourtant prévu de se prononcer sur un crédit de 100 millions de dollars ainsi qu’une garantie de risque de 200 millions de dollars le 3 juin. Les raisons de ce retrait sont toutefois évidentes. Située dans l’une des régions les plus fertiles du pays et relativement épargnée par la mousson, la mine à ciel ouvert affecterait directement jusqu’à 350 000 personnes. La résistance locale contre le projet est très forte, provoquant un grave conflit avec les autorités. En août 2006, les forces paramilitaires ont ouvert le feu sur une manifestation réunissant 50 000 personnes, en tuant cinq et en blessant plus de 100. Les bureaux locaux de GCM ont ensuite été ravagés et leurs employés ont dû fuir Phulbari.

Avec 11,6% de parts, UBS est le deuxième plus gros actionnaire de GCM Resources. Credit Suisse participe pour sa part à hauteur de 3,66%. Phulbari est le seul grand projet de la start-up GCM Resources. Le projet, qui prévoyait une mine de charbon à ciel ouvert atteignant jusqu’à 300 mètres de profondeur ainsi qu’un port pour l’exportation dans la forêt de mangroves des Sundarbans, elle-même classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, serait une catastrophe à la fois écologique et sociale. En réponse à une lettre de la DB et de ses organisations partenaires envoyée l’année dernière, UBS et Credit Suisse ont précisé qu’une part non spécifiée des actions de GCM était mise à disposition des clients. Mais de telles excuses n’autorisent pas les banques à se soustraire à leurs responsabilités.

Anne-Kathrin Glatz, responsable du dossier Finances internationales à la Déclaration de Berne, affirme que: «Les débats autour des fonds des dictateurs et du blanchiment d’argent ont poussé UBS et Crédit Suisse à exclure certains types de clients. De même, une banque ne doit pas traiter avec des entreprises douteuses, même en tant qu’intermédiaire.» Elle conclut: «Les milliards de pertes de ces derniers mois révèlent l’étendue des dysfonctionnements dans la gestion des risques financiers par les banques. Le soutien d’UBS et Credit Suisse pour GCM Resources montre que les banques continuent d’évaluer avec la même légèreté que par le passé les risques sociaux et écologiques que peuvent présenter des projets comme celui de Phulbari.»
Plus d’informations sur notre site:
www.evb.ch/fr/p25013569.html
Ou contactez directement Anne-Kathrin Glatz de la Déclaration de Berne: tél.: 021 620 03 09,
courriel: glatz[at]ladb.ch

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--- Au Bangladesh, un projet de mine de charbon à ciel ouvert doit voir le jour à Phulbari; ce projet prévoit le déplacement de plus de 43'000 personnes et touchera directement 200'000 à 400'000 personnes par l’abaissement progressif du niveau des nappes phréatiques consécutif au creusement de la mine.
Afin de pouvoir acheminer le charbon produit par la mine, un port sera construit dans une zone inscrite à l'UNESCO: la forêt de mangrove du Sundarans, l'une des 3 plus grandes du monde, bref, une véritable catastrophe écologique. De plus, grâce à ses nombreuses filiales, la société GCM Resources (dont l'UBS est le 2ème actionnaire) va aisément pouvoir faire transiter ses revenus via Singapour, privant ainsi le Bangladesh des bénéfices fiscaux de cette exploitation.
"Nous donnerons nos vies s'il le faut, mais pas le charbon"
Face à tout cela, des manifestations ont été organisées en août 2006 par les habitants des régions touchées: plus de 50'000 personnes se mobilisèrent.
Le bilan de la répression par des brigades paramilitaires est de 5 morts et des centaines de blessés!
Les instances officielles du Bangladesh ne sont pas intervenues et n'ont pas réagi face à la situation. Interrogé à ce sujet, l'UBS, 2ème actionnaire de la firme anglaise "GCM Ressources" qui est initiatrice du projet, a déclaré qu'elle ne faisait pas de commentaires sur ses relations clients!

L’UBS sponsorise à haute échelle ce massacre humain et écologique, elle encaisse les bénéfices et ne désire pas faire de commentaires, nous leur décernons donc cette année la palme de la médiocrité crasse du néolibéralisme.

Par nos choix de consommation nous pouvons combattre ou être complices de tels agissements. C’est pourquoi nous vous proposons de boucler votre compte à l’UBS et d’en ouvrir un dans un établissement accordant plus d’importance aux critères éthiques qu’à la maximalisation des profits à tout prix, telle la Banque Alternative, la Banque Communautaire ou une banque régionale comme la Banque Raiffeisen.

Nous ne pouvons certes pas à quelques uns rapidement infléchir de manière significative cette course folle et destructive dans laquelle le monde est engagé, mais nous sommes tout de même responsables des choix que nous faisons dans notre manière de consommer au quotidien, et puis les quelques uns sont déjà des millions, la conscience collective grandit et le combat est engagé au niveau mondial. C’est une bonne nouvelle. Prenons des décisions aujourd’hui pour l’avenir, pensons global et agissons local, pensons développement durable. UBS, dès l’ouverture de tes guichets, je te quitte.
Liens: Banque alternative www.bas-info.ch
Déclaration de Berne: www.evb.ch
Collectif Altermondialiste Jurassien, janvier 2008


Le monde selon Monsanto, coup de tonnerre inattendu
Succès en salle et en librairie pour l'enquête diffusée sur Arte, le documentaire et le livre de Marie-Monique Robin intitulés "Le Monde selon Monsanto".
La réalisatrice est en effet sollicitée de toutes parts pour des dédicaces et des projections de son film. Et on assiste là à un phénomène inédit: le public se presse pour voir sur grand écran un film déjà donné à la télévision. Cette diffusion du 11 mars (1.569.000 téléspectateurs), nous permettait de découvrir l'univers impitoyable de Monsanto, la multinationale qui règne sur les Ogm.
La curiosité du public ne s'est pas démentie: dans la semaine qui suivit, 170.000 visionnages furent enregistrés sur le site de la chaîne. Depuis, ce sont le DVD et les livres qui partent comme des petits pains.

Les révélations de Marie-Monique Robin sur les pratiques de Monsanto font donc l'effet d'un coup de tonnerre. Elles montrent que la firme ne s'est jamais intéressée qu'à la monoculture, non pas celle des semences mais celle du dieu Business. Et ce au mépris de la santé et des vies humaines. Le documentaire et le livre mettent en doute les garanties de la firme sur l'innocuité prétendue des Ogm.

Il n'est plus possible de visionner le film sur le site de la chaîne, voici quelques dates de projections-débats:
- jeudi 24 avril, 20 heures, à Avignon : projection/débat/signature au cinéma l’Utopia.
- vendredi 25 avril, 19 heures, à Alès : projection/débat/signature dans la salle du Capitole.
- samedi 26 avril, 15 heures, Montpellier : projection/débat/signature dans la salle Pétrarque.

Voir ici l'interview de la réalisatrice, qui nous explique les raisons et le déroulement d’une enquête passionnante qui met gravement en cause une multinationale hautement controversée:
http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/Le-monde-selon-Monsanto/1912698.html

La bande annonce du documentaire:

L'interview de la réalisatrice:

Le monde a faim...
Le monde a faim. Violentes manifestations dans le monde contre l'augmentation des prix des denrées alimentaires de base.
Pour donner du carburant à boire aux 4X4 américains, les céréales sont massivement transformées en agro-carburants - nécro-carburants. Ce qui se passe dans le monde ces derniers jours laisse plutôt pessimiste sur les mois à venir.
Et, pourtant, tout continue de tourner comme si de rien n'était: les banquiers jouent aux maîtres du monde, les politiques continuent de croire qu'ils ont encore du pouvoir, les syndiqués vont faire leurs courses à Lidl et manifestent contre les délocalisations...

Qu'on en juge plutôt:

- A Dakar et Abidjan la police a violemment réprimé des manifestations contre la vie chère. Abdoulaye Bathily, un des leaders de l’opposition sénégalaise, a récemment déclaré qu’en raison de la pauvreté grandissante et du non-respect des droits humains constatés au Sénégal, le pays était aujourd’hui « une bombe qui pourrait exploser à tout moment ». (www.irinnews.org

- L'inflation galopante déclenche des troubles sociaux en Chine Les tensions sociales se sont exprimées autrement. Le mois dernier, trois personnes ont été tuées et 31 autres blessées dans une bousculade insensée pour acheter de l'huile de cuisson en solde dans un magasin de l'enseigne française Carrefour dans la ville de Chongqoing. Le magasin offrait une réduction d'environ 1 euro sur les bouteilles d'huile de 5 litres. Une ruée similaire s'était produite le 26 octobre dans un supermarché de Shanghai, blessant 15 personnes. Ces tragédies ont poussé le ministre du commerce à interdire les promotions à durée limitée. www.wsws.org

- Burkinabé: Emeutes contre la vie chère : Il faut siffler la fin des passe-droits dans le monde des affaires www.lefaso.net

- Haïti: poursuite des manif contre la hausse des prix: PORT-AU-PRINCE - Des milliers de manifestants en colère contre la hausse des prix en Haïti ont défilé lundi dans les rues de la capitale de la péninsule, Port-au-Prince, obligeant les écoles et les commerces à rester fermés pour raison des sécurité...www.radioactif.com

- Début d'une crise au Maroc: Des protestations contre l'augmentation du prix de la nourriture provoquent la pire crise sociale au Maroc depuis les troubles du printemps 1981. Les émeutes, qui se propagent à travers le pays, font l'objet d'une intervention des forces de l'ordre. Elle se solde par des centaines de morts et des milliers d'arrestations...perspective.usherbrooke.ca

- Kuantan, Malaisie L’augmentation des prix de l’huile de cuisine oblige les habitants du plus grand bidonville de l’Inde à Mumbai à réduire leur ration. Les boulangeries aux Etats-Unis s’inquiètent de l’augmentation des matières grasses. Et ici, en Malaisie, des usines toutes neuves construites pour transformer l’huile en diesel tournent à vide alors que leurs propriétaires ne peuvent plus se payer la matière première...www.betapolitique.fr

De plus, il faut s'attendre, même dans nos pays Européens, à une flambée des prix des denrées alimentaires de base dans les mois qui viennent:

- Italie : le prix des pâtes flambe : Alors que l’inflation moyenne est de 2,9 %. Le prix du pain a augmenté de 12,5 % alors que celui des pâtes a augmenté de 14 %. Le prix des denrées alimentaires et des boissons non alcoolisées ont augmenté de 5,7 % en un an...www.cafebabel.com

- Il y a une catastrophe alimentaire en vue! : Tous les ingrédients d'une terrible tempête sont réunis. Pour commencer, la population mondiale a continué de croître, contrairement à la production alimentaire. Pendant 50 ans, entre 1945 et 1995, alors que la population mondiale faisait plus que doubler, la production de céréales conservait le même rythme, avant de ralentir. Sur six des sept dernières années, les hommes ont consommé plus de céréales qu'ils n'en ont produites. L'année dernière, les réserves mondiales de céréales pouvaient couvrir seulement 57 jours, contre 180 il y a 10 ans...www.cyberpresse.ca

ALLONS, COURAGE !!! C'EST BIENTôT LA FIN !!!!!!!!!!!!!!!!

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